Séances
des 17 et 18 décembre 2001
Séances
des 3 et 4 décembre 2001
Séances
des 19 et 20 novembre 2001
Séances
des 22 et 23 octobre 2001
Séances
des 24 et 25 septembre 2001
Séances
des 9 et 10 juillet 2001
Séances
des 21 et 22 mai 2001
Séances
des 17 et 18 décembre 2001 : intervention sur
la discussion budgétaire.
Monsieur
le Maire,
j’ai
lu avec attention votre projet de budget.
Vous
dites le vouloir " en rupture nette avec les précédentes
mandatures ". Mais s’agit-il pour autant de considérer
que tout est rose d’un côté -le vôtre-
et noire de l’autre ? Voici une vision bien manichéenne.
Tant
de mauvaise foi dans l’analyse des gestions antérieures
et de caricature dans vos propos, ne me semble pas
être l’attitude que l’on attend -en termes
de dignité- du Premier Magistrat de la Capitale.
Les
24 années que vous avez passé dans
l’opposition vous auraient-elles conduit à
ne pas pouvoir vous défaire d’un esprit partisan
qui l’emporte sur l’intérêt général
?
Je
vous sens si souvent donneur de leçons, voire
revanchard, alors que les Parisiens sont en droit
d’attendre pour leur ville, un Maire rassembleur,
fédérateur, qui ne joue pas les uns
contre les autres, qui ne joue pas les bons arrondissements
de gauche ! contre les mauvais de droite !
J’en
veux pour preuve un exemple précis et récent
: je lis page 5 de votre présentation de
budget :
"
l’effort d’investissement s’intensifie avec une
inscription de 905 000 Euros afin d’atteindre l’objectif
de l’ouverture d’une Maison des Associations par
arrondissement … "
Très
bien ! Justement la Mairie du 17ème,
dont je suis l’élue, a arrêté
le projet de création d’une Maison des Associations
au 104, rue de la Jonquière.
Cette
Maison est attendue, non seulement par les Associations,
mais également par les habitants.
Lieu
privilégié de rencontres et d’échanges
, lieu de vie par excellence, cette maison peut
contribuer à l’animation d’un quartier qui
voit son environnement se dégrader chaque
jour un peu plus : fermeture de pas-de-porte
commerciaux, insécurité, habitat insalubre,
etc… (sur ces questions d’ailleurs, je rappelle
que le Groupe R.P.R. propose deux amendements).
Mais,
qu’avez-vous fait de notre proposition ? Vous l’avez
rejetée et vous avez décidé
: pas de maison des Associations à cet endroit,
mais un foyer SONACOTRA ! pour loger des squatters…
du 3ème arrondissement !
M.
le Maire, il ne s’agit pas de refuser des logements
sociaux dans le 17ème, mais de
choisir des emplacements plus harmonieux qui favoriseront
la mixité sociale. De ce fait, je ne dis
pas non à un foyer SONACOTRA dans le 17ème,
mais pas là, pas au 104, rue de la Jonquière.
C’est une erreur majeure de choix, sauf à
vouloir entretenir la tension sociale.
Où
est donc, M. le Maire, la volonté politique
entre l’affichage de bonnes intentions et la réalité
de vos choix sur le terrain ? Vous êtes en
train de privilégier la ligne de rupture
avec certains quartiers, quand c’est l’inverse que
la population attend.
L’abandon
de l’autorité municipale dans ces lieux,
où s’entrechoquent, insécurité,
saleté, prostitution, trafic de drogue, entraîne
une désespérance de la population.
Cela n’est plus supportable !
Cette
situation m’amène, M. le Maire, à
vous faire une proposition concrète :
Définir
et créer, dans Paris, des zones d’actions
prioritaires (Z.A.P.) où la Municipalité
renforcerait et coordonnerait les moyens et la logistique
au service de ces quartiers. Certains bénéficient
de contrats " Politique de la Ville ", mais ce n’est
pas suffisant.
La
Z.A.P. serait un outil qui permettrait de mobiliser
tous les acteurs sur un quartier dégradé
: bien sûr les services en charge de l’urbanisme
et du logement, des questions sociales, etc… Mais
l’objectif serait avant tout et surtout d’y maintenir
la qualité des services publics (propreté,
sécurité…) : il s’agit d’apporter
l’excellence de la Ville dans les quartiers parmi
les plus difficiles, ce qui malheureusement n’est
plus le cas aujourd’hui.
M.
le Maire, je veux croire que dans l’avenir, vos
choix seront plus pertinents et moins impartiaux
quel que soit l’arrondissement ou le quartier concerné.
L’ensemble
des Parisiens vous en seront reconnaissants, particulièrement
ceux qui se sentent abandonnés, délaissés,
voire oubliés.
Je
vous remercie.
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Séances
des 3 et 4 décembre 2001 : intervention sur
la signature d'un marché de maîtrise d'oeuvre pour
les études et les travaux d'aménagement d'espaces
publics entre le Pont du Garigliano et la Porte d'Ivry
(13e, 14e et 15e) dans le cadre de la mise en place
du tramway.
Monsieur
le Maire,
la
réalisation de la ligne de tramway sur les boulevards
des Maréchaux entre Passy et la Porte d'Ivry, va
être un des grands chantiers parisiens des années
à venir.
Cette
opération va modifier considérablement l'aménagement
et l'environnement, quartier par quartier.
Cela aura des conséquences sur le quotidien de milliers
de parisiens et sur le paysage d'une partie de la
Capitale.
Aujourd'hui
on nous demande de nous prononcer sur l'approbation
du principe et des modalités de passation d'un marché
de maîtrise d'œuvre sur l'aménagement des boulevards
des Maréchaux pour les travaux sur les ouvrages
d'art rendus nécessaires par la mise en place du
tramway.
A
ce stade de la réflexion, nous aimerions avoir le
maximum de précisions et d'informations sur les
compétences techniques mais également architecturales
et paysagères qui seront requises auprès des entreprises
concernées.
Il
ne s'agit pas ici de nous refaire le coup des bambous.
Par ailleurs, pourrions-nous connaître les projets
d'aménagement envisagés pour les différentes portes
de Paris concernées, particulièrement la Porte de
Versailles. Je me fais ici l'écho des élus du 15e,
dont Philippe GOUJON qui n'a pu s'exprimer car inscrit
trop tardivement. Je parle là de la porte de Versailles
avec la nécessaire et difficile cohérence entre
les deux projets de tramway qui vont se retrouver
sur cette place. Quid également de la localisation
des très importants emplacements prévus pour les
ateliers de maintenance du tramway qui risquent
d'obérer la bonne urbanisation du secteur concerné
?
On
pourrait également s'interroger sur l'aménagement
de la porte d'Orléans déjà encombrée par la circulation
avec la création, récemment, de couloirs de bus
avenue du Général Leclerc qui transforment la place
en véritable goulot d'étranglement alors même que
c'est l'une des portes qui voient le plus d'entrées
de véhicules au sortir de l'autoroute A6.
Sur
toutes ces demandes, est-ce qu'il serait possible,
Monsieur le Maire, d'avoir des précisions et de
nous rassurer sur ces différents points ?
Merci.
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Séances
des 19 et 20 novembre 2001 : intervention sur la réalisation
d'une ligne de tramway sur les boulevards des Maréchaux.
Monsieur
le Maire,
le
dossier sur lequel nous sommes amenés à nous exprimer
aujourd'hui, à savoir la réalisation d'une ligne
de tramway sur les boulevards des Maréchaux en rocade
sud de Paris, est un projet phare pour la Capitale.
Il
n'est en aucun cas - dois-je le rappeler - un projet
phare de votre propre politique municipale, comme
vous voulez le faire croire et l'écrivez dans la
délibération.
Ce
dossier, vous le savez, a été initié, étudié et
engagé sous la précédente mandature. Il a été inscrit
au Contrat de plan 2001-2006 avec un engagement
financier de la Ville de 245 millions de francs.
Alors,
s'il vous plaît, Monsieur le Maire, cessez de faire
vôtres les réalisations des autres, comme vous semblez
en prendre l'habitude dans d'autres domaines également
!
Pour
la concertation, c'est la même chose. Les réunions
ont en fait commencé bien avant le 17 mai 2001,
contrairement à ce que laisse penser à nouveau la
délibération.
Oser
dire que la concertation commence avec vous fera
- croyez-moi - grimacer tous les riverains des nouveaux
couloirs de bus.
Pour
en revenir aux différentes interrogations soulevées
lors des réunions, à la question "faut-il un tramway
au sud de Paris ?", les élus et les Parisiens ont
répondu majoritairement oui.
En
revanche, une partie du débat s'est portée sur le
choix du site. Entre les boulevards des Maréchaux
et la Petite ceinture ferroviaire.
En
effet, à la question "par où doit-il passer ?" associations,
élus et services ont beaucoup réfléchi. Je note
à cette occasion que bon nombre de vos collègues
"Verts" ou socialistes ont souvent varié dans leur
détermination à défendre la cause de l'un ou l'autre
tracé.
En
fait, le débat a longtemps tourné sur le dilemme
:
-
Faut-il diminuer l'espace jusqu'alors réservé à
la voiture ?
-
Ou bien faut-il utiliser une voie créée pour cela,
il y a tant d'années ?
Vous
avez choisi le tracé sur les boulevards des Maréchaux,
c'est-à-dire que vous avez clos le débat avant même
de l'avoir ouvert.
En
fait, je crains que vous ne soyez resté prisonnier
d'un débat de principe. Vous avez choisi autoritairement
le tracé sur les Maréchaux non pas pour des raisons
techniques ou environnementale ou pour répondre
aux attentes de la population, vous avez décidé
une fois de plus sans tenir compte de la concertation,
guidée par votre dogmatisme : quelle que soit la
méthode retenue et les conséquences, il faut diminuer
la place de la voiture dans la ville !
Ce
dogmatisme récurrent vous conduit à faire le mauvais
choix.
Le
bon choix, à mon sens et pour le groupe R.P.R.,
est en fait celui qui combine les deux possibilités.
La solution consiste à emprunter à la fois la Petite
ceinture et les boulevards des Maréchaux en fonction
de la typologie des lieux et des attentes locales.
Ce cas d'ailleurs a été étudié par les services
de la Ville et par le Syndicat des transports parisiens
(Je vous renvoie au rapport de 1998 du STP).
Cette
variante mixte a l'avantage en faisant passer le
tramway sur les boulevards des Maréchaux dans le
15e arrondissement, d'éviter les nuisances aux riverains
et de créer sur la Petite ceinture un lieu de promenade
végétalisé.
La
largeur du boulevard est ici un atout considérable
qui permet sur ce tronçon d'intégrer le tramway
de manière axiale.
Le
bon choix, c'est d'utiliser la Petite ceinture dans
les 13e et 14e arrondissements.
Pourquoi
?
Parce
que la largeur des boulevards y est très inférieure.
Vous êtes contraint de passer là en latéral et ce
que vous ne dites pas, c'est que vous allez être
obligé de décimer plus d'une centaine d'arbres qui
bordent la Cité universitaire notamment.
Vous
nous dites que cela va permettre d'assurer une meilleure
desserte du Stade Charlety, croyez-moi, le tramway
sur la Petite ceinture permettrait une desserte,
déjà réelle avec le RER.
Mais
je laisse à M. TOUBON, élu du 13e, le soin d'exprimer
dans le détail, les inconvénients de votre décision.
Mme
Nicole CATALA, élue du 14e reviendra pour sa part
sur votre méthode de concertation.
Pourquoi,
Monsieur le Maire, vous obstinez-vous à aller à
l'encontre des attentes et besoins des élus et riverains
concernés ?
Monsieur
le Maire, cessez de vous comporter en gourou des
transports !
Les
techniciens ont étudié l'éventualité d'une variante
alternative, elle est réaliste et réalisable, alors
écoutez-les ! ;sinon, à quoi sert de jouer la grand-messe
de la concertation, si vous n'en tenez pas compte
?
Je
voudrais enfin, pour terminer, m'étonner de deux
grands vides dans votre communication :
-
Vous n'évoquez à aucun moment le choix technique
pneu-rail catenaires-inductions sur le sol. Où en
est votre réflexion à ce sujet ?
-
Vous n'évoquez à aucun moment les problèmes d'insertion
dans le site : quid des projets d'aménagement des
Portes de Paris ? Quid du projet plus global de
la couverture du boulevard périphérique et de l'aménagement
de la Petite ceinture ?
Le
tramway constitue un axe fort du développement des
transports en commun.
On
ne peut résoudre un problème de transport même s'il
est primordial, sans se préoccuper de l'aménagement
de ce qui constitue le lien entre Paris et les communes
limitrophes.
Les
expériences en province ont démontré que l'on pouvait
parvenir au pire ou au meilleur, en installant un
tramway : non seulement pour la circulation, mais
pour le paysage urbain.
Alors,
évitons les bambous et prenons conseil auprès de
quelques urbanistes et paysagistes qui, je n'en
doute pas, sauront trouver un parti pris permettant
d'insérer le tramway tout en conservant à Paris
son charme et son authenticité.
Monsieur
le Maire, le tramway est une chance pour Paris,
ne la gâchez pas !
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Séances
des 22 et 23 octocbre 2001 : intervention sur la communication
relative au plan local d'urbanime.
Monsieur le Maire,
nous
voici à nouveau réunis pour évoquer un sujet particulièrement
important pour les Parisiens, à savoir la politique
des déplacements dans Paris.
Mais
je dois avouer une fois de plus mon étonnement pour
ne pas dire ma stupéfaction.
En
effet, de quoi s'agit-il aujourd'hui ? Rien de moins
que l'élaboration du Plan de déplacements pour Paris
approuvé en décembre 2000. C'est-à-dire il y a 10
mois ! Or, que constatons-nous depuis le début de
votre mandature ?
A chaque Conseil de Paris ou presque, nous avons
eu droit d'évoquer ce thème de manière parcellaire
; une fois la fermeture des voies sur berges, une
fois les couloirs de bus. Tout cela élaboré, dois-je
le rappeler, sans concertation et le plus souvent
en dépit du bon sens, privilégiant la politique
du diktat et l'affichage médiatique.
Pourquoi n'avez-vous pas, Monsieur le Maire, commencé
par le commencement en inscrivant votre action dans
une politique globale, à travers une démarche qui
va au-delà de la Capitale intra muros et prend en
compte les besoins de chacun ?
Vous avez comme l'on dit communément "mis la charrue
avant les bœufs".
En
effet, il est dit que le Plan de déplacements de
Paris est "le support de la programmation des décisions
municipales sur les thèmes le concernant" et un
peu plus loin, il nous est rappelé "que la phase
de programmation sur cinq ans doit préciser les
équipements et aménagements à réaliser". Cherchez
l'erreur !
Concernant les objectifs, et n'est-ce pas le principal,
le groupe R.P.R. non seulement les partage, mais
les revendique.
En
effet, ils découlent principalement de la loi sur
l'air, de décembre 1996, élaborée sous la tutelle
d'un Premier Ministre qui nous est cher et dont
le bilan environnemental peut faire palir le chef
du Gouvernement actuel, vos adjoints verts doivent
donc le regretter, mais c'est un autre débat !
Je souhaiterais m'arrêter un instant sur deux priorités
du P.D.P. qui me paraissent capitales et sur lesquelles,
me semble-t-il, votre politique montre quelques
incohérences.
Tout
d'abord, la diminution du trafic automobile en vue
de diminuer la pollution atmosphérique.
Croyez-vous encore, Monsieur le Maire, que c'est
en jouant la politique du "Paris bouchon" que vous
y parviendrez ?
Vous
rendez vous compte de la situation actuelle aujourd'hui,
le plus souvent en début de soirée dans de nombreux
quartiers de Paris ?
Si
je prends l'exemple du 17e arrondissement dont je
suis l'élue, c'est tout simplement la paralysie.
Les travaux engagés sur les boulevards des Maréchaux
pour la mise en place de couloirs de bus ne laissent
qu'une voie aux automobilistes, qui se retrouvent
dans un goulot d'étranglement, se reportant dans
les petites rues adjacentes où ils sont à leur tour
coincés.
Cela
a pour conséquence d'immenses embouteillages bloquant
des quartiers entiers. Outre le stress, le temps
perdu, le bruit occasionné par les klaxons, que
dire de la pollution atmosphérique engendrée, dont
la réduction - nous avions cru le comprendre - était
votre priorité ! La réalité, c'est que vous avez
tout faux sur ce sujet. Que dire également des conséquences
humaines pour la population, et économiques, que
ce soit pour les commerçants, les artisans ou les
entreprises ?
A
ce stade de mon exposé, permettez-moi de vous rappeler
ce qui est écrit dans le P.D.P., page 2 : "En matière
de déplacements automobiles, les actions préconisées
sur la circulation viseront à maîtriser les trafics
tout en réduisant la congestion (le moins que l'on
puisse dire, c'est que là aussi vous avez tout faux),
facteur de pollution et de perte de temps" et il
est dit plus loin qu'il "faut protéger les quartiers
d'habitat du transit automobile", cherchez l'erreur
!
Deuxième
objectif sur lequel j'aimerais m'attarder : le développement
des transports collectifs. Mais comment comptez-vous
vous y prendre, Monsieur le Maire, alors que l'on
sait qu'aucun bus supplémentaire n'est prévu à Paris
dans le budget du S.T.I.F., ni dans celui de la
R.A.T.P. et que le Conseil régional d'Ile-de-France
qui n'a pas délibéré sur le P.D.P. n'a pu fixer
le montant de sa participation financière aux travaux
d'aménagement relatifs au plan "Bus".
Par
ailleurs, on sait également qu'il ne subventionnera
pas les travaux réalisés contrairement à ce que
certaines délibérations (DVD 2001 111 et DVD 2001
129) nous indiquaient. Cherchez l'erreur !
En
conséquence, Monsieur le Maire, nous demandons avec
les autres groupes de l'opposition, que la délibération
2001. 69 soit ajournée jusqu'à ce que le Conseil
régional ait pu se prononcer et que les délibérations
DVD 2001 111 et DVD 2001 129 soient annulées en
raison de leur non-conformité avec le Code général
des collectivités territoriales.
Aussi,
est-il grand temps, Monsieur le Maire, de mener
une politique réaliste et de concertations qui,
par définition, se fait en amont.
Il
est urgent d'adopter une politique des déplacements
responsable, qui ne joue pas les uns contre les
autres et prenne en compte les contraintes de tout
un chacun.
A
ce sujet, je m'étonne d'ailleurs dans le P.D.P.
de n'avoir rien lu concernant les motos. Cherchez
l'erreur !
Je
dois vous dire, Monsieur le Maire, qu'au-delà de
nos bancs, la déception est grande quant à votre
manière de gérer et d'appréhender l'avenir de notre
Capitale.
On
a une impression de repli sur soi, de sclérose,
alors qu'on voudrait que Paris s'ouvre aux autres,
rayonne, soit toujours la référence, celle vers
qui on tend, et vous êtes, par votre politique,
en train de la refermer sur elle-même, de la rendre
moins attractive ; en Franche-Comté, on dit que
vous êtes en train de la "rintrire".
Les
Parisiens sont en droit d'attendre autre chose aujourd'hui,
mais surtout demain. Il en va de leur qualité de
vie et de leur avenir.
Merci.
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Séances
des 24 et 25 septembre 2001 : intervention sur le
vœu relatif à la mise en site propre des couloirs
d'autobus.
Le
Groupe R.P.R. résolument favorable à
une politique de réduction de la circulation
automobile, d’amélioration de la desserte
par les transports en commun, de sécurité
de la circulation de tous les modes de transports
s’inquiète des conditions dans lesquelles
a été lancée la mise en site
propre des couloirs de bus par la nouvelle municipalité.
Considérant
le manque d’études préalables, l’absence
de réflexion préliminaire sur les
axes à transformer prioritairement, le manque
criant de concertation tant avec les mairies d’arrondissement
que les communes riveraines.
Considérant
par ailleurs les problèmes pendants, qu’il
s’agisse de la nécessité de préserver
les espaces de livraison indispensables à
l’activité économique de la capitale,
de la nécessité d’assurer dans de
bonnes conditions la circulation des deux roues
(cyclistes, motocyclistes et motards), de la nécessité
de faire face lors de la mise en place de
l’Euro à la multiplication des transports
de fonds.
Considérant
enfin les incertitudes qui pèsent sur l’application
des mesures envisagées notamment en ce qui
concerne leur financement aujourd’hui incertain
en raison des interrogations que soulève
le concours de la Région telles que le rappelle
son Président.
Demande
que le vote des délibérations, sur
ce sujet, présentées au Conseil de
Paris soit ajourné et reporté à
une séance prochaine du Conseil de Paris
le temps qu’aient été prises
les mesures suivantes nécessaires au succès
d’une vraie politique de la circulation et du stationnement
:
-
Consultation préalable des conseils d’arrondissement
sur les tracés prioritaires.
-
Augmentation de la fréquence des autobus
sur ces tracés via une hausse de la contribution
de la Ville de Paris au syndicat des transports
d’Ile-de-France.
-
Modulation du prix du stationnement en fonction
de la pression de la demande avec une large gamme
de tarifs.
-
Instauration de rues dont le stationnement serait
réservé le jour comme la nuit aux
seuls riverains.
-
Mise en place d’un cadre réglementaire adapté
pour les livraisons sur la voie publique.
-
Mise en place avec les professionnels concernés,
d’un cadre réglementaire pour les autocars
de tourisme.
-
Création préalable de zones de stationnement
spécifiques pour les deux roues.
-
Possibilité ouverte au Maire de Paris de
créer une police municipale chargée
de faire respecter les réglementations en
vigueur s’agissant de la circulation et du stationnement.
-
Elaboration d’un plan de financement précis
et certain de la mise en site propre des couloirs
de bus.
Dès
lors que ces conditions auraient été
réunies ou seraient en voie de l’être
par l’affirmation d’une volonté politique
et l’instauration d’une réelle association
des élus ou professionnels concernés
aux mesures envisagées, le Groupe R.P.R.
serait tout à fait ouvert à l’idée
d’en approuver le principe et les modalités
d’application.
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Séances
des 24 et 25 septembre 2001 : intervention sur les
couloirs de bus.
Monsieur
le Maire, Monsieur le Préfet, Chers Collègues,
permettez-moi,
Monsieur le Maire un petit retour dans le temps
en rappelant une de vos déclarations à
la presse en septembre 1999 (France-Inter le 23
septembre 1999) : « L’idée de la Place
de la Concorde piétonnière est une
bonne idée. Mais telle qu’elle est proposée
par Tiberi, malheureusement, elle n’est qu’un coup
de communication ».
Aujourd’hui,
Monsieur le Maire, comment ne pas sourire à
ces propos quand depuis le début de votre
mandature, vous privilégiez une politique
d’affichage médiatique et une gestion à
vue sur un sujet aussi essentiel pour les Parisiens
et les Franciliens, à savoir la politique
des transports à Paris.
Soyons
clairs : sur le constat nous sommes d’accord. La
lutte contre la pollution atmosphérique est
une priorité majeure, mais pour nous cela
va bien au-delà de ce que vous proposez.
En effet, seule une politique globale menée
en matière de déplacements et d’aménagement
permettra d’agir efficacement.
Le
groupe R.P.R. pour sa part est résolument
favorable à une politique de réduction
de la circulation automobile, d’amélioration
de la desserte par les transports en commun et de
sécurité de la circulation de tous
les modes de déplacement.
Mais
nous sommes stupéfaits et surtout inquiets
des conditions hasardeuses et brouillonnes dans
lesquelles a été lancée la
mise en site propre des couloirs de bus.
Il
n’est nul besoin de rappeler que le dossier de la
politique des Transports à Paris est fort
complexe et qu’en la matière, il n’existe,
- hélas ! - aucune solution miracle qui pourrait
être unilatéralement décrétée.
Aussi,
votre politique autoritaire ne saurait être
la réponse appropriée.
LA
METHODE
En
effet que constatons-nous ?
Vous
avez fait le choix de passer en force pour privilégier
la politique du fait accompli. Il est pour le moins
étonnant de constater que vous, qui vous voulez
le chantre de la concertation, vous imposez de nouveaux
aménagements de voirie sans aucune consultation
préalable politique ou technique, à
savoir :
-
Absence de concertation avec les maires d’arrondissement,
qui auront l’occasion tout à l’heure de vous
exprimer chacun leurs doléances,
-
Absence de concertation avec la Préfecture
de Police, pourtant toujours chargée, à
notre connaissance, de la réglementation en
matière de circulation. L’information a posteriori
du Préfet de Police est d’ailleurs symptomatique
de votre façon de conduire les affaires de
la Ville. Cet impair a donné lieu à
un cafouillage sans précédent à
un tel niveau de responsabilités. Le désaveu
public du Préfet de Police, qui vous a fait
revoir votre copie, s’est fait au prix d’un certain
nombre de réaménagements - bienvenus
au demeurant - alors même que le chantier initial
était à peine achevé ! et ce,
intégralement aux frais du contribuable parisien.
Bravo monsieur le Premier magistrat !
-
Absence de concertation également avec la Région
dont le Président lui-même, un de vos
amis, a gratifié « l’organisation d’insuffisamment
préparée »… puisqu’il n’en a même
pas été ni saisi, ni informé
! et « qu’en l’état actuel des choses,
il voit très mal le dossier déboucher
comme cela au Conseil Régional ».Quid
du financement, quand vous tablez sur une participation
de la Région à hauteur d’un tiers ?
-
Absence de concertation, toujours avec les communes
riveraines concernées, pour certaines par différents
axes situés en périphérie ou
aux entrées de Paris.
Vous
me direz que depuis, pour pallier vos manquements,
vous avez réuni les associations, oui la belle
affaire ! Une réunion programmée pour
une heure et organisée après coup en
catastrophe ! La concertation a posteriori, voilà
un nouveau concept intéressant ! La vérité
est que tout cela est incohérent.
Mais
le plus inquiétant c’est qu’à cela
s’ajoute un manque de préparation pour le
moins étonnant qui a vu toutes les catégories
concernées monter au créneau par voie
de presse, avec à l’heure actuelle des problèmes
encore non résolus.
PRIVILEGIER
LE BOUDIN A LA BANQUETTE
Où
en sommes-nous et que proposez-vous ?
Sur
l’objectif de rendre plus lisible la délimitation
des couloirs de bus nous sommes d’accord. Mais pourquoi
vouloir le faire en mettant systématiquement
des banquettes de 70 cm infranchissables ? Quant
on sait, comme vous nous le dites dans votre communication,
que sont autorisés les autobus, vélos,
taxis et engins prioritaires : police, pompiers,
ambulance, SAMU, mais que parallèlement «
l’arrêt des transporteurs de fonds est autorisé
en permanence, dans ces voies et couloirs de bus,
pendant les opérations de transferts de fonds
» et qu’il en est de même pour les déménageurs
avec la possibilité de stationner sur place,
on se pose vraiment la question de la nécessité
de banquettes infranchissables qui ne pourra qu’être
la cause de difficultés de circulation, mais
cette fois dans les couloirs de bus eux-mêmes.
Aussi
ne serait-il pas plus efficace de mettre des boudins
en béton comme il en existe déjà
? Cela faciliterait la circulation de ceux qui utilisent
les couloirs, pouvant ainsi s’en extraire dès
qu’ils rencontrent un obstacle ou une difficulté.
Banquettes
infranchissables ou pas, les automobilistes non
respectueux du code la route existeront toujours.
La preuve : même avec votre système,
la Préfecture de Police a dû verbaliser
à tout va. Conclusion : la banquette infranchissable
n’est pas dissuasive.
Par
ailleurs, permettez-nous de nous inquiéter
quand nous apprenons que ces banquettes commencent
à être plantées de bambous d’une
hauteur d’un mètre cinquante. A-t-on étudié
les risques éventuels comme par exemple le
manque de visibilité d’une voiture voulant
tourner à droite, ou d’un deux-roues s’accrochant
aux branchages ? Mais en fait ne sont-elles pas
plus ridicules qu’autre chose ?
Enfin,
une autre interrogation concernant les sites choisis,
éparpillés dans Paris. N’aurait-il
pas été plus incitatif de privilégier
des axes facilement identifiables dans une logique,
par exemple, nord-sud, est-ouest ?
CONCLUSION
Imposer,
décréter… faut-il, Monsieur
le Maire, que vous soyez si peu sûr de vous
pour gouverner Paris de cette manière ?
On
a envie de vous dire : « arrêtez, respirez,
regardez ; écoutez ! ». Il n’est pas
de bonne politique locale réalisée
sous la pression. Vous êtes votre propre ennemi,
votre autoritarisme, votre aveuglement dans la conduite
de ce dossier en discrédite les objectifs.
Quant
à nous, dans l’intérêt des Parisiens,
nous demandons le report du vote de la délibération
présentée ce jour. En effet, nous
ne saurions nous contenter de cette action solitaire,
critiquable, nous l’avons rappelé à
bien des égards.
Aussi
proposons-nous que parallèlement soient prises
les mesures suivantes nécessaires au succès
d’une vraie politique de la circulation et du stationnement
:
-
Consultation préalable des conseils d’arrondissements
sur les tracés prioritaires des bus,
- Elaboration d’un plan de financement précis
et certain de la mise en site propre des couloirs
de bus, après réexamen au vu de l’expérimentation
sur les axes déjà équipés,
- Augmentation du nombre de bus en privilégiant
la fréquence et non la taille,
- Concertation avec les commerçants et partenaires
économiques avec l’analyse des incidences
économiques du projet,
- Mise en place d’un cadre réglementaire
adapté pour les livraisons sur la voie publique,
- Instauration avec les professionnels concernés,
d’un cadre réglementaire pour les autocars
de tourisme,
- Etude de faisabilité sur la présence
des motocyclistes dans les couloirs de bus,
- Création de zones de stationnement spécifiques
pour les deux roues
- Aménagement des carrefours, points noirs,
pour améliorer la fluidité du trafic,
- Création d’une police municipale chargée
de faire respecter les réglementations en
vigueur s’agissant de la circulation et du stationnement
…
- Etudes de faisabilité de parkings en périphérie,
- Etc…
Dès
lors que ces conditions auraient été
réunies ou seraient en voie de l’être
par l’affirmation d’une volonté politique
cohérente et l’instauration d’une réelle
association des élus et professionnels concernés,
le groupe R.P.R. serait tout à fait ouvert
à l’idée d’en approuver le principe
et les modalités d’application.
Monsieur
le Maire, vous le savez, nous le savons, c’est à
un véritable défi que nous devons
répondre : redistribuer l’espace urbain pour
le mieux-être de chaque Parisien.
La
fermeture autoritaire des voies sur berge cet été,
aujourd’hui l’instauration arbitraire de couloirs
de bus, sont l’illustration de dossiers mal étudiés
et mal préparés.
Vous
persistez et signez dans la politique de l’amateurisme
et celle de l’affichage médiatique.
Vous
justifiez votre façon de faire en disant
que les Parisiens vous ont élu pour mener
cette politique. Permettez-moi de vous rappeler
que vous êtes minoritaires en voix sur l’ensemble
de la capitale (318.099 pour la droite et 313.075)
et que la suffisance n’est pas de mise comme lorsque
votre adjoint, Denis Baupin, déclare à
la presse : « La concertation c’était
la campagne électorale », et qu’un
autre adjoint Yves Contassot s’exprime dans les
termes suivants : « Ce n’est qu’en leur faisant
vivre l’enfer que nous obtiendrons des automobilistes
qu’ils renoncent à leur bagnole ».
Cette
manière d’appréhender la situation
ne nous rassure pas, permettez-moi de vous dire
que les Parisiens méritent mieux que cela
!!
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Séances
des 9 et 10 juillet 2001 : intervention sur la politique
des transports à Paris.
Je m'adresse donc au Maire de Paris.
Décidément,
vous êtes incorrigible !
Finalement,
cette première phrase vous va très bien !
Décidément
vous êtes incorrigible.
Lors
d'un précédent Conseil, j'avais attiré votre attention
dans une question d'actualité sur le manque d'information
et de concertation concernant une décision importante
pour le quotidien des Parisiens, à savoir la fermeture
des voies sur berges.
Je
m'inquiétais entre autres alors des mesures de compensation
de la R.A.T.P. en matière de fréquence de circulation
et en amplitude de service. Aujourd'hui, non seulement
aucune réponse n'est apportée, mais vous persévérez
dans une gestion autoritariste de l'espace public.
L'absence
de concertation qui semble devenue votre signature
est la négation de votre discours démagogique. En
effet, la délibération qui nous est proposée sur
la réalisation des couloirs de bus protégés en est
une nouvelle illustration. Aucun maire d'arrondissement
n'ayant été saisi en amont du dossier et bien évidemment
encore moins les associations et la population !
Ainsi,
d'une manière arbitraire, 41 kilomètres de couloirs
de bus ont été désignés comme devant faire l'objet
de travaux. Et pas des moindres, car lorsqu'on visualise
cette décision, à savoir 4,5 mètre pour les couloirs,
plus 70 centimètre de banquette, il y a de quoi
s'inquiéter sur le restant de la chaussée disponible
et donc sur les conséquences en matière de la fluidité
du trafic !
Vous
le dites vous-mêmes d'ailleurs, dans la délibération
: "L'impact sur l'exploitation de la circulation
générale sera sensible compte tenu des emprises
mobilisées…". C'est ce qu'on peut appeler un euphémisme
!
Si
une réflexion de fond sur la politique des déplacements
à Paris me paraît évidente, il me semble qu'elle
doit s'inscrire dans un plan global de propositions
qui ne soient pas toutes axées contre l'utilisation
de la voiture dans Paris. La politique du "Paris-bouchon",
comme moyen de dissuasion d'utilisation de la voiture,
est tout simplement une absurdité.
Pour
notre part, notre souci de développer l'usage des
transports en commun passe également et de manière
prioritaire par des mesures d'amélioration de l'existant
: augmentation de la fréquence des bus sur certaines
lignes, baisse du prix du stationnement résidentiel,
régulation du trafic à certains carrefours, cause
de nombreux embouteillages, etc. D'autres pistes
de réflexion existent, aussi je vous propose que
le Conseil de Paris soit amené dès que possible
à débattre d'un plan global sur la politique des
transports à Paris - je suis sûr que M. BAUPIN sera
d'accord avec moi sur cet aspect - car, nous le
savons, les déplacements urbains sont l'une des
dimensions essentielles de la vie quotidienne des
Parisiens, qui doivent être en mesure de se déplacer
facilement dans leur ville quelque soit le mode
de transport utilisé ; c'est aussi l'un des supports
du développement économique qui dans une grande
ville repose notamment sur la facilité des contacts
et des rencontres.
Monsieur
le Maire, je vous remercie par avance de l'attention
que vous porterez à ma requête.
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Séances
des 21 et 22 mai 2001 : intervention sur la sécurité.
Monsieur
le Maire, Monsieur le Préfet, Chers Collègues,
le
projet que vous nous présentez aujourd'hui vise
à donner le sentiment que vous vous préoccupez d'un
sujet essentiel aux yeux des Parisiens, à savoir
la sécurité.
Comme
mes collègues, je prends acte de l'ensemble de ces
propositions, mais je ne peux cacher qu'il est,
à mes yeux, très incomplet. Derrière ce catalogue
de moyens et de procédures, j'aurais voulu vous
entendre répondre aux préoccupations très concrètes
des citoyens de cette ville, à savoir leur sécurité
au quotidien et celle de leurs enfants.
Si
je vous parle d'enfants, c'est parce que, nouvelle
élue et mère de famille, c'est ainsi que je me pose
la question et c'est ainsi que j'aurais souhaité
entendre vos réponses.
Au
plan des bonnes intentions, que la voie publique
soit mieux surveillée, que le Préfet de police et
vous-même réactiviez la concertation entre les différents
acteurs de la sécurité à Paris, tant mieux ! Mais
est-ce que pour autant les milliers de parents que
nous représentons ici seront plus rassurés après
vous avoir entendu ? Certainement pas.
Pour
illustrer cette inquiétude que vous n'avez pas su
lever, je pourrais évoquer : la prostitution, la
promiscuité qu'elle entraîne pour les habitants
de certains quartiers, le vol à la tire, le racket
ou encore le phénomène des bandes. Mais j'évoquerai
un seul de ces fléaux auxquels nous sommes confrontés
et qui placent de nombreuses familles parisiennes
dans l'angoisse : le trafic de stupéfiants et les
risques qu'il fait courir non seulement à l'ensemble
de nos enfants, mais également à l'ensemble des
citoyens.
Vous
l'avez compris, Monsieur le Maire, il ne s'agit
pas ici d'évoquer la lutte contre les grands trafiquants,
que le Gouvernement, normalement, a le devoir d'intensifier,
mais qui ne touche dans leur esprit et que de manière
très éloignée les Parisiens que nous sommes. Non,
ce que je veux évoquer, c'est notre quotidien, et
ce quotidien-là me semble avoir été singulièrement
occulté par ceux qui vous conseillent.
Que
proposez-vous, Monsieur le Maire, pour que les jeunes
trafiquants qui infestent la sortie de nombreux
collèges et lycées puissent être appréhendés et
empêchés de nuire ?
Que
proposez-vous pour que nos enfants puissent, dans
les classes ou dans d'autres lieux, faire l'objet
d'une action pédagogique et informative exemplaire
?
Que
proposez-vous pour que, de manière très concrète,
des quartiers, des rues, des squares, des immeubles
qui sont aujourd'hui littéralement appropriés, le
plus souvent terrorisés par ces petits trafiquants,
puissent retrouver la sérénité, en fait, une vie
normale ?
Que
proposez-vous enfin pour que les toxicomanes, dont
le comportement véhicule et amplifie parfois le
sentiment d'insécurité ressenti dans des quartiers
et dans certaines rues devenues zones de non-droit
puissent être à la fois traités, mais également
- et j'insiste là-dessus - dissuadés de toute action
violente ou embarrassante à l'égard des plus désarmés
de nos concitoyens et notamment les personnes âgées
ou les femmes ?
Devrons-nous
rester dans la mode culturelle du crack, du trafic
de cannabis tant prisé par vos alliés "Verts", de
la ligne de "coke", des amphétamines, ou voulez-vous
pour vos concitoyens vous positionner en rupture
claire, franche, complète et totale avec ces pratiques
et, par conséquent, mettre en œuvre les moyens de
sécurités nécessaires vis-à-vis des enfants ?
En
matière de drogue, serez-vous l'homme de la tolérance
zéro ?
Ces
réponses, nous ne les avons pas. Ces questions,
ce sont celles que nous nous posons aujourd'hui,
mais ce sont aussi celles que nous vous poserons
demain, car ce sont celles que vous poseront les
Parisiens.
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