Séances
des 9 et 10 décembre 2002
Séances
des 18 et 19 novembre 2002
Séances
des 28 et 29 octobre 2002
Séances
des 23 et 24 septembre 2002
Séances
des 8 et 9 juillet 2002
Séances
des 24 et 25 juin 2002
Séances
des 8 et 9 avril 2002
Séances
des 18 et 19 mars 2002
Séances
des 11 et 12 février 2002
Séances
des 9 et 10 décembre 2002 : intervention
sur la signature de marchés sur appels d'offres
ouverts pour l'exploitation du stationnement payant
des autocars et pour la fourniture et la pose de
boîtiers pour le contrôle d'accès
aux parcs de stationnement pour autocars.
Vous
nous demandez de nous prononcer sur un marché de
prestation de service concernant l'exploitation
du stationnement payant pour autocars et sur un
marché pour commander les boîtiers d'accès aux parcs
de stationnement.
Ces
boîtiers devraient permettre de gérer les forfaits
journaliers permettant aux autocars de stationner
en divers points de la Capitale et vous nous indiquez
que prochainement, vous nous ferrez une présentation
détaillée de ce forfait. Il est bien dommage que
cette présentation ne soit pas faite dès maintenant,
car si vous êtes capable de commander des matériels
pour gérer ces forfaits, cela signifie qu'ils sont
déjà bel et bien définis.
Il est aussi surprenant qu'un bilan détaillé de
l'exploitation des mesures nouvelles que vous avez
appliquées cet été ne nous soit pas présenté. Comment
cela s'est-il passé ? Quels sont les résultats ?
Quelles ont été les réactions des autocaristes ?
Comment, financièrement, se présente cette opération
?
Je
vous remercie.
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Séances
des 9 et 10 décembre 2002 : intervention
sur la signature d'une convention entre maîtres
d'ouvrage Ville de Paris et R.A.T.P. relative aux
modalités de pilotage du projet Tramway Maréchaux
Sud.
Ce
projet de délibération organisé entre la Ville de
Paris et la R.A.T.P. concerne la maîtrise d'ouvrage
du tramway. Un tel projet mériterait une présentation
un peu plus complète. En effet, les interrogations
sont toujours aussi nombreuses et les questions
sans réponse également.
Permettez-moi
de vous en rappeler quelques-unes, lourdes de conséquences
pour les Parisiens.
D'abord
le calendrier. A ma connaissance, l'enquête publique
que vous annonciez à l'automne 2002 n'a pas commencé.
Par ailleurs, qu'en est-il des problèmes de financement
? La prise en charge des travaux des concessionnaires,
principalement celle des conduites d'eau potable,
est-elle assurée ? Et si oui, peut-on savoir aujourd'hui
définitivement par qui ?
Sachant que jusqu'à présent, l'Exécutif a émis plusieurs
hypothèses suivant les adjoints interrogés !
Il serait temps d'assumer vos décisions et vos engagements,
c'est une question de crédibilité.
Concernant
les plantations d'alignement, peut-on avoir le détail
des arbres abattus et le nombre exact de ceux prévus
ainsi que leur taille et leurs espèces. Enfin qu'en
est-il de l'alimentation électrique, caténaires
au sol ? Comment se dérouleront les travaux pendant
cette période ? Quelles mesures seront prises pour
limiter les nuisances pour les riverains ?
Vous le voyez, Monsieur le Maire, les interrogations
sont de taille et vos réponses attendues avec intérêt.
Je
vous remercie.
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Séances
des 9 et 10 décembre 2002 : vu concernant
la mise en conformité de l'Hôtel de
Ville de Paris.
Considérant
que l'Hôtel de Ville de Paris n'est pas répertorié
comme établissement recevant du public, contrevenant
à l'article R 123-2 du Code de la Construction
et de l'Habitation ; considérant que les
exercices d'alerte de secours et de lutte initiale
contre l'incendie qui doivent avoir lieu au moins
tous les 6 mois concernant les agents en activité
- je fais référence à l'article
R 232-12-21 du Code du Travail appliqué à
la Fonction publique territoriale - ces exercices
n'ayant jamais eu lieu, au moins depuis les 20 derniers
mois et considérant qu'il n'existe aucun
panneau mural décrivant le plan d'évacuation
des lieux en cas d'incendie, aucun plan de l'établissement,
aucune description des emplacements des extincteurs
ni de leur composition, le groupe U.M.P. émet
le voeu que la Ville de Paris prenne toutes les
dispositions nécessaires afin d'entreprendre
dans les meilleurs délais les travaux de
mise en conformité avec la Commission de
sécurité.
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Séances
des 9 et 10 décembre 2002 : vu concernant
l'organisation d'une cérémonie officielle
annuelle rendant hommage à la brigade des
sapeurs-pompiers de Paris.
Les
élus du groupe U.M.P. souhaiteraient qu'une cérémonie
officielle, sous la présidence du Maire de
Paris, soit organisée chaque année
sur la place de l'Hôtel-de-Ville afin de rendre
hommage à l'action et au dévouement
de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et à
ses hommes tués ou blessés dans l'exercice
de leurs fonctions. Cette cérémonie
se déroulera en présence des Conseillers
de Paris et de la population parisienne.
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Séances
des 18 et 19 novembre 2002 : vu concernant
l'occupation illégale de l'immeuble situé
121, avenue de Clichy (17e).
Les
élus du 17ème souhaitent attirer votre attention
sur un problème grave.
Depuis
quatre ans, l'immeuble situé 121 avenue de Clichy
est l'objet d'une occupation illégale.
Il
s'agit aujourd'hui du squat le plus important du
17ème arrondissement et certainement l'un des plus
problématiques de Paris puisqu'il réunit 81 personnes
dont 42 enfants.
Un
jugement favorable d'expulsion a été rendu dans
le courant de l'année 2000 avec demande de concours
de la force publique le 21/12/2000, la situation
n'a pas évolué depuis.
Aujourd'hui,
la situation s'aggrave de jour en jour et comporte
des périls pour les uns et les autres : En conséquence
:
Mme
Brigitte KUSTER et les Elus U.M.P. du 17ème
arrondissement
Emettent
le vœu que :
Soit
mis en œuvre par la Ville de Paris et par la Préfecture
de Paris un dispositif d'accompagnement social adapté,
de telle sorte qu'il puisse être mis un terme à
une situation indigne de notre Capitale.
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Séances
des 18 et 19 novembre 2002 : intervention sur le
prolongement du Tramway Maréchaux Sud de Porte d'Ivry
à Porte de Charenton.
Monsieur
le Maire,
nous
voici à nouveau à évoquer ce grand projet parisien
qui nous laisse encore perplexes voire inquiets
à bien des égards à savoir le Tramway sur les Maréchaux
Sud. Cette fois, c'est de son prolongement de la
Porte d'Ivry à la Porte de Charenton dont il est
question.
Une
fois de plus les interrogations sont nombreuses
:
Elles
concernent principalement l'intérêt de cette seule
prolongation et son coût.
- en effet l'intérêt de cette seule prolongation
est loin d'être évident ; les zones d'habitation
desservies, en particulier entre les voies du faisceau
Austerlitz et la Porte de Charenton, étant pratiquement
inexistantes. On peut s'interroger.
Vous
parlez de la desserte de la nouvelle Université
de Paris Rive Gauche. Il faut quand même rappeler
que ces établissements universitaires seront desservis
en transport en commun par la station Grande Bibliothèque,
qui par METEOR et la ligne C du RER permet d'être
en correspondance directe avec l'ensemble des lignes
de métros parisiens, et à l'échéance 2003, date
de la mise en service du prolongement Nord de METEOR
avec l'ensemble des lignes RER ainsi que trois des
six gares parisiennes. Les étudiants voulant se
rendre vers le Sud et le Sud-Est de Paris pourront
toujours dans un premier temps continuer à emprunter
la ligne PC en site protégé qui fonctionne très
bien dans ce secteur.
Parmi
les justifications que vous avancez pour ce prolongement,
vous citez la desserte de la ZAC Bercy. Or actuellement
il est impossible pour un piéton de rejoindre la
ZAC Bercy à partir des boulevards des Maréchaux.
Pour rendre cette liaison possible il faudrait élargir
le passage sous le Pont National, ce qui, à ma connaissance,
n'est pas actuellement programmé et qui pourtant
constitue un préalable au fonctionnement du Tramway
vis-à-vis de la ZAC de Bercy.
- Concernant le coût : Cette prolongation de 2,4
km risque de coûter très cher eu égard aux ouvrages
existants et aux travaux de génie civil nécessaires
sur ces ouvrages.
En
effet, outre les grosses canalisations d'eau qui
doivent être déviées, que va-t-il se passer à la
Porte de Vitry où les Maréchaux sont dénivelés par
rapport à la voirie locale ?
Que
va-t-il se passer également sur le pont qui permet
de franchir les voies SNCF de Paris Austerlitz ?
que va-t-il se passer enfin sur le Pont National
?
M.
le Maire le prolongement du Tramway que vous nous
proposez aujourd'hui ne sera intéressant que s'il
va au moins jusqu'à la Porte de Bagnolet et mieux
jusqu'à la Porte de la Villette car cela permettrait
de desservir des zones d'habitations importantes
et donc de correspondre à un véritable besoin. Pourquoi
avoir lancé ce tronçon avant qu'il ne soit inscrit
au prochain Contrat de Plan et donc bénéficier d'un
financement de l'État et de la Région ?
Faire
en anticipation le prolongement jusqu'à Charenton,
sans le concours de l'État, ferait subir aux contribuables
parisiens des charges trop importantes pour couvrir
le coût de ce qui apparaît avant tout comme un effet
d'annonce et non correspondre à un réel besoin.
Ce futur chantier semble en effet disproportionné
entre son coût pour les Parisiens et les services
qu'il pourrait rendre sur cette partie du trajet.
Vos explications sur ce choix seront les bienvenues.
Je
vous remercie.
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Séances
des 18 et 19 novembre 2002 : intervention sur le
compte-rendu de mandat de gestion et de contrôle
des contrats d'exploitation de distribution publique
des eaux à Paris, exercé par la SAGEP.
Monsieur
le Maire,
les
deux rapports, objets des projets de délibération
126 et 127 concernent l'exécution de prestations
que la Ville a déléguée en matière de production
et de distribution d'eau pour l'année 2001.
Une
question sur le calendrier : Pourquoi ne nous sont-ils
transmis qu'en novembre 2002 ?
Sur
le fond du dossier quelques précisions seraient
les bienvenues.
1/
La Ville a chargé la SAGEP du contrôle des distributeurs
d'eau avec lesquels elle a passé un contrat d'affermage.
Elle se décharge donc d'une grande partie de son
rôle d'autorité délégante au profit d'une société
qui est amenée à contrôler deux de ses actionnaires.
Or comme le souligne le rapport de l'Inspection
Générale, la Ville ne saurait s'exonérer de sa responsabilité
en la déléguant. Il semble qu'au-delà du droit cette
situation peut paraître ambiguë. La Chambre Régionale
des Comptes elle aussi l'a d'ailleurs relevé. Quelles
conclusions en tirez-vous ?
2/
Vous nous indiquez que le rendement global du réseau,
à savoir le rapport entre les quantités d'eaux facturées
aux abonnés et celles fournies aux distributeurs
est en baisse constante. Vous avancez certaines
hypothèses pouvant justifier cette baisse. Que comptez-vous
faire ? nous proposons que des études sérieuses
soient engagées pour fournir de véritables explications
et prendre si possible des mesures pour remédier
à cette situation.
3/
Dans le projet de délibération 127, vous indiquez
que (hors taxes et redevances) le prix de l'eau
a augmenté entre le 1er janvier et le 31 décembre
2001 de 1,84 %. D'après l'annexe p.23, cette augmentation
serait de 3 % et dans l'annexe au projet de délibération
126 il est indiqué une augmentation de 2,16 %. Qui
croire ?
4/
La délibération nous le rappelle : des travaux importants
sur les canalisations et les liaisons inter réservoir
ont été entrepris ces dernières années. Par ailleurs
un programme quinquennal des travaux à entreprendre
concernant principalement le traitement des eaux
souterraines a été soumis au Conseil Général en
juillet dernier. La volonté qui me paraît justifiée
de la SAGEP de reporter en amont de l'usine d'assainissement
de Valenton, la prise d'eau de l'usine d'Ivry démontre
que les besoins en investissement sont réels et
indispensables pour assurer aux Parisiens en toute
période une eau de qualité. Mais M. le Maire, n'avons-nous
pas droit à quelques explications concernant les
insinuations de l'Inspection Générale qui critique
votre politique en matière d'investissement dans
le domaine de l'eau ? Il est d'ailleurs indiqué
dans le rapport annexe du projet de délibération
127, qu'actuellement la maintenance des réservoirs,
galeries techniques et postes de chloration est
insuffisante voire inexistante, cela est inquiétant.
5/
concernant le réseau d'eau non potable celui-ci
tombe en déshérence, ne faisant l'objet d'aucune
véritable réparation d'envergure. Ce réseau fuit
de plus en plus, ce qui entraîne une surconsommation
d'énergie inutile pour le pompage en Seine ainsi
qu'un supplément d'eau renvoyé dans les usines d'assainissement.
Que comptez-vous faire en ce qui concerne l'eau
non potable ?
6/
Un autre problème est préoccupant : celui du plomb.
Vous indiquez que ni les dispositions contractuelles
en vigueur, ni le rythme actuel de changement des
branchements ne permettront de tenir les objectifs
fixés par la réglementation en matière de suppression
du plomb à l'horizon 2013. Que comptez-vous faire
pour résoudre ce problème qui concerne la santé
des Parisiens ?
7/
Enfin M. le Maire une dernière interrogation. Le
projet de tramway sur les boulevards des Maréchaux
nécessite, vous le savez, le déplacement de nombreux
réseaux de concessionnaires en particulier d'importantes
conduites d'eau. Qui va payer ces travaux ? que
prévoit la réglementation en la matière et les différents
contrats ? Il semble qu'actuellement le financement
ne soit pas assuré, alors que les travaux si on
en croit les plannings que vous avez diffusés, doivent
commencer en 2003.
M.
le Maire, nos inquiétudes et nos interrogations
sont nombreuses, merci d'y répondre avec précision
dans l'intérêt des Parisiens.
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Séances
des 18 et 19 novembre 2002 : intervention sur le
projet de protocole de partenariat avec EDF.
Ce projet de protocole de partenariat avec EDF me
paraît correspondre à un objectif louable s'inscrivant
dans une logique de développement durable. Mais
malheureusement c'est surtout à un véritable inventaire
à la Prévert auquel on a droit et dans lequel on
trouve de tout.
1/
Des propositions concernant des sujets et thèmes
largement connus et dont on connaît pour la plupart
les limites opérationnelles.
2/
La participation d'EDF à des manifestations éventuelles
n'ayant aucun rapport avec l'électricité.
3/
Des actions qui ne font que reprendre ce qui avant
été fait lors des précédentes mandatures et laissées
en déshérence depuis votre arrivée et rebaptisées
d'un nouveau nom, un exercice dans lequel vous excellez
!
Je
citerai pour illustrer mon propos les exemples suivants
:
vous
proposez de créer un " club du transport électrique
", qui " prendra la suite du club du véhicule électrique
". Très bien, le club précédent avait pris des initiatives
intéressantes. Pourquoi ne l'avez vous pas fait
vivre depuis votre arrivée, c'est-à-dire depuis
plus d'un an et demi ? Et pourquoi changer de nom
?
Idem
pour les " autobus de quartier " qui existent depuis
longtemps, comme le Montmartrobus. Qu'en est-il
du programme que vous souhaitez engager ?
vous
indiquez que la Ville et EDF vont s'engager à faciliter
l'implantation et l'exploitation de bornes de recharge.
A ma connaissance un certain nombre de bornes sont
implantées sur la voie publique et dans les parcs
de stationnement. Avant de s'engager davantage,
ne pourrait-on connaître le taux d'équipement et
le taux d'utilisation de ces bornes ?
vous
souhaitez engager une réflexion sur les " véhicules
en libre service ". Retrouvez plutôt trace des réflexions
antérieures. Elles vous permettront de vérifier
que les expériences de La Rochelle ou de Saint Quentin
en Yvelines sont difficilement transposables à l'échelle
de l'agglomération parisienne. On associe deux problèmes
difficiles, le véhicule électrique et le libre service,
on doit donc ne pas être étonné du peu d'avenir
d'un tel système.
Par
ailleurs vous évoquez " l'association à certaines
manifestations de la Ville de Paris comme par exemple
l'opération Paris Plage ". On aurait pu logiquement
imaginer un partenariat dans d'autres manifestations
que celle-ci et qui se déroulent la nuit. Je suis
sûre que Christophe GIRARD serait preneur pour la
prochaine Nuit Blanche.
Vous indiquez aussi qu'EDF assistera la Ville dans
l'établissement du cahier des charges, des bâtiments
neufs ainsi que pour le développement des énergies
renouvelables dans le cadre des opérations d'aménagement
urbains ou pour la construction ou la rénovation
des bâtiments. Comme vous l'indiquez cela doit se
faire en respectant le code des marchés publics.
Si ces prestations sont rémunérées elles devront
faire l'objet d'une commande publique avec mise
en concurrence et privilégier dans ce domaine EDF
relèverait du délit de favoritisme.
Si
par contre EDF exécutait gratuitement ces prestations
qui ont un coût, cela voudrait dire qu'en fait de
compte elles seraient indirectement payées par les
usagers grâce aux produits du contrat de distribution
d'énergie électrique soit par les contribuables
parisiens grâce aux sommes versées à EDF par la
Ville au titre du contrat d'entretien de l'éclairage
public et de la signalisation tricolore. Tout cela
n'est pas admissible.
Enfin,
pour le transport de marchandises en ville vous
proposez la création de plates formes multimodales
à partir desquelles des camions de livraison électriques
desserviraient les magasins de quartier. Cette idée
apparemment intéressante suscite quand même beaucoup
d'interrogations. D'où viendra cette marchandise
? Les plates formes multimodales existantes seraient,
vous nous l'avez dit en commission, aux abords de
la voie ferrée de la Petite Ceinture. Doit-on en
déduire que vous allez l'utiliser à un usage de
transports de marchandises quand vous avez refusé
d'y installer le tramway ?
Au-delà
de cette question vitale pour Paris, d'autres prestations
techniques nous interpellent, telle la rupture dans
la chaîne de livraison qui nécessitera un déchargement
et ensuite un rechargement. Qui payera ? et comment
envisagez-vous la circulation autour de ces zones
et les importantes nuisances pour les riverains
?
on
le voit les interrogations sont nombreuses et certaines
sont lourdes de conséquences pour les Parisiens.
Mais contrairement à ce que vous avez écrit vous
n'avez pas intégré dans votre réflexion ce que vous
appelez vous-même " l'ensemble des préoccupations
des Parisiens ". Dans votre convention qui doit
d'après vous " répondre aux défis du 21ème siècle
", ne fallait-il pas parler de la lumière, composante
de la Sécurité et qui participe à la limitation
des agressions et des accidents ? Ne fallait-il
pas évoquer dans la Ville Lumière, le plan d'illumination
des Bâtiments ? Ne fallait-il pas rappeler enfin
le droit pour chacun de nos concitoyens de disposer
de l'électricité ?
Votre
convention a pale allure et donne surtout l'impression
d'un fourre tout d'actions disparates loin de l'enjeu
que représente le développement durable. Elle n'est
pas à la hauteur des ambitions qu'une Ville comme
Paris doit avoir. Nous ne pouvons que le regretter.
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Séances
des 18 et 19 octobre 2002 : intervention sur l'autorisation
donnée à M. le Maire de Paris de signer une convention
avec la RATP portant sur une participation financière
de la collectivité parisienne à une étude confiée
à l'Institut des Etudes Politiques de Paris (IEP)
concernant l'impact du projet de tramway sur l'interface
Paris/banlieue.
Voici
l'exemple type d'une délibération qui mérite des
explications précises, car toute personne de bon
sens ne peut que s'étonner à la lecture d'une telle
proposition. De quoi s'agit-il ? Rien de moins que
d'allouer une subvention de 15954 € c'est-à-dire
105000 F à 6 étudiants de l'Institut des Etudes
Politiques de Paris. Et pour quoi faire ? Réaliser
une étude sur les projets de transports en commun
de la petite couronne (rien de moins !) notamment
le projet de tramway sur les Maréchaux et l'intermodalité
avec le réseau de bus Mobilien de la RATP !
La
RATP d'ailleurs qui se propose de participer financièrement,
ce qui porte le coût à plus de 31907 € c'est-à-dire
plus de 209 000 F.
Sans
remettre en cause les capacités de ces étudiants,
on se dit que si expertise ou analyse il doit y
avoir, il existe des bureaux spécialisés. Mais sur
le fond et c'est le plus grave, c'est de voir que
c'est une fois que cela est fait, que les projets
sont engagés, qu'on veut faire étudier leur impact
!
Décidément
on marche sur la tête ! Sur la forme c'est la porte
ouverte à toutes les demandes d'étude d'étudiants
en mal de travaux. On apprend par ailleurs qu'ils
bénéficieront d'un encadrement scientifique et pédagogique
de qualité. Nous sommes ravis pour eux, mais sérieusement
est-ce à la Ville de supporter ce genre de dépenses
?
A
quoi va réellement servir cette étude ? Sera-t-elle
susceptible de modifier la politique des transports
en Ile-de-France ? on ne peut y croire.
J'avoue
que la finalité m'échappe et m'inquiète car elle
augure, dans l'attribution de subventions, de dérives
financières déjà constatées par ailleurs et que
nous ne pouvons admettre.
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Séances
des 28 et 29 octobre 2002 : intervention sur la
convention d'objectifs fixant les relations de la
Ville de Paris avec l'association " La prévention
routière ".
Comment
ne pas approuver que la Ville de Paris poursuive
son engagement et son soutien aux actions de la
Prévention Routière ? Réduire la fréquence et la
gravité des accidents de la circulation est devenu,
je dois le rappeler, une priorité nationale ce qui
étonnamment n'est pas rappelé dans cette délibération
et qui pourtant vous en conviendrez a son importance.
C'est bien la volonté de tous et la prise de conscience
de chacun qui permettra de diminuer le nombre d'accidents
et de victimes.
Concernant la situation parisienne, malgré une baisse
en 2001 de 4 % du nombre d'accidents corporels et
de 7 % du nombre de victimes, la situation reste
préoccupante.
Mon interrogation qui n'est pas nouvelle, porte
sur 2 aspects de la sécurité routière dans les couloirs
de bus.
La première concerne les utilisateurs de ces couloirs.
Malgré votre obstination, il me paraît nécessaire
d'ouvrir un débat et d'engager une concertation
approfondie sur leur accessibilité aux véhicules
à 2 roues motorisés.
En
effet ils sont bien souvent, on l'a vu récemment,
les principales victimes d'accidents. Et il me semble
que faire cohabiter bus et 2 roues à moteurs n'est
pas plus dangereux que bus et vélo. Une étude et
une analyse de l'accidentologie parisienne seraient
à ce sujet les bienvenues.
La deuxième interrogation réside dans la vitesse
de certains bus dans les couloirs réservés.
En
effet, on voit maintenant des bus qui roulent à
une vitesse excessive bien au-delà de celle autorisée.
Ceci constitue un vrai danger non seulement pour
les piétons lorsqu'ils traversent, mais également
pour les passagers qui bien souvent, lors d'un coup
de frein se retrouvent avec chutes et blessures
à la clé.
Et quand on sait que dans les 6 premiers mois de
l'année 150 accidents ont eu lieu à cause du fameux
" tourne à droite " des véhicules obligés de couper
les couloirs pour tourner, il y a de quoi s'inquiéter.
Alors
bien sûr nous sommes favorables à l'augmentation
de la subvention de fonctionnement à l'association
" La prévention routière ", mais il nous paraîtrait
opportun que son comité départemental aille au-delà
des objectifs cités, et qu'une réflexion globale
ait lieu en raison de la modification du réseau
routier parisien.
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Séances
des 28 et 29 octobre 2002 : intervention sur l'approbation
de passations de marchés pour les projets de tramway
à Paris, les travaux préparatoires d'éclairage public
et de signalisation tricolore sur les voies empruntées
par le tramway Maréchaux sud et le T2 dans Paris
et les travaux préparatoires de voirie, de dépose
et repose de mobilier urbain sur les voies empruntées
par le tramway Maréchaux sud et le T2 dans Paris.
Vous
nous soumettez aujourd'hui trois projets de délibération
: DVD 181, 182 et 183, ayant trait et concernant
l'approbation de marchés.
- de reconnaissance de sols,
-
de travaux préparatoires d'éclairage public et de
signalisation tricolore,
-
de voirie, de dépose, et repose de mobilier urbain.
Sur
la reconnaissance des sols, le projet prévoit un
marché concernant trois projets : le projet tramway
Maréchaux Sud, le prolongement de tramway T2 dans
Paris et le projet de tramway Maréchaux Est.
S'agissant du dernier projet, permettez-moi de m'étonner
de voir surgir un projet de marché de travaux, avant
même que la concertation n'ait eu lieu. La délibération
concernant les modalités de concertation date de
juillet 2002 et l'on envisage déjà de fouiller carrières
et remblais ! Comment parler de concertation préalable
et à quoi sert-elle si l'on prend les décisions
avant que la concertation ne soit commencée ? Rappelez-vous
l'expérience des couloirs de bus et le tollé suscité
par votre attitude ; les habitants et les commerçants
n'ayant pas appréciés, c'est le moins que l'on puisse
dire, ces mesures prises dans l'urgence. Ne prenez-vous
pas à nouveau à cet égard le risque de mécontenter
la population concernée ?
D'autre
part, je reconnais bien volontiers que la construction
du prolongement du tramway à l'Est, est dans la
logique du premier tronçon concernant les " maréchaux
Sud ", il n'a cependant pas été inclus dans la discussion
du contrat de plan. Son financement n'inclue pas
la participation de l'Etat. Ce prolongement dont
par ailleurs nous ne connaissons pas encore le coût,
ne sera donc financé que par la Ville de Paris et
la Région Ile de France : les contribuables parisiens
apprécieront… je comprends Monsieur le Maire votre
impatience de voir Paris dotée d'un réseau de tramway,
mais faut-il brûler les étapes ? je demande à cet
égard qu'un tableau de bord précis soit établi par
les services pour nous permettre notamment de suivre
l'évolution des projets et des dépenses. Je vous
rappelle que le Conseil de Paris a aussi pour fonction
de défendre les intérêts des contribuables parisiens.
S'agissant
toujours des sols, je voudrai connaître par ailleurs
la position de la Ville de Paris concernant le financement
des déviations des réseaux des concessionnaires.
Est ce bien à eux de supporter les coûts de ces
déviations ? et quelles conséquences financières
cela va t-il impliquer pour les consommateurs ?
concernant
le marché de dépose et repose de mobilier urbain,
je souhaiterais savoir ce qui est prévu pour l'abattage
des arbres. Comme vous l'aviez déjà indiqué précédemment,
vous prétendez dans le projet 2002-183 que " le
parti d'aménagement retenu consiste en une préservation
maximale de plantations d'alignement et des trottoirs
existants " ; le fait que vous ayez décidé de passer
sur certains tronçons en " latéral sud " vous amènera
à abattre un grand nombre d'arbres.
Lors
d'une précédente séance, Monsieur BAUPIN s'était
engagé à nous indiquer le nombre d'arbres qui seraient
" remplacés " : vous nous disiez alors " un recensement
très précis est en cours de la part des services.
Il est clair que nous ne pourrons pas forcément
conserver tous les arbres sur les Maréchaux pour
ces aménagements, mais qu'en tout état de cause
il y aura plus d'arbres le long du tramway après
la mise du tramway qu'il n'y en avait précédemment…Un
programme de reboisement est prévu en accompagnement
".
Depuis
avril 2002 a t-on eu le temps de comptabiliser le
nombre exact d'arbres qui seront ainsi abattus ;
et de quels arbres s'agit il ? Seront ils remplacés
par des arbres de même espèce et de même taille
? Ces informations ont elles été portées à la connaissance
des mairies des 13ème et 14ème arrondissements ?
Si je pose cette question, qui semble plus me préoccuper
que vous-même (on est loin du temps où les verts
s'enchaînaient devant les caméras pour éviter que
les arbres ne meurent ; il est vrai que les plus
actifs émargent aujourd'hui aux effectifs de la
Ville de Paris), si je pose cette question, c'est
qu'elle en amène une autre intimement liée.
Si
l'on abat des arbres, c'est en raison du choix technique
que vous semblez déjà avoir fait : vous installerez
partout des caténaires. En avril dernier, vous nous
disiez que vous cherchiez avec la RATP et l'ensemble
des professionnels existants la façon de limiter
les caténaires le long du trajet, " soit en utilisant
de l'alimentation par rail, soit par des systèmes
de batterie ". Il n'était alors pas possible de
présenter le matériel qui sera retenu " puisqu'
un appel à la concurrence était lancé ". depuis
votre discours d'avril, qu'en est il ?
Quelles
ont été vos interventions auprès de la RATP pour
que cet appel à la concurrence prenne en considération
notre volonté de ne pas voir nos artères et notamment
nos Portes encombrées par des pylônes et des câbles
? Ne pouvait on pas par exemple imposer un matériel
permettant tantôt de fonctionner au moyen de l'énergie
provenant des caténaires, tantôt alimenté par le
sol, comme cela va être expérimenté à Bordeaux.
En
fait pour conclure, je crois que votre objectif
consistant à " en faire un maximum avant la prochaine
échéance municipale " vous conduit :
-
à considérer les phrases de concertation comme des
pertes de temps inutiles,
-
à passer sous les " fourches caudines " de nos partenaires
qui savent que vous êtes tenus par le temps ; nous
aurons l'occasion de le démontrer sur bon nombre
de dossiers en cours de préparation et notamment
dans le domaine du choix du matériel et dans celui
du financement des opérations,
-
à négliger l'intérêt des contribuables Parisiens,
-
et à prendre de vrais risques pour l'environnement
urbain de notre Capitale.
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Séances
des 28 et 29 octobre 2002 : vu concernant
les couloirs de bus en site protégé.
Sur
proposition de Brigitte KUSTER.
Le Conseil de Paris : considérant la gravité des
entraves économiques, sociales et sécuritaires provoquées
par les couloirs de bus en site protégé.
Emet
le voeu :
1/
que les zones de livraisons soient exclusivement
réservées aux véhicules autorisés par la Préfecture
de Police. Que les contrevenants y soient verbalisés
en tout temps et dès les premières heures de livraisons.
2/
que soient créées des zones de livraisons " rouges
" ainsi dénommées en raison de leur proximité immédiate
avec les couloirs de bus. Ces zones seraient créées
aux intersections des rues adjacentes à ces couloirs
de bus. Cette zone dite " zone rouge " verrait les
usagers contrevenants sanctionnés par une contravention
de même classement que celle réservée à la circulation
et aux stationnements dans les couloirs de bus.
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Séances
des 23 et 24 septembre 2002 : intervention sur l'adhésion
de la Ville de Paris à l'Association Cyclo-Trans-Europe.
Monsieur
le Maire,
vous
proposez l'adhésion de la Ville de Paris à l'association
" Cyclo Trans Europe ", destinée à définir en France
l'itinéraire d'une piste cyclable européenne et
ce pour un coût d'environ 5 000 € par an.
La
Ville de Paris est déjà dans le domaine du vélo,
membre de plusieurs associations dont celle des
villes cyclables. Est-ce bien nécessaire d'adhérer
à une nouvelle association pour un projet qui en
fait ne semble pas beaucoup concerné l'utilisation
du vélo à Paris et ce pour une dépense annuelle
non négligeable.
Par
ailleurs, nous n'avons aucune information concernant
cette association qui existe apprend-on depuis 1996.
Quels
sont ses dirigeants ? Son budget ? Qu'a-t-elle d'européenne
? Quelles sont les actions qu'elle a déjà menées
tant en France qu'au niveau Européen ?
Cette
absence de données (pour ne pas dire ce manque de
transparence) ne nous permet pas de nous prononcer
sur l'opportunité d'y adhérer.
Il
serait peut-être plus opportun et plus efficace
d'aider financièrement des associations qui travaillent
sur le problème du vélo à Paris depuis de nombreuses
années. Je vois mal en effet ce que peut apporter
" Cyclo Trans Europe " dans la définition d'un itinéraire
dans Paris et dans l'amélioration du tracé de la
piste dite du Canal de l'Ourcq. C'est plutôt aux
vrais pratiquants et pour l'Ourcq, aux collectivités
territoriales compétentes, de se saisir de ce problème
et en concertation avec les associations concernées,
d'y apporter les réponses appropriées.
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Séances
des 23 et 24 septembre 2002 : intervention sur l'opération
et la délégation de service public en affermage
pour l'exploitation d'une structure de gardiennage,
location, petite maintenance de vélos.
Monsieur
le Maire,
la
promotion du vélo comme moyen de transport est souhaitable.
Elle est d'ailleurs prescrite dans le Plan de Déplacements
Urbains de la région Ile-de-France. Vous ne faites
d'ailleurs pas référence au PDU, il est vrai qu'il
est antérieur à votre arrivée et que vous avez l'habitude
de considérer qu'avant vous, rien n'a été fait,
ce qui dans le domaine des vélos est parfaitement
inexact, comme d'ailleurs le reconnaissent les associations
les plus représentatives.
L'utilisation
du vélo est effectivement une solution pour de petits
déplacements en ville. Les utilisateurs de ce mode
de transport, habitués à circuler en ville, possèdent
généralement leur vélo personnel, ce mode de véhicule
étant d'un coût relativement modeste et vite amorti.
La question est : y a-t-il vraiment à Paris une
demande pour la location ? On peut en douter.
Vous
proposez de conclure un contrat de délégation de
service public pour, dans trois locaux mis à la
disposition des délégataires, le stationnement des
vélos, la location et la petite maintenance.
Pour
le stationnement de tels parcs n'auront d'utilité
que pour une zone restreinte à proximité immédiate.
En effet, les cyclistes se garent au plus près de
leur destination et pour cela les places de stationnement
sur voie publique avec mobilier d'accrochage me
semblent plus correspondre à leur attente.
Mais
si une délégation de service public pour du stationnement
est concevable, il n'en est pas de même pour la
location de vélos, qui plus est pour de la maintenance.
Dans ce domaine, la notion de service public ne
me semble pas établie.
Par
ailleurs, vous indiquez que la création de points
de vélos, l'aménagement de locaux et l'achat des
vélos sont susceptibles de donner lieu au versement
de subventions de la région et de l'ADEME.
Avez-vous
des précisions à nous apporter sur ces supputations
?
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Séances
des 23 et 24 septembre 2002 : intervention sur la
signature de la convention de concession pour la
modernisation et l'exploitation du parc de stationnement
" Porte d'Auteuil " 16ème arrondissement avec la
Société Anonyme d'Economie Mixte d'Exploitation
du Stationnement.
Monsieur
le Maire,
conformément
à la loi SAPIN vous avez engagé une procédure pour
le renouvellement de la concession du parc de stationnement
de la Porte d'Auteuil.
Sept
entreprises ont rendu un dossier conforme et vous
avez donc engagé avec elles les négociations nécessaires.
A leur issue vous considérez que l'offre de la SAEMES
est la plus intéressante et proposez donc de conclure
le contrat avec elle.
L'exposé
des motifs et surtout le rapport joint sur le choix
du délégataire sont très superficiels et manquent
pour le moins de précisions.
Vous
indiquez qu'en ce qui concerne les modalités d'exploitation
après négociation, qu'il n'apparaît pas de différences
très importantes ente les candidats, et une page
plus loin vous indiquez que l'analyse met en avant
la SAEMES en ce qui concerne les modalités d'exploitation
avec des dispositions tarifaires attractives. Qu'en
est-il exactement ? Quelles sont celles proposées
par les autres candidats ?
De
même pour les redevances vous indiquez que les propositions
de la SAEMES et de VINCI PARK sont très voisines,
mais que l'offre de la SAEMES est légèrement plus
intéressante dans une certaine fourchette de chiffre
d'affaires. Quelles sont exactement les redevances
proposées par la SAEMES, VINCI PARK mais aussi les
autres notamment SPIE Concessions que vous classez
dans la catégorie des redevances élevées ?
Pour
mémoire, je tiens à rappeler que pour le Parc Notre-Dame,
vous aviez attribué la délégation de service à la
SAEMES au prétexte que le dossier était le mieux
étudié, bien que le niveau de redevance proposé
n'était pas le plus élevé.
Le
niveau de redevance n'est donc pas le facteur déterminant
dans le choix du concessionnaire. Alors qu'en est-il
exactement du choix retenu ?
En
l'état actuel des informations contenues dans cette
délibération, nous ne pouvons pas nous prononcer
sur la validité du choix que vous nous proposez.
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Séances
des 8 et 9 juillet 2002 : intervention sur le contrat
du réseau vert 2002-2004.
Si
j'ai souhaité intervenir sur le contrat de réseau
vert 2002-2004 c'est tout d'abord pour me réjouir
que dans le 17ème arrdt le quartier Jonquière ait
été retenu à l'initiative de l'équipe municipale
du 17ème. Ce quartier se distingue en effet par
un quadrillage de petites rues qui connaissent pour
certaines des problèmes de circulation mais surtout
des problèmes d'aménagement de voirie et de stationnement.
Mais ce quartier connaît aussi des problèmes d'insécurité
en certains lieux identifiés c'est pourquoi il me
paraît nécessaire de faire avant tout un diagnostic
prenant en compte tous les problèmes rencontrés
par la population allant au delà du partage de l'espace
public.
J'ai
bien noté l'ambition des objectifs visés à savoir
:
-
dissuader la circulation automobile de transit à
l'intérieur du quartier vert
-
améliorer le traitement sécuritaire des voies du
quartier vert
-
redistribuer l'espace au profit des circulations
douces
-
renforcer la présence du végétal
-
assurer la dynamique économique et commerciale du
quartier
-
favoriser la convivialité du quartier
Mais
tout cela n'aura de sens que si les habitants sont
associés le plus en amont possible et si un état
des lieux exhaustif de toutes les difficultés de
vie au quotidien est réalisé.
J'ai
également souhaité intervenir sur le contrat de
réseau vert 2002-2004 car je voudrais savoir comment
concilier la diminution de la circulation automobile
sur de grandes axes avec la création de couloirs
de bus et la tranquillité des quartiers adjacents
pour ceux définis comme quartiers verts.
En
effet même si votre volonté est de diminuer la place
de l'automobile dans la ville il y a un moment où
il faut quand même trouver des axes où il est possible
de circuler et comment alors empêcher le développement
d'itinéraires malins parallèles aux grands axes
qui sont par définition dans les quartiers mitoyens
? L'avenir du PDU se joue dans ces situations qui
peuvent paraître à la marge mais qui pour le quotidien
de milliers d'habitants constituent un handicap
majeur.
Alors
Monsieur le Maire, merci de nous préciser les engagements
que vous pouvez apporter pour rassurer et ne pas
handicaper les parisiens.
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Séances
des 8 et 9 juillet 2002 : intervention sur la signature
d'une Convention entre la Ville de Paris et l'Office
de Tourisme Et des Congrès de Paris.
J'ai
une petite interrogation très précise concernant
les grands chantiers qu'a définis M. BROS en matière
de tourisme à Paris ; j'ai sous les yeux une brochure,
j'allais dire une de plus car j'ai remarqué que
chaque adjoint faisait sa petite brochure en quadri,
tout cela est fort sympathique, mais pas très économique.
Dans une interview, Monsieur BROS, je me permets
de vous citer, on vous demande vos grands chantiers
et vous dites : " Cela concerne tout d'abord le
tourisme d'affaire, en particulier les foires et
salons pour lesquels nous subissons une très vive
concurrence de la part des grandes villes allemandes
où les Länder ont investi massivement de l'argent
public pour réaliser des infrastructures performantes.
La Ville de Paris doit se pencher d'urgence sur
ce dossier, comme le disent depuis des années les
professionnels, peu écoutés jusqu'à présent, il
faut le dire ".
Monsieur
BROS, excusez-moi, l'argent public, n'est-ce pas
l'argent de l'Etat ? Quel était le Gouvernement
ces cinq dernières années ?
Donc,
si jamais vous estimez que les professionnels n'ont
pas été écoutés, inquiétez vous déjà de ce qu'a
fait le Ministère du Tourisme de Mme DEMESSINE.
Dire qu'ils n'ont pas été écoutés par la précédente
mandature me paraît un petit peu osé.
En
revanche, sur la promotion du tourisme d'affaires
- c'est là une question et n'y voyez pas de malice
de ma part - je vois qu'il y a une baisse de 58
% par rapport à 2001 sur les dépôts de candidatures
pour les congrès.
Auriez-vous,
s'il vous plaît, l'amabilité de m'expliquer à quoi
est due cette baisse signalée dans cette délibération
et qui me paraît contradictoire avec vos priorités
? Et cela, c'est quelque chose qui avait lieu à
l'époque où vous étiez déjà en charge de ce domaine.
Je
vous remercie.
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Séances
des 8 et 9 juillet 2002 : intervention sur le 4ème
programme quinquennal de travaux de la Société anonyme
de gestion des eaux de Paris (S.A.G.E.P.).
Monsieur
le Maire,
vous
nous demandez de nous prononcer sur un programme
quinquennal 2002-2007 concernant les travaux d'investissement
à entreprendre par la SAGEP. Or nous sommes déjà
mi 2002, alors que la SAGEP vous a présenté ce programme
en avril 2001, (comme le souligne le rapport de
mandat que j'ai reçu en tant que Membre du Conseil
d'Administration de la SAGEP), cela fait donc presque
15 mois que vous avez ce document, peut-on savoir
ce qui justifie ce retard et quelles en seront les
conséquences sur l'exécution du programme ?
Dans
la délibération, vous nous indiquez que " le durcissement
des normes de qualité de l'eau potable entraînera
la nécessité de mettre en place des traitements
curatifs pour certaines eaux d'origine souterraine,
ce qui nécessite un investissement de 72,4 millions
d'euros ". A quelle date ces nouvelles normes seront-elles
applicables ?
Pouvez-vous
nous assurer que les travaux nécessaires seront
alors terminés malgré le retard pris dans leur programmation
?
Par ailleurs, la SAGEP vous a proposé de reporter
la prise d'eau en Seine de l'usine d'Ivry, en amont
à hauteur de l'usine d'Orly pour échapper à divers
rejets, en particulier ceux de l'usine de traitement
des eaux usées de Seine amont située à Valenton
c'est-à-dire entre Orly et Ivry, dont les capacités
de traitement, donc les rejets vont doubler.
Vous
n'êtes pas sûr du bien fondé de cette proposition
et vous décidez donc de prendre l'avis d'un expert
indépendant qui conclut à l'existence d'un risque
potentiel, notamment par surplus des rejets insuffisamment
traités, en temps d'orage. Au lieu de prendre rapidement
la décision qui s'impose, vous la reportez au plus
tôt en 2003 en proposant des études complémentaires.
Est-ce bien sérieux ? Est-ce bien raisonnable ?
Quand le doublement de l'usine de Valenton sera
effectif, que se passera-t-il alors ?
Le retard pris dans la décision n'aura pas permis
de régler à temps le problème de la qualité de l'eau
à la prise d'eau d'Ivry. Cela aura des conséquences
évidentes sur la qualité de l'eau fournie aux Parisiens.
En êtes-vous bien conscient ? Etes-vous sûr que
vous ne faites pas prendre de risques pour la santé
des Parisiens ?
Nous
attendons de vous, Monsieur le Maire, des engagements
et des réponses précises.
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Séances
des 24 et 25 juin 2002 : intervention sur le projet
" Paris-Plage ".
Monsieur
le Maire,
c'est
avec le plus grand intérêt que nous apprenons que
la Ville de Paris a décidé d'organiser une grande
opération à vocation festive et culturelle intitulée
" Paris-Plage ".
Voilà
un projet au titre évocateur et qui a de quoi faire
rêver. Je ferme les yeux et je m'imagine au bord
de la Seine, les doigts de pieds en éventail allongée
dans une douce quiétude, en me demandant avant de
m'y tremper si la température de l'eau sera à la
hauteur de mes espérances. Ouvrant légèrement un
œil, Notre-Dame m'apparaît en contre-jour, superbe
dans cette luminosité d'été, je referme les yeux,
rassurée. Je joue à faire couler le sable entre
les doigts, je suis bien. Le clapotis de l'eau me
chatouille les pieds ; douceur estivale sur cette
plage parisienne. Ah ! Paris-Plage bien sûr il fallait
y penser. Bravo M. le Maire !
Mais ces bruits tout autour quels sont-ils ? Des
concerts d'avertisseurs, mais qui ose ? Cet air
pollué devenu presqu'irrespirable mais d'où vient-il
? Je me réveille en sursaut, la délibération AC-02-244
à la main, je poursuis ma lecture pour mieux comprendre
la réalité, pour saisir mon erreur.
De sable et de baignade il n'est pas question dans
Paris-Plage.
Il
s'agit tout simplement de renouveler l'opération
fermeture des voies sur berges avec en prime cette
année des " manifestations artistiques originales
et des spectacles susceptibles d'attirer un large
public ".
Remarquez il vaut mieux, puisque l'on apprend que
le coût de cette opération sera de 1 500 000 euros
! Au demeurant nous n'avons d'informations que sur
seulement 600 000 euros alloués apprend-on, à une
société dont on ne sait sur quels critères elle
a été retenue et si plusieurs projets ont été mis
en concurrence.
Des
informations sur ces 2 points seraient les bienvenues.
De même il nous intéresserait de savoir en quoi
ces animations vont consister, quels lieux et quel
calendrier ont été prévus, puisque le devis de la
société choisie nous indique la présence de " 8
compagnies de danse, 7 groupes de fanfares, 4 cirques,
4 compagnies de clowns et contes, etc… "
Tout cela M. le Maire est fort sympathique mais
coûte excessivement cher et mérite vous en conviendrez
quelques explications qui vont au-delà de ce que
l'on trouve dans la délibération.
De
même vous comprendrez que l'on soit en attente de
savoir quelles mesures d'accompagnement vous allez
prendre à l'occasion de la fermeture des voies sur
berges à la circulation. Quelles mesures de compensation
en fréquence de circulation et en amplitude de service
des transports en communs ont été prévues ? Quelle
information sera donnée en amont aux automobilistes
?
Qu'en
est-il d'un plan de circulation revu et corrigé
qui empêche comme l'an passé l'asphyxie du cœur
de Paris et particulièrement des quais hauts, où
la vie était tout simplement devenue invivable pour
les riverains tant à cause du bruit que de la pollution
?
Je crois qu'il est de votre devoir de ne pas jouer
les Parisiens qui travaillent ou circulent sur les
quais hauts contre ceux qui peuvent profiter de
la vie en flânant sur les quais bas. Sous couvert
d'un projet festif et dont nous attendons avec intérêt
ce qu'il va donner, il ne serait pas acceptable
que cette année à nouveau des milliers de Parisiens
ou de Franciliens soient pris en otage sous prétexte
qu'ils sont automobilistes.
Alors
même s'il y a tromperie sur le nom de l'opération,
qui vous l'avouerez est bien mal nommée, (je vous
aurai volontiers proposé " Berges en Fête "), et
je concluerai en disant que pour nous c'est pourquoi
pas Paris-Plage, mais non à Paris-Bouchon.
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Séances
des 8 et 9 avril 2002 : intervention sur l'aménagement
des terrains Batignolles - Clichy - Cardinet.
Françoise
de PANAFIEU, Maire du 17ème , vient de rappeler
les enjeux de cette importante délibération
qui lance les grandes lignes de l’opération
d’aménagement des terrains Batignolles-Clichy-Cardinet.
Je
ne reviendrai pas sur l’historique de ce projet,
mais la majorité municipale du 17ème
qui en avait fait une de ses priorités, se
réjouit de la voir mise aujourd’hui sur les
rails. C’est en effet un nouveau visage pour notre
arrondissement qui se dessine, porteur de bien-être
et d’une meilleure qualité de vie pour la
population. C’est en tout cas ce à quoi nous
veillerons. On entend, de ci de là des desiderata
divers, annoncés sans concertation et sans
appréhension globale d’aménagement
du site concerné. J’insiste donc sur la nécessité
absolue d’associer le plus en amont possible les
habitants et toutes les associations qui restent
perplexes à la lecture de certains articles
de presse.
La
concertation doit être, nous venons de le
rappeller, exemplaire. Il s’agit d’exécuter
et de prendre en considération la réalité
des aspirations des uns et des autres et de ne pas
jouer les uns contre les autres.
Je
le dis d’autant plus volontiers qu’à l’heure
actuelle, des dizaines de riverains du 181 bis avenue
de Clichy sont victimes depuis des mois de nuisances
sonores dues à un trafic incessant jour et
nuit sous leurs fenêtres de plus de 500 camions
quotidiens de la société Calberson
avec en plus une pollution très forte due
aux gaz d’échappement et que malgré
des demandes répétées rien
n’a été fait pour dévier les
trajets de ces camions vers une autre sortie sur
cette même emprise.
Alors,
comment ne pas douter de la volonté de la
Ville d’être à l’écoute des
uns et des autres de la même manière
? La concertation, cela doit commencer aujourd’hui
et tirer les leçons rapidement de la situation
actuelle qui pour certains est invivable.
Par
ailleurs, j’aimerais avoir des précisions
tenant au calendrier retenu avec ses différentes
étapes pour la réalisation de cette
grande opération d’aménagement.
Chacun
doit pouvoir savoir où il va. Les habitants
sont en attente, ne les décevons pas. Il
s’agit pour nous tous d’un grand défi pour
Paris et pour le 17ème. Saisissons ensemble
cette chance dans l’intérêt de tous
les Parisiens.
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Séances
des 18 et 19 mars 2002 : intervention sur l'éradication
de l'insalubrité dans l'habitat sur le territoire
de la Commune de Paris.
Monsieur
le Maire,
je
voudrais ici me faire l'écho de la situation
de l'habitat insalubre dans le 17ème arrondissement
et de l'analyse qu'en a faite notre adjoint au logement
lors de notre dernier Conseil d'Arrondissement.
Les
faits sont les suivants : La Ville de Paris a souhaité
confier à la SIEMP une mission d'éradication
de l'habitat insalubre dans la Capitale. Cette société
d'économie mixte va donc se voire doter de
compétences élargies et de moyens
renforcés au travers d'une convention prévue
pour 6 ans.
Dans
les opérations de résorption de l'habitat
insalubre, notre arrondissement est particulièrement
concerné par le Passage du Petit Cerf qui
fait la jonction entre l'avenue de Clichy et la
rue Boulay et dans une moindre mesure par une copropriété
située 69, rue de la Jonquière.
Pour
le Passage, le côté impair de la voie
a été rénové et comporte
désormais des logements locatifs appartenant
à la RIVP.
Le
côté pair est par contre dans un état
de dégradation absolu, l'incertitude sur
le devenir du secteur n'ayant pas motivé
les propriétaires à engager des travaux
de réhabilitation.
Les
immeubles, déjà vétustes, n'ont
cessé de se dégrader malgré
les interventions répétées
de Françoise de PANAFIEU, Maire du 17ème.
Dès
l'arrivée de cette municipalité, nous
avons souhaité accélérer le
processus de réhabilitation de cet îlot.
En
effet, la situation de vétusté a favorisé
la fréquentation des lieux par une population
totalement marginalisée qui engendre un climat
d'insécurité dénoncé
par tous les riverains.
Cela
nuit gravement à la réputation de
cette partie de l'avenue de Clichy qui pourrait
pourtant devenir accueillante, tout particulièrement
dans la perspective de l'aménagement des
terrains Cardinet et de la transformation de la
voie ferrée rue Ernest Roche.
Dans
ces conditions, des contacts ont été
pris dès le mois de juin dernier avec la
RIVP propriétaire de la partie impair du
passage. Il eut été en effet tout
indiqué que cet opérateur social puisse
continuer la réhabilitation de l'îlot.
La
RIVP, par l'intermédiaire de son Président
Monsieur LOMBARDINI, avait montré un vif
intérêt pour cette opération.
Il
en a été décidé autrement
par vous, Monsieur le Maire de Paris, puisque vous
avez souhaité confier cette opération
à la SIEMP dans le cadre du plan de lutte
contre l'habitat insalubre. Si nous ne pouvons que
nous féliciter de cette prise en compte de
l'îlot Passage du Petit Cerf dans le programme
général de réhabilitation,
nous sommes particulièrement inquiets quant
aux délais qui seront nécessaires
à la SIEMP pour réaliser ces aménagements.
En
effet, d'une part, le programme général
assigné à la SIEMP est particulièrement
lourd : on ne peut croire un instant qu'il pourra
être réalisé sur une seule mandature
comme le prévoit cette convention.
D'autre
part, l'îlot Passage du Petit Cerf nécessitera
des investissements financiers très lourds
auxquels les propriétaires actuels ne pourront
pas faire face. Seule la collectivité publique
pourra supporter cette restructuration totale.
C'est
dans ce contexte précis que le recours à
la RIVP apparaissait beaucoup plus judicieux, les
fonds propres de la RIVP n'ayant pas été
à ce jour gaspillés dans des opérations
médiatiques de rachat d'immeubles au coût
prohibitif.
Sur
les immeubles, Passage du Petit Cerf, au moins deux
(n° 8 et N° 10) devront être détruits,
les deux autres pouvant faire l'objet d'une réhabilitation
lourde.
Or,
la Ville de Paris n'est actuellement propriétaire
que de douze lots sur cent vingt environ soit 8%
des surfaces totales. C'est dire le chemin qu'il
reste à parcourir en matière d'acquisitions
foncières pour débuter la réhabilitation
de cet îlot.
Dans
ces conditions, et puisque l'opération relève
désormais de l'action de la SIEMP, Jérôme
DUBUS, adjoint au logement du 17ème arrondissement
a invité notre Conseil à voter en
faveur de cette délibération mais
en l'accompagnant d'un vœu visant à déclarer
la réhabilitation du Passage du " Petit Cerf
", opération prioritaire parmi les opérations
retenues dans Paris.
Le
Conseil du 17ème arrondissement a donc formulé
le vœu que la partie paire du passage du " Petit
Cerf " située entre l'avenue de Clichy et
la rue Boulay soit inscrite comme programme prioritaire
dans cette convention, puisque, l'état de
dégradation de ces immeubles est tel que
l'îlot se transforme progressivement en zone
de non-droit au détriment de la sécurité
des riverains.
Le
trafic de drogue et les squats se multiplient sans
qu'une intervention publique conséquente
n'ait été engagée.
Nous
demandons donc une action rapide de la SIEMP se
traduisant par une accélération des
acquisitions foncières.
Au
nom des nombreux riverains qui subissent quotidiennement
l'insécurité croissante dans cet îlot,
je vous remercie.
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Séances
des 11 et 12 février 2002 : intervention sur
la réforme de l'allocation " Parent seul
/ enfant seul ".
Vous
nous proposez aujourd'hui la réforme de l'allocation
" Parent seul / enfant seul ". La délibération que
vous nous proposez de voter appelle plusieurs remarques.
Je
ne remettrai pas en cause le contenu global de cette
réforme et plus particulièrement : l'extension aux
familles de 2 enfants et l'assouplissement du plafond
passant de 940 euros à 1.100 euros.
En
revanche, vous supprimez du règlement municipal
trois dispositions, qui me paraissent essentielles,
et cela plus particulièrement lorsqu'il s'agit de
lutte contre l'exclusion.
La
première, article B1, concerne la suppression de
l'obligation de scolarisation des enfants de plus
de 6 ans, à Paris ou dans un département limitrophe.
Or vous savez comme moi combien l'obligation scolaire
est importante pour un enfant vivant dans un milieu
précaire et où l'autorité paternelle est absente.
De plus, supprimer l'obligation de scolarisation
à Paris même ou dans un département limitrophe,
relève de l'absurdité et ouvre la voie à des dérapages.
Retirer ces garde-fous me semble, par conséquent,
tout à fait inopportun. C'est d'ailleurs l'avis
des associations familiales que j'ai consultées
sur ce sujet.
La
seconde suppression concerne l'article C3 : " En
aucun cas, l'aide ne peut excéder la charge nette
de logement effectivement acquittée par les parents
isolés ". Je ne comprends pas l'objet de cette suppression
si ce n'est qu'elle peut révéler un caractère déresponsabilisant.
Enfin, vous supprimez les dispositions particulières
notamment celle concernant la nécessité pour les
allocataires du R.M.I. d'être engagés dans un contrat
d'insertion.
Là
encore, je ne comprends pas le sens de votre décision
dans la mesure où, lors de la discussion sur le
P.D.I., vous avez fait de l'insertion dans le cadre
du R.M.I. un de vos chevaux de bataille.
Une
fois de plus, nous avons le regret de constater
que vous ne joignez pas vos paroles à vos actes.
De
la même façon, on nous avait annoncé une réforme
globale des aides facultatives servies par la C.A.S.
Je vois qu'il n'en est rien. Nous sommes en période
électorale, le temps presse et celui de la réflexion
ne s'accorde pas aux impératifs de l'électoralisme.
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Séances
des 11 et 12 février 2002 : intervention sur
la politique de la ville.
Monsieur
le Maire,
en
proposant à votre Conseil l’avenant " Renouvellement
Urbain au Contrat de Ville 2000-2006 ", vous souhaitez
donner à la Ville à l’aide d’une panoplie
méthodologique importante, les moyens d’élaborer
un projet d’aménagement et de développement
intéressant.
Je
vous en donne acte, et mon propos ira dans le sens
d’apporter quelques pierres à l’édifice,
en vous proposant quelques actions destinées
à combler des lacunes ou renforcer des points
faibles que j’ai pu noter dans le dispositif proposé
:
1er
point : Si le cadre administratif de tous les outils
au service de la politique de la Ville est importante,
parce que mobilisateur de financements de l’Etat
ou d’autres collectivités, il faut aussi
savoir en sortir et aller plus loin.
Vous
parlez en effet de quartiers de " politique de la
Ville " et pas des quartiers de la Ville.
Vous
raisonnez " sites sensibles " au sens administratif,
et insuffisamment de la sensibilité ressentie
par tous les habitants de la Cité.
Vous
parlez de démarche " territoriale ", quand
ceux qui n’habitent pas à l’intérieur
des sites retenus risquent de se sentir " oubliés
".
De
la même manière que vous souhaitez
intégrer les préoccupations des communes
voisines, je vous propose de considérer avec
une attention au moins égale les habitants
de la Capitale qui ne sont pas intégrés
dans l’approche administrative des quartiers que
vous proposez, et qui, pour autant, connaissent
aussi quelques difficultés urbaines (exemple
dans le XVIIème).
Par
ailleurs, l’inscription d’un quartier dans le dispositif
GPRU peut-elle, même, annoncer un progrès
ou constituer un risque :
·
C’est un progrès si la Ville met en place
un dispositif opérationnel à la hauteur
de l’enjeu ; en renforçant les équipes
de quartier et en organisant son équipe municipale
et l’ensemble de ses services, de façon à
mieux prendre en compte ces territoires prioritaires.
·
C’est un risque en revanche, si des projets pharaoniques
sont annoncés par la Ville à grand
renfort d’annonces médiatiques, alors qu’elle
ignore tout du temps nécessaire à
leur réalisation, des moyens requis pour
leur mise en œuvre, voire même de leur faisabilité.
Un tel affichage ne fait que renforcer l’inquiétude
et le scepticisme des habitants de ces quartiers
qui se sentiraient déjà moins délaissés
si leurs rues étaient nettoyées et
s’ils pouvaient rentrer chez eux le soir, sans craindre
d’agression.
·
C’est un risque également si la Ville demande
aux services opérationnels présents
sur le terrain de renforcer leurs actions dans ces
quartiers, sans leur en donner les moyens.
C’est
pourquoi je réitère ma proposition
de définir et créer dans Paris des
zones d’actions prioritaires (ZAP) où la
Municipalité renforcerait et coordonnerait
les moyens et la logistique aux service de ces quartiers.
La
ZAP serait un outil qui permettrait de mobiliser
tous les acteurs sur un quartier dégradé.
Mais l’objectif serait avant tout et surtout, d’y
maintenir la qualité des services publics
(propreté, sécurité…). Il s’agit
d’apporter l’excellence de la Ville dans les quartiers
parmi les plus difficiles, ce qui malheureusement
n’est plus le cas aujourd’hui.
2ème
point : Votre projet se veut un projet d’aménagement
et de développement durable.
Je
rappellerai que les trois piliers du développement
durable sont :
·
l’environnement
·
l’économie
·
le social
Sur
le plan de l’environnement, je ne note que quelques
bonnes intentions –assez générales
il est vrai- sur les espaces extérieurs,
l’esthétique urbaine, les espaces verts :
c’est un peu court ! surtout quand on sait que l’environnement
est fragile, et que l’on peut rester perplexe sur
les moyens de conserver un haut niveau de qualité
en la matière : il n’y a qu’à voir
l’actuelle prestation de votre Municipalité
en matière de propreté urbaine !
Sur
le plan social, c’est-à-dire la création
et l’enrichissement du lien social tel que le concept
apparaît dans la notion du développement
durable, votre panoplie est large, parfois un peu
imprécise néanmoins. Je ne prendrai
qu’un exemple : vous dites souhaiter développer
la mixité sociale dans les territoires administrativement
sensibles, en indiquant développer " notamment
" l’accession sociale à la propriété.
Sachant que nous sommes dans des quartiers à
très forte implantation locative sociale,
je me dis combien ? Quelle sera la proposition d’accession
à la propriété pour rétablir
l’équilibre sociologique ? Je n’ai pas la
réponse.
Sur
le plan économique enfin, troisième
axe, je suis là très perplexe.
Vous
dites soutenir l’initiative économique et
la création d’emplois et l’on parle d’emplois
jeunes, de CES, d’agents de médiation sociale.
Vous
citez la notion de fédération professionnelle
mais il n’est aucunement fait mention des acteurs
économiques que sont la CCI, la Chambre des
Métiers, les Organisations d’Artisans, les
Entreprises elles-mêmes.
Le
terme que j’aimerais ainsi trouver, est celui de
partenariat public-privé. Par exemple, tout
votre dispositif d’aide à la création
d’activités pépinières, hôtels
d’entreprises, maison du développement économique,
ne sera efficace que si vous parvenez à une
réelle mobilisation partenariale des acteurs
privés.
Je
ne ressens pas cette volonté et cet élan
incontournable dans votre projet. Pire, vous ressortez
la clause du mieux disant social ! 10 ans de retour
en arrière : " une carotte ou un bâton,
c’est selon " complètement passéiste
et dont on connaît les limites en matière
d’insertion efficace.
Monsieur
le Maire, en mettant sur la touche d’autres habitants
de Paris en réelle difficulté dans
d’autres quartiers et en négligeant d’autres
méthodes d’insertion plus modernes et plus
efficaces, vous prenez un risque.
Je
vous invite donc, dans l’intérêt des
parisiens, à apporter les améliorations
nécessaires avec d’autres idées plus
neuves que celles induites par des procédures
administratives ou réglementaires. C’est
souhaitable et surtout c’est possible.
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Séances
des 11 et 12 février 2002 : intervention sur
le rapport de l’inspection générale
relatif au Parc Floral de Paris.
Monsieur
le Maire,
lorsque
vous avez été élu, Maire de
Paris, vous avez pris l’engagement, devant les Parisiens,
de l’honnêteté et de l’éthique
dans la gestion Municipale.
Mais,
comment aujourd’hui, pouvoir croire en ces propos,
quand je vois , et je le vis malheureusement de
l’intérieur, avec quelle désinvolture,
à moins que ce ne soit avec calcul et arrières-pensées,
vous avez agi.
Me
voici devant vous dans cet hémicycle, à
devoir m’exprimer, pour ne pas dire m’expliquer
sur une situation que je ne peux accepter.
J’avoue
me sentir choquée par la tournure des événements,
et l’ampleur médiatique due à une
accusation scandaleuse à mon encontre.
Tout
s’est emballé dans un amalgame incroyable,
dont je ne peux imaginer qu’il soit anodin.
Votre
responsabilité est grande Monsieur le Maire,
car vous avez divulgué sans preuve et sans
procédure contradictoire, des affirmations
mensongères, laissant sous-entendre que j’aurais
bénéficié d’un salaire de complaisance,
durant la période que j’ai consacrée
au Parc Floral de Paris.
Rappelons
les faits :
Vous
avez diffusé à la presse et rendu
public, par le biais du site Internet de la Ville,
deux rapports de l’Inspection Générale
: l’un de 1998 et l’autre de 2001.
Première
interrogation : Ces rapports avaient-ils vocation
à être rendu publics, alors qu’ils
ont été rédigés sans
audition, et pire encore, sans procédure
contradictoire des personnes concernées pour
ne pas dire incriminées ? Et quand, par ailleurs,
on voit les retombées médiatiques
que cela a entraîné.
Deuxième
interrogation : Alors que vous m’avez transmis
le premier rapport dans lequel je suis mise en cause,
pourquoi n’ai-je pas été destinataire
en temps et heure du second, dont j’ai appris, depuis,
qu’il contenait des propos me concernant également
?
Troisième
interrogation : Après avoir eu connaissance
de ce qui m’était reproché à
savoir " avoir travaillé quasi exclusivement
au service de l’Adjoint aux Parcs et Jardins ",
je vous ai fait parvenir une lettre expliquant ce
qu’il en était réellement, et dont
je rappellerai ici, quelques éléments
afin de rétablir la vérité.
J’ai
en effet été salariée par l’AAPPFP
du 02 Janvier 1996 au 31 Mars 1998 en qualité
de chargée de mission des Relations Extérieures,
dans le cadre de la promotion des activités
de cette Association. Je signale qu’il s’agissait
d’une fonction à temps partiel, ce qu’omet
malheureusement de préciser le rapport et
qu’à ce titre, mon salaire était de
8 000 francs net par mois. De fait, il m’était
tout à fait possible de travailler simultanément
pour l’Adjoint au Maire en charge des Parcs et Jardins.
De
la même manière, comme je vous l’ai
écrit, le rapport n’indique pas le caractère
effectif des prestations que j’ai assumées
dans le cadre de cette mission, qui en fait, allait
bien au-delà des Relations Extérieures,
ce qui a également échappé
aux rédacteurs du rapport.
-
Participation à la conception et à
la réalisation de la politique d’animation
et de communication avec notamment l’élaboration
de campagnes d’affichage et de plaquettes d’information.
-
Relationnel presse pour les différents événements
du Parc Floral de Paris :
-
Expositions florales.
- Fête
des jardins.
- Paris
Jazz Festival, dont j’ai participé à
la création et qui demeure un grand
souvenir.
- Festival
Classic au Vert.
- Les
Pestacles pour enfants.
- Expositions
culturelles au Carré des Arts.
- Ouverture
de l’Espace Delta.
- Ouverture
d’un Théâtre pour enfants.
J’ai
aussi directement contribué à la conception
de la nouvelle signalétique du Parc ainsi
qu’au projet d’ouverture des pelouses au public
et à la mise en place des transats gratuits.
Je
vous ai fait également observer, Monsieur
le Maire, que suite à ma démission,
j’ai été logiquement remplacée
à ce poste. Il s’ensuit que l’activité
que j’exerçais pour l’Association nécessitait
qu’elle fût poursuivie par un autre salarié,
comme avant ma prise de fonction.
Cette
notion est parfaitement explicite dans le second
rapport que votre Directeur de Cabinet a refusé
de me transmettre, contrairement à votre
engagement écrit du 8 décembre 2001.
Ma
mission s’inscrivait dans une logique de fonctionnement
qui a montré son efficacité, en interne
comme en externe, et a vu les animations du Parc
Floral de Paris connues et reconnues par tous.
Au
vu de ces résultats, j’ai été
engagée en avril 1998 par la Ville de Paris
à temps plein comme chargée de mission
chargée de la promotion et de la communication
de l’ensemble des grands parcs parisiens.
Quatrième
interrogation : Monsieur le Maire, alors que
vous disposiez de ces éléments d’information,
pourquoi ne pas les avoir diffusés en même
temps que les rapports ? Aussi, je vous demande
instamment, au titre de la procédure contradictoire,
que vous avez évoquée dans un communiqué
de presse le 22 janvier, mais que vous n’avez malheureusement
pas respectée, que la lettre que je vous
ai adressée soit mise en ligne sur le site
de la Ville en complément d’information aux
rapports.
Cinquième
interrogation : Vous rendez-vous compte, Monsieur
le Maire, des répercussions que peuvent avoir
les accusations infondées dont je suis victime
?
Je
dois vous dire que j’ai été et je
continue à être profondément
affectée par l’impact de cette suspicion,
au travers des insinuations que j’ai lues ou entendues
dans les médias, et qui, je le sais, ne sont
pas le fruit du hasard.
J’éprouve
un profond sentiment d’injustice, non seulement
parce que ce que l’on me reproche est infondé,
mais qu’à fortiori, j’ai travaillé
avec passion, fierté et dévouement
auprès de Françoise de PANAFIEU, ainsi
qu’avec les équipes de la Direction des Parcs,
Jardins et Espaces Verts de la Ville, et du Parc
Floral de Paris, avec le souci constant de l’intérêt
des parisiens.
Tous
ceux, et ils sont nombreux, qui ont été
témoins de notre action, pourraient le confirmer.
Je
me trouve aujourd’hui, dans une situation qui n’est
pas sans conséquence tant sur ma vie quotidienne,
que sur mon action politique présente et
à venir.
J’espère
Monsieur le Maire, qu’il s’agit de votre dernière
attaque personnelle.
En
jetant l’opprobre, sur une salariée qui assumait
correctement sa mission, c’est l’intégrité
de l’élue que vous cherchez à entacher,
cela n’aura échappé à personne.
Je
tiens à vous mettre en garde contre de tels
agissements, en attaquant une employée, vous
aviez en face de vous une victime désarmée.
Dorénavant,
si vous recommencez contre une élue, vous
aurez une adversaire déterminée.
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