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Mes prises de paroles au Conseil régional



Conseil régional
Séance des 26 et 27 novembre 2009


Intervention relative au Contrat particulier Paris/Région Ile-de-France


Monsieur le Président,
Mes chers collègues,


Plusieurs contrats particuliers vont être examinés par notre assemblée.
Ces documents cadre, arrêtant des clefs de financements sur des opérations jugées prioritaires, s'inscrivent dans une relation partenariale entre les départements et la Région Ile-de-France.

Je souhaiterais faire une remarque préliminaire avant de vous parler plus précisément du contrat Paris/ région,

Ou plutôt vous poser une question :
Alors que le principe de contrat département / région est la participation financière à parité, nous constatons des différences de répartition entre les départements. Pourquoi la région intervient-elle davantage dans tel ou tel département, et inversement ? Nous vous avions d'ailleurs déjà interpellé lors du débat relatif au contrat de la Seine-Saint-Denis sur la logique des clefs de financement, logique qui apparaissait de plus en plus politicienne,
Et les délibérations proposées montrent malheureusement que nous avions raison.


Cette remarque vaut justement pour le contrat parisien, qui fait donc lui aussi figure d'exception à la règle de la parité.

En effet, le précédent contrat était lui financé à quasi parité :
52,4 % pour Paris,
47,6 % pour le Conseil régional.

Cette fois ci, dans ce contrat, couvrant la période 2009-2013, la participation du conseil régional n'atteint que 32,1 %, et celle de la Ville plus de 67%.

Certes ce contrat est plus important en volume que le précédent,
Vous vous engagez à hauteur de 109 millions d'euros contre 105 millions en 2003 mais mécaniquement, la part du Conseil régional a fondu.

Comment justifiez vous ces écarts ?

***

Concernant le contrat lui-même, je ferais deux types de remarques :
Sur la forme, et sur le fond :

Sur la forme d'abord,

Nous avons eu l'occasion de le dénoncer au Conseil de Paris : il est tout de même regrettable que les Maires d'arrondissement n'aient pas été consultés sur l'opportunité des opérations choisies. Cela avait pourtant été la démarche choisie en 2003, où Monsieur Mansat avait pris la peine de consulter les 20 maires. Le 17è avait d'ailleurs pu faire inscrire la réalisation du gymnase de la Porte d'Asnières ou encore le démarrage du projet urbain de la Porte Pouchet.

Vous me direz que c'est l'affaire de la Ville de Paris, mais au final, c'est tout le contrat qui se trouve élaboré sur des bases contestables.

Autre remarque relative à la concertation.
Ce document exclut toute démarche interdépartementale.
Ces projets qui touchent pourtant d'autres départements, sont envisagés de manière très sectorisée, très cloisonnée.

Et à l'heure du Grand Paris, processus interdépartemental par excellence, cette lacune est particulièrement regrettable. Dans ce nouveau contexte impulsé par le Président de la République, un contrat cadre fixant des projets communs à l'agglomération centrale aurait pu être envisagé. Le principe même du contrat particulier devra d'ailleurs être revu et transformé en un véritable contrat d'agglomération.

Sur le fond maintenant,

Rien de bien nouveau. Ce document inscrit des coups de pouces financiers à des opérations bien connues.

-Le pôle Châtelet / les Halles
- La gare Eole Evangile
- La liaison piétonne entre les gares de l'Est et du Nord.

Le pôle Châtelet /les-Halles appelle cependant un commentaire.
Là aussi, la clef de financement est pour le moins surprenante !
87% pour Paris / 13% pour la Région.
Il s'agit pourtant d'un pôle majeur des transports, la plus grande gare d'Europe, lieu de correspondance pour un grand nombre de voyageurs franciliens.

Autre projet structurant sur lequel, en tant que Maire du 17è, je ne peux m'empêcher de revenir : la couverture du périphérique entre les Portes Ternes-Villiers et Champerret.
L'Arlésienne du Maire de Paris !

Depuis le début du mandat, je me bats pour qu'il lance enfin l'enquête publique. Je l'ai interpellé à maintes reprises, je suis intervenue auprès de Dominique Bussereau, qui m'a confirmé l'engagement financier de l'Etat… ce dernier ne pouvant être engagé que si le Maire de Paris lance l'enquête publique… bref ! On tourne en rond !

Pourtant le contrat particulier que vous nous soumettez aujourd'hui prévoit une première phase de travaux de couverture, sous maîtrise d'ouvrage de Paris, pour 10 millions d'euros.

Sur quelle base vont être effectués ces travaux ? Des études urbaines (que nous avons réclamés pendant de nombreux mois !) ont été élaborées, elles m'ont été présentées par les services de la Ville de Paris mais elles sont provisoires, de nombreuses interrogations d'ordre technique et sécuritaire restent à trancher et le projet urbain envisagé n'a pas été soumis à la concertation des riverains.

Bref, sur quels projets concrets ces 10 millions vont-ils être engagés ??

Enfin, le Maire de Paris aurait pris la peine de consulter les maires d'arrondissement, je vous aurais volontiers parlé de bien d'autres projets, qui avaient toute leur place dans ce contrat particulier :

- Le prolongement de la ligne 14, avec un arrêt à Cardinet, seule solution pour desservir correctement la ZAC Clichy-Batignolles, 81è quartier de Paris, qui va accueillir pas moins de 25 000 habitants et salariés ! Problématique dont je vous ai saisi et toujours restée sans réponse à ce jour !
- L'implantation sur un site unique du Conseil régional ! Voilà un beau projet sur lequel la ville et la région pourraient travailler conjointement ! Vous le savez, je vous avais proposé que dans le cadre des études votées par la commission permanente du 12 mars dernier, une réflexion soit menée sur les terrains Clichy-Batignolles.

J'aimerai tellement que le prochain président (ou plutôt la prochaine présidente) de la région ait ses locaux dans le 17è !

Vous l'aurez compris, il y a une véritable logique à travailler en concertation, et de manière générale, je regrette sincèrement que cela ne fût pas le cas.

Concernant ce contrat particulier, nous ne nous opposons pas aux opérations qui vont dans le bon sens.

Mais cet inventaire à la Prévert d'opérations dont on ne sait rien des critères qui ont guidés leur choix, manque de souffle, manque de cohérence, et manque d'ambition.

Même en matière économique, reconnaissez que les réponses ne sont pas à la hauteur d'un pays en crise ! Et Valérie Pécresse l'a rappelé ce matin même.
On nous parle dans ce contrat de secteur " en tension ", c'est-à-dire qui connaissent des difficultés de recrutement, alors que la situation est bien plus grave que cela… Des secteurs entiers n'ont pas des difficultés de recrutement, ils licencient ! C'est autre chose tout de même !

Et on a immanquablement là aussi, le sentiment de ne pas être au rendez vous.

Monsieur le Président,
Ca ne vous aura pas échappé …Nous vivons l'ère du Grand Paris ! Celle de l'ambition pour l'Ile-de-France
Quel dommage que ni la Région, ni la Capitale ne se soient encore inscrits dans cette nouvelle ère.


Conseil Régional des 25 et 26 septembre 2008

Amendement déposé par le groupe Majorité présidentielle
Et défendu par Brigitte KUSTER

Rapport n° CR 82 - 08 :

Adoption du projet de Schéma Directeur de la région Île-de-France

Amendement sur le TEXTE

- Partie 3 " Le projet et les orientations pour l'aménagement de l'Ile-de-France "
- 3.1 " Le projet spatial régional : une agglomération régionale aux territoires
solidaires "


Exposé des motifs :

Le SDRIF envisage la création de 28 000 emplois/an sur l'ensemble de la Région et assigne à Paris une part de 1% sur cet objectif d'accroissement de l'emploi. Or, cela aboutirait à un taux d'emploi pour Paris en 2030 de 1,45 alors qu'il était de 1,61 en 1990.
Ces hypothèses d'évolution sont donc bien en dessous des besoins et pour le moins peu ambitieuses.

Sachant que le SDRIF doit tenir compte du fait que Paris a perdu plus de 200 000 emplois au cours des 20 dernières années, il convient d'inscrire pour Paris un taux d'emplois en 2030 de 1,61, correspondant à la création d'environ 7 000 emplois/an pendant 25 ans.

Paris capitale a besoin d'une autre ambition et nous comptons sur vous Monsieur le Président à travers ce SDRIF pour répondre à cet enjeu. Paris doit rester le moteur de la Région, c'est pourquoi nous proposons de modifier les hypothèses chiffrées comme suit :

Le taux d'emploi en 2030 pour la ville de Paris est fixé à 1,61


Discussion générale sur l'avis du Conseil régional d'Ile-de-France
sur le Plan de Déplacements de Paris
27 juin 2007

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Enfin le Plan de Déplacements de Paris est examiné par les élus régionaux !! Un peu tard cependant puisque nous n'avons qu'un avis à émettre sur un document déjà finalisé (et voté au Conseil de Paris en février dernier), avis requis d'ailleurs conformément à la loi….
Il aurait été préférable, comme j'en avais émis le vœu au nom du Groupe UMP il y a déjà plusieurs mois que nous puissions étudier ce document bien en amont….
Rappelons en effet que le que le PDP doit être compatible avec le PDUIF qui lui même doit être compatible avec le SDRIF ! Et que le SDRIF étudié dans tous les départements franciliens ne l'a jamais été au Conseil de Paris !

Il semblerait Monsieur le Président que la concertation entre vous et le Maire de Paris laisse à désirer, on peut s'en étonner mais surtout le regretter.

En effet compte tenu des conséquences à long terme sur les flux de transport de l'ensemble du territoire, les conseillers régionaux auraient pu au moins être informés de l'avancée des travaux du PDP, associés pour le moins à la prétendue concertation.
Dois je vous rappelez Monsieur le Président que vous vous étiez engagé à inviter Monsieur Denis Baupin en charge des transports à la Mairie de Paris, à exposer son projet à la Région, du moins devant les commissions concernées… J'avais relayé votre demande au Conseil de Paris et je constate que c'est un engagement de plus qui n'a pas été tenu !
Il est vraiment regrettable que ces rencontres n'aient pas eu lieu car je suis sûre que les élus régionaux ont beaucoup de choses à dire à Bertrand Delanoé sur sa manière de concevoir sa politique des transports ! Celle ci est en effet conçue à l'échelle des 105 kms carrés de Paris et si parfois il évoque des projets en banlieue, à aucun moment ils n'ont été concertés et définis comme prioritaires, alors qu'on le sait, ils auront des conséquences évidentes sur le choix de modes de déplacements des franciliens et par la même sur la circulation à Paris

J'aurai l'occasion de revenir, lors de la défense de notre amendement ,sur quelques points précis qui illustrent l'absence de vision régionale du PDP.Mais vous l'aurez compris c'est avec ma double casquette d'élue régionale et d'élue de Paris que je souhaite ici témoigner. Alors que dire sur ce document ?

Conformément à la possibilité offerte par la loi de décentralisation du 13 août 2004, la Ville de Paris peut désormais décliner, dans le cadre du PDUIF, ses grandes orientations et grands projets en matière de déplacements sur son territoire. Le fait est que cette politique est appliquée depuis 2001 et nous avons donc un peu de recul sur le travail de l'équipe de Bertrand Delanoé. Croyez bien que les résultats de cette politique ne nous encouragent pas à le laisser poursuivre dans cette voie !

Si nous partageons l'essentiel des objectifs à atteindre, la méthode utilisée ne nous convient absolument pas.
L'objectif affiché de " faire vivre un enfer aux automobilistes " en réduisant l'espace public réservé aux voitures est pour le moins contestable, le choix de donner la priorité aux bus au détriment des modes lourds (métro, RER) seuls capables de concurrencer la voiture par un vrai report modal, en provocant des embouteillages monstres du fait d'aménagements la plupart du temps contestés, ce choix n'est pas pour nous le plus pertinent au vu des résultats !

Car au final à quoi ces mesures auront-elles servi ??

A réduire la pollution ? Airparif a établi que la baisse de 32% de la pollution due aux oxydes d'azote était liée pour 25% à l'amélioration du parc automobile, et à seulement 6% à la politique municipale. Sachant que la circulation a baissé de 17%, le rapport est clairement insuffisant ! Par ailleurs, pas besoin d'être spécialiste pour savoir que les embouteillages répétés sur les grands axes parisiens du fait des travaux d'aménagements de voirie, sont une source majeure de pollution !

A relancer l'économie ? Les embouteillage permanents, s'ils n'ont pas amélioré la qualité de l'air, ont pénalisé l'économie et la qualité du lien social à Paris. Il faut ici rappeler que Paris reste structurellement de 1 à 1.5 point au dessus du taux de chômage national et que les sièges sociaux quittent la capitale…De plus, le PDP renforce le stationnement résidentiel au détriment du stationnement lié à l'activité économique. Le commerce risque d'en pâtir gravement comme l'a souligné la Chambre de commerce et d'industrie de Paris dans son avis négatif sur le PDP.

Enfin, l'équipe municipale parisienne je le rappelais à l'instant a choisi de mettre l'accent sur les modes doux et le bus… qui ne sont pas en mesure de concurrencer la voiture. Les automobilistes ne se sont pas reportés vers les transports en commun mais ont choisi de se tourner vers les scooters et les motos, plus polluants que les autos et très accidentogènes!

Toutes ces mesures, vous le savez ont des conséquences néfastes sur l'ensemble de la Région. Elles ne pénalisent pas uniquement les parisiens mais surtout les habitants de moyenne et grande couronne qui viennent travailler à Paris. Je vous rappelle que près de 900 000 habitants de moyenne et grande couronne viennent chaque jour travailler à Paris et 300 000 parisiens vont travailler en banlieue. Nombreux sont ceux qui n'ont pour le moment pas d'autres choix que d'utiliser leur automobile.

Par ailleurs ce PDP ne fait qu'énumérer une multitude de projets d'infrastructures nouvelles, mais sans hiérarchiser les priorités, sans indiquer les coûts de réalisation, ni identifier les sources de financement possible (l'exemple de la ligne 13 qui m'est chère en est malheureusement l'illustration ) !
De plus dans cette énumération ne ressort aucune concertation effective ,non seulement avec la Région comme nous le savons trop, mais ni avec les opérateurs de transport, le STIF, les communes du cœur d'agglomération, ni l'Etat !
De ce fait , le PDP ,à travers cet inventaire, n'offre aucune crédibilité, et je suis bien étonnée Monsieur le Président que vous vous en accommodiez !

Vous l'aurez compris, mes chers collègues, mon groupe ne peut se satisfaire du PDP tel qu'il nous ai proposé par la mairie de Paris.
Quel est d'ailleurs l'élu régional, notamment de moyenne et grande couronne qui peut émettre un avis favorable sur ce document ? J'y reviendrais d'ailleurs lors de la défense de notre amendement. Je vous remercie.



SEANCE PLENIERE DES 14, 15 ET 16 FEVRIER 2007

RAPPORT N° CR 29-07
Révision du schéma directeur de la Région Ile-de-France

Amendement présenté par le Groupe UMP
Amendement sur le TEXTE du rapport du projet de SDRIF


- Partie 3 " les orientations fondamentales pour l'aménagement de l'Ile-de-France"
- 3.1 " le projet spatial régional : une agglomération régionale aux territoires solidaires"
- 2.1.1 " un cœur d'agglomération mieux structuré et desservi"

Des différentiels de diversités (p.107, paragraphe 5)

Ajouter les termes en gras :

Après l'achèvement des dernières grandes zones d'aménagement concerté, certains sites présentent encore des opportunités, (…) et d'y introduire une certaine polarité urbaine ou économique. Ainsi, les densités moyennes autorisées à Paris ne seront pas inférieures à 3,25/3,5 qui étaient celles figurant dans l'ancien POS et pourront, dans le respect des impératifs de cadre de vie et de la mixité des fonctions urbaines, être, au besoin, relevées dans les secteurs stratégiques, en particulier aux portes de Paris, ainsi qu'au droit des grandes gares parisiennes.

Exposé des motifs :

Le PLU de Paris, adopté le 12 juin 2006, a abaissé la densité moyenne dans la capitale. Les nouvelles valeurs de densité du PLU de Paris sont donc en contradiction avec les principes du développement durable et les objectifs du projet de SDRIF qui préconise l'organisation d'une ville dense, économe en espace et en infrastructures. De plus, la Commission d'enquête du PLU de Paris a elle-même souligné les incohérences entre les deux documents et a largement partagé l'avis exprimé par l'Etat qui estime que la réduction de la densité, le développement des surfaces non constructibles, les limitations de hauteurs auront pour effet d'entretenir la hausse du marché de l'habitat privé avec ses conséquences sur les populations non éligibles au parc conventionné. Afin de garantir la mise en œuvre de ses objectifs régionaux d'aménagement, Il semble donc nécessaire que le SDRIF demande le maintien à Paris du niveau moyen de densité qui figurait dans l'ancien POS, ce niveau pouvant être relevé dans les secteurs stratégiques, en particulier aux portes de Paris, ainsi qu'au droit des grandes gares parisiennes.


RAPPORT N° CR 29-07
Révision du schéma directeur de la Région Ile-de-France

Amendement présenté par le Groupe UMP

Amendement sur le TEXTE du rapport du projet de SDRIF


- Partie 2 " les objectifs pour un développement durable de l'Ile-de-France"
- 2.5 " promouvoir une nouvelle politique des transports au service du projet régional"
- 2.5.1 " Rendre les transports collectifs plus performants et mieux maillés au niveau régional, plus présents et structurés au niveau local"
(p.93, paragraphe 2)

Ajouter les termes en gras :

Trois temps de mise en œuvre ont été distingués : phase 1 de 2007 à 2013, phase 2 de 2014 à 2020 ; phase 3 de 2021 à 2027. Parallèlement à ces échéances, des critères permettront de prioriser les projets, au premier rang desquels la rentabilité socio-économique, mais également le report modal de l'automobile vers le transport collectif.

Exposé des motifs :

Si le phasage envisagé, correspondant aux contrats de projets successifs, permet d'avoir une idée de la mise en oeuvre du SDRIF sur le long terme, il semble nécessaire cependant de définir des critères objectifs qui permettront de prioriser concrètement les opérations de transports en commun.

 

RAPPORT N° CR 29-07
Révision du schéma directeur de la Région Ile-de-France

Amendement présenté par le Groupe UMP

Amendement sur le TEXTE du rapport du projet de SDRIF

- Partie 2 " Les objectifs pour un développement durable de l'Ile-de-France "
- 2.1 " Viser les 60 000 logements par an pour offrir un logement à tous les franciliens "
- 2.1.2 " Rééquilibrer la géographie du logement pour réduire les inégalités territoriales "
- " Mobiliser tous les territoires en particulier en faveur du parc social "
(p. 42, paragraphe 7)

Ajouter les termes suivants :

" Enfin, ne seront pas considérés comme contribuant à la réalisation de l'objectif, les logements existants et occupés qui feront l'objet d'un achat en vue de leur conventionnement "


Exposé des motifs :

L'acquisition d'immeubles par la Ville de Paris permet de gonfler les statistiques du logement social mais n'augmente pas l'offre. En effet, selon les informations figurant dans la contribution de l'exécutif de la ville de Paris au SDRIF, la Ville de Paris déclare avoir créé 18 622 logements sociaux depuis 2001. Toutefois 29,4% seulement sont des constructions nouvelles, et 31,6% sont des réhabilitations d'immeubles. 39% sont constitués par des acquisitions d'immeubles existants, en partie occupés, et conventionnés. Les appartements occupés ne peuvent être attribués à de nouveaux locataires relevant du secteur aidé qu'après expiration des baux. Cette pratique ne contribuant pas à l'augmentation du parc social, le SDRIF se doit de veiller à ne pas comptabiliser ce type d'acquisitions dans la réalisation de l'objectif.

 

RAPPORT N° CR 29-07
Révision du schéma directeur de la Région Ile-de-France

Amendement présenté par le Groupe UMP

Amendement sur le TEXTE du rapport du projet de SDRIF

- Partie 2 " Les objectifs pour un développement durable de l'Ile-de-France "
- 2.1 " Viser les 60 000 logements par an pour offrir un logement à tous les franciliens "
- 2.1.2 " Rééquilibrer la géographie du logement pour réduire les inégalités territoriales "
- " Mobiliser tous les territoires en particulier en faveur du parc social "
(p. 42, suite au paragraphe 4)


Ajouter les termes suivants :

Parallèlement à l'effort en faveur du logement social, il conviendra de maintenir un équilibre entre les catégories de logements réalisés (logements libres, intermédiaires, logements sociaux en location et en accession à la propriété) dans ce même cœur d'agglomération.

Exposé des motifs :

Il convient ici de rappeler que le PLU de la ville de Paris a retenu, tout comme le projet de SDRIF, un objectif de 4 500 logements par an mais en l'affectant au seul logement social locatif et en attribuant à cette catégorie de logements une part prépondérante des terrains libérables. Il apparaît donc nécessaire de rappeler dans le SDRIF que le cœur d'agglomération et notamment Paris doivent conserver une certaine mixité sociale entre les catégories de logements, afin d'éviter que le cœur de la région se transformer en un lieu de vie réservé aux plus aisés et aux plus aidés.

 

RAPPORT N° CR 29-07
Révision du schéma directeur de la Région Ile-de-France

Amendement présenté par le Groupe UMP

Amendement sur le TEXTE du rapport du projet de SDRIF


- Partie 3 " Les orientations fondamentales pour l'aménagement de l'Ile-de-France"
- 3.1 " Le projet spatial régional : une agglomération régionale aux territoires solidaires "
- 2.1.4 " Les hypothèses quantitatives du projet spatial régional "
Hypothèse d'évolution des taux d'emploi par départements entre 2005 et 2030.
(p. 118, tableau n°2)


Modifier les hypothèses chiffrées comme suit :

Le taux d'emploi en 2030 pour la ville de Paris est fixé à 1,61

Exposé des motifs :

Le SDRIF envisage la création de 28 000 emplois/an sur l'ensemble de la Région et assigne à Paris une part de 1% sur cet objectif d'accroissement de l'emploi. Cela aboutirait à un taux d'emploi pour Paris en 2030 de 1,45 alors qu'il était de 1,61 en 1990.
Ces hypothèses d'évolution sont bien en dessous des besoins et peu ambitieuses.

Sachant que le SDRIF doit tenir compte du fait que Paris a perdu plus de 200 000 emplois au cours des 20 dernières années, il convient d'inscrire pour Paris un taux d'emplois en 2030 de 1,61, correspondant à la création d'environ 7 000 emplois/an pendant 25 ans.

 

RAPPORT N° CR 29-07
Révision du schéma directeur de la Région Ile-de-France

Amendement présenté par le Groupe UMP

Amendement sur le TEXTE du rapport du projet de SDRIF


- Partie 2 " les objectifs pour un développement durable de l'Ile-de-France"
- 2.2 " Doter la métropole d'équipements et de services de qualité " (p.45, paragraphe 1)

Ajouter les termes en gras :

Les plus importants d'entre eux participent au rayonnement international de l'Ile-de-France de l'Ile-de-France, et à l'échelle de l'espace régional ou du bassin de vie structurent le territoire (…) à l'ensemble des services publics. Il est nécessaire notamment d'assurer le développement de la place financière et économique de Paris, face à la concurrence de Londres et Francfort. Par ailleurs, Dans le cadre de ce rayonnement, la ville de Paris représente une tête de réseau et une vitrine de la Région Ile-de-France en matière de commerce, de culture, de tourisme, d'enseignement supérieur et de recherche, de congrès et d'affaires.

Exposé des motifs :

Paris, devenue trop petite, a besoin de l'Ile de France et l'Ile de France a aussi besoin de l'image de Paris et de son potentiel pour affronter la concurrence mondiale. Le projet de SDRIF préconise dans de nombreux domaines une organisation régionale en réseaux. Mais à aucun moment le document n'identifie le rôle et les fonctions de Paris dans cette organisation. Paris y apparaît un peu comme une " zone blanche " ou neutre et ce n'est pas le rattachement de quelques fractions périphériques de son territoire aux 5 grands faisceaux qui constitue une réponse suffisante. Afin de préserver sa vitalité économique et d'éviter son cantonnement dans une fonction principalement résidentielle, il convient de préciser le rôle moteur et de tête de réseau que joue Paris intra muros pour la Région en matière de finances (1er rang des pôles boursiers européens), de tourisme de loisirs et d'affaires (1ère destination touristique mondiale et 1er rang mondial pour les congrès et salons), d'enseignement supérieur et de recherche, de sports, de culture et de commerce (1ère pôle commercial européen). La volonté de rééquilibrage du territoire régional n'est pas incompatible avec l'objectif de fortifier Paris.

 

RAPPORT N° CR 29-07
Révision du schéma directeur de la Région Ile-de-France

Amendement présenté par le Groupe UMP

Amendement sur le TEXTE du rapport du projet de SDRIF


- Partie 2 " les objectifs pour un développement durable de l'Ile-de-France"
- 2.4 " Accueillir l'emploi et stimuler l'activité économique, garantir le rayonnement international "
- 2.4.1 " Rééquilibrer et moderniser les quartiers d'affaires de l'Ile-de-France pour que leur attractivité procure des effets d'entraînement à l'ensemble de la Région et au delà "
" Amplifier le dynamisme des échanges et rencontres professionnelles "
(p. 84, paragraphe 7)

Ajouter les termes en gras :

Après la phrase : " les équipements concernés par ces dispositions (…) ont une envergure nationale ou internationale réelle ou potentielle. A ce titre, le SDRIF devra s'appuyer sur le rayonnement international de la ville de Paris en renforçant le tourisme d'affaires dans la capitale, en lien avec une offre hôtelière adaptée.

Exposé des motifs :

Force est de constater que le rayonnement international de Paris bénéficie à l'ensemble de la Région. En matière d'échanges et de rencontres professionnelles, le SDRIF à travers la valorisation d'équipements doit renforcer l'attractivité de la capitale en y développant davantage le tourisme d'affaire et en accompagnant ce développement d'une réelle cohérence et efficacité d'une offre intégrée (lieux d'exposition + hôtels + transports).

 

Sortie du Livre Noir des Régions socialistes

Gestion catastrophique, hausse des impôts régionaux, hausse des dépenses de fonctionnement, baisse des crédits d'investissement. Alors que Ségolène Royal veut s'appuyer « sur des régions qui marchent pour faire marcher la France », l'UMP publie la deuxième édition du livre noir des régions socialistes. (voir le site du groupe UMP du Conseil régional d'Ile-de-France)


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