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Communication de la Ville de Paris sur la propreté : l’arbre qui cache la forêt
La Ville de Paris lance une vaste campagne de communication sur la propreté de nos rues. C’est l’arbre qui cache la forêt, car le bilan de Bertrand Delanoë est sur ce point catastrophique. Jamais les rues de Paris n’ont été aussi sales. Deux facteurs principaux expliquent cette situation : l’incivisme grandissant et un profond problème de gouvernance des services de la propreté.
L’incivisme tout d’abord. Force est de constater qu’il explose depuis des années. L’espace public est pris pour un dépotoir. La saleté appelant la saleté, certaines rues font quotidiennement l’objet de dépôts sauvages, les trottoirs de certaines artères passantes sont couverts de prospectus, et les mégots jonchent le bitume. Malheureusement, les passages des services ne suffisent plus à enrayer ce phénomène.
La gouvernance ensuite. Alors que les mairies d’arrondissement sont au quotidien confrontées à la saleté des rues et au mécontentement croissant des administrés, comment expliquer que ce secteur d’activité soit encore centralisé, et que le personnel de la propreté reste sous l’autorité hiérarchique du maire de Paris et de son adjoint. Une situation ubuesque là où pragmatisme et l’efficacité devraient conduire la mairie de Paris à transférer cette compétence au plus près du terrain. De la même manière, comment expliquer que la collecte soit privatisée dans certains arrondissements et pas dans d’autres ?
Les solutions enfin. La sensibilisation est un aspect qu’il ne faut pas négliger (j’ai d’ailleurs lancé il y a deux ans une campagne : « Fumer nuit à votre quartier » contre les mégots jetés par terre), encore faut-il qu’elle soit accompagnée d’un système de verbalisation digne de ce nom. A ce jour, dans le 17e, seulement 4 agents-verbalisateurs patrouillent dans nos rues. Autant dire qu’à l’échelle des 171 000 habitants de l’arrondissement leur rôle est plus que restreint ! Il faut renforcer les équipes et cibler les zones les plus exposées dans le cadre d’une véritable politique de résultats.
Autre proposition : donner au maire d’arrondissement l’autorité sur les services de la propreté. Chaque rue est différente et qui mieux que le maire d’arrondissement peut piloter efficacement la politique en matière de propreté ? D’autant qu’il est aussi celui auprès de qui les habitants se plaignent !
Tweet« Bernard Debré commet une grave faute politique »
Brigitte Kuster dénonce les propos irresponsables et déplacés de Bernard Debré qui a déclaré aujourd’hui sur BFM : « Je vais conduire une liste autonome à côté de celle de Brigitte Kuster ».
Pour la maire du 17e, vouloir mener une 2ème liste à droite dans le 17e est une grave faute politique. Bernard Debré ferait courir, par ambition personnelle et politicienne, un risque inconsidéré à la droite à Paris qui, rappelons-le, n’a conservé le 17e qu’avec 2500 voix d’avance lors des dernières municipales.
Par ailleurs, les intentions de Bernard Debré sont pour le moins incohérentes : il se dit trop âgé pour briguer la mairie de Paris à 70 ans (cf.JDD hier), mais il est candidat à la mairie du 17e ! Est-ce à dire qu’il considère la mairie du 17e comme une pension de retraite ?
Bernard Debré n’a de cesse de donner des leçons à la terre entière et il condamne à Paris « la droite la plus bête du monde », mais qu’a-t-il fait lui si ce n’est critiquer ? Bernard Debré est le meilleur exemple de ce qu’il dénonce.
La cohabitation est une nécessité
On entend ça et là des voix, même de droite, qui jugent la cohabitation contraire aux institutions de la 5e République. Ils sont donc résignés à laisser la gauche gouverner la France sans contrepouvoir. Ils oublient sans doute que la 5e République a survécu à 3 cohabitations et que les Français ont même parfois semblé approuver cette pratique particulière de nos institutions. La cohabitation n’est certes pas la vocation du régime, mais elle en est une expression qui ne le tue pas. J’estime d’ailleurs qu’aucune autre considération doit prévaloir sur l’intérêt des Français, fût-elle d’ordre institutionnel. Dans le cas présent, la cohabitation est dans l’intérêt des Français.
Aussi, est-il essentiel que la droite et le centre l’emportent aux législatives. Et il ne s’agit pas simplement d’empêcher le PS de détenir tous les pouvoirs, mais de lutter contre les menaces du projet socialiste. Elles se précisent de jour en jour. Prenons la sécurité : la gauche n’a pas tardé à renouer avec le laxisme des années Jospin en annonçant la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs délinquants et l’annulation des peines planchers.
Autre sujet d’inquiétude : l’axe franco-allemand, qui a été déterminant au plus fort de la crise, est en train de se fissurer. François Hollande s’obstine au sujet des « euro bonds », qui permettent de mutualiser les dettes des pays européens à la manière d’un Etat fédéral (et qui ne sont pas les « projects bonds » – grand emprunt commun destiné à soutenir la croissance par l’investissement -, comme il voudrait le faire croire), dont Angela Merkel ne veut absolument pas entendre parler. On l’a comprend. L’Allemagne a réduit son déficit budgétaire à 1% du PIB, au prix d’efforts colossaux ; il est hors de question qu’elle paye les excès de ses voisins européens. Surtout du premier d’entre eux qui prévoit le retour à la retraite à 60 ans et l’embauche de 60 000 fonctionnaires… François Hollande a choisi de s’allier à l’Italie et à l’Espagne plutôt qu’à l’Allemagne. C’est son choix. Est-ce vraiment celui des Français ?
D’autre part, François Hollande a porté plusieurs coups de canif dans le contrat de moralité qui le lie au pays. Arnaud Montebourg, qui vient d’être condamné en justice pour injure, reste pourtant ministre. Christiane Taubira (condamnée pour licenciement abusif en 2004) et Jean-Marc Ayrault (6 mois de prison avec sursis pour favoritisme en 1997) ont eux été nommés ; et à quelques postes ! François Hollande avait promis que jamais il ne nommerait de ministres jugés et condamnés par la justice… Son sens de l’exemplarité n’a pas survécu à son élection. Un phénomène déjà observé avec François Mitterrand.
Autant de raisons pour donner à la France une majorité parlementaire de droite et du centre qui poursuivra les réformes courageuses engagées par Nicolas Sarkozy.
La droite doit se renouveler pour préparer l’avenir
Jean-François Copé plaide coupable : moins de 30% de femmes ont été investies par l’UMP aux législatives. Une situation qu’il justifie par le nombre importants de sortants (317 députés) et par l’ancrage local très fort de beaucoup d’entre eux. L’UMP n’est donc pas en conformité avec la loi, loin s’en faut et devra à ce titre acquitter une amende qui devrait amputer près du quart de sa dotation publique.
Je reconnais volontiers la difficulté de l’exercice qui incombe au Secrétaire général, mais j’estime qu’accorder la prime absolue aux sortants s’avère néfaste au renouvellement à droite, qui doit pourtant être la priorité. Chacun sait que certains parlementaires devraient, compte tenu de leur âge et/ou du nombre de mandats consécutifs à leur actif, passer la main à la génération plus jeune. C’est ce qu’ont fait Roselyne Bachelot et Françoise de Panafieu, alors que toutes deux auraient parfaitement pu se représenter.
Face à une gauche qui a su se renouveler (29 ministres n’ont jamais participé à un gouvernement), l’UMP doit proposer un nouveau visage, plus jeune et moderne. Prendre les mêmes et recommencer, ce n’est pas ce qu’attendent nos électeurs qui espèrent avant tout un sursaut, notamment à Paris où le renouvellement à l’UMP est primordial.
Ma situation est en tout point révélatrice du malaise qui règne actuellement à l’UMP. Je suis maire du 17e depuis 4 ans, élue de Paris depuis 2001, j’ai le soutien de la députée sortante Françoise de Panafieu, je suis membre du Bureau politique ; pourtant je n’ai pas été investie dans la 4e circonscription qui se situe pour les deux tiers dans le 17e. La commission d’investiture, malgré l’opposition de certains de ses membres, a préféré Bernard Debré, député du 16e, âgé de 68 ans, qui détient la palme de l’absentéisme au Conseil de Paris, et qui, en prime, n’habite même pas la circonscription. Quel ancrage local !
Je pourrais être en guerre contre mon parti qui a choisi de ne pas investir une seule femme dans les circonscriptions favorables à la droite à Paris, il n’en est rien. Je suis fidèle à mes convictions et je mène campagne pour que nous l’emportions au mois de juin. Je suis convaincue que le travail de terrain et la proximité valent n’importe quelle étiquette, surtout dans une circonscription qui a voté à 75% pour Nicolas Sarkozy. Il n’y a aucun risque que la gauche l’emporte. Les électeurs auront, enfin, un véritable choix à droite. Celui du passé et de l’immobilisme ou celui de l’avenir à droite. S’ils font le choix de l’avenir, alors je serai la seule femme de droite députée de Paris.
TweetBertrand Delanoë déroule le tapis rouge à François Hollande
Conformément à la tradition républicaine, le nouveau Président de la République sera reçu à l’Hôtel de Ville de Paris le jour de sa prise de fonction officielle, mardi prochain. En cela rien de critiquable.
Ce qui l’est davantage, c’est l’invitation faite aux Parisiens par le maire de Paris de se réunir sur le parvis de l’Hôtel de Ville pour « assister à ce grand moment de la vie démocratique ». Le tout rediffusé sur écran géant. En 2007, Nicolas Sarkozy n’a pas eu le droit aux mêmes égards. Bertrand Delanoë s’était contenté de suivre à la lettre le protocole républicain, sans appel au rassemblement ni écran géant. Reconnaissons, à sa décharge, que Bertrand Delanoë n’attendait pas du Président d’alors qu’il le nomme au Gouvernement.
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