La générosité de notre modèle social augmente l’immigration illégale

Outre l’Aide médicale d’Etat (AME), la France compte 11 dispositifs différents qui permettent à des immigrés illégaux de bénéficier de soins. Et, loin de se limiter à des soins vitaux, ils permettent également des interventions non essentielles (recollement des oreilles, pose d’anneau gastrique…). Cette « générosité » a d’ailleurs bien évidemment un coût important pour notre budget : 1,5 milliard d’euros par an ! Si Les Républicains proposent régulièrement de réformer ces mécanismes de soins pour les limiter aux urgences vitales, malheureusement la majorité s’y oppose systématiquement. C’est la raison pour laquelle nous réitérons nos propositions à travers un projet de résolution initié par ma collègue Véronique Louwagie qui demande au gouvernement de limiter ces soins aux seules urgences. Cette volonté de mieux contrôler l’aide médicale traduit aussi un besoin de mettre un terme au dévoiement des demandes d’asile, dont les motivations sont souvent sanitaires. La variété et l’étendue de ces dispositifs favorisent en effet l’immigration illégale. Cette réforme de la protection sociale pour les étrangers doit s’inscrire par ailleurs dans un meilleur contrôle de l’immigration : il est normal que la France, comme d’autres pays, puisse choisir qui elle accueille. C’est le sens du moratoire de 3 à 5 ans proposé par Michel Barnier. Nous devons en effet prendre le temps de vérifier, d’évaluer et le cas échéant de changer la politique migratoire française pour l’adapter à nos capacités d’accueil. Et dans cette démarche, le regroupement familial, l’immigration économique, les conditions d’accès à notre système social ou encore les quotas d’accueil ne peuvent pas continuer à être des sujets tabous. Sur ces questions, il s’agit d’apporter des solutions lucides et pragmatiques. Quitte, pour cela, à changer la Constitution pour y parvenir.