Vers une reconnaissance de l’endométriose comme maladie de longue durée

La résolution invitant le gouvernement à reconnaitre l’endométriose comme une affection de longue durée a été votée à l’unanimité et je m’en réjouis personnellement.


En effet, cette maladie incurable affecte les femmes dans leur intimité et occasionne des lésions douloureuses, tout en favorisant l’infertilité. Loin d’être rare, elle frappe d’ailleurs une femme sur dix et elle est encore mal diagnostiquée. Pour 2,5 millions d’entre elles, cette pathologie conduit à une errance médicale et à de graves troubles dans la vie personnelle et professionnelle.


Cette résolution proposée par la France insoumise a le mérite de faire mieux comprendre cette maladie et ses causes, avec l’espoir d’améliorer à terme les traitements thérapeutiques. Il faut se réjouir qu’elle ait eu un écho auprès du gouvernement qui s’est engagé à ouvrir les consultations auprès des autorités de santé pour mieux prendre en charge les soins par l’assurance maladie. Nous serons toutefois vigilants à son application alors que le ministre de la Santé s’est montré prudent lors des débats à l’Assemblée nationale.


A noter que cette résolution va dans le sens des trois propositions de loi et de résolution déposées par les Républicains, sans que le gouvernement ne s’en saisisse. En outre, ma question au gouvernement attirant son attention en janvier 2021 sur le manque de médecins parisiens travaillant sur l’endométriose n’a toujours pas reçu de réponse…