Une session parlementaire qui s’achève avec une crise internationale

Dernière mise à jour : 8 mars

C’est dans un contexte très particulier de guerre en Ukraine que se clôt la session parlementaire et, avec elle, l’examen des textes législatifs. En effet, en raison des élections présidentielle et législatives, l’Assemblée nationale interrompt ses travaux. Cette tradition républicaine a vocation à permettre aux candidats de faire campagne.


Ainsi, avec la fin du temps législatif, s’ouvre le cycle pour la présidentielle.


Pourtant, alors même que plus personne ne doute de l’imminence de la candidature d’Emmanuel Macron, celui-ci pourrait être le grand absent du débat entre prétendants à la magistrature suprême. En ayant refusé de reporter la présidence française de l’Union européenne, il va se retrouver accaparé par cette guerre dont personne ne souhaite qu’elle soit instrumentalisée à des fins de campagne électorale. Dans la situation de crise exceptionnelle que nous traversons, c’est l’esprit d’unité nationale qui doit évidemment l’emporter. Et je ne retirerai pas un mot de la déclaration du président de la République qui nous a été lue ce vendredi dans l’Hémicycle.


Toutefois, cette attaque doit être l’occasion d’un électrochoc pour l’Europe et elle doit lui servir à porter enfin une vision pour assurer la souveraineté du continent. Quid d’une politique de sécurité ambitieuse ? Ou de la souveraineté alimentaire et énergétique, alors que l’Europe dépend encore trop des importations russes ? Autant de questions sur lesquelles la France doit décider d’une politique claire et déterminée.


Plus que jamais l’Europe est au pied du mur et, nous le savons, Vladimir Poutine ne s’arrêtera pas à l’Ukraine. Dans cette guerre, il s’agit de nos valeurs et de la liberté conquise depuis 1945. Nous devons être en mesure de les défendre. Cette crise géopolitique doit permettre de dire aux Français quelles sont les ambitions des différents candidats pour assurer la souveraineté nationale.