Intervention sur le service minimum dans les crèches



Madame la Maire,

Chers collègues, En novembre et en décembre des grèves ont conduit à la fermeture de plusieurs établissements d’accueil de la petite enfance. Ces mouvements sociaux ont pénalisé les familles en entrainant une désorganisation particulièrement pénalisante en ces temps de crise. En effet, dans le contexte du confinement et de la recrudescence du télétravail l’accueil en crèche est d’autant plus important qu’il permet à chacun de poursuivre son activité professionnelle dans de bonnes conditions. J’ajoute à cela que ces mouvements sociaux sont le plus souvent annoncés tardivement et la capacité d’accueil n’est annoncée aux parents que la veille au soir, voire le matin même. Cette situation est inadmissible et ce sont des milliers de Parisiens qui en subissent les conséquences. Si le droit de grève est à valeur constitutionnelle, la continuité du service public l’est tout autant. Cette continuité du service public de la petite enfance peut d’ailleurs tout à fait être assurée. En effet, la loi permet aux exécutifs locaux de conclure une convention assurant la continuité du service public en cas de grèves. Et cette loi, en cas d’échec des négociations sur le service minimum, permet même au Conseil de Paris de fixer lui-même, au travers d’une délibération, le nombre d’agents indispensables afin de garantir la continuité du service public. Madame la Maire, vous avez donc toutes les cartes en main pour améliorer la vie quotidienne des Parisiens. Vous pouvez faire en sorte que les épisodes que nous avons connu ces dernières semaines ne se rééditent pas. Mais en avez-vous seulement la volonté ? Avez-vous la volonté de vous assurer que les Parisiens et leurs enfants ne soient pas les victimes collatérales des négociations collectives ? Nous attendons donc de la Maire de Paris qu’elle engage au plus vite les négociations avec les partenaires sociaux pour signer une de ces conventions pour assurer que, même en cas de grève, les parents et les jeunes enfants ne soient pas les otages du dialogue social. Je vous remercie.