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Questions au Préfet de police 2002

Archives des questions au Préfet de police : 2006 2005 2004 2003 2002 2001

 

Séances des 28 et 29 octobre 2002
Séances des 18 et 19 mars 2002
Séances des 11 et 12 février 2002

 
Séances des 28 et 29 octobre 2002 : question relative aux délais de décision en matière d'utilisation de la voie publique pour différents types de manifestations.
Monsieur le Préfet,
je me fais auprès de vous, le porte-parole de nombreuses associations qui souffrent considérablement des délais de décisions concernant les autorisations d'utilisation de voie publique dans le but d'organiser des manifestations souvent à caractère festif ou sportif.
L'avis donné, parfois seulement à moins d'une semaine de la date de l'événement prévu, est un réel handicap pour l'organisation.
Les conséquences financières peuvent être importantes et la manifestation ne pas pouvoir se tenir faute d'avoir pu être annoncée et organisée dans un délai récent.
Aussi, M. le Préfet, je vous remercie vivement de nous dire comment vous comptez remédier à cet état de fait malheureusement très courant.
 
réponse à la question relative aux délais de décision en matière d'utilisation de la voie publique pour différents types de manifestations.
M. LE PRÉFET DE POLICE :
Plus de 4.000 manifestations à caractère festif, sportif, commercial, caritatif ou culturel ont lieu à Paris chaque année sur la voie publique.
Comme vous le savez, ces projets sont soumis, à Paris, à l'autorisation du Préfet de police au titre de ses pouvoirs généraux de police et, pour certains d'entre eux, de polices spéciales.
Chaque projet, régulièrement déposé, fait l'objet d'une instruction interne par les services de la Préfecture de police, au titre notamment de l'ordre, de la sécurité et de la tranquillité publics.
L'avis de la Mairie de Paris et, le cas échéant, d'autres collectivités ou organismes, est parallèlement sollicité, selon la nature de la manifestation et en fonction des lieux envisagés.
Trop souvent, mes services sont saisis très tardivement de projets par ailleurs insuffisamment précis dont l'instruction nécessite l'envoi, par les organisateurs, de dossiers complémentaires ou des consultations et expertises multiples dans des délais très brefs, autant de facteurs qui expliquent certains délais de réponse jugés trop proches des dates retenues pour la réalisation des événements envisagés sur la voie publique.
Pour pallier ces difficultés, il a paru opportun à la Préfecture de police de rappeler très précisément, dans une brochure d'information destinée aux organisateurs de ce type de manifestation, les règles de procédure qui doivent être impérativement respectées.
Parmi celles-ci figurent en tout premier lieu les délais de dépôt des demandes, ainsi que la remise concomitante de dossiers techniques complets afin d'en permettre l'instruction.
Ces délais sont d'un mois avant la date de la manifestation envisagée, de trois mois si l'événement projeté rassemble une foule importante ou entraîne l'implantation d'installations complexes et de six mois lorsque le projet comporte la mise en œuvre de techniques nouvelles nécessitant des évaluations spécifiques préalables. Le strict respect, par les organisateurs de manifestations, de ces dispositions devrait permettre de répondre aux préoccupations dont vous avez bien voulu me faire part.
Il arrive cependant encore trop souvent que des projets d'occupation temporaire de la voie publique, non finalisés et déposés hors des délais fixés, soient remis aux fins d'instruction auprès des services de la Préfecture de police.
Mes services s'efforcent alors d'adresser dans les meilleurs délais possibles les prescriptions à mettre en œuvre pour permettre malgré tout le bon déroulement du plus grand nombre d'événements autorisés sur la voie publique.
J'attire toutefois votre attention sur le fait qu'une instruction trop rapide de ces dossiers peut s'avérer préoccupante en terme de sécurité du public pour les manifestations d'importance.

 
Séances des 28 et 29 octobre 2002 : question relative à la vitesse de circulation des bus dans les couloirs aménagés.
Monsieur le Préfet,
l'installation de couloirs de bus on l'a bien compris, a pour but de faciliter la circulation des bus. Mais cette réalisation engendre parfois des excès pervers et dangereux.
En effet, on voit maintenant des bus qui roulent à une vitesse excessive bien au-delà de celle autorisée. Ceci constitue un vrai danger, non seulement pour les piétons lorsqu'ils traversent, mais également pour les passagers qui bien souvent, lors d'un coup de frein brusque, se retrouvent déséquilibrés avec chutes et blessures à la clé.
Quelles sont les mesures, M. le Préfet, que vous comptez prendre pour faire respecter la limitation de vitesse des bus dans leurs couloirs réservés ?
 
réponse à la question relative à la vitesse de circulation des bus dans les couloirs aménagés.
M. LE PRÉFET DE POLICE :
Les services de police effectuent quotidiennement, sur l'ensemble des voies parisiennes, et notamment dans les couloirs bus, une action de surveillance, afin de sanctionner toute infraction qui pourrait y être constatée.
S'agissant du non-respect de la limitation de vitesse par les conducteurs d'autobus, je puis vous indiquer que le système embarqué de la R.A.T.P., dénommé "altaïr", permet d'extraire la vitesse par tronçon de ligne des autobus et de connaître, en temps réel, l'intervalle qui sépare chacun d'entre eux, sur une ligne donnée. Ainsi, cet outil est-il capable de détecter et d'analyser les dysfonctionnements éventuels.
Jusqu'à présent aucune difficulté majeure, qui aurait donné lieu à la rédaction d'un rapport n'a été observée.

 
Séances des 28 et 29 octobre 2002 : question relative à la présence quotidienne de prostituées aux abords de l'établissement " Honoré de Balzac ", 118, boulevard Bessières (17e).
Monsieur le Préfet,
en décembre 2001 j'avais attiré votre attention sur la présence importante et quotidienne de prostituées aux abords de l'établissement Honoré de Balzac situé 118, boulevard Bessières.
Je vous avais demandé, à l'époque, la mise en place d'un périmètre où aucune activité de racolage ne serait tolérée.
En attendant sur le terrain la situation perdure et malgré l'instauration de parkings pour cars, rue Pierre Rebière, on constate la présence constante de camionnettes avec pour vocation le racolage que l'on sait avec aux abords, la présence de prostituées bien souvent mineures.
M. le Préfet, je me fais ici, une nouvelle fois, la porte parole des parents d'élèves, des professeurs et des Membres du Conseil d'Administration d'Honoré de Balzac pour vous demander de faire respecter la loi en matière de racolage actif et de stationnement illicite et vous remercie de prendre des mesures pérennes.
 
réponse à la question relative à la présence quotidienne de prostituées aux abords de l'établissement " Honoré de Balzac ", 118, boulevard Bessières (17e).
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE :
Madame la Conseillère, je vous remercie de poser cette question, cela permet de faire le point sur une question très sensible. Je me permettrai de rappeler en introduction comme vous le savez que la prostitution de voie publique n'est pas en France, en l'état actuel, une activité illégale. En l'état actuel du droit, les forces de police ne peuvent donc réprimer comme tel ce phénomène, seules certaines infractions qui découlent de cette activité sont répréhensibles. Je citerai l'exhibition sexuelle et le racolage actif, s'agissant de racolage, celui-ci est entendu de manière restrictive par la jurisprudence.
En conséquence, les services de police avec les instruments juridiques dont ils disposent s'efforcent de contenir les débordements sur la voie publique. Bien entendu, les évolutions législatives proposées par le Gouvernement et soumises au Parlement devraient permettre l'endiguement de ce phénomène et apporter des réponses juridiques.
Le lycée Honoré-de-Balzac, implanté boulevard Bessières, à proximité immédiate de la porte de Clichy, se trouve dans un secteur où l'activité prostitutionnelle est importante. Une école primaire et l'Ecole nationale de commerce se trouvent également à proximité.
Les services de police ont recensé en journée, boulevard Bessières, entre 8 et 12 prostituées en moyenne. Ces jeunes femmes majeures, originaires de différents pays de l'Est, sont pour la plupart en situation régulière.
Dans le cadre de la lutte contre ce phénomène 18 procédures pour racolage actif ont été établies depuis le début de l'année, dont 6 depuis la rentrée scolaire. Dans le même temps, 35 personnes - je tiens à le souligner - ont été interpellées pour exhibition sexuelle dont 8 dans les rues Pierre-Rebière et Saint-Just.
Il est à noter que les prostituées ont à chaque fois été invitées à s'éloigner de l'école Honoré de Balzac et à décaler leurs horaires de présence afin de préserver la jeunesse. Aucune n'a refusé.
En ce qui concerne les occupantes des camionnettes stationnées sur la rue Rebière, seules quelques-unes exercent leur activité pendant la journée. Les services de police de l'arrondissement répriment - ceci est important - également les infractions diverses au Code de la route, perpétrés tant par les prostituées que par leurs clients.
Au cours du mois de septembre, 185 procès-verbaux pour arrêt dans les couloirs de bus et 152 pour stationnement en double file ont été dressés à l'encontre de clients dans cette zone.
Parallèlement, des opérations d'enlèvements de camionnettes sont régulièrement menées, en particulier dans les deux voies précitées. Depuis la reprise des cours, une vingtaine de ces véhicules ventouses ont été retirés.
Vous avez, comme vous l'avez rappelé, déjà attiré l'attention de la Préfecture de police sur cette zone sensible, je puis vous assurer que le secteur du boulevard Bessières fera l'objet d'une surveillance très stricte des services de la Direction de la Police judiciaire, ainsi que ceux de la Direction de la Police urbaine de proximité, afin de contenir ce phénomène de prostitution dans des lieux fréquentés par des enfants.
Je vous demande de bien vouloir vous faire l'écho auprès des parents d'élèves et de la communauté des enseignants de la volonté des services de police de lutter contre ce phénomène dans cette zone.

 
Séances des 18 et 19 mars 2002 : question relative aux nuisances provoquées par deux associations africaines basées, 50, rue Sauffroy en rez-de-chaussée (17e).
Le quartier Guy-Môquet - Sauffroy (17e), connaît de très graves nuisances provoquées par deux associations africaines basées, 50, rue Sauffroy en rez-de-chaussée.
Les riverains vivent depuis plusieurs mois un véritable calvaire :
- nuisances sonores 7 jours sur 7 (et particulièrement la nuit de 22 heures à 6 heures) avec hurlements sous les fenêtres, klaxons, bruits de bouteilles brisées...) ;
- agressions verbales et physiques ;
- saleté (poubelles déversées sur le trottoir, urine devant les portes d'immeubles, odeurs diverses...) ;
- menaces de représailles ;
- stationnement anarchique et dangereux.
Les habitants, victimes de cette situation sont désespérés. Le sentiment d'impunité et l'absence d'action forte de la police engendrent dans la population un mouvement de révolte.
La paupérisation de la rue Sauffroy est flagrante, les propriétaires bradent leurs biens et les locataires des appartements se succèdent.
La ghettoïsation de ce secteur est réelle.
M. le Préfet de police peut-il envisager une opération coup de poing sur ce secteur et que ces établissements fassent l'objet d'un contrôle de police ainsi que des services sanitaires de la Préfecture ?
 
réponse à la question relative aux nuisances provoquées par deux associations africaines basées, 50, rue Sauffroy en rez-de-chaussée (17e).
M. LE PRÉFET DE POLICE :
Six établissements africains situés rue Sauffroy dans le 17e arrondissement ont attiré l'attention des services de police. Ils fonctionnent sous couvert de restaurants associatifs, mais sont souvent des débits de boissons illicites.
Les deux établissements "Association tout pays" et "les Amis de Zaiko Langa Langa", situés 50, rue Sauffroy à Paris 17e, font l'objet d'une attention particulière des services de police.
L'"Association tout pays", régie par la loi de 1901, est exploitée comme un restaurant sous une petite licence restaurant et une licence I.
Sur proposition de la Direction de la Police urbaine de proximité, ce commerce a fait l'objet d'une fermeture administrative de trente jours, le 16 novembre 2000. Cette fermeture était motivée par diverses infractions à la législation sur les débits de boissons et par des troubles à l'ordre public.
Le 30 avril 2001, un avertissement a été infligé à la gérante de cette association, pour tapage nocturne, présence de consommateurs dans un local associatif après l'heure légale de fermeture et troubles à la tranquillité du voisinage.
Aucun autre incident n'a été constaté depuis.
L'association "les Amis de Zaiko Langa Langa", également régie par la loi de 1901, est un restaurant exploité sous une grande licence restaurant.
Toujours sur demande de la Direction de la Police urbaine de proximité, ce commerce a fait l'objet d'une fermeture administrative de trois semaines, le 28 septembre 2001, pour diverses infractions à la législation sur les débits de boissons et troubles à l'ordre public.
Depuis cette date, aucun fait nouveau n'a été constaté par les services de police locaux.
J'ajoute que les exploitants de ces deux établissements ne bénéficient pas d'une autorisation préfectorale leur permettant de maintenir leurs locaux ouverts au-delà de l'heure réglementaire de fermeture fixée à 2 heures du matin par l'ordonnance préfectorale du 1er juin 1948.
Les riverains se plaignent essentiellement de nuisances sonores occasionnées par des rassemblements bruyants de consommateurs qui fréquentent ces deux associations.
Ces doléances étaient particulièrement importantes durant l'été 2001. Une plainte a notamment été déposée par le syndic de l'immeuble pour tapage (cris et disputes) et dégradations de l'immeuble le 20 juillet 2001.
Les propriétaires des murs et les responsables de ces deux associations ont été convoqués par les services de police en septembre 2001 et informés des nuisances occasionnées par le fonctionnement de leurs commerces.
Depuis cette date, un seul appel téléphonique a été enregistré auprès du commissariat central du 17e arrondissement tandis qu'aucune plainte pour violence ou menace n'a été déposée au commissariat local.
Parallèlement, depuis l'été 2000, des opérations de verbalisation et d'enlèvement ont été intensifiées, la nuit, à l'encontre des véhicules des personnes fréquentant ces associations.
Cette action a permis d'améliorer très sensiblement la situation et actuellement ces opérations ne sont plus que ponctuelles. Ainsi, le 5 mars 2001, 21 verbalisations et 11 enlèvements ont été effectués.
Sur l'ensemble de la rue Sauffroy, 190 contraventions au stationnement ont été relevées durant les six derniers mois.
En dehors de ces associations, le quartier connaît effectivement certaines difficultés, mais d'une ampleur mesurée. Ainsi, depuis le mois de septembre 2001, 24 plaintes ont été déposées, essentiellement pour des vols, des dégradations légères de biens privés et des cambriolages.
Aucun lien formel entre ces infractions et les associations ne peut néanmoins être établi.
Toutefois, la surveillance de ces établissements reste maintenue et toute nouvelle infraction constatée entraînera immédiatement une nouvelle fermeture administrative.

 
Séances des 18 et 19 mars 2002 : question relative à la sécurité routière.
Monsieur le Préfet de police,
la sécurité routière à Paris a été récemment mise à mal avec la publication des derniers chiffres.
Pouvons-nous avoir le détail des causes de ces nombreux accidents (piétons, vélos, voitures, motos, autobus, etc...) et savoir ceux qui sont en rapport avec l'installation de séparateurs en béton de 320 x 155 mm, à l'occasion de la mise en site propre des couloirs de bus ?
 
Séances des 18 et 19 mars 2002 : réponse à la question relative à la sécurité routière.
M. LE PRÉFET DE POLICE :
Comme je vous l'indiquais lors de précédents Conseils, la lutte contre l'insécurité routière est une préoccupation constante de la Préfecture de police qui veille a ce que chaque usager de la voie publique adopte un comportement respectueux des règles édictées par le Code de la route.
Son action se traduit, d'une part, par de fréquents contrôles routiers consistant à réprimer les infractions aux règles du Code de la route qui sont à l'origine des accidents, notamment celles relatives à la vitesse qui sont les plus accidentogènes, mais aussi à l'alcool.
C'est ainsi, à titre d'illustration, que 54.489 procès-verbaux de contravention ont été dressés pour excès de vitesse et 3.337 pour alcoolémie au volant au cours de l'année 2001.
Elle comporte, d'autre part, un volet préventif qui consiste en des opérations de sensibilisation dans les différents établissements scolaires (écoles, collèges, lycées et facultés) ainsi qu'auprès de professionnels (S.N.C.F., écoles d'infirmières, La Poste, etc.).
Je rappelle qu'en 2001, le nombre d'accidents corporels constatés dans la capitale a diminué par rapport à l'année précédente, mais que leur gravité s'est sensiblement accrue.
Vous trouverez ci-joint les statistiques relatives au nombre des accidents de la circulation, en 2001, répartis selon la catégorie de l'usager présumé responsable, ainsi que le bilan des accidents corporels de la circulation recensé depuis la mise en place en septembre 2001 des séparateurs de couloirs bus.
Pour ces derniers, il apparaît ainsi que 14 accidents légers se sont produits sur les sites où avaient été mis en place ces aménagements.
Selon les informations apportées lors d'une réunion de la commission extra municipale pour le vélo présidée par M. BAUPIN, adjoint au Maire de Paris chargé de la voirie et des déplacements, les premiers éléments de comparaison des accidents de deux-roues motorisés dans les couloirs bus mis en site propre à partir du mois de septembre 2001 indiquaient une baisse de près de 50 % des sinistres concernant ces usagers par rapport à la même période de l'année précédente.
Je précise, d'autre part, qu'un autre groupe de travail piloté par la Mairie de Paris, et auquel participe la Préfecture de police, a été mis en place au mois de mars 2002 en vue de dégager des propositions en particulier pour les conducteurs des deux-roues motorisés. Cependant, je me dois d'observer que la problématique de l'évolution des accidents de la route ne peut se limiter à la seule vision des causes immédiatement perceptibles.
En effet, la violence routière paraît relever également en partie d'une perception trop limitée des usagers des conditions dans lesquelles peuvent s'effectuer les déplacements urbains sur la voie publique. Il est constaté, à cet égard, que les deux tiers des accidents interviennent au niveau national en milieu urbain alors que la Ville n'est pas perçue comme étant le lieu majeur des sinistres.
C'est d'ailleurs sur ce thème qu'une campagne nationale de la délégation interministérielle à la sécurité routière sera organisée, au mois d'avril prochain, afin de sensibiliser toutes les catégories d'usagers au risque de proximité.
Elle est destinée essentiellement à modifier le comportement de tous les acteurs, qu'ils soient piétons ou conducteurs de véhicules de tout type, pour qu'ils déploient en commun des efforts afin d'améliorer les conditions de sécurité de l'ensemble des usagers des voies parisiennes.
Il semble en effet qu'un certain nombre d'évolutions de choix personnels en matière de mode de locomotion, notamment, l'utilisation d'un véhicule à deux roues au lieu d'un véhicule à quatre roues, paraissent être motivés par le souci de se soustraire aux embarras de circulation dans la mesure où certains usagers les utilisent pour se faufiler entre les véhicules, voire pour circuler sur les trottoirs ou en sens interdit.
Il est évident que les adeptes d'une telle conduite n'ont pas recours aux transports en commun, pourtant plus adaptés aux déplacements urbains dans un trafic aussi dense que celui de la Capitale.
Aussi, s'avère-t-il dans ces conditions que les travaux menés par les différents partenaires concernés, auxquels la Préfecture de police collabore, dans la perspective d'un usage civilisé du milieu urbain, reposent sur la responsabilité de chaque usager et non des seules autorités publiques.
Répartition en 2001 des accidents selon la catégorie de l'usager présumé responsable
Catégorie
d'usagers
Nombre
d'accidents
Pourcentage
d'accidents
Piéton 1.358 16.2
Vélo 155 1.9
Cyclo 700 8.4
Moto 1.330 15.9
Véhicule léger 4.623 55.3
Poids lourd 120 1.4
Autre 75 0.9
Total des accidents de voie publique avec un présumé responsable identifié 8.361 100.0
Les principales infractions constatées :
1.340 : vitesse excessive en raison des circonstances ;
787 : traversée de la chaussée par un piéton à moins de 50 mètres d'un passage ;
694 : changement de direction sans précaution ;
530 : inobservation de la priorité d'un piéton ;
517 : inobservation de la priorité à droite ;
499 : demi-tour ou marche arrière sur chaussée ;
494 : changement de file irrégulier ;
492 : conduite en état d'ivresse manifeste ;
452 : franchissement du feu au rouge fixe ;
281 : traversée de la chaussée par un piéton en dehors du temps réglementaire.
Caractéristique Lieu
Accident mortel Accident grave Accident léger En intersection Hors intersection Voie bus
Rue de Rivoli / rue Marengo 75001     1 1   1
96, bd de Sébastopol 75003     1   1 1
57, quai des Grands-Augustins 75008     1   1 1
Rue de Rivoli / rue Marengo 75001     1 1   1
Bd de Strasbourg / rue du Château d'Eau 75010     1 1   1
Rue de Rivoli / rue des Archives 75004     1 1   1
Bd de Sébastopol / rue aux Ours 75003     1 1   1
Bd de Sébastopol / rue Réaumur 75003     1 1   1
Rue de Rivoli 75001     1   1 1
Bd de Sébastopol / rue Reynie 75004     1 1   1
Bd de sébastopol / rue blondel 75003     1 1   1
Bd de Sébastopol / rue aux Ours 75003     1 1   1
Bd de Sébastopol / rue aux Ours 75003     1 1   1
Rue de Rivoli / rue du Pont Neuf 75001     1 1   1
  0 0 14 11 3 14
  Impliqués Circonstances
Présumé responsable Infraction
Piéton
2 roues
4 roues
Piéton
2 roues
4 roues
Rue de Rivoli / rue Marengo 75001    
2
   
1
Changement de direction sans précaution
96, bd de Sébastopol 75003  
1
   
1
 
Vitesse excessive en raison de circonstances (chute sur sépatateur)
57, quai des Grands-Augustins 75008  
1
1
 
1
 
Circulation dans la voie réservée aux bus
Rue de Rivoli / rue Marengo 75001    
2
   
1
Changement de direction sans précaution
Bd de Strasbourg / rue du Château d'Eau 75010  
1
1
 
1
 
Circulation dans la voie réservée aux bus
Rue de Rivoli / rue des Archives 75004    
2
   
1
Changement de direction sans précaution
Bd de Sébastopol / rue aux Ours 75003    
2
   
1
Changement de direction sans précaution
Bd de Sébastopol / rue Réaumur 75003  
2
   
1
 
Délit de fuite
Rue de Rivoli 75001  
1
1
 
1
 
Circulation dans la voie réservée aux bus
Bd de Sébastopol / rue Reynie 75004  
1
1
   
1
Changement de direction sans précaution
Bd de sébastopol / rue blondel 75003  
1
1
 
1
 
Circulation dans la voie réservée aux bus
Bd de Sébastopol / rue aux Ours 75003  
1
1
 
1
 
Circulation dans la voie réservée aux bus
Bd de Sébastopol / rue aux Ours 75003  
1
1
 
1
 
Circulation dans la voie réservée aux bus
Rue de Rivoli / rue du Pont Neuf 75001    
2
   
1
Circulation dans la voie réservée aux bus
 
0
10
17
0
8
6
 

 
Séances des 11 et 12 février 2002 : question relative à la présence de vendeurs à la sauvette les samedis, avenue de Saint-Ouen (17e).
Monsieur le Préfet de police,
il est devenu fréquent pour ne pas dire habituel de voir désormais, avenue de Saint-Ouen (17e), de nombreux vendeurs à la sauvette et de manière systématique tous les samedis.
Leur présence cause de vraies difficultés pour les commerçants en terme de concurrence déloyale et occasionne une véritable gêne pour la circulation piétonnière.
Aussi, Monsieur le Préfet, pouvez-vous indiquer les mesures que vous pouvez prendre pour remédier à cette situation, génératrice de tensions et aux conséquences économiques fortes pour les commerçants ?
 

réponse à la question relative à la présence de vendeurs à la sauvette les samedis, avenue de Saint-Ouen (17e)

M. LE PRÉFET DE POLICE :
La forte concentration de vendeurs à la sauvette sur certains sites du 18e arrondissement, tels Montmartre et Pigalle, et les nuisances qui en découlent ont conduit les effectifs locaux de la Direction de la Police urbaine de proximité à engager des actions spécifiques pour lutter contre ce phénomène.
Lors de ces opérations, les policiers ont constaté que certains contrevenants se déplaçaient, de façon aléatoire, en direction de l'avenue de Saint-Ouen. Cette situation a amené les effectifs du commissariat du 17e arrondissement à renforcer leur présence sur ce site, notamment le samedi.
Au-delà de l'effet particulièrement dissuasif de cette présence, l'action menée dans ce secteur s'est traduite par plusieurs procédures pour vente à la sauvette, avec saisie de denrées non périssables, établies au cours du dernier trimestre 2001.
Je rappelle que cette infraction, prévue par l'article R. 644-3 du Code pénal, est sanctionnée par une amende de 4e classe et la confiscation éventuelle des objets destinés ou ayant servi à commettre l'infraction ou des objets résultant de leurs ventes.

Sensibilisés à cette situation, je puis vous assurer que les effectifs locaux concernés maintiendront une présence soutenue dans le secteur de l'avenue de Saint-Ouen.