Pourquoi ne pas vacciner en priorité dans les zones les plus touchées ?

Mis à jour : mars 26

Un an après le début de la crise sanitaire, Paris vit son troisième confinement. Il résulte des failles de la stratégie vaccinale française. Outre les retards de livraison des doses, pour venir à bout du Covid, il faudrait frapper le virus là où il circule le plus activement en réaffectant les doses.


Comment justifier que bien qu’étant la région la plus touchée par le Covid, l’Ile-de-France soit aussi celle qui a le moins reçu de vaccins ? Ainsi, seuls 7% des Franciliens ont été vaccinés, alors qu’en Bretagne ils sont 10% ; quand bien même le taux d’incidence y est trois fois inférieur à la région capitale… Le reconfinement est la conséquence de ces disparités régionales.


Mais attention, la lassitude s’est installée et l’acceptabilité est en baisse. Ce doit être un sujet de vigilance pour le gouvernement. Rappelons qu’au premier confinement l’adhésion était de 85%, de 65% au second et maintenant elle n’est plus qu’à 40%. Les gestes barrières et le couvre-feu semblent moins respectés, de même que le télétravail reflue.


Certes, le gouvernement affirme que les contrôles vont être accentués ; les préfets ayant reçu des consignes en ce sens.


Par ailleurs, comment ne pas s’inquiéter pour ces entreprises déjà fragilisées et qui pour certaines risquent de disparaître définitivement ? A nouveau, ce sont les commerces qui sont frappés de plein fouet par les restrictions, avec une fermeture complète, comme en mars 2020. Et, finalement, une fois de plus, c’est la vente en ligne qui tirera bénéfice de cette situation.


Ce confinement risque d’asphyxier à petit feu tout le tissu économique qui fait la vitalité parisienne, sans pour autant, je le crains, permettre de vaincre le virus.