Crise sanitaire : que de temps perdu !

Dernière mise à jour : avr. 2

« Ils sont toujours en retard d’une année, d’une armée, d’une idée ». Ces mots d’Antoine de Rivarol qui jugeait alors de l’aveuglement de la noblesse de son temps ne sauraient mieux s’appliquer au gouvernement qui a toujours eu un temps, une vision et une décision de retard dans la gestion de la crise sanitaire. C’est ce qu’a rappelé le président des députés Les Républicains lors du débat à l’Assemblée nationale. L’exécutif avait promis de gagner du temps face au virus mais force est de constater qu’il en a perdu ! Comme lors de la première vague, la France en est réduite à gérer les pénuries. Alors que cette semaine devait être celle de la multiplication de la vaccination, à Paris, le préfet de police a annoncé pour la semaine prochaine, une baisse de 25% des vaccins disponibles ! Ce troisième confinement est le fait d’un gouvernement qui n’a que peu appris de ses erreurs, rejetant par ailleurs systématiquement nos propositions. En avril 2020, alors que nous réclamions un dépistage massif, on nous a répondu que c’était inutile, avant de multiplier les tests. 2 mois de perdus ! En janvier, c’était au tour des vaccinodromes, moqués par l’exécutif. Encore 3 mois de perdus ! Et puis en février nous demandions une prolongation des vacances scolaires ; en vain. A nouveau 2 mois de perdus ! Ce ne sont malheureusement là que quelques exemples des retards pris à cause du refus systématique de LREM d’accepter ce qui n’est pas proposé par eux. Si la gestion économique de la crise est satisfaisante et globalement efficace, la gestion sanitaire est calamiteuse et poussive. Tout au long de l’épidémie, les Républicains ont fait preuve de responsabilité en étant constructifs. En revanche, nous demander de voter des décisions qui ont déjà été annoncées n’a aucun sens ! L’Assemblée nationale n’est pas une chambre d’enregistrement et le groupe Les Républicains n’a pas souhaité cautionner cette « parodie de démocratie ».