Crise sanitaire : l'échec dénoncé à l'assemblée

Le débat organisé à l’Assemblée nationale sur le suivi de la crise sanitaire a été l’occasion de dresser un bilan d’étape. Dans ce contexte, il est à regretter que la majorité ait mis un terme aux travaux de la mission d’information parlementaire sur l’impact, la gestion et les conséquences de la crise sanitaire. Son travail était pourtant primordial car il contribuait à la transparence des décisions prises.


Parallèlement, dans le même temps, le recours par le gouvernement aux cabinets de conseil s’est accéléré pour mettre en œuvre la campagne de vaccination ; avec les résultats que nous connaissons !

Ainsi, alors que le Premier ministre promettait 15 millions de vaccinés d’ici la fin du mois de mars, finalement, seuls 2,5 millions de Français l’ont été. 95% de la population ne sont donc toujours pas vaccinés !


De même, alors qu’on nous annonçait près de 15 000 lits en réanimation après la première vague, nous n’en atteignons que péniblement 5 100. Alors que tous les efforts auraient dû porter sur le réarmement de l’hôpital et des services d’urgence, le gouvernement se retranche à présent derrière des arguties techniques. Tout cela n’est pas à la hauteur des enjeux et met la réanimation sous tension, avec des conséquences dramatiques pour les autres malades dont les soins sont déprogrammés.


Décrivant le port du masque comme inutile, puis le généralisant dans l’espace public ; opposé aux vaccinodromes dans un premier temps, le gouvernement va en ouvrir plus de 35… Ce ne sont là que deux exemples qui illustrent les tâtonnements d’un exécutif dépassé par la situation et d’un Etat trop occupé à inventer des complexités bureaucratiques. Les valses-hésitations du gouvernement n’ont fait que ralentir la réponse face à la crise.


L’incapacité à augmenter les capacités hospitalières et les lenteurs de la vaccination témoignent de l’échec de la politique gouvernementale. Son refus de cogestion avec les collectivités n’a qu’amplifié le retard pris dès le départ.


Vouloir empêcher les parlementaires d’exercer leur rôle de contrôle n’est pas pour nous rassurer sur la gestion de cette crise qui chaque jour nous apporte une nouvelle preuve de l’amateurisme de ce gouvernement.