Un budget 2021 qui ouvre les vannes de la dépense... et des impôts

Si l’on peut comprendre qu’il y ait un plan de relance pour permettre le redémarrage de l’activité en France (les Républicains ont été les premiers à en proposer un dès le mois de juin), il est regrettable que le budget que nous avons eu à voter aujourd'hui ne porte aucune réforme pour maîtriser notre dette. Le gouvernement prévoit seulement 157 suppressions de postes dans la fonction publique en 2021. C’est dire que les efforts sont très insuffisants.

L'exécutif n’a prévu ni effort budgétaire ni réforme. Ainsi, il finance la relance au prix d’un endettement massif alors même que notre dette approche déjà des 120% du PIB. Nous croulons sous son poids, ce qui menace la pérennité de notre modèle social.

Sans financement, la dette se transformera irrémédiablement en impôts nouveaux pour les Français. C’est ce que nous avons dénoncé pendant nos débats. Et c’est ce qui est déjà en train d’arriver puisque certains impôts dont l'échéance était prévue en 2024 iront au moins jusqu’en 2033. C’est par exemple le cas de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).

Enfin, en n’adoptant que 1% des amendements que nous avons déposés, la majorité a massivement écarté nos nombreuses propositions. Cela nous a empêché d’apporter les améliorations que nous estimions nécessaires pour que ce budget soit un bon budget.

De notre côté, le groupe Les Républicains s’était engagé à créer aucun impôt nouveau, mais à privilégier des réformes structurelles. C'est pourquoi nous avons voté contre le projet de loi de finances.

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