Présidentielle : le nécessaire débat démocratique

Les 10 et 24 avril, nous serons appelés à élire le président de la République. Il s’agit avec les élections législatives de l’élection la plus importante dans la vie démocratique française, tant le choix du chef de l’État conditionne l’orientation que les Français souhaitent donner à la France pour les cinq prochaines années.


Pour ce scrutin, les enjeux sont d’autant plus cruciaux que les réponses à apporter pour le pays sont nombreuses. Sécurité, pouvoir d’achat, indépendance énergétique, préservation de l’environnement et politique familiale sont autant de thèmes sur lesquels les candidats à l’élection présidentielle sont attendus.


Si nombre d’entre eux ont déjà pu présenter leurs propositions et détailler leur vision de la France, l’entrée tardive en campagne du président de la République ne doit cependant pas empêcher le nécessaire débat démocratique. Mais il est vrai qu’à l’aune des mesures qu’il a esquissées hier, il devient difficile de parler de confrontation de projets !


Cela ne doit pas faire oublier qu’au regard des décisions potentiellement difficiles qui devront être prises, il faut que cette campagne soit utile, que les vraies questions soient posées et que les Français puissent choisir en toute connaissance de cause. Rien ne serait pire qu’ils découvrent après l’élection le programme mis en application par le président nouvellement élu.


Escamoter le débat, c'est abîmer la démocratie et prendre un grand risque pour la suite. La frustration démocratique pourrait alors se transformer en colère populaire…