Articles avec le tag ‘Bertrand Delanoë’
Développement économique : il faut enrayer le déclin de Paris
Lorsqu’Anne Hidalgo parle d’économie ses mots sonnent faux. Et pour cause ! Le développement économique n’est pas son fort. Un manque d’appétence qu’elle partage d’ailleurs avec Bertrand Delanoë.
Un simple test suffit pour le démontrer : lorsqu’on tape « économie » et « ville de Paris » sur Google, les liens qui sortent immédiatement renvoient vers « économie sociale et solidaire ». Non que cette approche soit à proscrire, mais elle ne peut être qu’un corollaire du développement économique qui crée de l’emploi et de la richesse. Une conviction qui n’est manifestement pas celle de la municipalité sortante. Un comble quand on sait que le taux de chômage est ici supérieur à la moyenne nationale.
Bien sûr Paris conserve une certaine attractivité. Mais elle tient bien davantage aux infrastructures nationales (universités, grandes écoles, réseaux de transports) et à la marque « Paris » qu’à la politique municipale, et ne s’exerce essentiellement que sur quelques grands groupes internationaux. Et encore, les restrictions propres à Paris (dont la fermeture des magasins le dimanche et les difficultés de circulation et de stationnement sont les plus flagrantes) et au droit social français dissuadent plus d’une entreprise d’installer son siège à Paris.
Rien n’est fait à l’inverse pour les TPE et les PME. Ou, plus exactement, tout est fait pour les dissuader d’investir. Rien que la contribution foncière des entreprises (CFE) – une taxe fixée dans chaque commune par le conseil municipal – a triplé en 2012. Qui s’étonne dès lors que le nombre de commerces de proximité qui ferment atteigne actuellement des sommets.
Et ne parlons pas du soutien insuffisant apporté aux créateurs d’entreprises. La proposition que j’ai plusieurs fois adressée à Bertrand Delanoë de créer une pépinière d’entreprises dans le nouveau quartier Clichy-Batignolles (qui compte pourtant 140 000 m2 de bureaux) a toujours été ignorée. Et si d’autres pépinières ont ou vont voir le jour, elles sont trop souvent dédiées à des activités très spécifiques que le secteur associatif (204 millions d’euros de subventions en 2012) et l’administration couvrent déjà pour l’essentiel.
Créer de la croissance et donc de l’emploi à Paris impose de poser la question de notre compétitivité. Cela passe bien entendu par des allègements de charges et la levée d’un certain nombre de freins, mais cela passe avant tout par la relance du Grand Paris. Ce projet initié par Nicolas Sarkozy, qui s’organise autour de pôles d’excellence reliés entre eux par un métro automatique moderne et rapide, est le seul outil économique qui permettra à Paris de retrouver la place qu’elle n’aurait jamais dû perdre en Europe : la première. Le prochain maire de Paris devra peser de tout son poids politique pour relancer ce projet que le gouvernement Ayrault a dénaturé.
TweetRythmes scolaires : Delanoë seul contre tous
Bertrand Delanoë joue avec l’avenir des écoliers parisiens comme s’il s’agissait d’une partie de poker. Alors que la réforme des rythmes scolaires (retour à 4,5 jours par semaine et raccourcissement des journées) est contestée par les syndicats d’enseignants mais aussi et surtout par les parents d’élèves, le maire de Paris choisit malgré tout de la soumettre au vote du prochain conseil de Paris, sans davantage de concertation que les 4 réunions publiques qu’il a organisées et qui lui ont d’ailleurs valu d’être copieusement hué. De son propre aveu, il n’a jamais connu pareille opposition de tout son mandat. Un constat cinglant qui cependant ne l’incite pas à réviser son jugement sur cette réforme qui est, de l’avis de tous, aussi précipitée que mal ficelée.
Mais Bertrand Delanoë en est persuadé : il a raison contre tout le monde. Au point d’imposer un texte sur lequel aucun accord sérieux n’est intervenu. Qu’en sera-t-il du projet périscolaire, de la gratuité des activités, des nouveaux horaires, de l’encadrement (750 animateurs supplémentaires sont annoncés, mais est-ce suffisant ?), du financement de la Ville et de l’Etat ? Nul n’en sait rien, ou si peu. La réunion d’information qui s’est tenue à ma demande à la mairie du 17e, en présence de l’adjointe au maire de Paris chargée des affaires scolaires, l’a d’ailleurs démontré de manière flagrante.
Bertrand Delanoë est l’un des rares maires d’une grande ville détenue par le PS (Lyon, Lille, Montpellier ont renoncé…) à mettre en œuvre le projet dès 2013. Un camouflet que le gouvernement parvient à minimiser in extremis grâce à la participation de Paris. Ajouter à cela la volonté de Bertrand Delanoë d’éviter que le débat ne vienne polluer la fin de campagne d’Anne Hidalgo en 2014, et tout s’éclaire sur les motifs profonds d’une telle précipitation…
TweetAlimentation dans les crèches : la Ville de Paris dénonce enfin son contrat avec Cofida
Brigitte Kuster se réjouit que la Ville de Paris ait enfin décidé de mettre un terme à la relation contractuelle qui la lie à la société Cofida pour la fourniture et la livraison de denrées alimentaires dans les crèches parisiennes.
La maire du 17e avait exigé, lors du précédent conseil de Paris, que Bertrand Delanoë dénonce le contrat avec cette société qui, par deux fois en l’espace d’une semaine, avait livré dans une crèche du 17e des lots de poulet périmé et dans une autre un stock de fromages avariés. Une exigence qui, plus d’un mois plus tard, a finalement été entendue puisque la direction des familles et de la petite enfance de la Ville de Paris vient de publier une délibération (qui sera soumise au vote du conseil de Paris le 25 mars) demandant l’annulation pour faute grave du marché attribué à Cofida et qui est en cours d’exécution depuis le 2 janvier dernier.
Les motifs à l’appui de cette décision font froid dans le dos tant les griefs à l’encontre de Cofida sont nombreux. Ils affectent l’ensemble de la prestation : depuis l’absence de livraison de certaines denrées, jusqu’à la non-conformité de la facturation et en passant, donc, par la fourniture de produits impropres à la consommation.
Un constat d’huissier, intervenu le 26 février, démontre par ailleurs que, malgré un courrier d’injonctions (le 11 février) de la Ville de Paris, les mauvaises pratiques n’ont jamais cessé (en cause ici le poids réel des produits livrés qui est inférieur à celui facturé). Le scandale du poulet périmé n’est en réalité que la face visible d’un système manifestement opaque où le profit prime clairement sur l’intérêt des enfants.
Devant autant de dérives – à une telle échelle il ne s’agit pas seulement de négligences : une trentaine d’incidents (logistiques et touchant directement à la nourriture) ont tout de même été observés entre le 2 janvier et le 1er mars -, l’annulation du marché est certes nécessaire mais n’est pas en soi une finalité. Beaucoup de questions demeurent sur la manière dont sont attribués les marchés de la Ville de Paris, et notamment lorsqu’ils concernent l’alimentation des tout-petits.
Brigitte Kuster demandera, lors du conseil de Paris, que le prochain marché prévoie des contrôles à priori des sociétés candidates par les services compétents (direction générale de l’alimentation, etc.) et les personnels des crèches eux-mêmes qui devront être associés étroitement aux consultations. Il en va de la qualité et du sérieux d’un service public sur lequel comptent tant de familles parisiennes.
TweetParis doit redevenir le moteur du Grand Paris
Il n’y a pas d’enjeu plus grand pour Paris que celui du Grand Paris. Paris vit à l’étroit dans ses 105 km2, dos tourné aux communes voisines. Bertrand Delanoë n’a pas compris – ou trop tard – que les solutions aux problèmes des Parisiens sont à chercher aussi bien à Paris qu’à l’extérieur.
La pression démographique parisienne, la plus forte d’Europe, engendre une concentration de difficultés : logement, transport, propreté, pollution atmosphérique, etc., qui rendent la vie impossible à de plus en plus de Parisiens, principalement issus des classes moyennes. Des problèmes auxquels la Ville de Paris ne peut répondre seule. Que peuvent 4000 nouveaux logements sociaux par an quand 126 000 demandes restent en souffrance ? Paris doit vivre avec la métropole et plus contre elle.
C’est toute l’affaire du Grand Paris. Comme je regrette aujourd’hui la malveillance avec laquelle le gouvernement traite cette réforme pourtant considérable de l’ère Sarkozy. Mais quelle idée a bien pu inspirer à François Hollande la nomination de Cécile Duflot à la tête du ministère en charge du Grand Paris ? J’ai souvenir alors que nous siégions au conseil régional de ses prises de position excessives contre ce projet. Et voilà qu’elle est chargée de le mettre en œuvre…
Depuis sa nomination et avec l’appui constant du Premier ministre, Cécile Duflot souffle alternativement le chaud et le froid sur l’avenir du Grand Paris. Une manière toute « hollandaise » d’enterrer peu-à-peu la réforme. Les socialistes d’ordinaire si prompts à dépenser l’argent public sont, sur le sujet, pénétrés du souci de faire des économies. Si je reconnais volontiers l’obligation pour l’Etat de réduire drastiquement ses dépenses – et j’attends qu’il le fasse partout où c’est nécessaire ! -, je pense néanmoins que cette réforme mérite qu’on lui accorde les moyens de son existence. Car en réalité le Grand Paris est moins une dépense qu’un investissement pour l’avenir.
Il s’agit tout de même de créer un réseau de transport ultramoderne de 200km afin de relier entre elles dix zones d’activités réparties à travers toute l’Île de France. Un réseau dont le cœur sera Paris avec, notamment le prolongement des lignes 11 et 14. Que sont 30 milliards d’euros – budget qui sera probablement amputé de 4 milliards cette semaine – au regard des 800 000 emplois nouveaux que le Grand Paris est susceptible de créer en Île de France d’ici 2025. Cette réforme est un instrument de croissance qui peut, à elle seule, aider la France à sortir de l’ornière économique dans laquelle elle se trouve.
Nous avons en partie échoué à défendre cette vision qui a été injustement caricaturée par une partie de la gauche. Le Grand Paris n’est pas qu’un nouveau métro en rocade, c’est avant tout une réforme urbanistique au sens où l’aménagement tend à créer des dynamiques territoriales d’avenir : une cité financière à la Défense, un cluster scientifique et technologique à Saclay, un territoire de la création à Saint-Denis Pleyel… Des dynamiques qui convergeront toutes vers Paris. Telle est la vision originelle, celle qu’a initiée Nicolas Sarkozy et que nous devons nous réapproprier.
TweetAlimentation dans les crèches : Bertrand Delanoë n’apporte pas les réponses satisfaisantes
La réponse du maire de Paris concernant les graves manquements dont s’est rendue coupable la société COFIDA en livrant par deux fois des lots de poulet périmé dans une crèche du 17e n’est pas satisfaisante.
En effet, Brigitte Kuster, qui l’interrogeait aujourd’hui au conseil de Paris sur le sujet, n’a obtenu de sa part aucune réponse sur la traçabilité des produits servis aux 130 crèches dont COFIDA a la charge depuis le 2 janvier dernier. L’entreprise doit pourtant apporter la preuve aux parents des enfants accueillis dans ces établissements qu’aucun aliment défectueux n’a été livré dans l’une ou l’autre de ces crèches. Rien à ce jour ne permet de le garantir.
Bertrand Delanoë a, malheureusement, préféré la polémique plutôt que la transparence sur cette affaire particulièrement préoccupante. Sur la traçabilité des produits comme sur la rupture du contrat qui lie la Ville de Paris à COFIDA, le maire de Paris n’a donné aucune réponse précise aux questions qui lui étaient posées. Des questions qui méritent toujours des éclaircissements.
TweetAlimentation dans les crèches : Brigitte Kuster exige que toute la transparence soit faite
Brigitte Kuster interrogera aujourd’hui Bertrand Delanoë au conseil de Paris à propos des intolérables manquements dont a fait preuve la société COFIDA qui, au mois de janvier, a livré par deux fois des lots de poulet périmé dans une crèche du 17e. Des produits qui, sans la vigilance de la directrice, auraient pu être servis aux enfants âgés de moins de 3 ans.
La maire du 17e souhaite que COFIDA, qui est titulaire du marché de restauration de 130 crèches à Paris, publie dans chaque établissement concerné les documents détaillant la traçabilité des produits qu’ils ont servis depuis le 2 janvier (date du commencement du marché). COFIDA doit apporter la preuve aux parents inquiets qu’aucune faute de cet ordre n’a été commise ailleurs. A ce stade rien ne permet de le garantir.
Par ailleurs, Brigitte Kuster répète sa volonté que la Ville de Paris mette sans tarder un terme au contrat qui la lie à COFIDA. Car, au-delà même de ces manquements extrêmement graves, de nombreuses autres défaillances ont été régulièrement dénoncées par les personnels des crèches (défauts dans la facturation, difficultés à connaître l’origine des produits…). Cette situation ne doit pas durer.
TweetLots de viande périmée dans le 17e : Brigitte Kuster saisit le maire de Paris
Par deux fois, les 23 et 30 janvier, la société COFIDA, titulaire du marché de restauration dans les crèches parisiennes, a livré à la crèche 223 boulevard Péreire des lots de poulet périmé (depuis 2 semaines pour le 1er lot et depuis 12 jours pour le 2nd). Un nouveau signalement vient ce jour d’être fait à la crèche de l’Etoile concernant, cette fois, un lot de fromages avariés. La vigilance des directrices a, fort heureusement, permis d’éviter aux enfants d’ingérer de la nourriture périmée, mais rien ne garantit que de telles négligences n’aient pas été ignorées ailleurs à Paris. Cette situation n’est pas tolérable.
COFIDA est, depuis le 2 janvier, la nouvelle société en charge de la restauration dans les crèches parisiennes. La Ville de Paris a préféré l’offre de COFIDA, malgré son inexpérience en la matière, à celles de QUINTIN et CAPAL, entreprises titulaires depuis une quinzaine d’années. 15 jours seulement après la 1ère livraison, la direction des familles et de la petite enfance (DFPE) de la Ville Paris se trouvait déjà contrainte de convoquer la société COFIDA pour une succession de manquements à ses obligations contractuelles (variété des produits insuffisante, défauts dans la facturation, distorsion entre la prestation fournie et le cahier des charges…). Un premier avertissement qui est resté malheureusement lettre morte.
Brigitte Kuster interpellera à nouveau, lors du conseil de Paris (cf. vœu ICI (98)), Bertrand Delanoë afin qu’il dénonce sans délai le contrat qui lie la Ville à COFIDA et qu’il veille à ce qu’un nouveau prestataire garantisse la sécurité alimentaire des enfants.
Réforme de la taxe de balayage à Paris ou matraquage fiscal érigé en système
Jean-François LEGARET, Président du Groupe UMPPA, Maire du 1er arrondissement, Philippe GOUJON, Président de la fédération UMP de Paris, Jean TIBERI, Jean-Pierre LECOQ, Brigitte KUSTER, et l’ensemble des élus du groupe demandent à Bertrand DELANOE le gel de l’augmentation de la taxe de balayage, dans un contexte économique difficile et compte tenu du nouveau record de droits de mutation dont la ville de Paris a bénéficié cette année (1,1 Milliard d’euros).
En septembre 2011, le groupe UMPPA, son Président Jean-François LAMOUR et Jean-François LEGARET, Président de la Commission des Finances, avaient déjà fermement dénoncé la refonte de la taxe de balayage et exigé son retrait. En cause, l’instauration d’une nouvelle taxe imposée par la maire de Paris, sans aucune concertation préalable avec les maires d’arrondissements et les professionnels de l’immobilier, instituant une seule catégorie de voie au tarif le plus élevé par an et par immeuble sur l’ensemble du territoire parisien.
Le seul objectif -inavoué- de cette réforme, était encore une fois de prélever de nouvelles recettes, sans aucune compensation en termes de service rendu, en l’occurrence en matière de propreté. Cette nouvelle taxe de balayage, ainsi voulue par le maire de Paris et sa première adjointe Anne HIDALGO, permet désormais à la municipalité de percevoir 30 millions d’euros supplémentaires par an ; malgré de lourdes augmentations d’impôts locaux en 2009 et 2010. Les contribuables parisiens jugeront…
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