Budget de Paris : insincérité et risque de faillite ?


En Conseil de Paris, le groupe Changer Paris a alerté sur les très fortes présomptions d’insincérité pesant sur le budget pour 2022. Sans même parler du milliard de dette supplémentaire que prévoit Anne Hidalgo pour boucler son budget et qui s’ajoute aux 7,1 milliards de dette déjà existante…


Première insincérité : les recettes sont surévaluées. Malgré la réduction du nombre de places de stationnement, les recettes de stationnement sont prévues à la hausse. Pareil pour la taxe de séjour, totalement irréaliste : alors que le tourisme est encore en berne, la Mairie de Paris anticipe une progression par rapport à 2019, année qualifiée d’exceptionnelle …

Ainsi, 400 millions d’euros pourraient manquer au budget, entraînant un déséquilibre qui serait contraire à la loi.


Deuxième insincérité : le flou qui entoure les loyers capitalisés (200, 500 ou 850 millions d’euros demandés selon les documents et prises de paroles en novembre dernier) et l’écart avec ceux finalement obtenus de l’État qui a autorisé 150 millions d’euros pour 2022.


Enfin, pour ma part, j’ai alerté sur le volet culture. Rappelons qu’à Paris, si l’offre culturelle est si importante, c’est avant tout grâce aux investissements de l’État, Paris dépensant en moyenne moins par habitant que les autres métropoles françaises…

D’ailleurs, là aussi l’insincérité persiste puisque les promesses de financement faites par exemple pour les travaux sur le tympan de l’église Saint-Pierre de Chaillot ne sont pas inscrites dans le budget primitif pour 2022.

Face à cette mauvaise gestion et sollicité par le groupe Changer Paris, l’État a prévenu Anne Hidalgo que si elle ne redressait pas la situation, une mise sous tutelle de la Ville de Paris serait envisagée.