L’urgence n’est pas qu’économique, elle est aussi climatique

La tempête très violente, qui a frappé les Alpes-Maritimes en fin de semaine dernière, a eu des conséquences dramatiques que nous continuons malheureusement de mesurer quotidiennement, tant en pertes humaines qu’en dégâts matériels.


Mais cet événement est aussi le signe d’une intensification des phénomènes climatiques extrêmes, à tel point qu’en 2050, la canicule de 2003 pourrait bien devenir la norme des étés français si rien n’est fait ; tout comme les tempêtes se multiplieront, avec leur lot de destruction et de désolation.


Le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) nous alerte sur les conséquences du réchauffement climatique avec, d’ici 2040, une montée du niveau de la mer de 45 centimètres, et de 1,1 mètre d’ici 2100, ce qui mettrait en péril jusqu’à 1,4 million de résidents, des centaines de milliers d’emplois et coûter jusqu’à 4 milliards d’euros par an. Pour prendre la mesure de la catastrophe du changement climatique et de ses conséquences, il faut s’imaginer que 4 500 kilomètres de routes, 350 kilomètres d’autoroutes et 2 000 kilomètres de voies ferrées sont directement menacés.


Il nous appartient désormais de mettre en application les engagements des différents rendez-vous internationaux de la COP 21 à la COP 25. Il nous faut, je le crois, redéfinir notre logiciel avec deux priorités : le respect des ressources et des hommes et la nécessité du maintien de notre souveraineté.


Un sondage (commandé par Les Républicains à l’occasion de notre séminaire consacré à ce thème) démontre que les acteurs jugés les plus efficaces en matière d’écologie sont les citoyens eux-mêmes à près de 70%, devant l’État à 46% et les entreprises à 34%. Il nous revient donc, à nous tous, de relever le défi le plus central, celui de notre survie et de celle des générations futures.


L’écocitoyenneté doit désormais être notre ADN commun pour porter une écologie positive et incitative, loin de celle prônée par ceux qui s’en veulent les défenseurs.