Séances
des 13 et 14 décembre 2004
Intervention
sur le fonctionnement de l'administration parisienne
Monsieur
le Maire,
D'abord
permettez-moi de m'étonner de l'absence du Maire de
Paris au moment de la discussion budgétaire alors que
nous aurions aimé le voir présent lors de ce débat,
-moment clé de la vie Municipale-. Malgré cela, c'est
à lui que s'adresse mon propos. Ainsi Monsieur le Maire,
ce matin lors de la présentation de votre budget vous
vous prétendiez "parfait gestionnaire" préférant le
redéploiement à la création d'emplois, or les besoins
sont évidents et ressentis non seulement par les Parisiens
eux-mêmes, ne serait-ce qu'en matière de propreté, (des
agents et des moyens supplémentaires seraient en effet
les bienvenus), mais l'attente est aussi réelle au sein
de votre administration.
Et
fort est de constater que les signes que vous adressez
à l'encontre du personnel de la Ville sont pour le moins
désespérants. En effet, selon un récent article paru
dans " L'Express ", qui vous était consacré, certains
élus, conseillers de Paris, parmi lesquels certains
de vos adjoints se plaindraient du fait que " beaucoup
d'agents doivent leur place à Chirac puis à Tiberi ".
Dans vos rangs on prétendrait même que vous auriez "
dû nettoyer un peu plus ". Certaines Directions seraient
plus que d'autres montrées du doigt, notamment celle
de la propreté, qui serait qualifiée de " repaire d'anciens
militants RPR ", et dans lesquels il y aurait été constaté
" quelques cas avérés de sabotage ".
La
réalité, Monsieur le Maire, c'est que vous avez, malgré
vos déclarations et quelques exceptions médiatisées,
pratiqué une véritable chasse aux sorcières, à des niveaux
qui dépassent largement le remplacement naturel des
directeurs. Les lenteurs de la justice administrative
ne permettent pas encore de déterminer avec précision
et dans sa globalité, le nombre de recours qui ont été
déposés contre les décisions souvent arbitraires imposées
aux agents de cette ville. Mais les témoignages, et
les attendus des jugements du Tribunal administratif
et de la Cour Administrative d'appel de Paris favorables
à ces mêmes agents commencent à nous parvenir et ils
finiront par être rendus publics. II y a donc quelque
chose d'insupportable dans vos propos.
D'abord
parce que c'est inexact : la totalité des actuels Directeurs
de la Ville de Paris ont été désignés par vous, dont
un seul aujourd'hui en charge d'une direction opérationnelle
est issu de l'ancienne mandature.
Ensuite
parce que c'est indécent : cette méfiance affichée à
l'égard des fonctionnaires municipaux, recrutés sur
concours dois-je le rappeler, est en réalité une preuve
d'incapacité à la faire fonctionner de manière cohérente
et moderne. La récente enquête effectuée par la DRH
auprès des cadres de la Ville de Paris démontrerait,
y compris au sein de vote cabinet, une totale incompréhension
des objectifs fixés et des méthodes de travail qui leur
sont imposées.
Cette
incapacité à manager, Monsieur le Maire, est de votre
responsabilité et de celle de votre Secrétariat général
; elle ne peut être imputée à des pseudo " traîtres
à la cause de la Municipalité " : le temps des boucs
émissaires est révolu et seule la méfiance à l'égard
de l'Administration explique la paralysie. C'est pourquoi
nous souhaiterions que l'enquête évoquée plus haut soit
communiquée aux Conseillers de Paris. Cette publication
permettra peut être de faire comprendre aux élus de
la majorité municipale, qui sous couvert d'un anonymat
facile, mettent en cause l'impartialité et le professionnalisme
de tous les fonctionnaires, que ce type de déclarations
nuit gravement aux intérêts des Parisiens. Le budget
était l'occasion de répondre aux attentes des Parisiens
et de votre administration, il n'en est rien. Nous ne
pouvons que le regretter et le souligner.
Intervention
relative à l'avenant n° 2 au marché d'assistance à maîtrise
d'ouvrage pour l'aide au pilotage et à la conduite du
projet de mise en place du tramway entre le Pont du
Garigliano et la Porte d'Ivry (13ème, 14ème et 15ème)
Par
l'assistance à maîtrise d'ouvrage du tramway on nous
propose un nouvel avenant. C'est le deuxième qui porte
le montant du marché à 25 % de plus que celui d'origine.
C'est au total plus de 2,5 Millions d'euros que coûte
cette assistance à la maîtrise d'ouvrage. Il serait
indispensable qu'un bilan actualisé du coût du tramway
soit présenté dès maintenant car nous voyons passer
régulièrement des avenants concernant les déférents
marchés mais nous n'avons pas de vision d'ensemble.
Je
vous demande donc de nous donner ce bilan afin de pouvoir
nous rendre compte où nous en sommes et qu'elle est
l'ampleur de la dérive budgétaire de cette opération.
Intervention
relative au contrat de concession concernant la distribution
de chauffage urbain par vapeur en eau chaude avec la
CPCU
La Ville de Paris est liée par un contrat de concession
concernant la distribution de chauffage urbain par vapeur
en eau chaude avec la CPCU jusqu'en 2017. Vous réécrivez
la convention de concession en y incluant de nouvelles
dispositions concernant l'environnement et plus largement
le développement durable. Vous avez également modifié
le régime financier M. VUILLERMOZ vient d'ailleurs de
le rappeler. Vous justifiez cette nouvelle qui est favorable
au concessionnaire par la nécessité pour ce dernier
de continuer à investir ce qu'il ne paraît pas pouvoir
faire avec les anciennes dispositions. Rappelons que
la concession est actuellement largement équilibrée
et même bénéficiaire et que le concessionnaire a tous
les moyens d'investir sans qu'il soit absolument besoin
de l'aider.
De
plus vous donner à cette mesure un effet rétractif (à
partir de 2001) est-ce bien légal ? Enfin dans la convention
il n'est pas abordé le problème de la sécurité des installations,
or il y a déjà eu des accidents en particulier dans
le 7ème arrondissement à cause de la vétusté des canalisations.
Il nous paraîtrait indispensable que contractuellement
le concessionnaire soit dans l'obligation de faire ausculter
régulièrement ses canalisations par un organisme indépendant
et qu'au vu des résultats de cette auscultation un programme
de renouvellement soit arrêté sous le contrôle de l'autorité
concédante.
En
effet, il s'agit de prendre toutes les mesures pour
éviter que ne se reproduisent des accidents qui peuvent
mettre en jeu la sécurité des parisiens. Nous vous remercions
de nous faire part de votre avis sur cette proposition.
Intervention
relative à l'approbation du principe et des modalités
de réalisation des travaux relatifs à la fourniture
et la pose de bornes de recharge pour véhicules électriques.
Vous
proposez d'acheter de nouvelles bornes de rechargement
en énergie électrique et de modifier celles existantes.
Il serait quant même, à cette occasion, du plus grand
intérêt de faire le point sur l'état du parc de véhicules
électriques à Paris et de son évolution.
Combien
y a t-il à Paris de véhicules électriques en circulation,
combien appartiennent à des parisiens et combien à des
institutions, administrations ou entreprises ? En particulier
combien de véhicules électriques bénéficient actuellement
du stationnement gratuit sur les emplacements payants,
quel est le nombre de véhicules de ce type possédés
par la Ville de Paris ?
Enfin,
quel est le bilan de l'utilisation des bornes situées
sur la voie publique et de celles dans les parkings
publics : nombre d'heures d'utilisation, quantité d'énergie
fournie… ?
Je
vous remercie M. le Maire de porter à notre connaissance
les données que vous auriez sur ces différentes questions
au vu du budget que vous prévoyez y affecter, jusqu'à
240 000 euros rappelons-le !
Vœu
relatif à la chute de la consommation d'eau potable
à Paris
Considérant
que l'évolution des volumes d'eau potable mis en distribution
à Paris est caractérisée depuis octobre 2003 par une
baisse importante et incessante ; . Considérant que
sur les dix premiers mois de l'année 2004, la consommation
du réseau d'eau potable est inférieure de - 8,52 % à
celle de 2003 soit une différence d'environ 17,6 millions
de m3 ; . Considérant qu'une telle chute de la consommation
d'eau ne s'est jamais produite. Pour mémoire elle est
passée de plus de 300 millions de m3 en 1987 à moins
de 230 millions en 2004. . Considérant qu'aucune explication
rationnelle n'est donnée par les spécialistes ; Brigitte
KUSTER et les Elus du Groupe UMP émettent le vœu qu'une
étude soit réalisée rapidement afin d'en rechercher
les causes et que les résultats en soient communiqués
aux Conseillers de Paris.
Vœu
relatif à la création d'un fonds d'aide à la restauration
pour les collégiens.
Considérant
qu'il existe au niveau régional, un fonds d'aide à la
restauration destiné aux familles en difficulté dont
les enfants lycéens bénéficient pour l'accès au service
de restauration ;
Considérant
qu'un tel fonds n'existe pas pour les collégiens au
niveau départemental de Paris, alors que les départements
limitrophes ont déjà créé un tel fonds ;
Considérant
que le Conseil de Paris ne saurait ignorer les difficultés
rencontrées par certaines familles ;
Brigitte
KUSTER et les Elus du Groupe UMP émettent le vœu que
soit créé un fonds départemental d'aide à la restauration
pour les collégiens afin que cesse cette inégalité de
traitement entre collégiens et lycéens parisiens.
Vœu
relatif à la baisse de la consommation d'eau non potable.
Considérant
que les volumes mis en distribution dans le réseau d'eau
non potable sont en baisse continue depuis 2001 passant
de 120 millions de m3 à un peu plus de 70 millions de
m3 ;
Considérant
que sur les dix premiers mois de l'année, la consommation
du réseau d'eau non potable en 2004 est inférieure de
- 17,34 % à celle de 2003 ;
Considérant
la baisse simultanée de la consommation d'eau potable
;
Brigitte
KUSTER et les Elus du Groupe UMP émettent qu'une étude
soit réalisée afin de déterminer s'il est aujourd'hui
souhaitable et rentable de conserver et d'entretenir
à Paris, deux réseaux d'eau dont un réseau d'eau non
potable.
Brigitte
KUSTER et les Elus du Groupe UMP émettent également
le vœu qu'un débat soit organisé sur ce thème dès les
résultats de l'étude connus.
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER et Brigitte MARIANI relatif
au Quartier Vert Jonquière
Considérant
que la municipalité parisienne a décidé conformément
à son contrat de mandature d'engager une politique d'aménagement
de l'espace public ;
Considérant
que la réalisation de quartiers verts est un élément
essentiel de la mise en œuvre de cette politique ;
Considérant
que le Quartier Vert Jonquière peut permettre par ses
aménagements d'améliorer la vie de plusieurs milliers
de personnes ;
Considérant
que le budget de 1,7 millions d'euros pour ce Quartier
Vert est insuffisant à la réalisation des projets travaillés
et étudiés par les services de la Ville à l'issue de
la concertation avec les Associations et les Habitants
;
Brigitte
KUSTER et Brigitte MARIANI émettent le vœu que soit
revu le budget du Quartier Vert Jonquière prenant ainsi
en compte les besoins des habitants en réalisant les
aménagements nécessaires à une meilleure qualité de
vie.
Vœu
relatif au Jardin d'enfants Fernand Pelloutier.
Les jardins d'enfants de l'OPAC ont été créés entre
1921 et 1937, implantés dans les quartiers populaires
de la capitale, au milieu des HLM. Dès leur début, leur
rôle social et éducatif a été reconnu par tous.
Aujourd'hui,
plus de 1.350 enfants âgés de 2,5 ans à 6 ans fréquentent
ces jardins, avant d'entrer en CP. Un jardin d'enfants
de l'OPAC situé 4 rue Fernand Pelloutier, reçoit chaque
jour 60 enfants de l'arrondissement. Ces structures
sont actuellement menacées de fermeture.
Considérant
que la mairie de Paris souhaite, aujourd'hui, supprimer
l'accueil des enfants âgés de plus de quatre ans dans
les jardins de l'OPAC,
Considérant
que cette décision a été prise par le Maire de Paris
sans aucune concertation avec les familles concernées,
Considérant
que cette décision du Maire de Paris est en fait une
manœuvre pour " récupérer " les places de jardins d'enfants
et les transformer en places de crèches et ceci dans
le but d'atteindre les 4.500 places de crèches promises
aux Parisiens lors de sa campagne électorale,
Considérant
que le jardin d'enfants Fernand Pelloutier répond et
correspond aux souhaits et aux attentes des parents
et des enfants qui le fréquentent, . Considérant que
les effectifs y sont moins importants que dans les classes
maternelles et que le personnel y est plus nombreux,
Considérant
que l'on doit respecter le libre choix du mode de garde
conforme à la vie spécifique de chaque famille,
Considérant
que la solidarité entre les familles est un bal exemple
de la réussite d'une mixité sociale,
Considérant
que la politique du Maire de Paris devrait être, comme
Françoise de Panafieu le demande depuis plus de trois
ans, de développer les jardins d'enfants dans la capitale,
En
conséquence, Brigitte KUSTER et les Elus du Groupe UMP
relayant un vœu déposé et adopté en Conseil d'Arrondissement
du 17ème arrondissement demandent au Maire de Paris
de ne pas priver les petits Parisiens de structures
qui leur conviennent et qui répondent parfaitement aux
souhaits des enfants et aux attentes de leurs parents.
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Séances
des 15 et 16 novembre 2004
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER, Hervé BÉNÉSSIANO et les
Élus du groupe UMP relatif à la parcelle 21 avenue de
Clichy.
Considérant
que depuis plusieurs années, l'immeuble situé 21 avenue
de Clichy est dans un état lamentable et que cet état
concours à l'impression de délabrement de cette partie
de l'avenue ;
Considérant
que grâce aux efforts des riverains et des associations,
les élus du 17ème ont pu voter il y a environ 2 ans
la déclaration de procédure d'abandon manifeste de cette
propriété conformément au Code de l'Urbanisme ;
Considérant
que le procès-verbal définitif d'abandon a été établi
il y a plus d'un an.
Considérant,
aujourd'hui, que ce dossier est au point mort ;
Considérant
que ce vœu a été adopté lors du Conseil du 17ème arrondissement
qui s'est tenu le 8 novembre 2004 ;
Brigitte
KUSTER, Hervé BÉNÉSSIANO et les Élus du groupe UMP émettent
le vœu :
que
la Ville de Paris se porte désormais acquéreur de cette
parcelle pour y réaliser soit du logement intermédiaire
dans un quartier qui en est totalement dépourvu, soit
un petit espace vert de quartier si les possibilités
de construction sont trop restreintes. Ce projet donnerait
le signal à la population de notre volonté de reconquête
de l'avenue de Clichy.
Vœu
relatif à l'aménagement des terrains " Batignolles,
Clichy, Cardinet "
Considérant
que, attendu depuis de nombreuses années, l'aménagement
des terrains " Batignolles/Clichy/Cardinet " entre désormais
dans une phase active puisque l'Etat, le Conseil Régional
et la Ville de Paris ont récemment apporté leur garantie
financière au dossier de candidature de la Capitale
à l'organisation des jeux Olympiques de 2012.
Considérant
que la première tranche de cette opération démarrera
au début de l'année prochaine par la démolition des
premiers bâtiments situés sur la parcelle du 147, rue
Cardinet.
Considérant
que ce réaménagement de très grande ampleur devrait
nous amener à l'urbanisation de 42 ha fin 2011, si comme
nous l'espérons tous, Paris est retenu pour l'organisation
des Jeux Olympiques.
Considérant
que pour réussir une telle opération, il faut bien évidemment
allier à la fois des moyens financiers importants et
des compétences humaines ; mais qu'il faut aussi faire
en sorte que la population du 17ème s'approprie totalement
ce projet d'une part parce que le soutien de l'opinion
publique est l'un des critères de choix retenu par le
Comité International Olympique et d'autre part parce
que ce sont les habitants du 17ème qui sont les mieux
placés pour influer sur l'avenir de notre arrondissement.
Considérant
qu'il y aura une vie après les Jeux Olympiques ; il
y aura une ville après le village
Brigitte
KUSTER et les Élus du groupe UMP émettent le vœu :
- que le projet prenne en compte les aménagements indispensables
suivants :
1.
L'amélioration des transports aujourd'hui largement
sous évaluée contrairement aux 2 autres noyaux, le noyau
Nord (Stade de France Porte de la Chapelle) et le noyau
Ouest (Bois de Boulogne) qui bénéficieront d'aménagement
très favorable aux moyens de transports en commun.
2.
La requalification de l'avenue de Clichy : il est aujourd'hui
indispensable de définir un vrai schéma d'orientation
inscrit au futur P.L.U..Ce schéma devra prendre en compte
l'ensemble des problématiques urbaines. En effet, la
population ne se contentera pas de la seule rénovation
de l'impasse Chalabre ;
3.
Le maintien d'un équilibre raisonnable entre les différentes
affectations des terrains : Paris a aujourd'hui besoin
de créer des emplois et donc d'attirer des entreprises.
Mais notre capitale est également confrontée à une crise
du logement sans précédent. Le programme immobilier
de la future ZAC devra donc concilier ces deux exigences
;
4.
La prise en compte d'équipements publics indispensables.
La première phase de l'opération prévoit un groupe scolaire
ce qui est positif. Les études en cours devraient permettre
également la réalisation d'un parc de stationnement
en sous-sol d'environ 400 places réservées aux riverains.
Ce parking est indispensable et nous devons le réaffirmer
fortement à un moment ou sa réalisation n'est pas encore
définitivement arrêtée. Puis, la deuxième phase devra
également prévoir des équipements publics qui permettront
non seulement de faire face à l'arrivée de populations
nouvelles mais également de combler le déficit existant
(en matière de petite enfance notamment).
Les
aménagements annexes La reconfiguration du Nord de notre
arrondissement doit être l'occasion de permettre la
mise en mouvement de deux aménagements particulièrement
attendus par nos concitoyens :
- L'achèvement de la couverture du boulevard Péreire
qui figure sur les plans d'étude de l'opération " Batignolles-
Clichy - Cardinet " mais pour lequel aucun financement
n'est prévu aujourd'hui ;
-
La couverture de la rue de Rome dont les crédits d'études
prévus dans le contrat de plan Etat-Région 2000-2006
pour un montant de 7,5 M d'euros n'ont toujours pas
été lancés. Il est vain de croire que l'on peut "recoudre"
les territoires nord et sud de notre arrondissement
en s'arrêtant au niveau de la rue Cardinet.
La
vraie césure continue : c'est bien celle que représente
la rue de Rome qu'il faut également prendre en compte.
Les attentes des habitants du 17ème revêtent un caractère
prioritaire dans le projet d'aménagement " Batignolles-Clichy-Cardinet
". Si tous ensemble nous voulons réussir à franchir
cette " nouvelle frontière ", chacun de nos concitoyens
doit se sentir acteur du changement et pas simplement
spectateur même s'il est " engagé ".
Vœu
déposé par Brigitte KUSTER, et les Élus du groupe UMP
relatif au transport dans le Nord-Est du 17ème arrondissement
Considérant
la carence importante des moyens actuels des transports
publics dans le nord-est du 17ème arrondissement, tant
en terme de desserte de ce secteur que des conditions
de transports des voyageurs aux heures de pointes ;
Considérant
que l'aménagement des terrains Cardinet entraînera une
forte augmentation de la population, avec ou sans l'obtention
des Jeux Olympiques ;
Considérant
que ce vœu a été adopté lors du Conseil du 17ème arrondissement
qui s'est tenu le 8 novembre 2004 ;
Brigitte
KUSTER et les Élus du groupe UMP émettent le vœu que
:
- le Maire de Paris prenne en compte cette situation
et la nécessité d'y remédier, dès maintenant, en actant
dans la politique municipale des transports parisiens
:
1)
Le lancement des études permettant de mettre en place
un nouveau Plan de Transport et de Circulation du secteur
en concertation avec les élus de l'arrondissement, les
associations, la Préfecture de Police, le STIF, la RATP,
la SNCF…
2)
L'extrême priorité de dédoubler la ligne 13.
3)
De réexaminer la possibilité de développer les fréquences,
notamment en soirée et le week-end, des lignes de bus
53 - 66 - 81 - 94.
-
De faire étudier la création et l'exploitation d'une
ligne de bus de quartier dans ce secteur de notre arrondissement
à l'instar de ce que le 20ème arrondissement expérimente
actuellement.
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER Conseiller de Paris au nom du
Groupe U.M.P. du Conseil de Paris relative aux travaux
de désamiantage et de remise en peinture du Pont de
Grenelle (15ème et 16ème)
Concernant
la réalisation des travaux de désamiantage et de remise
en peinture du Pont de Grenelle j'ai été amenée en Commission,
à relayer quelques inquiétudes sur ce projet.
Il
me paraît important que vous puissiez en séance, confirmer
vos propos.
Aussi,
pouvez-vous nous rassurer sur les risques éventuels
liés aux travaux de désamiantage?
Le
Pont sera-t-il repeint à l'identique ?
Les
travaux programmés pour une durée de 16 mois nécessiteront-ils
une interruption de la circulation ? Par ailleurs, merci
de nous préciser pourquoi cette délibération arrive
si tardivement puisque les travaux sont prévus pour
février 2005.
Pensez-vous
que nous serons dans les temps en lançant seulement
l'appel d'offres maintenant ? Je vous remercie.
Intervention
relative à l'autorisation à M. le Maire de Paris de
signer une convention avec la R.A.T.P. pour la création
et l'exploitation d'une ligne de bus de quartier dans
le 20ème arrondissement.
Monsieur le Maire,
Très
rapidement et en complément de ce qu'a indiqué Laurence
DOUVIN, en présentant le vœu commun que nous avons déposé,
je voudrais juste revenir un instant sur le quartier
des Epinettes, puisque je suis déléguée du Maire sur
le Conseil de Quartier de La Fourche/Guy Môquet.
Nous avons bien souvent demandé avec Françoise de PANAFIEU
le prolongement d'un service de lignes de bus puisqu'il
suffit de regarder la carte R.A.T.P. des bus pour remarquer
en effet une grande zone blanche correspondant à une
absence de desserte, mais, je le sais, d'autres quartiers
dans Paris sont en effet demandeurs d'une ligne de bus
de quartier.
Principalement,
dans notre quartier ce sont les lignes 66 et 81 qui
sont concernées. Je voulais refaire ici cette demande,
même si on a bien compris et on le sait tous, que vous
n'êtes pas maître en la matière pour actionner tous
les leviers, mais en même temps le choix que vous avez
fait du 20ème arrondissement, on ne peut pas vous en
tirez grief puisque vous êtes élu de cet arrondissement,
mais je pense en effet qu'il y a d'autres quartiers
dans Paris qui méritent votre attention et votre bienveillance,
et je profite de la Présidence de M. SAUTTER, puisque
cela a en effet un certain coût pour la Ville, de bien
regarder parce qu'il y a, et cela est normal, chacun
est là pour défendre son quartier, un réel besoin. Laurence
DOUVIN vient de rappeler à quoi il correspondait, et
je voulais, Monsieur le Maire, attirer votre attention
particulièrement sur ce quartier-là et les lignes dont
je viens de vous parler.
Je
vous remercie.
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Séances
des 18 et 19 octobre 2004
Vœu
relatif à la priorité à accorder au raccordement des
lignes 13 et 14 du métropolitain parisien.
Monsieur
le Maire,
Dans
votre propos concernant la candidature de Paris aux
Jeux Olympiques, vous nous avez dit tout à l'heure "mettre
la barre très haute en matière de transports". Le vœu
que je présente demandant le dédoublement de la ligne
13 par le prolongement de METEOR doit donc attirer toute
votre attention.
En
effet il correspond à un besoin criant et à l'attente
de dizaines de milliers d'usagers et constituerait un
plus évident dans la candidature de Paris aux Jeux Olympiques.
Permettez-moi
de vous présenter ce vœu :
Le
nord de la ligne 13 constitue le point noir le plus
préoccupant du métro parisien. Tout le monde s'accorde,
à commencer par les usagers, sur la surcharge chronique
de la ligne, qui fait qu'elle n'est plus en mesure de
rendre le service que l'on attend d'elle. Le problème
est tel que des phénomènes d'évitement apparaissent
: des personnes ou des entreprises renoncent à se loger,
à travailler ou à s'implanter dans les lieux desservis
par le nord de la ligne 13, en raison des conditions
de transport insupportables qui y règnent. Les raisons
du problème sont avérées. Alors que ses prolongements
en banlieue ont connu et vont connaître sous peu de
nouvelles extensions, ils desservent des secteurs en
pleine expansion dans lesquels l'emploi et l'habitat
se sont fortement développés. Pour répondre à cette
forte demande, la structure en fourche de la ligne 13
n'offre qu'une capacité divisée par deux sur chacune
de ses branches par rapport à une ligne classique.
La
seule réponse proposée par les autorités compétentes
à l'heure actuelle s'appelle " Ouragan ". Il s'agit
d'équiper la ligne d'un système qui abaissera l'intervalle
minimal entre deux rames de 105 secondes à 90 secondes.
Cependant,
de l'aveu même de ses promoteurs, Ouragan ne permettra
au mieux que de stabiliser la surcharge à son niveau
actuel, niveau qui déroge déjà aux critères de qualité
de service, en raison de l'accroissement prévisible
du trafic. La solution la plus évidente ayant été étudiée
par la RATP pour résoudre durablement les difficultés
de fonctionnement de la ligne 13 consiste à raccorder
une de ses branches à la ligne 14 (Méteor) prolongée
au nord de la station Saint-Lazare.
C'est
ce que réclament tant les usagers qu'une majorité d'élus,
notamment des communes de banlieue concernées. Malheureusement,
ce projet, pourtant l'un des plus urgents en Ile de
France, n'est pas inscrit dans le contrat de plan Etat-Région.
Il est à noter également que le bon fonctionnement de
la ligne 13, qui, outre le stade de France, devrait
desservir notamment le village olympique, sera un élément
déterminant dans le dossier de candidature de Paris
aux Jeux Olympiques de 2012.
Existe-t-il
des projets plus avancés qui seraient moins prioritaires
? C'est le cas, notamment pour le tramway en rocade
de Paris, pour lequel la commission d'enquête publique
estimait que le système des autobus PC " dispose encore
de réserve de capacité pour plusieurs années " (cf.
la page 139 du rapport d'enquête du 11 juin 2003).
Aussi,
Brigitte Kuster et les élus du Groupe UMP du Conseil
de Paris émettent le vœu :
-
que le raccordement de la ligne 14 à la ligne 13 soit
engagé en priorité avant tout autre projet de transport
lourd, notamment l'extension du tramway des Maréchaux,
afin de soulager la ligne 13 de sa surcharge structurelle
actuelle et à venir.
-
que le maire de Paris engage dès maintenant les financements
nécessaires à la réalisation de ce projet indispensable
et attendu par des dizaines de milliers d'usagers.
Ce
voeu a été rejeté par l'exécutif
municipal parisien
Intervention
relative au contrat de réseau vert 2002-2004 Quartiers
verts et aménagements cyclables - Programme 2004
Nous
voici à nouveau amenés à délibérer sur ce que vous appelez
le réseau vert 2002-2004. D'abord comment, une fois
de plus, ne pas souligner l'incongruité de cette appellation
qui regroupe des aménagements cyclables éparpillés dans
Paris et des quartiers dits quartiers verts qui ne sont
que le prolongement des quartiers tranquilles initiés
sous la précédente mandature.
Il
y a erreur sur la marchandise et la population qui est
consultée au moment du choix des aménagements n'est
pas dupe quand elle voit l'enveloppe budgétaire affectée
à ces quartiers et les besoins auxquels ils sont censés
répondre, et que je rappelle volontiers :
-
dissuader la circulation de transit,
- améliorer le traitement sécuritaire des voies du quartier,
- redistribuer l'espace au profit des circulations douces,
- renforcer la présence de végétal,
-
assurer la dynamique économique et commerciale du quartier,
-
favoriser la convivialité du quartier Rien de moins
!
Comment ne pas adhérer à de tels objectifs, le problème
c'est que la réalité est toute autre quand on vient
à discuter de la réalisation concrète d'un quartier
vert. L'enveloppe budgétaire étant affectée avant la
concertation locale, la frustration est grande quand
une fois les possibilités d'aménagements sont évoquées
et travaillées avec les services et particulièrement
la Direction de la Voirie et des Déplacements, dont
je salue ici le travail de l'équipe du 17ème arrondissement,
des arbitrages s'imposent qui vu la faiblesse budgétaire
affectée empêche des réalisations répondant aux objectifs
de départ et qui du coup, ne sont pas atteints.
C'est
pourquoi, M. le Maire, je plaide pour que les enveloppes
budgétaires prévues pour les quartiers verts, puissent
être réévaluées en fonction des aménagements à réaliser.
Je plaide ici entre autres pour le quartier vert Jonquière
qui, avec une enveloppe de 1 750 000 € est en de ça
des besoins. A ce stade j'aimerais savoir comment et
sur quels critères sont définis ces montants quand on
voit le quartier de la Butte Montmartre qui lui bénéficie
d'une enveloppe de près de trois millions d'euros !
En
effet, cette délibération qui tient en quatre pages
nous demande de nous engager pour un total de douze
millions d'euros sans justifications des choix tant
sur les axes des pistes cyclables que sur les quartiers
verts retenus. Cette politique de patchwork manque pour
moins de lisibilité et de cohérence.
Si nous partageons l'essentiel des objectifs, nous ne
pouvons que regretter le déséquilibre de moyens : Un
exemple : 1 300 000 euros pour 2100 mètres de pistes
cyclables, plus que pour le quartier vert Flandre dans
le 19ème arrondissement !
Par ailleurs, comment ne pas évoquer ici le problème
récurent du stationnement concomitant à chaque réalisation
de quartier vert et sans aucune proposition alternative
de votre part. Votre dogmatisme qui consiste à ne pas
vouloir construire de nouveaux parkings conduit à une
pérennisation des problèmes et à l'enlisement d'une
situation intolérable dans certains quartiers.
Ceci va à l'encontre des objectifs affichés au départ.
Je me fais donc à nouveau ici la porte-parole des habitants
du quartier La Fourche/Guy Môquet concernés par le quartier
vert Jonquière (dont le diagnostic évoque déjà un déficit
de places de stationnement dans certaines rues) pour
que soit étudiée la faisabilité d'un parking dans ce
périmètre.
Quant
à la végétalisation des quartiers verts, un seul regret,
M. le Maire, c'est que les moyens mis pour verdire le
tracé du tramway ne soient pas délocalisés dans nos
quartiers oubliés, nous aussi nous aimerions avoir de
nouvelles variétés d'essence et c'est bien volontiers
que nous accueillerions des catalpas, pins bleus et
arbustes à feuilles caduques, sans oublier les arbres
de Judée, l'argestromia ou quelques cerisiers à fleurs
!… Tout un programme
M. le Maire, merci d'y apporter l'attention qu'il mérite
au vu de l'attente des parisiens concernés !
Vœu relatif à la diffusion de
l'étude " Tramway en rocade est "
Monsieur
le Maire,
mes
chers collègues,
Le
débat sur le tramway est devenu passionnel, parce qu'alimenté
de craintes, de souhaits et d'ambitions diverses, qui
se sont entremêlées sans qu'aucun consensus ne parvienne
à émerger, contrairement à la majorité des villes de
province qui ont fait le choix de se doter de ce mode
de transport, et qui sont pour la plupart parvenues
à un tel consensus.
Un
tramway qui ferait le tour de Paris représenterait des
travaux considérables, un coût à l'avenant pour la collectivité,
et des impacts pérennes pour notre ville. Avant d'engager
un tel projet, il convient de mener une réflexion approfondie.
Sans prendre parti a priori pour ou contre, on ne peut
se contenter de dire qu'il s'agit seulement de prolonger
une ligne existante, celle du TMS. Ce vœu a pour objectif
de contribuer à apporter à chacune et chacun d'entre
nous une information économique et technique aussi approfondie
que possible.
L'existence
de l'étude que ce vœu vise à rendre publique, a été
signalée pendant plusieurs années, à savoir depuis 2001,
sur le site Internet du Stif, à la rubrique " études
et grands projets ".
Comme
le précise l'exposé des motifs du vœu, cette étude est
le pendant de celle qui fut réalisée pour la portion
sud du tramway de rocade de Paris.
Aussi,
je pense, Monsieur le Maire, que vous avez la légitimité
pour demander au Président du Stif la communication
de cette étude qui nous concerne, nous élus, mais également
tous les franciliens, alors que l'on nous demande d'engager
des dépenses pour d'autres études sur l'extension du
tramway.
Il est sain, avant d'engager des frais d'études complémentaires,
d'avoir connaissance de celles qui ont déjà été réalisées.
C'est en tout cas ce que nous attendons. La diffusion
de cette étude le plus en amont possible est enfin de
nature à faciliter le déroulement du débat public qui
devrait survenir au cours de l'instruction de ce projet.
Pour
conclure, j'espère que vous apporterez un suffrage positif
à ce vœu que nous voulons consensuel. Je vous remercie.
Vœu
:
Entre
1998 et 2000, le Stif a procédé à la réalisation d'une
étude sur la " Création d'une ligne de tramway en rocade
sud de Paris ". Cette étude a fait l'objet d'une large
diffusion, tant auprès des élus que des associations
et de la population, puisque le Stif s'était engagé
à la rendre téléchargeable sur son site, ce qui fut
le cas.
Dans
un même ordre d'idées, le Stif a réalisé une étude similaire
sur la création d'un tramway en rocade est de Paris.
Alors que la municipalité manifeste son souhait d'entamer
de manière plus approfondie les réflexions sur l'extension
à l'est de Paris du tramway des Maréchaux Sud (TMS),
il semble particulièrement opportun, tant dans un souci
de transparence que dans l'objectif de formuler un avis
éclairé, de mettre à disposition des élus, des associations
et de la population ladite étude sur le tramway en rocade
est le plus en amont et le plus largement possible.
Aussi,
Brigitte Kuster et les élus du Groupe UMP du Conseil
de Paris émettent le vœu que le maire de Paris intervienne
pour que l'étude réalisée sous l'autorité du Stif à
propos des possibilités de " création d'un tramway en
rocade est de Paris " soit communiquée aux élus, aux
associations et à la population, notamment grâce à une
mise en ligne sur Internet.
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Séances
des 27 et 28 septembre 2004
Intervention
relative à la Communication sur la Politique des Transports
à Paris
Monsieur
le Maire,
Je
voudrais tout d'abord prendre acte que la politique
des Transports fasse enfin l'objet d'une communication
en Conseil de Paris, comme nous l'avions demandé dès
2001 ! Cette problématique est en effet prioritaire,
non seulement pour les enjeux de santé publique mais
également pour ses conséquences en matière de qualité
de vie et de développement économique.
Mais cette première communication, bien tardive, sur
les déplacements trois ans et demi après le début de
votre mandature est pour le moins décevante. On y trouve
aucune nouvelle proposition, aucun engagement nouveau.
Vous vous contentez de rappeler votre action sans apporter
d'innovation et sans dégager de nouveaux chantiers pourtant
attendus, car nécessaires pour mieux circuler dans Paris
quelque soit le moyen utilisé.
Par
ailleurs, les chiffres que vous évoquez sur la baisse
de la circulation sont pour le moins contestables.
Arrêtons-nous
un instant sur ces chiffres : vous annoncez 10% de moins
de circulation en trois ans. Mais sur quel réseau ?
Quand on sait que malgré les changements d'offre de
circulation sur la voirie, les compteurs sont restés
aux mêmes endroits, quelle crédibilité accorder à ces
mesures ?
Un
exemple : il est évident que le compteur de la rue de
Rivoli comptabilise moins de voitures puisqu'il a une
voie de circulation en moins depuis la mise en site
propre du couloir de bus !
Plus
important, Qu'en est-il du réseau secondaire avec ses
itinéraires malins et donc ses reports de circulation
? Qu'en est-il de la voirie HBM (habitations bon marché)
et du boulevard périphérique qui absorbent logiquement
la circulation des boulevards des Maréchaux sclérosée
par les travaux du tramway ?
Je
ne sais, Monsieur le Maire, si l'on circule réellement
moins à Paris, mais ce qui est sûr c'est que l'on y
circule moins bien ! Et que la politique du Paris -
Bouchon n'est sûrement pas celle qui fera baisser la
pollution atmosphérique à Paris ! Si nous partageons
le même objectif, à savoir diminuer la place de la voiture
et favoriser les déplacements alternatifs, nous divergeons
sur la méthode et les moyens à mettre en place.
Une
politique de déplacement ne saurait se résumer à faire
haro systématiquement sur la voiture "en faisant vivre
l'enfer aux automobilistes".
Rappelons
que chacun peut être alternativement piéton, usager
des transports en commun, automobiliste ou cycliste
et que la politique qui vise à dresser les modes de
transport et leurs utilisateurs les uns contre les autres
non seulement est stérile et néfaste mais dangereuse
et dogmatique.
Par ailleurs, cette politique me semble peu cohérente
et non pertinente car elle occulte d'autres priorités,
principalement le développement et la diversification
de l'offre des transports en commun.
En effet, l'offre alternative de Transports en commun
que vous nous proposez n'est pas satisfaisante, car
trop restrictive :
- d'une part, la mise en place du Mobilien, avec des
atouts certes, mais illogique à certains endroits et
sans réelle lisibilité de parcours sur le territoire
parisien,
-
et d'autre part, le tramway, réalisé au prix fort (puisque
autofinancé sur un tronçon) au dépend d'autres offres
de transport.
Mobilien
et Tramway ne peuvent constituer les seules réponses
aux attentes et aux besoins des usagers.
D'autres
pistes doivent être explorées et approfondies, rien
de cela n'a été fait jusqu'à présent.
Vu
le temps qui m'est imparti, je me contenterai d'en évoquer
deux, laissant à mes collègues le soin d'en développer
d'autres.
Premièrement
: augmenter la fréquence des bus et l'amplitude horaire
(soirée nuit et week-end) et développer l'offre de la
desserte par des bus de quartiers et la création de
nouvelles lignes permettant le désenclavement de certains
quartiers. Problème que vous avez occulté au grand dam
des habitants concernés. En effet, le bus trouve tout
son intérêt pour la desserte fine des quartiers et le
lien social qui en découle. C'est le transport préféré
des personnes âgées. Les attentes sont fortes et ne
sont pas nouvelles. Les besoins sont pour les quartiers
les moins favorisés, souvent les plus excentrés, pour
lutter contre le sentiment d'exclusion, voire de relégation
et d'isolement. Cela constitue pour nous une priorité
dans la manière d'appréhender une politique de transports
à Paris.
Deuxièmement
: moderniser le métro qui est le grand oublié de votre
politique. En effet vous ne faites aucune proposition
concrète alors que se posent des problèmes importants
particulièrement sur les lignes 7 et 13 qui sont en
situation de saturation chronique. La ligne 13 est le
Talon d'Achille de l'offre de transports pour les Jeux
Olympiques, ce que vous ne semblez pas avoir réalisé.
Le besoin n'est pas prioritairement sur le prolongement
du Tramway à l'Est mais sur le prolongement de Meteor
au-delà de Saint-Lazare afin de dédoubler la ligne au
Nord de Paris.
Cette
amélioration tant qualitative que quantitative est attendue
par des milliers d'usagers, je regrette que ce ne soit
pas là aussi une de vos priorités. Je le sais ces dossiers
ne dépendent pas que de la Ville de Paris, l'Etat et
la Région étant parties prenantes.
Mais où est votre volonté de les faire aboutir, où sont
les moyens mis en œuvre pour les faire avancer ? Cette
communication aurait pu être l'occasion de dresser de
nouvelles perspectives, de définir de nouvelles priorités
d'actions, de rattraper le temps perdu sur certains
dossiers. Mais en fait, ici comme ailleurs, vous continuez
à favoriser les opérations de prestige au détriment
de la vie économique et de l'amélioration du quotidien
de nombreux parisiens.
Cette
communication n'est pas assez volontariste et nous espérons
que le PDP (Plan de Déplacements de Paris), sera l'occasion
d'inflexions de votre politique au profit d'actions
présentant une plus grande utilité correspondant à de
réels besoins pour l'ensemble des Parisiens. Sachez,
Monsieur le Maire, que le groupe U.M.P. prendra toute
sa part de réflexion. Vous pouvez compter sur notre
participation constructive et vigilante.
Intervention
relative à la subvention MDB "Mieux se Déplacer à Bicyclette"
Monsieur
le Maire,
Il nous est demandé à nouveau cette année de subventionner
l'Association MDB qui de "Mouvement de Défense de la
Bicyclette" est devenu "Mieux se Déplacer à Bicyclette"
depuis que cette Association a connu des changements
à sa tête….
Je
m'interrogeais l'an dernier sur les subventions de cette
association par d'autres collectivités pensant qu'elle
avait vocation à exister dans d'autres villes - au vu
de son objet qui est la promotion de l'utilisation du
vélo -
Je
constate, après avoir vu le détail de son budget que
seule la Ville de Paris la subventionne ainsi qu'un
parlementaire puisque j'y ai vu 1500 € en réserve parlementaire.
Pour une association qui se voulait indépendante du
pouvoir politique, il y a de quoi s'interroger et regretter
l'époque où elle était le poil à gratter de la municipalité
! Si, bien sûr, il n'y a pas lieu de remettre en cause
sur le fond l'action de cette association, il me paraîtrait
intéressant comme je l'ai proposé en Commission, que
les élus concernés par cette thématique soient informés
des actions menées par cette association et soient destinataires
des éléments de communication édités.
Cette
demande d'information de la part d'une élue ne me semble
pas incongrue comme vous l'avez laissé entendre en Commission.
Pour cette association comme pour d'autres, il me paraît
souhaitable de ne pas considérer la Ville de Paris uniquement
comme pourvoyeur de fond. Sans aucun retour en échange
pour l'ensemble de la collectivité et des élus qui la
représentent qui plus est la sensibilisation des Parisiens
à utiliser davantage le vélo est une tâche noble et
c'est un objectif que nous partageons tous.
C'est
pourquoi il serait intéressant, Monsieur le Maire de
nous faire part de la coordination de votre action en
matière de politique en faveur du vélo et l'action de
cette association.
Je
vous remercie des précisions que vous pourrez nous donner.
Intervention
relative à la Couverture du Boulevard Périphérique
Monsieur
le Maire,
Cette
délibération et la suivante ont trait à la Couverture
du Boulevard Périphérique secteur "Vanves" et secteur
"Lilas". Ces deux projets sont prévus au titre du contrat
de Plan Etat-Région Ile-de-France 2000-2006. Un 3ème
projet existe sur le secteur "Champerret" qui fait l'objet
à l'heure actuelle d'études complémentaires en raison
d'une demande d'extension de la couverture du boulevard
périphérique sur le secteur "Villiers".
Au
vu de cette donnée, j'aimerai connaître le calendrier
prévisionnel de ce projet au niveau de la Ville de Paris,
sachant que ce tronçon de couverture du périphérique
est tout aussi prioritaire que les seconds et que les
élus de la municipalité du 17ème ainsi que les habitants
veulent espérer qu'il en est de même pour vous.
Je
vous remercie, Monsieur le Maire de nous apporter des
éléments précis d'information sur ce dossier, comme
je vous l'ai déjà demandé en Commission.
Vœu relatif à la création d'un pôle de loisirs et
d'animation d'été dénommé "Jonquière Plage"
Pendant
la période des grandes vacances a eu lieu pour la première
fois une animation baptisée Jonquière Plage, à la piscine
Bernard Lafay, rue de la Jonquière à Paris 17ème. La
Mairie du 17ème a soutenu et aidé l'initiative de l'Association
des Commerçants et Artisans de la rue de la Jonquière
(ACAJA) pour la réalisation de cette opération. Celle-ci
s'est déroulée en partenariat avec la direction et les
animateurs de la piscine et a bénéficié de la logistique
de la Direction de la Jeunesse et des Sports de la Ville
de Paris.
A
cette occasion une structure d'accueil type solarium
jouxtant la piscine et différents aménagements ont été
réalisés afin de contribuer à créer une ambiance de
vacances.
En
raison du succès rencontré auprès des habitants du quartier,
Brigitte KUSTER et les Membres du Groupe UMP du Conseil
de Paris émettent le vœu que pour la prochaine saison
cette manifestation soit amplifiée et que soient mis
en place des moyens techniques et financiers afin de
créer et d'aménager de nouveaux espaces à l'extérieur
de la piscine, et de favoriser la création de nouvelles
animations. Celles-ci pourraient être menées avec les
maîtres-nageurs sauveteurs de la Ville de Paris, les
services de la sécurité routière (avec par exemple un
parcours de VTT pour les jeunes), les associations sportives
(avec par exemple des compétitions et matchs de volley,
badminton,…)
Par
ailleurs, Brigitte KUSTER et les Membres du Groupe UMP
du Conseil de Paris proposent d'élargir les animations
à des activités culturelles et ludiques afin d'offrir
à la population un vrai lieu de détente et de loisir
dans ce quartier durant l'été 2005.
Vœu
relatif au dossier de la Porte Pouchet dans le cadre
du Grand Projet de Rénovation Urbain
Lancé
en octobre 2001, le Grand Projet de Rénovation Urbain
comprend 11 sites situés dans Paris intra-muros. L'un
des programmes les plus ambitieux se trouve dans le
17ème arrondissement : il s'agit du GPRU de la Porte
Pouchet. Il comprend à la fois une vaste opération d'urbanisme
allant jusqu'à la mise en place d'un programme de construction-
démolition d'une part et d'autre part un projet social
ambitieux qui doit permettre une amélioration globale
de la qualité de vie de ce quartier.
Depuis
trois ans, le comité exécutif local qui rassemble les
élus, les équipes du développement local, les associations,
les secteurs économiques etc… a beaucoup travaillé et
a abouti à l'élaboration d'un projet du territoire qui
sera présenté à la population le 12 octobre prochain.
Après débats sur ce projet de territoire (réunion publique,
exposition à partir du 27/09 ; réalisation d'une lettre
du GPRU etc…), la Mairie de Paris aura à approuver ce
projet qui deviendra le " cahier des charges " de l'opération.
Mais, cela ne suffit pas. Il faut en effet dès aujourd'hui
procéder à l'élaboration d'un dossier susceptible d'être
présenté devant l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine
(ANRU) mise place au début de 2004 par Jean-Louis BORLOO,
alors ministre de la Ville. Le financement du GPRU Porte
Pouchet est en effet conditionné par un avis favorable
de l'ANRU. A ce jour, seuls 3 dossiers sur 11 ont été
déposés dans les services de l'ANRU : la Porte de Vanves,
la Porte Montmartre et la Goutte d'Or.
C'est
pourquoi, Brigitte KUSTER et les Membres du Groupe UMP
du Conseil de Paris, relayant un vœu voté en Conseil
d'arrondissement, émettent le vœu que le dossier de
la Porte Pouchet soit déposé en priorité. Il correspond
en effet parfaitement aux critères exigés par l'ANRU
dont le taux de financement peut aller jusqu'à 30%.
Vœu
relatif à la suppression des paraboles en façade d'immeubles
Si
la réglementation d'urbanisme concernant les antennes
d'émission ou de réception des signaux radioélectriques
vise à limiter les risques en termes d'esthétique et
de sécurité tout en préservant la liberté fondamentale
de réception, la situation n'est pas satisfaisante.
En effet, il devient de plus en plus fréquent de voir
" fleurir " des dizaines de paraboles sur certains immeubles
de la capitale.
Or,
" une antenne dont aucune dimension n'excède 4 mètres
et, dans le cas où l'antenne comporte un réflecteur,
dont aucune dimension de ce dernier n'excède un mètre,
n'est soumise ni à permis de construire, ni à déclaration
préalable et relève de la gestion interne de l'immeuble
".
Ceci
donne lieu au résultat suivant : prolifération de paraboles
sur des façades d'immeubles en général vétustes, et
qui n'ont pas besoin de cela pour les défigurer. Plus
encore, la présence de ces paraboles peut se révéler
dangereuse lors d'interventions des pompiers, gênant
leur possibilité d'accéder dans les appartements. Des
possibilités existent cependant. Ainsi, en novembre
2000, un protocole avait été conclu entre la Ville de
Paris et différents organismes représentant syndics
et administrateurs de biens, pour inciter les copropriétaires
à regrouper hors de vue les différents dispositifs de
réception, et rechercher la création d'antennes collectives.
Ce
dispositif s'est révélé insuffisant. Par ailleurs, les
lois et règlements actuels, notamment dans les secteurs
protégés et sauvegardés, et à proximité des monuments
historiques ont été inégalement appliqués. La Ville
disposant de possibilités réglementaires, notamment
dans le cadre de la révision du PLU, Brigitte Kuster
et les Membres du Groupe UMP du Conseil de Paris émettent
le vœu que le Maire de Paris prenne les dispositions
nécessaires pour interdire les paraboles sur les façades
des immeubles parisiens.
Vœu
relatif à la conclusion d'un accord entre la Ville de
Paris, les représentants des buralistes et les représentants
des banques quant au maintien de l'attractivité de la
Paris Carte dans le contexte du déploiement du système
Moneo pour le paiement du stationnement de surface
Les
propositions des Conseils Consultatifs de Quartier relatives
au Plan Local d'Urbanisme ont fait apparaître une très
forte préoccupation quant au maintien du commerce de
proximité. Parmi ces commerces, les débitants de tabac
jouent un rôle fondamental dans l'animation de nos quartiers
et dans le maintien du lien social. Si la politique
nationale de lutte contre le tabagisme porte ses fruits,
ce qui est heureux, avec une importante diminution de
la consommation de tabac, les buralistes en subissent
logiquement et difficilement les conséquences.
Pour
éviter que l'intérêt général de la promotion de la santé
publique ne s'oppose à la survie de cette profession
à laquelle les parisiens sont attachés, notre collectivité
se doit de l'aider à développer des revenus de substitution
et à diversifier ses ressources.
Dans
ce contexte, l'annonce sans concertation préalable du
déploiement de Moneo ne peut que fragiliser davantage
une profession, qui s'inquiète d'autant plus qu'aucune
avancée concrète n'a pu à ce jour être clairement actée
entre la Ville de Paris, le syndicat des buralistes
et les représentants des banques. La possibilité de
payer avec Moneo répond à une attente légitime des usagers
du stationnement payant sur voirie, notamment pour les
utilisateurs occasionnels.
En
effet, ces derniers sont aujourd'hui contraints d'acheter
du temps de stationnement qu'ils n'utiliseront pas en
totalité, alors que les pièces ne sont plus acceptées
en raison du pillage des horodateurs. Sur ce dossier,
notre assemblée se doit d'imaginer une solution qui
permette de répondre à la diversité des besoins en stationnement
de la population, sans léser quelque partie que ce soit.
Ainsi, face aux avantages de Moneo pour le paiement
du stationnement occasionnel, la Paris Carte pourrait
occuper le créneau du stationnement fréquent, sous la
forme d'un " prix de gros ", qui rendrait son coût horaire
compétitif par rapport à celui du " prix de détail "
d'un ticket acheté avec Moneo.
C'est
pourquoi, Brigitte KUSTER et les élus du Groupe UMP
du Conseil de Paris émettent le vœu que la Ville de
Paris mette tous les moyens en œuvre afin de parvenir
à un accord avec les représentants des buralistes et
ceux des banques, quant au maintien de l'attractivité
de la Paris Carte dans le contexte du déploiement du
système Moneo pour le paiement du stationnement de surface.
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER et les Membres du Groupe
UMP du Conseil de Paris relatif au programme de réhabilitation
du 150, boulevard Péreire à Paris 17ème.
L'OPAC
va réaliser la réhabilitation d'un immeuble situé 150
boulevard Péreire. Ce programme aboutira à la création
de 33 logements sociaux. Depuis 3 ans, le déficit en
logements intermédiaires qui permet d'accueillir et
de retenir les classes moyennes à Paris n'a cessé de
s'aggraver, la Mairie de Paris ayant décidé de ne plus
réaliser ce type de logements.
C'est
toute la chaîne du logement dans notre capitale qui
est ainsi brisée. Cela entraîne la baisse du taux de
rotation dans les logements sociaux existants de manière
très inquiétante. Estimé à 4,5 % pour 2003, il a chuté
à 3,9 % pour les 6 premiers mois de 2004.
Comme
le déclarait récemment Monsieur GUEULLETTE, Directeur
Général de l'OPAC dans un entretien à Profession Logement
(16/07/2004) : " la baisse du taux de rotation à Paris
s'explique par l'absence d'offre intermédiaire type
PLS/PLI, qui ne facilite pas la mobilité ". Face à cette
situation, le 17ème arrondissement se doit de participer
à la mise en chantier de logements intermédiaires.
C'est
pourquoi, Brigitte KUSTER et les Membres du Groupe UMP
du Conseil de Paris, relayant un vœu voté en Conseil
d'Arrondissement, émettent le vœu que le programme de
réhabilitation situé 150 boulevard Péreire, permette
la réalisation de 33 logements de type PLI.
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Séances
des 5 et 6 juillet 2004
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER, Hervé BENESSIANO et les
membres du groupe U.M.P. relatif à la construction d'une
école polyvalente et d'un collège sur les terrains Cardinet.
Considérant
que la scolarisation des enfants des quartiers Batignolles
et Epinettes dans les écoles maternelles et élémentaires
les plus proches de leur domicile est de plus en plus
difficile,
Considérant
que la fréquentation des classes est à effectif maximum
et que toute création dans chaque établissement a déjà
été réalisée,
Considérant
que l'affectation des élèves dans les collèges est à
flux tendu,
Considérant que la poussée démographique de ces toutes
dernières années et l'arrivée massive de jeunes familles
dans nos quartiers ne permettent pas d'envisager l'avenir
avec sérénité,
Considérant
que les conseils d'écoles Lecomte, Lemercier, Dautancourt
ont voté à l'unanimité pour la création d'établissements
scolaires sur les terrains Cardinet,
Brigitte
KUSTER, Hervé BENESSIANO et les membres du Groupe UMP
émettent le vœu : - qu'une école polyvalente et un collège
soient programmés dans le projet d'aménagement du parc
de verdure de 5,5 ha sur les terrains Cardinet.
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER Conseiller de Paris Vice-Présidente
du Groupe U.M.P au nom du Groupe U.M.P. du Conseil de
Paris, relative à la signature d'un marché négocié pour
la mise à niveau de 3170 horodateurs.
Monsieur
le Maire, Mes Cher(es) Collègues,
Cette
délibération, dans laquelle vous nous proposez de vous
autoriser à signer un marché négocié pour la mise à
niveau de 3170 horodateurs, nous amène à nous interroger
sur le fonctionnement et le coût des horodateurs à Paris.
En
effet, il est rappelé ici que mi 2003, 12600 horodateurs
étaient en place sur la voie publique de trois modèles
différents dont l'âge s'échelonne de 7 à 17 ans. Ceci
explique sûrement les désagréments constants que vivent
les usagers du fait de fréquents disfonctionnements.
Mais le problème c'est que même avec les horodateurs
récents de cette année, des ratés techniques se sont
produits mettant souvent hors service ces machines qui
ont pourtant pour elles, l'avantage de fonctionner à
l'énergie solaire.
Aujourd'hui
vous nous proposez de vous autoriser à signer avec la
S.A.S. PARKEON deux marchés négociés :
- la mise à niveau de 3170 horodateurs de type TOTEM
pour un montant forfaitaire de 9 470 297,09 € TTC ;
Ainsi
que : - pour la fourniture de pièces détachées pour
les horodateurs DG4 pour un montant de 2 242 500 € TTC
et un montant maximum de 8 970 000 € TTC.
Ces
montants donnent le vertige.
Par
ailleurs, lors du Conseil de Paris de mai, Christian
SAUTTER nous a fait savoir à la suite d'une délibération
que l'on pourrait payer le stationnement avec la carte
MONEO à l'automne 2005. Cette mesure impliquerait le
changement de la moitié des horodateurs !
Alors
où est la logique de votre politique ? Toutes ces dépenses
se justifient-elles si l'on est à la veille de changer
la moitié du parc des horodateurs.
En raison des sommes en jeu, votre réponse, Monsieur
le Maire, est d'importance. Et je vous remercie de me
donner les précisions qui s'imposent.
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER Conseiller de Paris Vice-Présidente
du Groupe U.M.P au nom du Groupe U.M.P. du Conseil de
Paris relative à la signature d'un marché sur appel
d'offres pour la réalisation d'enquête d'opinion et
de comportement sur les conditions de déplacement et
de stationnement à Paris
Vous
nous proposez de lancer un appel d'offres pour renouveler
des marchés d'enquête d'opinion des usagers sur les
conditions de déplacement et de stationnement. Ces études
sont-elles celles qui servent de diagnostic à la veille
de la mise en place de quartiers verts ? Pouvez-vous
nous donner la liste des enquêtes effectuées ces dernières
années et nous faire savoir dans quelles conditions
les élus peuvent avoir copie de ces enquêtes et de leurs
résultats ?
Intervention de Mme Brigitte
KUSTER Conseiller de Paris Vice-Présidente du Groupe
U.M.P au nom du Groupe U.M.P. du Conseil de Paris relative
à la modification de la grille tarifaire des forfaits
de stationnement pour les autocars.
Vous
nous proposez certaines modifications concernant les
forfaits de stationnement pour autocars mise en place
depuis plus d'un an. Vous nous indiquez que les nouvelles
dispositions ont donné satisfaction et qu'un bilan a
été présenté aux professionnels en avril dernier.
En
effet j'assistais à cette réunion et si cette délibération
reprend quelques desiderata des professionnels, j'ai
deux interrogations par rapport à vos propositions :
1ère
interrogation : Vous proposez de remplacer le mot Forfait
par Pass qui est anglais et qui veut dire dans le sens
où vous l'employez Permis, pourquoi cet anglissisme
? Ce n'est pas admissible qu'une collectivité emploie
officiellement des mots anglais alors qu'il existe des
termes français qui veulent dire la même chose.
2ème interrogation : Celle-ci d'ordre pratique. Dans
l'enquête réalisée par la Direction de la Voirie sur
le transport des touristes à Paris présentée en avril,
il apparaît que depuis l'interdiction, compréhensible,
des autocars dans l'Ile de la Cité, 32 % des Tours Opérateurs,
par l'intermédiaire des chauffeurs, répondent ne plus
aller à Notre Dame, et à la proposition d'utiliser en
contrepartie des navettes fluviales, 70 % répondaient
ne pas être intéressés ou que cela était trop cher.
Face
à ce constat d'échec, avez-vous de nouvelles propositions
à faire aux autocaristes ? Est-ce que toutes les déposes
rapides aux environs ont-elles été étudiées avec soin
?
Il est bien sûr difficile de concilier les intérêts
de chacun mais je vous remercie, Monsieur le Maire,
au vu des conséquences économiques, de regarder attentivement
toute proposition.
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Séances
des 7 et 8 juin 2004
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER et les membres du groupe
U.M.P. aux critères d'attribution par la Mairie de Paris
des logements sociaux de l'OPAC dans le 17ème arrondissement.
Comme
vous le savez, les logements sociaux à Paris sont attribués
par la Préfecture, la Ville de Paris, les Ministères
et les Collecteurs du 1 % logement. Le " quota " Ville
de Paris est lui-même partagé entre la Mairie de Paris
pour moitié et la Mairie d'arrondissement concernée
pour l'autre moitié.
Considérant
le fait que les candidats à l'attribution d'un logement
social à Paris sont désignés par la Préfecture, la Ville
de Paris, les Ministères et les collecteurs du 1% logement
et qu'ensuite ces dossiers font l'objet d'un examen
par les bailleurs sociaux.
Considérant
que, depuis 2001, les candidats proposés par la Mairie
de Paris sont choisis par une commission dite commission
" Mano " que l'opposition UMP-UDF a quitté très rapidement
après sa mise en place, compte-tenu des conditions de
son fonctionnement.
Considérant
que depuis la mise en place de ce système d'attribution,
on constate dans le 17ème arrondissement et pour le
parc immobilier de l'OPAC que le nombre de demandeurs
de logement issus du 17ème arrondissement retenu par
la commission Mano ne cesse de baisser.
Considérant,
qu'en 2003, sur l'ensemble des logements attribués par
la Mairie de Paris dans le patrimoine immobilier de
l'OPAC dans notre arrondissement, seuls 40 % l'ont été
à des demandeurs habitant le 17ème et que pour 2004,
malgré la réalisation de la ZAC de la Porte d'Asnières
et les premières attributions de la Ville de Paris,
représentant 37 logements, ce taux s'élève seulement
à 35 %.
Considérant
qu'il n'est pas acceptable que ce taux ne soit pas plus
élevé puisque ce sont les habitants du 17ème qui sont
pénalisés et qu'à titre de comparaison, sur les mêmes
années, le taux d'attribution sur le même patrimoine
effectué par la Mairie du 17ème à des demandeurs de
notre arrondissement était de 85%.
Considérant
que la Mairie centrale à certes un rôle de mutualisation
à accomplir sur l'ensemble de la capitale mais qu'il
n'est pas juste qu'en ce qui concerne les demandeurs
de notre arrondissement, nous n'atteignions pas des
taux plus élevés.
Considérant
en effet que le parc social du 17ème doit profiter en
priorité aux habitants du 17ème ; il s'agit là simplement
d'une mesure de justice et d'équité qui dépasse les
clivages partisans.
Considérant
que ce vœu a été adopté lors du conseil d'arrondissement
du 17ème qui s'est réuni le 24 mai 2004.
Brigitte
KUSTER et les membres du groupe U.M.P. émettent le vœu
:
que
désormais la proportion de demandeurs de logements du
17ème relogés par la Mairie de Paris dans le Patrimoine
de l'OPAC atteignent au moins 50 % du total des attributions.
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER relative à l'autorisation à M.
le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres
pour les fournitures courantes et de services relatives
au "système de priorité du tramway, contrôleurs à feux"
dans le cadre du tramway du boulevard des Maréchaux
sud (13e, 14e et 15e)
Monsieur le Maire,
mes
chers collègues,
Le
TMS, projet phare de votre mandature, consiste rappelons-le
à remplacer la ligne d'autobus Mobilien PC1 par un tramway,
afin d'augmenter sa vitesse commerciale de 4 km/h, en
la faisant passer de 16 à 20 km/h, le tout pour la modique
somme de plus de 300 millions d'euros. A ce propos,
nous noterons que le projet de tramway est mené dans
la plus totale opacité : l'exposé des motifs de cette
délibération ne mentionne même pas le montant estimatif
du marché pour le dispositif que vous nous appelez à
voter, ce qui est symptomatique de la "transparence"
toujours plus opaque de vos méthodes sur ce dossier.
Mais revenons-en au fond.
Comme
chacun le sait, ce n'est pas le mode tramway qui engendre
le supplément de vitesse commerciale, mais la conjonction
de deux dispositifs :
-
la suppression de plus de 30 % des arrêts de l'autobus
actuel, PC1
- la priorité aux feux dont doit bénéficier le tramway,
et dont il est question dans ce projet de délibération.
Tout
est bon pour le tramway, et vous n'êtes pas à un paradoxe
près pour tenter de légitimer cet investissement. Alors
que vous n'avez de cesse de déclarer vouloir supprimer
la coupure entre Paris et sa banlieue, vous faites exactement
le contraire en donnant la priorité à l'axe circulaire
qui enferme la capitale, au détriment des radiales qui
permettent l'interpénétration Paris/Banlieue.
La
priorité aux feux qui sera accordée aux boulevards des
Maréchaux signifie que ce sont les radiales qui seront
pénalisées, puisque le système fonctionne selon une
logique gagnant / perdant. Ce sont notamment les usagers
des autobus qui viennent de banlieue, et gagnent Paris
qui subiront une attente plus longue aux feux, puisqu'ils
ne seront pas prioritaires.
Bel
exemple de prise en compte des intérêts de la banlieue
!
En
définitive, ce système de priorité aux feux s'inscrit
aussi très clairement dans votre objectif de transformer
Paris en "île aux enfants gâtés", au mépris le plus
souverain des communes limitrophes, jamais associées
à la décision, et tardivement intégrées à une pseudo
concertation.
Enfin,
Monsieur le Maire, pour être logique avec vous-même,
prévoyez-vous de réaliser un système de priorité similaire
pour les lignes PC2 et PC3, qui bouclent la boucle et
qui font également partie du programme Mobilien ?
Cela vous permettrait de tester les conséquences de
votre politique de déplacement dans les autres secteurs
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER relative à l'autorisation à M.
le Maire de Paris de signé des marchés sur appel d'offres
pour la réalisation de la rénovation de 10 postes HTA/BTA
du boulevard périphérique (éclairage)
Vous
nous proposez de faire les travaux nécessaires à la
suppression des transformateurs au pyralène comme l'exige
la loi, avant fin 2006. Votre marché comporte une tranche
ferme et deux tranches conditionnelles chacune d'un
an.
Comme
il ne reste que 2 ans1/2, allez-vous anticiper sur les
tranches conditionnelles pour être dans les délais ?
Il faut l'espérer.
Par
contre pour les postes alimentant les tunnels, vous
envisagez de les traiter ultérieurement. Quand ?
Aurez-vous
terminé fin 2006 ?
Merci
de bien vouloir nous apporter des précisions sur un
sujet qui touche à la sécurité et à la santé des parisiens.
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER relative à l'autorisation à M.
le Maire de Paris de signer des marchés sur appel d'offres
pour la fourniture et la pose de matériels de barrage
et d'informations pour la fermeture de certaines voies
dans Paris et dans le bois de Vincennes, dans le cadre
"Paris - Respire"
"Paris Respire" opération initiée par la précédente
mandature est un succès reconnu par tous, qui, grâce
à l'accord de la Préfecture de Police peut désormais
se dérouler tout au long de l'année. De ce fait, découle
cette délibération concernant l'achat de matériel de
barrage et d'information pour la fermeture de certaines
voies dans Paris intra-muros et dans le bois de Vincennes.
Mon interrogation porte sur le marché que vous nous
proposez de passer et qui peut varier de 183 000 euros
à 610 000 euros.
Pouvez-vous
nous donner des explications sur une telle différence
dans l'appréciation du marché ?
Intervention de Mme Brigitte
KUSTER relative à l'autorisation à M. le Maire de Paris
de signer avec la société "SPIE AUTOCITE" une convention
de concession pour la modernisation et l'exploitation
du parc de stationnement souterrain "Meyerbeer" (9ème)
et pour le parc de stationnement "Alban Satragne Magenta"
(10ème)
Vous
nous proposez d'approuver des contrats de concession
concernant les parkings MEYERBEER et ALBAN SATRAGNE
MAGENTA.
Ces
contrats prévoient la réalisation par les concessionnaires
de travaux. C'est l'occasion de vous demander si pour
les contrats passés vous comptez vraiment jouer votre
rôle d'autorité concédante en exigeant des concessionnaires
qu'ils réalisent les travaux prévus dans les contrats.
Je pense en particulier au parking TERNES où la rénovation
de l'ancien parking a été réalisé, on peut d'ailleurs
se poser quelques questions sur la qualité de la rénovation,
et où l'extension sous l'avenue Niel n'est pas encore
engagée. Bien sûr, vous avez quelques difficultés à
exiger des concessionnaires privés le respect des contrats
alors que vous faites preuve avec la SAEMES d'un véritable
laxisme en la matière.
En
effet, contractuellement et tel que prévu par les conventions,
les ascenseurs supplémentaires devaient être mis en
place dans le parc Méditerranée. Or, ce n'est pas fait.
De
même où en sont les travaux de rénovation des parcs
Boucicaut, Notre Dame, Auteuil, Saint-Eloi ?
Votre
attitude et celle de votre adjoint, Président de la
SAEMES commencent à poser problème quant à l'équité
vis-à-vis des concessionnaires. Comptez-vous laisser
se perdurer une situation critiquable à bien des égards
et qui par ailleurs, va à l'encontre de l'intérêt des
usagers ?
Intervention de Mme Brigitte
KUSTER relative à la réalisation de prestations de services
d'enquêtes de circulation sur le réseau viaire de la
Ville de Paris
Vous
nous demandez de vous autoriser à conclure des marchés
pour le comptage des flux de circulation -sujet sur
lequel j'étais déjà intervenue en m'interrogeant sur
le nombre de véhicules entrant et sortant dans Paris-.
Merci
de nous faire savoir si vous envisagez de faire des
comptages exhaustifs pour tous les axes entrants et
sortants ?
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER relative à l'indemnisation amiable
de différents tiers en réparation d'accidents sur la
voie publique
Régulièrement
nous sommes amenés à valider des délibérations faisant
état de l'indemnisation amiable de différents tiers
en réparation de dommages causés aux intéressés lors
d'accidents survenus sur la voie publique et dont la
responsabilité incombe à la Ville de Paris.
Cette
délibération d'ordre technique énumère, comme à chaque
fois, les indemnisations aux personnes accidentées.
Mais nous n'avons aucun recul ni éléments d'analyse
sur tous ces incidents et accidents survenus sur voie
publique.
C'est
pourquoi je souhaiterai savoir si, en fonction de ces
données, un état des lieux est réalisé et si les services
compétents en tirent les conséquences en faisant les
réparations nécessaires.
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Séances
des 10 et 11 mai 2004
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER relative aux modalités d'acquisition
de candélabres contemporains d'éclairage public (modèle
Dubuisson)
Monsieur
le Maire,
Nous
revenons là sur un sujet que nous avions déjà évoqué
précédemment lors d'un Conseil où nous avions déjà autorisé
le Maire à signer un appel d'offres concernant la fourniture
de candélabres. Cette fois-ci, c'est un appel d'offres
complémentaire sur d'autres candélabres, donc un autre
modèle appelé "Dubuisson" et, contrairement aux précédents,
à un coût à l'unité nettement supérieur.
Je
pense qu'il ne serait pas inutile de revenir d'ailleurs
sur le fait que l'on distingue plusieurs sortes de candélabres
avec des prix à 1 500 euros de plus l'unité. Et là,
nous sommes quand même devant une situation un peu particulière
puisque ce modèle a été spécifiquement étudié pour Paris
par un groupement comprenant un designer et des industriels.
Or, les candélabres et les luminaires d'éclairage public
sont des produits industriels et, en tant que tels,
ne sont viables que produits à plusieurs milliers d'exemplaires
pour pouvoir, en amortissant l'outillage de fabrication,
les fabriquer à des prix raisonnables.
Donc
l'importance du parc de luminaires parisiens ne permet
d'en commander chaque année que quelques centaines et,
bien sûr, ça ne correspond pas à un produit industriel.
En
conséquence, les prix de ces fournitures seront bien
supérieurs à ceux issus des catalogues des fournisseurs.
Nous avons appris en Commission que c'était là le choix
du Maire, mais le choix du prince aura des conséquences
sur les finances publiques. Nous aurions aimé donc peut-être
un autre choix suite, d'ailleurs, à la Commission de
mobilier urbain qui en avait retenu deux autres. Vous
lancez un appel d'offres pour un modèle qui a été conçu,
je le rappelais, par un groupement comprenant un designer
et des entrepreneurs spécialistes. La concurrence est
bien entendu complètement faussée, et on voit mal d'autres
industriels pouvoir copier et fournir un matériel mis
au point par ses concurrents.
Cette
façon de faire est contraire à l'esprit du Code des
marchés, et votre démarche ne risque-t-elle pas d'être
taxée de favoritisme ? Je vous remercie.
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER, Laurence DOUVIN et les
membres du Groupe U.M.P. relatif à la sécurité aux abords
des écoles
Les
enfants sont, avec les personnes âgées, les principales
victimes des accidents de la circulation mettant en
cause des piétons. La circulation aux abords des établissements
scolaires est un point qu'il convient de traiter avec
une attention particulière sur le plan de la sécurité.
Les
accidents recensés mettent souvent en cause la vitesse
des automobilistes. Il est donc nécessaire d'agir sur
ce point. Les premières expériences menées dans le 17ème
arrondissement limitant la vitesse à 30 km/h autour
des établissements scolaires ayant donné des résultats
encourageants, le Conseil d'arrondissement du 17ème
a, dans sa séance du 26 avril 2004, émis un vœu demandant
l'extension de principe de cette mesure aux abords de
l'ensemble des écoles de l'arrondissement.
C'est
pourquoi, pour prendre en compte la totalité du territoire
parisien, nous proposons le vœu suivant : A la demande
du Conseil de Paris, Monsieur le Maire prendra les mesures
nécessaires en vue de limiter, aux abords des établissements
scolaires, la vitesse à 30 km/h, partout où ce sera
possible et où ces établissements ne se situent pas
déjà dans un cadre où cette limitation existe (zone
30 ou quartier vert).
Cette
limitation s'accompagnera en tant que de besoin des
aménagements de voirie nécessaires tels que la pose
de ralentisseurs, l'installation de signaux lumineux.
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER relative à la convention entre
la Ville de Paris et l'Office du Tourisme et des congrès
de Paris
Cette
délibération nous rappelle le poids économique du Tourisme
à Paris avec 26 millions de touristes reçus par an dont
15 millions d'étrangers, faisant de la Capitale la 1ère
destination touristique mondiale et ce, depuis plusieurs
années.
Avec
soulignons-le un chiffre d'affaire de 14 milliards d'euros.
Mais, le moins que l'on puisse dire, c'est que la Ville
est loin d'être à la hauteur de cet enjeu. En effet,
une succession d'événements illustrent ce constat :
Augmentation des charges pour les hôteliers avec une
taxe de séjour de plus 20 %, augmentation que j'ai d'ailleurs
déjà dénoncée lors d'un précédent Conseil et que vous
qualifiez de "minime", ce qui est loin d'être l'avis
des professionnels !!
Vous
m'aviez répondu qu'en compensation vous alliez dégager
une somme de 100 000 euros pour participer à une campagne
de communication. Vous conviendrez que cela ne réduira
pas les charges des professionnels du tourisme qui connaissent
par ailleurs une nette baisse d'activités !
La
réponse est donc décalée par rapport au problème.
Au-delà
de cette contradiction, pouvons-nous avoir des précisions
sur cette campagne ? Pouvons-nous aussi avoir des précisions
sur la rallonge budgétaire d'un million d'euros évoquée
par le Président de l'Office du Tourisme concernant
la vitrine du futur Office de Tourisme ? Office du Tourisme,
qui faut-il le rappeler, après avoir déménagé voit malheureusement
son ouverture retardée en octobre, soit après la saison
touristique ! Cherchez l'erreur !
Toujours
concernant l'Office du Tourisme, peut-on savoir où nous
en sommes de la subvention de la Ville de Paris, à savoir
les 200 000 euros manquants inscrits au budget prévisionnel,
dont nous retrouvons trace dans cette délibération,
(même s'il faut une loupe pour lire le tableau budgétaire
!) et qui prouve là encore le recul de la Ville sur
ses engagements.
Que
dire aussi du report des Etats Généraux du Tourisme,
report que nous apprenons d'ailleurs dans la presse
: alors que nous en parlions encore il y a quelques
jours au Conseil d'Administration de l'Office du Tourisme
!
Qu'importe,
me direz-vous ? Et bien non.
Tout
cela reflète une gestion à la petite semaine avec une
absence flagrante de volonté politique, et ce au plus
haut niveau de l'exécutif, de tout mettre en œuvre pour
favoriser le tourisme à Paris.
Vous
le savez, ce secteur concerne 140 000 emplois directs
(11 % des emplois salariés parisiens!!) ainsi que près
de 150 000 emplois indirects et induits dans la Capitale.
Cherchez l'erreur !
Alors,
Monsieur le Maire, vous en conviendrez tous ces éléments
ne sont encourageants ni pour les touristes, ni pour
les professionnels et par conséquent ni pour les Parisiens.
A quand une vraie volonté de prendre en considération
les attentes et les besoins maintes fois évoqués et
qui, depuis trois ans, restent lettre morte. Il vous
appartient d'être fédérateur et initiateur, l'enjeu
est de taille malheureusement, il semble que vous ne
soyez pas à la hauteur. Une fois de plus, cherchez l'erreur
!
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER relative à l'attribution d'une
subvention de fonctionnement à la Maison du Kangourou
La
Maison du Kangourou a pour projet d'ouvrir un établissement
dans le local sis au 12 rue Jacquemont, à l'angle de
la villa Jacquemont. Ce local d'une superficie de 420
m² en RDC bénéficie d'un sous-sol de 180 m². Les travaux
d'aménagement débuteront en mai, pour s'achever en août.
L'ouverture de cette nouvelle structure associative
est prévue pour septembre prochain. C'est après une
rencontre entre l'Adjoint aux Affaires Sociales du 17ème
et le Président, Didier SPARANO, où le projet a été
exposé, que Françoise de PANAFIEU, Maire du 17ème et
son adjointe ont déployé toute leur énergie pour soutenir
ce projet qui accueillera, dès septembre prochain, environ
55 enfants. Au moment où l'exécutif municipal s'approprie
toute création de place en crèche, il me paraissait
nécessaire de souligner le rôle de l'équipe municipale
du 17ème qui, sans son action, n'aurait pas permis la
réalisation de ce projet. Rappelons également que c'est
grâce aussi à l'action des élus du 17ème que l'Association
Marie de Miribel (filiale de la Croix Saint Simon) a
ouvert fin janvier, une crèche familiale de 45 berceaux
et une halte-garderie de 10 places dans les locaux sis
14, boulevard Gouvion Saint Cyr, dont je vous rappelle
que nous sommes toujours en attente de la subvention.
Vous comprendrez donc que c'est avec satisfaction que
nous autoriserons le Maire à signer une subvention d'équipement
de 769.726 euros et une subvention de fonctionnement
de 142.570 euros calculée en fonction d'une ouverture
en septembre et d'une montée en puissance des effectifs
pour la Maison du Kangourou. Par ailleurs, rappelons
que nous attendons toujours avec impatience celle du
boulevard Gouvion Saint Cyr.
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Séances
des 5 et 6 avril 2004
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER sur le rapport d'activité du
Conseil du Patrimoine de la Ville de Paris, année 2002.
Monsieur
le Maire,
1.
Faut-il vous remercier ? Vous nous remettez aujourd'hui
le rapport d'activité du Conseil du Patrimoine pour
l'année 2002, rapport qui vous a été remis le 20 octobre
2003… soit près de 6 mois pour le communiquer au Conseil
de Paris et encore faut-il rappeler que c'est notre
Groupe par la voix de Jean-François LEGARET qui vous
l'a réclamé lors de la séance du Conseil de Paris du
2 février 2004. Est-ce bien normal ? Par ailleurs, faut-il
rappeler que contrairement à ce que vous avez promis,
aucune communication sur la période 2001-2002 n'est
sortie… Est-ce bien normal ? Bel exemple de transparence
d'une municipalité parisienne au service des Parisiens
et de leurs élus.
2.
Par ailleurs, nous apprenons par le détour d'une phrase
que vous avez nommé François STASSE, bien connu pour
ses attaches politiques, à la tête du Conseil du Patrimoine.
Nomination fort discrète, qui n'a fait l'objet d'aucun
communiqué à la presse, alors qu'elle remonte au 21
février 2002. Bel exemple de transparence d'une municipalité
parisienne au service des Parisiens et de leurs élus.
3.
De plus, le rapport particulièrement subjectif de l'Inspection
Générale communiqué à notre Assemblée au mois de février
évoquait le travail du Conseil du Patrimoine sans même
mentionner le changement du Président ! Bel exemple
de transparence d'une municipalité parisienne au service
des Parisiens et de leurs élus.
4. Faut-il d'ailleurs rappeler que votre prédécesseur
Jean TIBERI nommant le premier Président du Conseil
du Patrimoine s'était adressé au Vice-président du Conseil
d'Etat lui proposant de désigner un membre du Conseil
d'Etat pour exercer cette fonction. Et c'est à la suite
de cette modalité transparente et indépendante que M.
Noël CHAHID-NOURAÏ fut désigné dans ces fonctions. Pourquoi
les mêmes modalités de désignation ont-elles été abandonnées
?
5. Vous avez enfin supprimé, fait révélateur, le poste
d'adjoint au Maire de Paris chargé du domaine précédemment
occupé successivement par Jean-François LEGARET et Vincent
REINA qui méritent d'être salués pour le travail réalisé.
6.
Venons-en au fond. Vous nous parlez aujourd'hui de transition
et de réorientation. Derrière ces mots en apparence
anodins se cache en réalité un changement profond de
stratégie politique et juridique sur la gestion du domaine
privé. Changement profond qui nous a été tenu soigneusement
caché jusqu'à présent. Rappelons que le Conseil du Patrimoine
sous la précédente mandature a procédé au classement
des 1535 appartements qui avaient été inventoriés dans
le domaine privé de la Ville de Paris. En 2001, comme
le rapport d'activité le rappelle, 99 ,6 % du classement
de ces biens avait été opéré et ces appartements avaient
été soit vendus par adjudication publique, soit transférés
à des bailleurs sociaux. On peut donc constater que
le travail du Conseil du patrimoine était virtuellement
achevé et au moment où vous avez accédé à vos fonctions
tout le monde était d'accord à cette époque pour considérer,
comme le rapport du Conseil du Patrimoine présenté en
1996 le disait avec force : " qu'il n'entrait pas dans
la vocation d'une ville comme Paris de gérer un patrimoine
de cette nature ". Mais depuis 2001 qu'avez-vous fait
? Loin de poursuivre et de parachever ce qui restait
à faire pour faire disparaître définitivement le domaine
privé de la Ville, vous l'avez reconstitué ! Car comment
qualifier les transactions immobilières consistant à
acheter des immeubles pleins ou partiellement de leurs
occupants !! Nous voilà ramenés à la situation antérieure,
ce qui me conduit à vous poser une question précise
: le Conseil du Patrimoine examinera-t-il la situation
des immeubles que vous avez achetés à des prix parfois
prohibitifs dans des quartiers connus pour le prix élevé
du m² ? Autre question : de quel statut bénéficient
les occupants titulaires des baux encore en cours notamment
s'il s'agit d'occupants de la Loi de 1948 pour récupérer
dans les meilleurs délais ces appartements ? Et si c'est
le cas l'avez-vous fait et en quel nombre, en quelle
proportion ?
Enfin,
le Conseil du Patrimoine dans son rapport élabore des
perspectives pour l'année à venir. Soit l'année 2003.
Cette année 2003 étant écoulée il n'aurait pas semblé
inopportun de nous dire aujourd'hui si ces perspectives
s'étaient matérialisées. Il serait notamment utile de
savoir si, conformément aux souhaits du Conseil du Patrimoine,
on a poursuivi en 2003 à une cadence plus ambitieuse
qu'en 2002 l'examen des situations locatives concernant
notamment les associations des immeubles classés aux
fins de maintien dans le patrimoine communal.
S'est-on
également attaché à ce que le transfert effectif des
immeubles aux bailleurs sociaux classés à cette fin
se réalise ? Par ailleurs, a-t-on donné une suite favorable
à la proposition du Conseil du Patrimoine de poursuivre
le classement de la partie dite " pérenne " du domaine
intercalaire ? Enfin, le rapport se termine sur la question
très importante sur l'origine de certains biens de la
Ville entrés dans ce domaine pendant la période de l'occupation.
Le Conseil note qu'aucune mesure n'a été prise à ce
jour (fin 2002) en vue de la création des deux bourses
d'études et de la mise en œuvre des réparations individuelles.
On indique même, fait particulièrement aggravant, que
le Conseil du Patrimoine a soumis à l'exécutif municipal
des propositions d'arrêtés sans qu'aucune suite ne soit
donnée à ces projets.
La
phrase de conclusion, pleine de sens, est particulièrement
grave si rien n'a été fait depuis lors. Je la cite :
" Le Conseil du Patrimoine attire donc l'attention de
la Ville de Paris sur l'incomplétude à ce jour des mesures
prises pour traduire dans les faits les propositions
du rapport en cause ". Plus d'un an s'est écoulé depuis
que ce jugement a été formulé. Pouvez-vous M. le Maire,
aujourd'hui nous indiquer ce que vous avez fait ?
Intervention de Mme Brigitte KUSTER
sur la Journée Technique sur les deux roues motorisées
partenariat avec le Groupement des Entreprises Mutuelles
d'Assurances Prévention.
Monsieur
le Maire,
Vous
nous proposez de vous autoriser à signer une Convention
avec un organisme regroupant les mutuelles d'assurance
qui prendraient à sa charge des dépenses concernant
l'organisation de la journée des deux roues motorisées
organisée le 29 avril et par la-même bénéficierait en
contre partie d'autorisation d'actions publicitaires
lors de cette manifestation.
On
peut s'interroger sur la légalité d'une telle convention
en particulier sur le plan fiscal. Il semble qu'il aurait
été préférable d'avoir un marché de prestations de service
concernant les dépenses engagées pour le compte de la
Ville et une convention concernant les recettes procurées
par l'autorisation d'utiliser certains supports publicitaires
pendant les manifestations.
Mais
il y a un problème plus important, quelle est en fait
votre politique en matière de deux roues motorisées
au moment où ce mode de transport attire de plus en
plus de parisiens qui voient dans ce mode de déplacement
la possibilité de continuer à circuler librement dans
des conditions acceptables ?
Pourquoi
les deux roues motorisées sont elles toujours interdites
de circulation dans les couloirs de bus ?
Où
sont les parkings supplémentaires à leur intention ?
Autant
d'interrogations qui nous l'espérons trouveront des
réponses satisfaisantes lors de cette journée consacrée
aux deux roues motorisées, même si je le sais tout ne
dépend pas seulement de vous.
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER sur la participation de la Ville
de Paris aux aménagements qualitatifs du tramway.
Monsieur
le Maire,
Vous
nous demandez d'autoriser la Ville de Paris de participer
à hauteur de 15 millions d'euros à des aménagements
dit qualitatifs du tramway en ce qui concerne la partie
RATP à savoir la plate-forme de transport et les accessoires
dans les stations. Il est quand même surprenant qu'il
faille participer à l'esthétique des supports des caténaires,
alors qu'il s'agit simplement d'un problème de design
et non de coût de matériel.
Comment
ne pas s'étonner que les abris, l'éclairage, les corbeilles,
les dalles podotactyles, les bordures nez de quai soient
considérés comme un plus qualitatif alors que ces aménagements
font partie intégrante de tout projet de tramway ?
En fait vous financez un dépassement du projet uniquement
sur le budget de la Ville alors que nos autres partenaires
(Etat et Région) devraient y participer. Par ailleurs,
est-ce bien nécessaire de mettre du granit sur les quais
des stations ?
En
fait, ces aménagements qualitatifs reviennent à environ
0,5 millions d'euros par station ! Monsieur le Maire,
tout cela est-il bien raisonnable ?
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER sur le principe et modalités
de la validation des plans de la voirie.
Monsieur
le Maire,
Je
suis déjà souvent intervenue sur ce sujet et je voudrai
y revenir car vos éléments de réponse à mes questions
ne peuvent me satisfaire.
En
effet, vous refusez de diffuser les plans de voirie
au prétexte d'un problème de sécurité concernant les
plans des réseaux souterrains. Au vu de l'actualité,
on peut comprendre une telle préoccupation.
Mais, concernant les plans de voirie de surface, cela
ne se justifie pas. Vous indiquez qu'il existe des plans
de Paris mais ceux -ci ne signalent pas le nivellement
ni les divers éléments de surface qui se trouvent sur
les plans de voirie.
Or,
pour certaines professions, ces documents peuvent s'avérer
très utiles. C'est pourquoi je réitère ma demande à
savoir que ces plans soient accessibles à ceux qui en
font la demande même moyennant paiement.
M.
le Maire je vous remercie.
Intervention
de Mme Brigitte KUSTER sur l'autorisation d'aménagement
des berges du Canal Saint-Denis.
Monsieur
le Maire,
Vous
nous proposez d'autoriser la Communauté d'agglomérations
regroupant, en particulier les Communes riveraines du
Canal à savoir Saint-Denis et Aubervilliers, à aménager
à leur compte une grande partie des berges du Canal
Saint-Denis.
On
ne peut que se féliciter de cette initiative même si
la Ville ne perçoit aucune redevance d'occupation et
aucun remboursement alors qu'elle va contrôler les travaux.
La
Ville en ce qui concerne le Canal, son entretien et
son exploitation, engage des dépenses qui ne sont pas
couvertes par des recettes.
Pouvons-nous
donc avoir un bilan financier concernant le Canal ?
En outre, l'intérêt du Canal est de permettre certains
transports, en particulier ceux de matériaux par voie
fluviale, ce qui diminue d'autant la circulation routière.
Pour
ce faire, il faut des zones portuaires ; sont-elles
maintenues en nombre suffisant ? Quelle est votre politique
en la matière ?
Merci
M. le Maire de nous apporter les précisions demandées.
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Séance
du 1 mars 2004
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER et les Élus du Groupe U.M.P.
relatif à la création d'un observatoire en partenariat
avec les Chambres Consulaires, La Chambre de Commerce
et des Métiers d'Art et la RATP des effets économiques
du TMS
Un
observatoire des effets économiques du TMS vient d'être
créé en partenariat avec les Chambres Consulaires, Chambre
de Commerce et des Métiers et la RATP.
Cet
observatoire devrait permettre à terme à la Commission
d'indemnisation à l'amiable, d'indemniser les commerçants
riverains du tracé. Près de 2500 d'entre eux pourraient
être concernés entre le début et la fin du chantier
prévu en 2006.
D'autres
commerçants, sur d'autres trajets, ont subi, subissent
et vont subir également une baisse de leur chiffre d'affaire.
Ce sont ceux en bordure de couloirs de bus en site propre
où tout stationnement a été banni. A certains endroits,
des commerces ont une baisse de 30 % de leur chiffre
d'affaire et certains ont même fermé (boulevard Bessières).
Pour
eux à ce jour rien n'a été prévu, aucun dédommagement
envisagé. Alors que ces commerçants sont aussi les victimes
d'une politique des transports anti-économique et que
leur fonds de commerce a depuis l'installation de ces
couloirs, perdu de la valeur, rien n'est prévu pour
remédier à une situation très préjudiciable pur de nombreux
petits commerces.
Brigitte
KUSTER et les Élus du Groupe U.M.P. émettent le vœu
:
-
que soit créé un " observatoire des effets économiques
des couloirs de bus " sur les commerces.
-
que soient indemnisés les commerçants dont il serait
avéré que la mise en site propre des couloirs de bus,
leur porte préjudice.
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER et les Élus du Groupe U.M.P.
relatif à la participation des associations de riverains
à la Commission Extra-Municipale des Déplacements
Récemment
des associations de riverains ont manifesté contra la
décision arbitraire d'installation de couloirs de bus
dans leur quartier.
Sachant
que ces projets sont présentés préalablement à la Commission
Extra-Municipale des Déplacements ;
Brigitte
KUSTER et les Élus du Groupe U.M.P. émettent le vœu
:
-
que, dans un souci de réelle concertation, les associations
riveraines et les représentants des Conseils Consultatifs
de Quartier concernés par les projets évoqués au sein
de la Commission Extra-Municipale des Déplacements,
soient invités à y participer.
Vœu
présenté par Brigitte KUSTER et les Élus du Groupe U.M.P.
relatif à l'information des automobilistes
Considérant
qu'il est de plus en plus difficile de circuler en voiture
dans Paris,
Considérant
que la multiplication des embouteillages est cause de
pollution donc nuit à la santé,
Considérant
que le temps perdu au volant à des répercussions économiques
néfastes,
Considérant
le nombre important de manifestations sur la voie publique
et les visites officielles de chefs d'Etat,
Considérant
que les travaux se multiplient sur la chaussée parisienne
(tramway, mise en site propre des bus...),
Considérant
que les supports d'information de la municipalité ne
jouent pas leur rôle en matière d'information du trafic,
Brigitte
KUSTER et les Élus du Groupe U.M.P émettent le voeu
que
la Ville de Paris et la Préfecture de Police élaborent
une politique d'information sur les perturbations affectant
la voirie, afin d' éviter la thrombose dans certains
quartiers de Paris et que les automobilistes ne se trouvent
plus dans des situations inextricables.
Vœu
déposé par Brigitte KUSTER, Jean-François LEGARET et
les membres du Groupe U.M.P.
Un
nouveau centre commercial devrait être réalisé Porte
d'Aubervilliers avec une surface constructible en équipements
commerciaux qui représente la valeur d'un grand centre
commercial : 76 000 m² et une surface de vente de 40
000 m², (dont un hypermarché de 4 000 m², une jardinerie
de 3 800 m², 3 500 m² de restaurants, 18 moyennes surfaces
et 3 200 places de stationnement).
Ce
projet tout comme le précédent, suscite une grande inquiétude
chez les commerçants du Nord Est Parisien qui, au moment
où le nombre de commerces de proximité ne cessent de
diminuer intra-muros, s'inquiètent des répercussions
économiques d'un projet d'une telle ampleur aux Portes
de Paris.
Brigitte KUSTER, Jean-François LEGARET et les membres
du Groupe U.M.P. émettent le vœu :
-
que le Maire de Paris se prononce contre l'ouverture
de ce centre commercial Porte d'Aubervilliers.
Intervention
relative à l'exploitation du garage du parc de stationnement
du rond point des Champs-Elysées
Monsieur
le Maire,
Le
parc de stationnement du rond point des Champs Elysées
comporte une partie dite parc public et une partie garage.
Vous proposez de rechercher un nouveau délégataire pour
la partie garage, l'affermage actuel arrivant à échéance
à la fin de l'année.
Il
est incompréhensible que la Ville renouvelle une délégation
de service public pour un mode d'exploitation qui n'a
pas fait ses preuves, comme en atteste le taux d'occupation
du garage qui n'atteint que 46% seulement ;
Il
serait bien plus intéressant d'étendre la partie "parc
public", ce qui de plus offrirait une alternative crédible
au stationnement sur voirie, en conformité avec le Plan
de Déplacements Urbains, et pérenniserait l'attractivité
de cette zone commerciale majeure.
En fait le délégataire est le même que pour la partie
parc public et on voit mal comment il pourrait en être
autrement dans la mesure où il s'agit d'un ouvrage unique
avec ses équipements (ventilation, alimentation électrique)
pour l'ensemble il en sera de même pour l'ascenseur
qui va être créé.
De
plus, au 3ème sous-sol il y a à la fois des places du
parc public et des places du garage. On voit donc mal
comment il pourrait y avoir pour un même ouvrage, deux
opérateurs : celui du parc public et celui du garage
?
Il
aurait été sûrement préférable, comme la loi SAPIN l'autorise,
de considérer la partie garage comme une extension géographique
du parc public et de l'inclure dans la convention de
concession de ce parc. Cela aurait été plus simple,
plus lisible pour les usagers, plus rentable pour la
Ville.
Par
ailleurs, est-ce qu'au moins une étude a été réalisée
sur les besoins en stationnement dans le secteur concerné,
avant de nous soumettre ce projet de délibération ?
Et alors que nous étudions dans un même Conseil deux
délibérations évoquant l'installation d'ascenseurs dans
des parcs de stationnement sous-terrains, peut-on avoir
un bilan des parcs concédés n'ayant pas d'ascenseurs
permettant l'accès aux personnes à mobilité réduite
?
Intervention
relative à la couverture du Boulevard Périphérique
Monsieur
le Maire,
Les deux projets de délibérations concernent les couvertures
du Boulevard Périphérique à la Porte de Vanves pour
le 19 et dans le secteur Lilas pour le 20 et 21 -Projets
actés au Contrat de Plan, inscrits au cours de la précédente
mandature.
Pour
la Porte de Vanves, vous nous demandez de vous autoriser
à lancer l'enquête publique après avoir approuvé les
conclusions de la concertation. Vous envisagez de réaliser
les travaux en 2005/2006 c'est-à-dire en même temps
que ceux du tramway dans ce secteur. Est-ce bien raisonnable
?
Quelles
seront les conditions de circulation dans le Sud du
14ème arrondissement ? Avez-vous pensé aux habitants
de cette partie de Paris et aussi à l'ensemble des usagers
de la voirie du Sud de Paris ?
Quelles
sont les mesures envisagées pour éviter la thrombose
d'un quartier entier ?
Au
Contrat de Plan il est prévu 3 secteurs à couvrir en
plus de Vanves et Lilas. Il y a aussi Ternes Champerret.
Où
en est-on pour ce projet ? Pourquoi n'est-il pas traité
avec la même célérité que les deux autres ?
Les
habitants du 17ème arrondissement sont-ils moins sensibles
au bruit que ceux des 14ème et 20ème arrondissements
?
Peut-on
avoir un calendrier précis concernant ce secteur ?
Par
ailleurs, il serait également intéressant qu'un bilan
financier global concernant les couvertures du périphérique
soit porté à la connaissance du Conseil de Paris.
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Séances
des 2 et 3 février 2004
Intervention
relative à la communication du Maire de Paris sur le
rapport annuel de l'Inspection Générale
Monsieur
le Maire,
C'est
avec satisfaction que j'ai vu inscrit à l'ordre du jour
de cette séance cette délibération sur le rapport annuel
de l'Inspection Générale.
Mais, malheureusement, ma satisfaction fut de courte
durée, au vu de la situation telle qu'elle se présente
à ce jour, concernant les activités de cette structure.
Le 21 janvier dernier, je vous écrivais pour vous demander
des explications sur le fonctionnement de l'Inspection
Générale et sur les engagements que vous aviez pris.
Je vous interrogeais également sur les conditions dans
lesquelles les rapports étaient diffusés, ayant personnellement
été victime d'une diffusion " orchestrée ".
En
effet, en novembre 2001, dans un souci dit de " transparence
", vous avez publié un certain nombre de rapports de
l'Inspection Générale concernant la mandature précédente.
La quasi-totalité de ces rapports avaient été établis
sans procédure contradictoire.
Ces
documents, accompagnés d'un communiqué " alléchant ",
mettaient en cause un certain nombre de personnes dont
vous aviez pris soin, parfois, d'enlever les noms. Dans
certains cas, la " rumeur " aidant, des journalistes
se sont laissés aller à publier les allégations mensongères
de ces rapports en y rajoutant des noms qu'on avait
sans doute bien voulu leur souffler.
L'un de ces rapports me mettait en cause et, à aucun
moment avant sa publication, je n'ai été consultée,
ni auditionnée. J'ai profondément été affectée par ces
allégations et par le préjudice qui en a suivi, comme
j'ai été amenée à le souligner lors du Conseil de Paris
de février 2002.
Par
une décision récente, le Tribunal de Grande Instance
de Paris, le 13 décembre 2002, a condamné le Directeur
de publication de l'un de ces journaux qui s'était appuyé
sur ce rapport pour me diffamer publiquement.
La
Cour d'Appel de Paris a récemment confirmé ce jugement.
En
vous écrivant publiquement, Monsieur le Maire et en
reprenant ici ces propos, je tiens à vous dire tout
haut ma satisfaction de voir la vérité rétablie.
J'estime,
par ailleurs, que le rapport aurait mérité lui aussi
d'être condamné. J'ai constaté qu'il avait, depuis lors,
disparu du site Internet de la Ville de Paris.
Je
m'en réjouis, mais je regrette que cette suppression
n'ait été accompagnée de la même publicité que celle
déployée lors de sa publication.
Suite
à ces nombreuses interrogations, vous avez cru bon de
me faire répondre par communiqué de presse et par la
voix de votre porte-parole. Les déclarations embarrassées
de celui-ci méritent bien évidemment quelques approfondissements.
Je
tiens en effet à protester contre la tentative de manipulation
à laquelle votre collaborateur s'est livré en tentant
de faire croire que mon courrier était postérieur à
votre intention de saisir le Conseil de Paris sur les
activités de l'Inspection.
En
réalité, c'est en urgence que votre projet de délibération
a été adressé aux groupes politiques ; c'est en urgence
que les rapports ont été transmis à la DGIC pour qu'ils
soient publiés sur Internet ; à tel point que votre
service de presse annonçait leur publication alors qu'ils
n'étaient toujours pas disponibles sur le net.
Vous
nous proposez donc aujourd'hui de débattre du rapport
d'activité de l'Inspection pour l'année 2003.
1
- Permettez-moi en premier lieu de vous faire-part de
mon étonnement sur l'importance des délais de publication
de ces rapports.
En effet, lors de la première publication, à laquelle
vous avez donné tant d'écho médiatique qui à l'époque
vous arrangez, vous aviez saisi la CADA en décembre
2001 ; obtenu son accord en avril 2002 et rendu publics
les rapports la même année.
S'agissant
de la 1ère série des rapports publiés ces jours derniers
sur " paris.fr ", j'ai pu constater que tous vous avaient
été rendus sous " forme définitive" depuis longtemps.
Pour s'en assurer, il suffit de les consulter : ils
portent la mention " rapport définitif " et la date
de leur remise. Ils correspondent en fait au rapport
d'activité 2002. Certains de ces rapports vous ont d'ailleurs
été rendus dès la première année de votre mandat.
Pourquoi alors avoir attendu plusieurs mois pour saisir
la CADA ? Pourquoi, par ailleurs, avoir attendu le mois
de janvier 2004 pour les publier ?
C'est
en effet par décision du 6 février 2003 que la CADA
vous a autorisé à les diffuser.
S'agissant
de l'activité juillet 2002 - juin 2003, que vous nous
présentez aujourd'hui, qu'en est-il des 45 rapports,
dont cette délibération est censée faire état ?
Jusqu'au
30 janvier, c'est-à-dire, il y a 3 jours, aucun de ces
rapports ne figurait sur Internet. A cette heure, c'est
seulement 10 rapports sur 45 qui sont consultables (8
datant de 2002 et 2 datant de 2001 !).
Aucun
n'a été transmis aux membres de ce Conseil pour le cas
échéant commenter, discuter, proposer.
Depuis
que ces rapports ont été rendus définitifs, avez-vous
saisi la CADA ? S'est-elle déjà prononcée ?
Si
oui, pourquoi n'en dispose t-on pas ?
La
longueur de ces délais peut légitimement nous amener
à poser les questions suivantes :
- N'êtes-vous pas en train de créer une " méthode "
tendant à vous arranger, pour éviter ainsi des révélations
ennuyeuses en fonction des calendriers électoraux ?
-
N'êtes-vous pas en train de créer une jurisprudence
selon laquelle il faudrait beaucoup de temps pour rendre
publics d'éventuels disfonctionnements de votre propre
administration ?
2 - Je souhaiterais aussi vous faire-part de mon
étonnement sur les thèmes que vous avez unilatéralement
choisi de faire étudier par l'Inspection.
Incontestablement,
l'Inspection s'est très largement intéressée au secteur
associatif ; j'ai noté un fort intérêt pour les structures
gérant nos relations avec l'Outre Mer, ou encore une
curiosité appuyée sur les associations relevant de la
Direction des parcs, jardins, et espaces verts ou de
la Direction des Affaires culturelles.
Mais
qu'en est-il par exemple de la Direction de la propreté
?
Vous
n'hésitez pas à prétendre dans vos multiples interviews
que le bilan de ce service est mauvais ;
S'agit-il
d'un problème structurel ? D'un manque de moyens ? D'un
ras le bol de l'encadrement confronté à des décisions
contradictoires ?
L'Inspection aurait pu vous éclairer sur les causes
de l'échec de votre politique et de celle de votre Adjoint.
Pourquoi ne l'avez vous pas saisi ?
L'année passée, l'encadrement de la Ville s'est plaint
des conditions dans lesquelles il était managé.
Dans
certaines Directions, par exemple, celle des parcs et
jardins on assiste à une véritable fuite des cadres
; en connaît-on les raisons ?
L'Inspection aurait pu être chargée du recueil de ces
éléments. L'été dernier, nous avons constaté les difficultés
d'adaptation de nos structures d'accueil des personnes
âgées ? En avez vous cherché les causes et les remèdes
?
En
avez vous saisi l'Inspection ?
Bien
évidemment vous demeurez juridiquement maître du choix
des études confiées à l'Inspection. Ne craignez-vous
pas cependant que dans certains domaines l'absence de
" curiosité " de votre part sur les disfonctionnements
de votre administration finisse par apparaître bizarre.
3 - Je m'interroge par ailleurs sur la sincérité
de cette procédure.
Vous
prétendez en effet publier tous les rapports autres
que ceux pour lesquels la CADA ne vous a pas donné son
accord.
Je
vous en donne acte. Mais n'y a t-il pas d'autres rapports
qui n'auraient pas été transmis à la CADA ?
Mais
n'y a t-il pas d'autres rapports provisoires qui, après
première lecture, n'auraient pas donné lieu à rapport
définitif ?
J'ai récemment lu dans un hebdomadaire, dont on ne peut
imaginer qu'il vous est défavorable, qu'il y avait quelques
" problèmes " dans les attributions de logement à la
Mairie du 13ème arrondissement.
Le journaliste, mieux informé que l'ensemble des conseillers
de Paris, nous apprend que vous avez commandé une enquête
de L'Inspection : j'imagine que cette enquête a porté
sur les indélicatesses des employées et qu'elle ne sera
sans doute pas publiée pour des raisons judiciaires
; on aurait aimé que le respect de la présomption d'innocence
soit aussi bien respecté dans d'autres affaires.
J'espère
par ailleurs que vous en avez profité, comme le journaliste
l'a fait, pour rechercher si le système qualifié de
" transparent " des commissions que vous aviez installées
fonctionnent avec le même succès que dans le 13ème arrondissement.
A
lire l'article, on ne peut croire que cette étude soit
celle décrite dans le rapport de l'Inspection et pudiquement
dénommée " l'exercice par la Ville de Paris de ses droits
de désignation des candidats au logement ".
4
- Je voudrais par ailleurs m'interroger sur la réalité
du " suivi de ces rapports ".
Vous
avez, en effet, annoncé qu'une commission serait chargée
de s'assurer des corrections et des propositions figurant
dans ces documents. Je ne doute pas que cette commission
ait été installée, et nous attendons donc que vous nous
informiez de ses travaux.
Pour
conclure, je sais par avance que vous me rétorquerez
qu'auparavant ces rapports n'étaient pas publiés ; certes,
mais c'est qu'auparavant ils servaient à éclairer la
Municipalité sur les disfonctionnements de ses services
et sur les améliorations à apporter à leur fonctionnement.
Aujourd'hui,
ces rapports sont en vérité distillés selon un échéancier
qui ne trompe personne. De surcroît, en les résumant
à votre guise, sans les publier totalement, vous faites
acte de communication ; vous privez les conseillers
de Paris et les commentateurs de la totalité de l'information
qui devrait leur permettre de se faire leur propre idée
des conclusions de ces rapports.
Je
voudrais reprendre et résumer ici les propositions que
Claude GOASGUEN vous a transmises au nom du Groupe U.M.P.
en décembre 2002.
1ère
proposition : Il est indispensable que les membres de
l'Inspection Générale de la Ville de Paris respectent
un certain nombre d'obligations.
2ème
proposition : En contre partie des devoirs propres qu'ils
doivent assumer, les membres de l'Inspection Générale
doivent bénéficier de garanties.
3ème
proposition : L'exécutif municipal se doit lui-même
de respecter certaines obligations.
4ème
proposition : Le Conseil de Paris ne doit pas être une
simple chambre d'enregistrement.
En
effet, aujourd'hui, le Conseil de Paris est systématiquement
placé devant le fait accompli en matière tant de plan
de charge de l'Inspection que de suivi de ses rapports.
Dès
lors, nous proposons que le Conseil de Paris, sur la
proposition d'une majorité qualifiée de ses membres,
puisse solliciter un rapport sur certaines associations
ou le mode de fonctionnement de certains services.
De
la même façon, il est indispensable que le rapport annuel
transmis par le Maire de Paris au Conseil fasse figurer
les observations des personnes mises en cause.
En effet, aujourd'hui, c'est une information totalement
unilatérale qui est délivrée par le Maire de Paris à
partir des données d'un service placé, il faut le rappeler,
sous son autorité directe.
Sur
le modèle du rapport public annuel de la Cour des Comptes,
il serait donc logique que les réponses des structures
ou personnes incriminées puissent être intégrées.
Enfin,
il conviendrait que le Conseil de Paris soit régulièrement
tenu destinataire à la fois du plan de charge de l'Inspection
et des motivations structurelles des missions confiées
à l'Inspection.
En
effet, particulièrement dans le domaine des associations,
il semble que les critères de saisine de l'Inspection
ne soient pas toujours d'une clarté extrême. Il serait
utile de pouvoir les rendre plus objectifs.
CONCLUSION
Vous nous aviez promis la " transparence ", Monsieur
le Maire. Vous êtes à mi-mandat et chaque jour qui passe
depuis votre élection démontre qu'au-delà des mots cette
transparence est trompeuse.
Faudra-t-il
attendre la fin de votre mandat pour qu'une autre majorité
puisse, à travers un audit, avoir les informations que
contre toute promesse vous semblez, malheureusement,
peu enclin à délivrer ?