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Le courrier de Brigitte Kuster aux électeurs de la 4e circonscription
Brigitte Kuster a adressé un courrier à l’ensemble des électeurs de la 4e circonscription afin de leur faire part de son projet. Le courrier est accompagné d’un questionnaire afin que les habitants puissent lui faire remonter leurs attentes, aussi bien sur les sujets locaux que nationaux.
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TweetEntretien de Brigitte Kuster au journal Tribune Juive
Dans le cadre de la campagne des élections législatives, Tribune Juive donne la parole à différents candidats en toute impartialité.
Nous avons rencontré Brigitte Kuster, maire du 17ème arrondissement de Paris, non investie par l’Ump et qui se présente face à Bernard Debré que Tribunejuive.info a déjà interviewé.
Tribunejuive.info : Votre candidature aux élections législatives suscite bien des vagues. Comment expliquez-vous cela ?
Brigitte Kuster : Je n’en suis pas responsable. Je crois beaucoup en l’éthique en politique. L’agressivité et la calomnie sont des comportements qui me sont parfaitement étrangers. Je mène une campagne déterminée et sereine entourée d’une formidable équipe. Je défends mon bilan en tant que maire UMP du 17e et je présente un projet qui est le fruit de mon expérience d’élue de Paris depuis 11 ans et de ma volonté de proposer un véritable choix à droite aux électeurs de la 4e circonscription.
Tjinfo : Pouvez-nous rappeler le découpage de la circonscription à laquelle vous vous présentez ?
BK : Le gouvernement a décidé en 2009 de supprimer 3 circonscriptions à Paris, dont une à l’ouest. La circonscription de Françoise de Panafieu, qui rassemble les quartiers Ternes et Monceau dans le 17e, a été élargie aux quartiers Chaillot et Dauphine dans le 16e. La nouvelle circonscription se situe pour les deux tiers dans le 17e : 48 000 électeurs dans le 17e et 23 000 dans le 16e.
Cette circonscription est acquise à la droite puisque Nicolas Sarkozy a obtenu 75% des voix. Les électeurs auront donc un véritable choix à droite puisque la gauche n’a aucune chance de l’emporter. Un choix entre l’avenir et le passé. Un choix entre deux visions radicalement différentes de l’engagement politique.
Tjinfo : Votre légitimité est-elle reconnue par les électeurs et qu’allez-vous leur apporter par rapport aux autres candidats ?
BK : Les électeurs ont compris que si nous voulions préparer l’avenir, il fallait renouveler la classe politique, et que les élections législatives étaient l’occasion rêvée pour le faire.
Je crois aussi que le rapport à la politique a changé. Les électeurs se disent : qu’est-ce que mon député peut faire concrètement pour moi ? La proximité est une dimension fondamentale. Ils veulent des élus concernés, qui partagent leur quotidien et vivent dans le territoire qu’ils représentent.
Il ne faut surtout pas négliger l’échelle locale, notamment dans une circonscription très ancrée à droite où les électeurs ont parfois le sentiment que l’on ne s’occupe pas suffisamment d’eux au quotidien.
Ma candidature est la seule à droite qui offre à la fois l’expérience de la gestion d’un grand arrondissement comme le 17e et un véritable renouvellement à droite.
Tjinfo : Vous êtes maire du 17eme arrondissement de Paris et avez succédé à Françoise de Panafieu. Quel a été votre parcours politique ?
BK : Françoise de Panafieu a été une femme déterminante dans mon parcours politique. Elle m’a fait confiance pour lui succéder à la mairie du 17e, et son soutien aujourd’hui est une reconnaissance du travail accompli depuis 4 ans à ce poste. Son choix de passer la main à la génération suivante est un geste rare en politique où souvent les élus s’accrochent indéfiniment à leur mandat. Françoise de Panafieu n’a jamais fait de la politique pour durer, mais pour servir.
Mon parcours politique commence très jeune au RPR où je militais avec mon mari qui était alors président des Jeunes du mouvement. Les membres de son équipe rapprochée étaient Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux ou encore Roger Karoutchi. Les liens qui se sont créés demeurent très forts aujourd’hui.
Sur le plan professionnel, j’ai toujours travaillé dans la communication, au sein d’un grand groupe international ou auprès de personnalités importantes comme Michèle Alliot-Marie ou Michel Barnier. Je conserve avec chacune d’elles un rapport privilégié.
Sylvie Bensaid
TweetAppel de Françoise de Panafieu à voter pour Brigitte Kuster
Chère Madame, chère Mademoiselle, cher Monsieur,
J’entends dire que la candidature de Brigitte Kuster aux élections législatives ferait courir un risque à la droite. Il est de mon devoir, en tant que députée sortante, de rétablir la vérité. La 4e circonscription a récemment voté pour Nicolas Sarkozy à 75% ; elle n’est donc nullement « en danger ».
Bien au contraire, la candidature de Brigitte Kuster est une chance pour la 4e circonscription et ses quartiers Ternes, Monceau, Chaillot et Dauphine, car elle permet un véritable choix à droite, au sein même de l’UMP.
Un choix entre le passé et l’avenir.
Un choix entre deux conceptions de l’action publique radicalement différentes.
Voter Brigitte Kuster, c’est selon moi voter utile et efficace.
C’est voter utile pour nos quartiers qui ont besoin d’une élue à plein temps, capable de faire prévaloir au niveau national des principes de saine gestion, de responsabilité et d’efficacité, au moment où le pays est face à des choix fondamentaux.
C’est voter efficace en choisissant une femme compétente qui a fait la preuve de sa capacité à traiter des dossiers importants pour notre circonscription, en les menant à bien et en obtenant des résultats concrets.
C’est aussi voter pour le renouvellement des générations et une parité réelle, trop souvent absente à Paris et au niveau national.
Voter Brigitte Kuster, c’est faire le choix de l’avenir à droite.
Je vous appelle donc à soutenir la candidate dont la 4e circonscription a besoin. Je sais qu’elle sera la meilleure pour vous représenter et pour vous défendre. Elle n’a jamais cherché à se servir, mais à servir. Pour toutes ses raisons, je forme le vœu qu’elle recueille vos suffrages.
Brigitte Kuster mérite votre soutien !
Françoise de Panafieu Députée de Paris
TweetFrançoise de Panafieu enrage contre son parti machiste
Le Monde, le 2 juin – C’est le dernier cri de la « juppette ». A 63 ans, Françoise de Panafieu, qui fut l’une des douze femmes nommées dans le gouvernement Juppé en 1995 avant d’être débarquée six mois plus tard, s’apprête à tirer le rideau de sa vie politique : la députée UMP d’une circonscription à cheval sur les 16e et 17e arrondissements de Paris, élue en continuité depuis vingt-quatre ans, ne se représentera pas aux élections législatives de juin. Elle ne décolère pas pour autant contre ce qu’elle appelle de sa voix tranquille « le scandale de mon parti machiste ».
Onze ans après la loi sur la parité, un an après celle qui exige des entreprises 40 % de femmes dans leur conseil d’administration, l’Assemblée nationale sortante compte 18 % de femmes. Le Parti socialiste a fait un effort de parité pour les investitures quand le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a fait, lui, son mea culpa : il a privilégié les sortants pour avoir « le maximum de députés « . Résultat : sur les 577 candidatures présentées par l’UMP aux élections législatives, 72 % sont des hommes ; sur les six circonscriptions de droite à Paris, ce sont six hommes qui ont été investis et les femmes placées ailleurs, dans des circonscriptions « à gagner », comme on dit.
« On n’a jamais vu ça ! s’emporte Mme de Panafieu. Aucune femme de droite ne sera élue à Paris en 2012 ! Depuis trente ans que je fais de la politique, je n’ai jamais connu Paris sans une femme députée. Ma mère, qui a été députée, non plus. » Et l’élue en colère de poursuivre : « Les députés UMP qui votent et élaborent les lois ne sont pas capables de les respecter. L’UMP, ce grand parti du pays des droits de l’homme et du citoyen, s’assoit sur la loi qui exige la parité et ne respecte même pas le préambule de la Constitution qui « favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives. » Nous ne respectons pas la loi que nous avons nous-même élaborée et votée et on s’étonne que les citoyens ne nous respectent pas ! »
LE PROFIL IDÉAL
Avant de partir, la députée a voulu préparer la place à des femmes plus jeunes. L’une d’entre elles avait le profil idéal : Brigitte Kuster, 53 ans, politique aguerrie, conseillère régionale, conseillère municipale, maire du 17e arrondissement, l’un des plus gros de Paris. L’UMP a préféré investir Bernard Debré, 67 ans, dont la circonscription a fondu lors du découpage électoral de 2009. Mme Kuster se présente en dissidente.
Lors de la commission d’investiture de l’UMP, elles ont été trois à prendre la parole pour la défendre : l’ancienne garde des sceaux Michèle Alliot-Marie, l’ancienne ministre déléguée Nadine Morano et Françoise de Panafieu. Rachida Dati, elle, la soutient rageusement sur Twitter.
« Bien des hommes m’avaient dit à voix basse qu’ils militeraient pour elle, raconte Mme de Panafieu. Mais à la commission d’investiture, il n’y avait plus personne… Quand je suis sortie de là, lâche cette fille d’un ancien des Forces françaises libres, je me suis dit : « Waouh ! s’ils se planquent sous la table ici, en temps de guerre, dans la cave de qui j’irais me réfugier si j’étais poursuivie ? »
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