Pour une reconnaissance juridique aux faits de harcèlement scolaire

Le harcèlement scolaire touche indifféremment toutes les catégories d’âges et tous les territoires. Il est pluriel autant dans sa réalité (harcèlement psychologique, brimades, harcèlement individuel ou en groupe, cyberharcèlement…) que dans ses conséquences (isolement, phobie scolaire, dépression, tendances suicidaires voire passage à l’acte).


800 000 à 1 million d’élèves seraient victimes de ce phénomène chaque année, ce qui correspondrait à plus de 10 % des élèves scolarisés en France.


De plus, la lutte contre le harcèlement scolaire rencontre aujourd’hui des difficultés structurelles, en particulier dans la prise en charge des victimes. De nombreuses lacunes ont été constatées d’un département à l’autre concernant la médecine scolaire.


J’ai donc voté POUR le texte dont les principales dispositions s’attachent à :

➡ L’inscription dans le code de l’éducation du principe de la lutte contre le harcèlement scolaire, défini comme des faits de harcèlement dans un contexte scolaire, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’établissement ;

➡ L’obligation d’action de formation sur le harcèlement scolaire dans les formations initiales des personnels confrontés au harcèlement scolaire ;

➡ La création d’un délit de harcèlement scolaire analogue à celui concernant les faits de harcèlement, puni jusqu’à dix ans de prison et 150 000 € d’amende lorsque les faits ont conduit la victime à se suicider ou à tenter de se suicider ;

➡ L’inscription de la lutte contre le harcèlement scolaire parmi les objectifs assignés aux plateformes et fournisseurs d’accès en ligne


Enfin, rappelons que si les établissements scolaires ont leur part de responsabilité à assumer, la responsabilité relève aussi de l’ensemble des parties prenantes. En effet, le harcèlement bien qu’il soit appelé « scolaire » ne se limite pas aux seuls murs de l’écoles. C’est donc aux acteurs institutionnels (collectivités territoriales, associations sportives, réseaux sociaux etc.) mais aussi aux élèves et à leurs parents (qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants) de s’impliquer.