« Pas une minute de plus », pour enfin Changer Paris !

74 millions d’euros : c’est ce que coûtent, selon la Chambre régionale des comptes, les aménagements aux 35 heures appliqués à la Mairie de Paris. En effet, au fil des négociations salariales, la municipalité parisienne a mis en place un système avantageux pour ses agents, leur permettant de travailler moins que la durée légale. Rappelons que la loi d’août 2019 sur la fonction publique est venue chambouler ce fonctionnement que rien ne justifie. Elle a ainsi introduit l’obligation, d’ici le 1er janvier 2022, de travailler 35 heures. D’aucun se dirait que c’est bien là le minimum qui peut être attendu de ceux qui ont choisi de se mettre au service de leurs concitoyens. Et pourtant… Malgré la loi, Anne Hidalgo et ses élus cherchent par tous les moyens à préserver des avantages qui ne se justifient pas, tout en donnant l’illusion de l’appliquer. Alors que ce changement se traduirait par seulement 55 heures de travail annuelles en plus, tout est fait dans la majorité municipale pour éviter que les agents de la Mairie ne perdent au change. Plus préoccupée par son image de « femme de gauche » à l’approche de l’élection présidentielle, Anne Hidalgo est prête à toutes les contorsions. En attendant, les grèves dans les crèches et les services municipaux avec le mot d’ordre « Pas une minute de plus » se multiplient. Au lieu de se montrer courageuse et d’affronter le problème de face, la Maire de Paris louvoie. La loi est pourtant de son côté et lui permettrait, en l’absence d’accord lors des négociations, d’imposer les 35 heures, voire un service minimum comme je lui ai déjà demandé lors du Conseil de Paris de décembre 2020. Trop occupée à éviter l’accusation d’être « antisociale », Anne Hidalgo a oublié que « gouverner, c’est aussi décevoir »… Tout cela est de bien mauvais augure pour Paris et dans la perspective de 2022.