QAG sur la Panthéonisation de Molière

Dans la suite du vote à l'unanimité de mon vœu au Conseil de Paris sur "la #panthéonisation de #Molière", j'ai aujourd'hui interpellé le Gouvernement lors de la séance des questions d'actualité.

"Madame la Ministre,

En janvier 2022, nous célébrerons les 400 ans de la naissance de Jean-Baptiste Poquelin, la naissance d’un comédien et d’un dramaturge emblématique dont l’œuvre irrigue toujours, à plusieurs siècles de distance, la culture et l’esprit français.

En janvier 2022, nous célébrerons les 400 ans de la naissance d’un artiste exceptionnel, mais par-delà, nous rendrons hommage à un héritage fondamental, à ce qu’il convient d’appeler la légende Molière. Pour marquer cet anniversaire d’une mesure forte et symbolique, Francis Huster, sociétaire de la Comédie Française, a demandé sa panthéonisation au président de la République.

Depuis bientôt deux ans, son appel reste sans réponse. Comment l’expliquer ?

Pourtant, cette demande, c’est d’abord celle d’une reconnaissance symbolique :

- une reconnaissance, à sa juste valeur, du caractère intemporel des pièces de Molière et de la place centrale de son œuvre parmi celles des « Grands Hommes » des humanités françaises, Victor Hugo, Emile Zola, ou encore Alexandre Dumas ;

- un symbole pour tous ceux qui aiment la langue de Molière, pour sa richesse et son expressivité. Homme de théâtre jusqu’à son dernier souffle, Molière a payé sa fidélité à un art rejeté par l’Eglise de l’époque, par la difficulté d’accéder à une sépulture digne.

En rejoignant les grands hommes, il témoignerait du rôle essentiel de son art dans la vie artistique et intellectuelle française.

Cette première entrée au Panthéon d’un comédien serait enfin un signal puissant, adressé aux mondes du spectacle vivant et de la culture, qui paient un si lourd tribut en cette période de crise.

Or, à ce jour, le ministère de la culture est resté muet sur cette demande.

Aussi, Madame la ministre, pouvons-nous compter sur vous pour intervenir auprès du président de la République et, qu’enfin, Molière repose parmi les grands hommes au Panthéon ? "