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Revue de presse

Il n’est pas encore candidat déclaré, mais à Paris, les soutiens de Nicolas Sarkozy s’organisent. Lundi soir, le comité parisien d’appel à sa candidature se réunira pour la première fois au Café Montparnasse, place du 18-Juin-1940 (VIe).

 

C’est Brigitte Kuster, la maire (LR) du XVIIe et porte-parole des Républicains, qui en a pris la présidence

« On sent une attente de la part de ceux qui veulent que Nicolas Sarkozy soit candidat. Ils souhaitent que les choses commencent à s’organiser, d’où ce comité parisien », explique Brigitte Kuster. « Nous nous étions déjà réunis avec des élus il y a quelques semaines », ajoute-t-elle.

Les députés en majorité fillonistesDésormais, le comité parisien d’appel à la candidature de Nicolas Sarkozy sort de cette « confidentialité ». C’est aussi l’occasion pour les sarkozystes d’afficher l’état de leurs troupes dans la capitale. « Nous réunissons un peu plus d’un tiers des conseillers de Paris LR », indique Brigitte Kuster. « Et nous sommes majoritaires chez les maires d’arrondissement », insiste-t-elle.

Jeanne d’Hauteserre, la maire du VIIIe, vient en effet de rejoindre Jean-Pierre Lecoq (VIe), Rachida Dati (VIIe), Claude Goasguen (XVIe). Chez les parlementaires, en revanche, la majorité soutient le candidat François Fillon. Mais pas question d’entretenir de polémiques sur le sujet. Pour ces primaires, la droite parisienne veut éviter les déchirements et les concours de petites phrases assassines auxquels elle s’adonne habituellement.

Brigitte Kuster refuse même de se prononcer sur le fait de savoir si Nathalie Kosciusko-Morizet pourra continuer de présider le groupe LR au Conseil de Paris pendant la campagne des primaires à la rentrée. « On verra en septembre si la question se pose. Pour l’instant, elle est candidate à la candidature », glisse la maire du XVIIe.

PARIS, 28 avr 2014 (AFP) – Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, a posé une « négociation sociale et territoriale » comme condition d’un éventuel élargissement du travail dominical dans la capitale et mis en garde contre ses possibles conséquences néfastes pour le petit commerce.

Laurent Fabius qui, en tant que ministère des Affaires étrangères, chapeaute désormais le commerce extérieur et le tourisme, a récemment plaidé pour une ouverture accrue des magasins le dimanche, notamment dans les zones à forte concentration de tourisme, prenant en exemple les grands magasins parisiens du boulevard Haussmann.

« Ma position n’a pas varié. Il y a, à Paris, des zones touristiques. Je suis prête à regarder les périmètres de ces zones. Le rapport Bailly a fourni des critères assez intéressants pour savoir ce qu’est une zone touristique. Il faudra de toute façon une négociation sociale et une négociation territoriale », a déclaré Mme Hidalgo lundi sur France 2.
Mais « quand on me dit d’ouvrir les grands magasins du boulevard Haussmann le dimanche, d’abord il faudrait une discussion avec les syndicats. Pour la ville, cela génère aussi un service supplémentaire. Si on ouvre les magasins le dimanche cela veut dire un service de propreté, de nettoyage. Payé par qui ? Par les contribuables parisiens », a expliqué la maire de Paris.

« Il y aura sûrement un dispositif législatif, mais pour ce qui est de la traduction concrète, je souhaite associer tous les acteurs. D’abord, le Conseil de Paris aura son mot à dire. Ensuite, bien sûr, les riverains, les associations, les petits commerçants. Je continue à le dire: si on avait autorisé le travail du dimanche dans les grandes surfaces alimentaires autour de Paris, nous n’aurions pas maintenu un commerce de centre-ville qui est très générateur d’emplois », a souligné Mme Hidalgo.

La maire UMP du XVIIe Brigitte Kuster s’est de son côté prononcée lundi ans une tribune publiée sur le site internet du Huffington Post pour une « remise à plat du dispositif » des zones touristiques, dans un « système +gagnant-gagnant+ », même si elle-même n’est pas une « défenseure acharnée de l’ouverture des magasins le dimanche ».

« Il faut d’une part élargir les zones pour éviter, comme c’est le cas actuellement dans le Marais, que les règles changent d’une rue à l’autre sans raison apparente, et d’autre part en créer de nouvelles dans les espaces à très forte densité commerciale (…) tout en veillant à ce que le libre choix des salariés soit respecté et que les rémunérations soient doublées (sur le modèle des périmètres d’usage de consommation exceptionnelle), ce qui n’est actuellement pas le cas dans les zones touristiques », a-t-elle estimé.

Les Verts ont rappelé dans un communiqué leur opposition à une extension du travail dominical. « Autoriser le travail le dimanche n’apporte aucun gain réel sur un plan économique tout en dégradant les conditions de vie et de travail des salariés concernés. Ce serait une mesure perdant-perdant », a estimé le coprésident du groupe EELV au Conseil de Paris, David Belliard.

Selon une étude pour l’Union du grand commerce de centre-ville cité par Mme Kuster, l’ouverture des commerces 12 dimanches par an permettrait de créer 20.000 emplois équivalents temps plein.

Retrouvez et commentez ma tribune sur le Huffington Post

Travailler ou non le dimanche ? La question agite une nouvelle fois le microcosme après les récentes déclarations de Laurent Fabius en faveur de l’ouverture des magasins le dimanche dans « les zones très touristiques ». Un pavé dans la marre du gouvernement qui, sur ce sujet comme sur d’autres, se montre très divisé. Pourtant, le débat ne date pas d’hier. Il s’agit même d’un véritable marronnier dans la vie politique française. Au seuil des Lumières déjà, Voltaire et Montesquieu dénonçaient, au nom de l’économie mais aussi de la morale, cette journée improductive et oisive. Le sujet tourne depuis en rond, et revient aussi sûrement que les saisons hanter nos débats, dont la spécificité est de demeurer à jamais ouverte.

Le 1er jour de la semaine, selon la tradition judéo-chrétienne, est un terrain miné où s’affrontent les positions les plus irréconciliables. Des positions qui s’affranchissent d’ailleurs des clivages politiques traditionnels (on trouvera au sein d’un même parti de très fervents partisans du travail le dimanche et des opposants tout aussi résolus). Les uns dénonçant la tentation d’une « société de consommation à outrance ». Les autres conspuant « un conservatisme » attentatoire à la liberté de commerce. Point de mesure, ni même de demi-mesure dans ce choc des contraires. Il faudrait donc trancher dans le vif et choisir entre deux caricatures : ou privilégier le consommateur-roi, ou protéger le droit inaliénable au repos dominical de chaque salarié (à l’exclusion notable de celui des 6,5 millions qui travaillent déjà le dimanche !). Je ne peux me résoudre à un tel simulacre de débat qui mérite, avant tout, un peu de bon sens.

Je ne suis pas une défenseure acharnée de l’ouverture des magasins le dimanche. Je crois même à l’importance fondamentale d’un jour chômé commun, à une respiration collective qui permet de se consacrer à sa famille et de s’adonner à ses loisirs favoris. Un temps sanctuarisé où la consommation n’interfère pas. Je ne suis donc absolument pas favorable à une remise en cause globale de la fermeture des magasins le dimanche. D’ailleurs, dans la plupart des villes de France, une telle décision constituerait un contresens économique.

Mais, à l’inverse, je reconnais qu’il est parfaitement absurde de fermer les magasins le dimanche dans des zones extrêmement touristiques. Paris accueille chaque année 20 millions de touristes étrangers qui partent le samedi soir faire la fortune des commerçants londoniens. Le manque à gagner pour les enseignes est abyssal. Sans parler de la perte nette d’emplois que cela engendre (de l’ordre de 20 000 équivalents temps plein en France, selon l’Union du Grand Commerce de Centre-Ville) dans un pays aux 5,5 millions de chômeurs.

Certes, la loi Maillé de 2009 a tenté d’apporter une réponse en instaurant un régime dérogatoire. En ce qui concerne Paris, 650 magasins non alimentaires répartis dans 7 zones d’intérêt touristique (rue de Rivoli, place des Vosges et rue des Francs-Bourgeois, rue d’Arcole et Île de la Cité, boulevard Saint-Germain, Champs Elysées, viaduc des Arts, Butte Montmartre) peuvent ouvrir le dimanche. Une 1ère réponse nécessaire mais encore insuffisante. La dérogation s’applique de façon trop rigide et restrictive, au point de créer des injustices au sein d’un même quartier. Il est donc temps de remettre à plat le dispositif dans son ensemble, et de veiller à ce que chacun y trouve son compte.

Il faut d’une part élargir les zones pour éviter, comme c’est le cas actuellement dans le Marais, que les règles changent d’une rue à l’autre sans raison apparente, et d’autre part en créer de nouvelles dans les espaces à très forte densité commerciale (les Grands Boulevards, le Palais des Congrès, ou encore Beaugrenelle), tout en veillant absolument à ce que le libre choix des salariés soit respecté et que les rémunérations soient doublées (sur le modèle des périmètres d’usage commercial de consommation exceptionnel), ce qui n’est actuellement pas le cas dans les zones touristiques. Il faut, en somme, instaurer un système « gagnant-gagnant ». Et le faire là et seulement là où la situation l’exige.

Pour une nouvelle gouvernance de Paris

Le mandat qui s’ouvre à Paris devra être celui du changement. Le 1er changement concerne la gouvernance politique de la capitale. L’échelon de proximité, qui est assuré par les mairies d’arrondissement, devra être renforcé tant en termes de compétences que de moyens. La mairie de Paris, quant à elle, devra focaliser son action sur la stratégie économique, sociale et urbanistique de la capitale.
Elle doit être un outil de promotion efficace de Paris à l’échelle internationale, mais aussi métropolitaine. La création de la Métropole du Grand Paris, qui verra le jour en janvier 2016, ne peut pas se faire sans Paris, comme le projet du Grand Paris s’est, en son temps, fait en partie sans la capitale. Pour y parvenir, il faudra avant tout mettre fin au mode de scrutin propre à Paris qui, en plus de constituer une véritable anomalie démocratique, nuit à la lisibilité des institutions parisiennes et donc à l’efficacité des politiques menées.

En se penchant sérieusement sur les résultats des élections municipales, on s’aperçoit, en effet, que les listes soutenues par Nathalie Kosciusko-Morizet ont recueilli un total de voix supérieur (337.826) à celles portées par Anne Hidalgo (336.292). Pourtant, le rapport de forces au conseil de Paris demeure en faveur de la gauche (92 élus contre 71) -même s’il est en recul par rapport aux élections de 2008. La représentation politique ne traduit donc pas fidèlement l’expression démocratique. Cette distorsion tient au fait que les conseillers de Paris -qui, in fine, choisissent en leur sein le nouveau maire de Paris- sont élus à la proportionnelle (avec prime majoritaire au 2nd tour, pour les spécialistes) dans les arrondissements et non à l’échelle de Paris.

C’est donc arrondissement par arrondissement que se dessine la victoire du maire de Paris, et non par le suffrage direct des Parisiens. On comprend mieux, dès lors, la focalisation qui s’opère systématiquement sur les 12e et 14e arrondissements, dont la sociologie réputée plus mouvante sur le plan politique est susceptible de faire basculer Paris d’un côté ou de l’autre. Qu’importe donc que les listes de NKM aient progressé partout. Qu’importe que le 9e ait basculé à droite et que 4 arrondissements (1er, 6e, 16e et 17e) aient été remportés par l’UMP au 1er tour. Qu’importe encore qu’Anne Hidalgo ait réalisé son pire score dans le 15e (36,63%) depuis qu’elle s’y présente. Pas de victoire possible à Paris sans victoires dans les 12e et 14e. Cela restreint considérablement le débat politique et la stratégie qui va avec.

Le plus étonnant avec ce mode de scrutin, c’est qu’il n’incite même pas le maire de Paris à s’investir davantage dans la vie des arrondissements. Je n’ai été reçue par Bertrand Delanoë qu’à deux reprises entre 2008 et 2014, et encore les entrevues se sont déroulées dans son bureau à l’Hôtel de Ville.

En définitive, tout plaide pour un changement qui, même s’il ne peut être que d’origine législative, doit être avant tout porté par le maire de Paris. Un changement qui pourrait intervenir de la manière suivante : les électeurs disposeraient le jour des élections de 2 bulletins, le 1er pour élire directement le maire de Paris et le 2nd pour élire leur maire d’arrondissement. L’un n’allant pas automatiquement avec l’autre. Voilà qui laisserait aux électeurs un véritable choix : celui d’une ambition pour Paris d’une part, et celui de la proximité d’autre part. Et sans doute qu’alors l’abstention traditionnellement si forte à Paris reculera enfin.