Paris part à vau-l’eau

Le Conseil de Paris qui s’est tenu cette semaine a permis de souligner les inquiétudes quant à la situation des finances de la ville ou encore de l’évolution du cadre de vie des Parisiens. Le débat d’orientation budgétaire a permis de rappeler la triste réalité : ⚫️ Depuis l’élection d’Anne Hidalgo, la dette a explosé pour atteindre 7,2 milliards d’euros, sans parler de l’endettement supplémentaire de 2,1 milliards d’euros pour 2022 ! Un puit sans fonds… ⚫️ Par ailleurs, la pratique des loyers capitalisés va se poursuivre, privant les bailleurs des capacités d’investir pour rénover et entretenir les logements sociaux ! Du jamais vu dans la gestion du parc immobilier municipal. ➡ Le risque de mise sous tutelle financière de Paris par l’Etat est plus grand que jamais. Malheureusement, cela ne s’arrête pas là. En effet, le temps de travail des agents municipaux cause également de graves inquiétudes. Alors que la loi prévoit qu’à partir de 2022, ils devront travailler 1607 heures par an (c’est-à-dire 35 heures par semaine, alors qu’ils sont actuellement à 32 heures), Anne Hidalgo cherche encore à contourner la loi. Au point d’ailleurs de contraindre le Préfet à saisir la justice pour faire annuler ses décisions illégales… L’attitude d’Anne Hidalgo et de sa majorité, qui refusent de se conformer à la législation, est inadmissible. Enfin, comment ne pas s’interroger sur la détérioration du cadre de vie des Parisiens ? La saleté continue de ternir l’image de la capitale, tandis que les choix architecturaux défigurent Paris, comme dans le 17ème où un hôtel particulier protégé au titre du patrimoine, risque d’être dénaturé par une surélévation. Alors que les questionnements sont nombreux, la candidature d’Anne Hidalgo et ses absences répétées aux séances du Conseil de Paris ne peuvent que renforcer l’inquiétude quant au désintérêt pour les Parisiens et de l’avenir de la capitale. Rappelons d’ailleurs son engagement non-tenu à se concentrer sur Paris et à ne pas être candidate à la présidentielle…