Adoption : l’intérêt supérieur de l’enfant a été perdu de vue

L’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à réformer l’adoption mais celle-ci ne correspond pas aux attentes réelles des familles. C’est pourquoi j’ai voté CONTRE.


En effet, 1 400 enfants sont adoptés chaque année en France, dont 751 pupilles de l’État, et pourtant 14 000 familles ont un agrément en cours de validité en vue d’une adoption.


Ce « déséquilibre » explique d’ailleurs que la durée d’attente moyenne dépasse 3 ans et que l’âge des adoptants français est de plus de 41 ans…


Malgré cela, le gouvernement a fait le choix d’assouplir les conditions de l’adoption en réduisant de 28 ans à 26 ans l’âge minimum pour adopter, et de 2 ans à 1 an la durée minimale de vie conjugale. De même, LaREM a élargi aux couples non mariés (pacs et concubinage) l’autorisation d’adoption. Ces unions offrent pourtant moins de protections juridiques aux enfants que le mariage en cas de séparation.


Alors que la priorité devrait être un meilleur accompagnement des familles déjà en attente d’une adoption, cette loi va créer encore davantage de frustration chez les nouveaux candidats adoptants…