Alstom : illustration de l’échec industriel d’Emmanuel Macron

Dernière mise à jour : 8 mars

Alstom est l’un des fleurons industriels français. Constructeur historique du TGV et longtemps acteur clef de notre souveraineté, l’entreprise a toujours fait l’objet d’une attention particulière de la part de l’exécutif. Qui ne se souvient pas de l’initiative de Nicolas Sarkozy en 2004 pour sauver Alstom ?


L’action d’Emmanuel Macron en revanche reste, sans conteste, particulièrement néfaste… Déjà à l’époque Les Républicains avaient alerté sur le risque qu’elle représentait. En effet, rappelons qu’en tant que ministre de l’Économie de François Hollande, il avait œuvré pour la vente de l’activité « énergie » de cette pépite française à l’américain General Electric.


Si elle avait certes permis de renflouer temporairement Alstom (588 millions d’euros), cette opération avait surtout conduit à la destruction de centaines d’emplois et une perte d’autonomie sur le secteur stratégique du nucléaire. Faut-il rappeler qu’à cause de cela la France n’est plus en mesure de construire en toute indépendance des réacteurs nucléaires, sans parler de la maintenance de nos centrales, de nos sous-marins et de notre porte-avions. Pire, cette vente a laissé le temps à un concurrent américain de s’approprier les secrets industriels et donc une précieuse expertise pour l’avenir.


Ne soyons pas dupes, à quelques mois de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron cherche à réparer ce qui était une erreur lourde de conséquences. Résultat : la France va racheter l’ancienne branche énergie d’Alstom pour près d’un milliard d’euros (273 M€ de rachat et 700 M€ de trésorerie abandonnée à General Electric). C’est le contraire d’une « bonne affaire » comme voudrait le faire croire le gouvernement !


Plus grave encore, cela illustre les errements de la politique industrielle du gouvernement qui, n’ayant pas de véritable stratégie, navigue au gré du vent. On est loin de la vision gaullienne de l’État-stratège !