La fraude sociale mine notre modèle social

Mis à jour : sept. 17



« La confiance n’empêche pas le contrôle ». Cette maxime, maintes fois répétée, prend une résonnance particulière face aux révélations sur la fraude sociale. Le rapport de la commission d’enquête adopté à l’Assemblée nationale cette semaine ne fait d’ailleurs que confirmer ce que nous, les Républicains, dénonçons depuis des années.


En effet, que dire des 14 milliards d’euros par an que représente la fraude sociale, sinon que ce sont autant d’entailles à notre pacte républicain ? Si notre modèle de protection sociale est parmi les plus généreux au monde, les pratiques frauduleuses provoquent la défiance de nombreux Français honnêtes qui cotisent sans abuser en retour des aides.


Ainsi, en trois ans, le montant de la fraude sociale a doublé et la tendance ne semble pas s’améliorer puisque nous en sommes arrivés à la situation ubuesque où l’on recense 75 millions d’assurés maladie alors même que notre pays ne compte que 67 millions de personnes. Nous avons donc 8 millions d’assurés fantômes en France !

De plus, quand on sait que les aides sociales sont versées, en France par plus d’une centaine d’organismes différents, il y a urgence à mieux croiser les fichiers, instaurer l’allocation unique pour laquelle plaident les Républicains, à centraliser le traitement des dossiers de demande ainsi que les versements et à passer à la biométrie pour éviter la multiplication des identités et des cartes vitales. Il y a urgence à agir, ce détournement de l’argent public étant inacceptable. La désignation d’un nouveau directeur de la caisse nationale d’assurance maladie est, dans ce contexte, l’opportunité pour prendre le problème à bras le corps, à condition évidemment qu’il y ait une volonté politique. Il est permis d’en douter quand on sait que dans la lettre de mission qui lui a été transmise par le ministre de la santé, le terme de fraude n’apparaît pas une seule fois… Espérons donc que le dernier rapport paru, qui confirme les précédents, sera source d’inspiration pour lui et donnera lieu, enfin, à des actions concrètes. Il n’est que temps !