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Questions au Maire 2001

Archives des questions au Maire : 2006 2005 2004 2003 2002 2001

 

 

 

Séances des 3 et 4 décembre 2001

 

Séances des 19 et 20 novembre 2001

 

Séances des 22 et 23 octobre 2001

 

Séances des 21 et 22 mai 2001

 


 

Séances des 3 et 4 décembre 2001 : question relative à la participation des Conseillers de Paris aux commissions extra-municipales.

Mme Brigitte KUSTER et les membres du groupe " Rassemblement pour la République et apparentés " souhaiteraient connaître s'il est possible que, dans le cadre des Commissions extra-municipales, les Conseillers de Paris siégeant dans la Commission ad hoc du Conseil puissent être invités à y participer ? Exemple : les membres de la 3e Commission (transports) pour la Commission extra municipale sur les déplacements. Cette demande correspond au souhait d'information et de participation active à la vie de la cité.

réponse à la question relative à la participation des Conseillers de Paris aux commissions extra-municipales.

M. Christophe CARESCHE, adjoint :

Les commissions extra-municipales ont pour objet de débattre des domaines les plus importants de l'action municipale dans le cadre de grands rendez-vous périodiques avec les partenaires concernés représentant les collectivités territoriales, l'Etat, les associations, les acteurs économiques et les organismes compétents.

Bien entendu, la Municipalité actuelle souhaite développer ces structures et améliorer les procédures de concertation avec les différents acteurs.

La demande de Mme KUSTER, d'y faire participer les Conseillers de Paris siégeant dans les commissions ad hoc du Conseil, paraît tout à fait acceptable et s'inscrit dans cette optique d'ouverture et de concertation.

 

 

 


 

Séances des 19 et 20 novembre 2001 : question relative à l'installation d'un centre de tri de déchets à Paris.

En qualité de représentante du Conseil de Paris au Conseil d'administration du SYCTOM, Mme Brigitte KUSTER a appris que la Ville de Paris envisageait d'implanter un centre de tri de déchets dans l'un des 4 arrondissements suivants : 12e, 15e, 17e et 18e arrondissements.

Sans remettre en cause le bien fondé de cette mesure qui correspond à un véritable besoin et demande un effort global, M. le Maire de Paris peut-il préciser où en sont les investigations sur cette future implantation.

Par ailleurs, M. le Maire de Paris peut-il nous préciser comment est-il envisagé concrètement et à quelles échéances le suivi et la réalisation de ce projet ?

 

réponse à la question relative à l'installation d'un centre de tri de déchets à Paris.

M. Yves CONTASSOT, adjoint :

Le Plan d'élimination des déchets ménagers et assimilés de Paris a été approuvé par le Préfet de Paris le 16 octobre 2001. Il fixe parmi les principales priorités la généralisation de la collecte sélective comme mode de valorisation des déchets pour réduire le plus possible la mise en décharge et limiter le recours à l'incinération.

La nouvelle municipalité partage entièrement cette approche et souhaite donner à la collecte sélective toute la place qui lui revient. Pour cela, il est nécessaire de disposer de capacités de tri importantes à proximité des zones de collecte afin de mieux maîtriser les transports de déchets.

La recherche de sites susceptibles de recevoir des centres de tri a été engagée sous la précédente mandature, sans que des choix aient été faits sur les sites à retenir.

En pleine collaboration avec le nouveau président du SYCTOM, le Maire de Paris a chargé les services municipaux de relancer les études concernant les sites techniquement envisageables pour l'implantation de centres de tri et de constituer des dossiers détaillés afin de permettre une concertation efficace avec les élus et la population. Dans un souci de coopération avec l'ensemble des communes associées à la Ville de Paris au sein du SYCTOM, il appartiendra naturellement à ce syndicat de conduire la réalisation des installations de tri nécessaires et d'organiser leur fonctionnement.

Les dossiers techniques devraient être prêts au début de l'année 2002 afin qu'une concertation constructive puisse s'engager rapidement.

 


 

Séances des 22 et 23 octobre 2001 : question relative à la réhabilitation de l’immeuble, 13, rue Biot (17e).

Depuis de nombreux mois, l’immeuble situé 13, rue Biot (17e) était occupé par des squatters dont l’agressivité perturbait gravement la vie du quartier. Cette situation, illégale et dangereuse, avait conduit, dès sa prise de fonction en avril 2001, Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement, et son équipe municipale à interpeller à de nombreuses reprises la Préfecture de police et l’O.P.A.C. de Paris, propriétaire de l’immeuble.

Ces interventions ont trouvé un début de réponse avec l’expulsion des squatters. Aussi, l’O.P.A.C. de Paris peut-il à présent reprendre possession de son immeuble, dont il était prévu qu’il soit transformé dans sa totalité et réhabilité en logements pour étudiants.

M. le Maire de Paris peut-il assurer, à ce stade, à Mme Brigitte KUSTER et aux membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" que le programme initial, prévoyant 24 logements pour étudiants, sera bien effectué et dans quel délai il sera réalisé.

 

réponse à la question relative à la réhabilitation de l’immeuble, 13, rue Biot (17e).

M. Jean-Yves MANO, adjoint :

Il reste à ce jour quatre occupants dans cet hôtel de 24 chambres acquis fin février 2001 par l'O.P.A.C. de Paris.

Trois d'entre eux bénéficiant d'un ordre de réquisition vont déménager dans la semaine du 15 au 20 octobre 2001. La Commission d'Attribution de Logements a proposé leur relogement.

Un dernier occupant sans droit ni titre est en cours d'expulsion. Le commandement de quitter les lieux lui a été signifié le 3 octobre 2001, avec un délai de 2 mois accordé par le Juge. Compte tenu de ces délais, et dans la mesure où cet occupant vient de signer un contrat de travail à compter du 1er novembre, l'Office, en concertation avec l'association chargée du suivi social des habitants de ce bâtiment, va prendre en charge son hébergement en chambre d'hôtel pendant 1 mois à compter du 20 octobre prochain.

Cette disposition permettra de fermer complètement l'immeuble afin d'éviter toute nouvelle tentative de squat.

La déclaration de travaux pour la réhabilitation du bâtiment sera déposée en décembre 2001 pour un début de chantier à l'été 2002 et une livraison à la rentrée scolaire 2003.

Le projet de réaménagement consiste à créer environ 16 chambres d'étudiants équipées de kitchenettes et de sanitaires.

 


   

Séances des 22 et 23 octobre 2001 : question relative au projet d'acquisition, par la Ville de Paris, du terrain de la petite ceinture situé le long de la rue Ernest-Roche (17e).

Monsieur le Maire,

une question de caractère local qui concerne le 17e arrondissement où, le long de la rue Ernest-Roche, une portion de voie ferrée de la Petite ceinture exaspère de très nombreux riverains.

En effet, cette portion est devenue un véritable terrain à l'abandon et c'est un lieu de dépotoir en tous genres ainsi qu'un repère de la délinquance qui trouve abri sous un tunnel pour tous les trafics que l'on peut imaginer.

Dès le mois d'avril 2001 la majorité municipale du 17e, avec Françoise de PANAFIEU, a multiplié les interventions tant auprès de la Mairie de Paris que de la S.N.C.F. et du R.F.F.

Cette action énergique et volontariste est complémentaire de la mobilisation de la population qui par voie de pétition a entraîné le projet d'acquisition de ce terrain par la Ville.

Aussi pourrions-nous savoir, Monsieur le Maire, où en est la procédure d'acquisition et par ailleurs à quelle échéance le projet de "coulée verte" souhaité par la majorité municipale du 17e sera-t-il réalisé afin d'améliorer le cadre de vie des habitants de cet arrondissement.

Je vous remercie.

 

Séances des 22 et 23 octobre 2001 : réponse à la question relative au projet d'acquisition, par la Ville de Paris, du terrain de la petite ceinture situé le long de la rue Ernest-Roche (17e).

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint :

Je crois pouvoir apporter des réponses précises à Mme KUSTER puisque c'est le 8 juin 2001 que les services municipaux ont reçu une demande d'acquisition de Réseau ferré de France concernant le terrain dont il est question pour un coût de 5 millions 148.000 F.

Compte tenu du projet municipal de réaliser un espace vert sur cette parcelle, une décision de préemption a été notifiée le 6 août 2001. La Direction des Services fiscaux de Paris a jugé le prix de vente acceptable et donc la cession de ce bien au profit de la Ville est réputée définitive. Depuis lors elle fait l'objet de régularisation devant notaire, c'est-à-dire de l'établissement d'un acte notarié.

Dès que cette formalité sera accomplie, le prix de cession sera payé au vendeur R.F.F. et le terrain sera remis à la Direction des Parcs et Jardins et des Espaces verts, probablement, vers février prochain.

Compte tenu des délais de la réalisation du jardin qui est censé venir s'implanter sur cette parcelle, la date de livraison devrait se situer dans les tous premiers mois de 2003

 


 

Séances des 21 et 22 mai 2001 : question relative à la circulation automobile sur les voies sur berges.

Monsieur le Maire,

quel week-end !

En deux jours, nous apprenons, merci la presse, que premièrement vous avez arrêté votre choix sur le tracé du futur tramway, à savoir celui des boulevards des Maréchaux sans avoir entendu le nouveau Conseil de Paris sur ce sujet.

Belle conception du rôle des élus !

Deuxièmement, et toujours dans la même logique qui semble être celle qui va colorer votre mandature, à savoir l'effet d'annonce, nous apprenons que vous pensez fermer les voies sur berges de la mi-juillet à la mi-août en vue de rendre cette mesure définitive.

On nous fait savoir que les amoureux de Paris apprécieront, certes, mais quid des amoureux de Paris automobilistes ?

Avez-vous donc, Monsieur le Maire, la mémoire si courte que vous ayez déjà oublié ce qu'était la circulation à Paris au moment où, en raison des crues de la Seine, les berges ont été fermées ?

Des heures perdues dans les embouteillages pour des milliers de Parisiens et une concentration de pollution jamais atteinte.

Donner plus d'espace aux cyclistes, rollers, piétons, c'est une priorité que nous partageons, mais pas n'importe comment et pas n'importe quand ; vous avez confondu vitesse et précipitation pour un effet d'annonce.

Où est la consultation ?

On apprend que votre adjoint à la circulation précise "qu'il y a 95 % de chance que cela se fasse". On peut s'inquiéter, c'est la vie au quotidien de milliers de Parisiens qui est en jeu. La circulation doit faire l'objet d'études et de simulations.

Avez-vous obtenu des mesures de compensation en fréquence de circulation et en amplitude de service ?

Nous avons eu récemment une expérience grandeur nature de la fermeture des berges, croyez-vous qu'elle était si probante pour l'envisager de manière définitive ?

Nous attendons avec intérêt votre réponse au nom des Parisiens qui empruntent chaque jour ces axes.

 

réponse à la question relative à la circulation automobile sur les voies sur berges.
M. LE MAIRE DE PARIS :
Vous n'allez pas être déçue.
Je voulais simplement vous dire, chère Madame, que lorsque des débats ou des décisions ont déjà été prises par l'ancienne mandature, mon devoir est de poursuivre. Et peut-être savez-vous qu'un contrat de plan Etat-Région a été acté par la Région, l'Etat et la Ville de Paris et qu'il s'est déjà exprimé sur une partie du tronçon du tramway. Certes la concertation a eu lieu, certes la nouvelle équipe souhaite faire plus, mais ce qui a été acté par l'ancienne, comme je l'avais dit sur un autre sujet au moment du budget, nous poursuivons sauf si nous décidons de défaire, mais telle n'est pas mon intention. C'est plutôt améliorer que de ne pas honorer la parole donnée par la Ville de Paris, c'est le cas aussi sur le terrain universitaire.
Des choses ont été faites avant nous. Contrairement à ce que vous semblez penser, on n'a pas l'impression que Paris et né le 18 mars 2001.
La parole est à Denis BAUPIN.
M. Denis BAUPIN, adjoint :
Monsieur le Maire, vous avez répondu sur la question du tramway et sur la concertation qui est entamée ; Madame, vous pouviez venir, si vous le souhaitiez, aux réunions de la commission extra-municipale et vous pourrez participer aux réunions publiques qui auront lieu dans le cadre de la concertation.
Je vous rappelle malgré tout qu'une élection municipale a eu lieu il y a quelques semaines ; une majorité est issue des urnes qui avait proposé de faire le tramway sur les boulevards des Maréchaux.
Sur les voies sur berges : depuis quelques années, le dimanche, les voies sur berges sont réservées aux piétons, cyclistes, rollers. C'est une demande des écologistes. Que n'avions-nous pas entendu alors sur les conséquences sur le trafic automobile ? Aujourd'hui personne n'imaginerait revenir en arrière. Nous proposons de réitérer l'opération entre le 15 juillet et 15 août où la circulation automobile est l'équivalent du dimanche le reste de l'année. Nous proposons que cet espace soit ouvert aux touristes, animé par les artistes de rue, activités ludiques et culturelles consacrées à la promenade.
Nous travaillons sur ce projet avec la Préfecture de police et nous allons entamer la consultation avec les maires d'arrondissement, les associations de commerçants, de cyclistes, de rollers.
On a aujourd'hui un site exceptionnel, des voies sur berges classées par l'U.N.E.S.C.O. C'est la seule autoroute urbaine classée par l'U.N.E.S.C.O. ! Nous proposons de la consacrer cet été à l'activité des rollers, cyclistes et piétons.
Je tiens à vous le rappeler, car il ne faut pas se priver de ce genre de plaisir, que la proposition que nous faisons rentre dans l'esprit du Plan de déplacement urbain issu de la loi sur l'air de Mme LEPAGE sous une majorité conduite par un Président de la République, auquel vous êtes attachés, et qui est aujourd'hui devenu écologiste.
Nous allons donc poursuivre ce travail d'expérimentation pour voir comment faire en sorte qu'à Paris, il y ait moins de place pour la voiture. Nous allons le faire sans dogmatisme mais sans frilosité. Et je fais le pari que d'ici quelques mois, cette opération sera plébiscitée par les touristes et les Parisiens qui restent à Paris pendant l'été.