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Questions au Préfet de police 2007

Archives des questions au Préfet de police : 2006 2005 2004 2003 2002 2001

 

CONSEIL DE PARIS
Séances des 12 et 13 février 2007
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Question Orale à M. le Préfet de Police relative aux enlèvements de voitures

Si l'incivisme va grandissant dans le domaine du stationnement, force est de constater que Paris a perdu depuis ces dernières années, des milliers de places de stationnement.

C'est pourquoi, la politique de mise en fourrière mérite sûrement d'être regardée avec attention quant à la manière dont elle est effectuée localement. En effet, certains endroits nécessitent plus que d'autres, des enlèvements de véhicules eu égard aux conséquences éventuelles que cela peut entraîner.

Aussi, constatant que certaines rues font l'objet de passages systématiques de la fourrière, quand d'autres ne la voient jamais passer (alors que des stationnements abusifs en double file ou gênant la circulation au carrefour sont régulièrement constatés), serait-il possible, concernant la politique d'enlèvement de véhicules mal garés, d'associer les élus et le commissariat local qui sont les plus à même d'identifier les emplacements les plus gênants ?

Réponse à cette question :

L'enlèvement et la mise en fourrière des véhicules ont pour objet d'assurer le respect des prescriptions réglementaires en matière de circulation et de stationnement, telles qu'elles sont prévues par le code de la route ou qu'elles ont été définies par la Préfecture de Police et la Ville de Paris.
Le choix des sites prioritaires en matière de verbalisation est effectué par les commissariats centraux d'arrondissements, en fonction de la gravité des infractions et de la gêne occasionnée. Ainsi, les zones de livraisons, les emplacements réservés aux personnes handicapées ou aux " transports de fonds " entrent dans les objectifs prioritaires dc la répression, dans la mesure où ces infractions génèrent les principales gênes à la circulation.
La SIC-Enlèvements de la Direction de la Police Urbaine de Proximité centralise les demandes qui sont retransmises aux véhicules des sociétés d'enlèvements, compte tenu de leur position et de leur secteur d'intervention.
L'utilisation d'un logiciel cartographique allié aux statistiques de la verbalisation et des enlèvements permet, depuis le second semestre 2006, une meilleure analyse des besoins et apporte, par conséquent, une réponse rapide et adaptée à la gêne ressentie par les habitants des quartiers de Paris.
Les élus et les Parisiens me font part régulièrement de leurs préoccupations en matière de stationnement à Paris, notamment sur le manque de places ou sur les problèmes liés aux enlèvements de véhicules.
J'attache de l'importance à faire étudier chaque cas signalé et à
répondre aux préoccupations des riverains.
Une attention particulière sera apportée aux secteurs que vous aurez identifiés comme nécessitant des enlèvements de véhicules.

 

Question Orale à M. le Préfet de Police relative au délai d'intervention des sapeurs-pompiers

Brigitte KUSTER et les élus du groupe U.M.P. aimeraient savoir s'il a été constaté un allongement des délais d'intervention des pompiers depuis les nouveaux aménagements de voirie de la municipalité actuelle.

Réponse à cette question :

L'étude des statistiques portant sur les six dernières années (de 2000 à 2005) des délais de présentation sur les lieux des interventions des véhicules d'incendie et de secours de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris fait apparaître une légère augmentation de ces délais.
En effet, actuellement, le premier engin se présentant sur une intervention dans Paris met en moyenne moins de 8 minutes pour se rendre sur le site du sinistre. Cette durée moyenne était de moins de 7 minutes en 2000.
Il n'existe cependant pas d'outil statistique permettant d'évaluer l'impact négatif ou positif des nouveaux aménagements de voirie sur les délais d'intervention des engins de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.