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Presse

« Les approximations ou erreurs sont trop nombreuses et entravent notre action ». Voilà un aperçu du florilège de critiques qu’adresse Bruno Julliard à Anne Hidalgo pour justifier sa démission fracassante du poste de 1er adjoint. Venant de celui qu’elle considérait comme le mieux placé pour diriger sa campagne en 2020, le coup est particulièrement cruel. Il signe l’échec total et définitif d’Anne Hidalgo à la tête de Paris.

Un échec qu’il ne suffit pas de commenter, mais qui appelle l’émergence d’une offre d’avenir qui s’appuie sur l’expérience et l’enracinement dans les arrondissements. Cette offre de redressement, seuls la droite et le centre sont aujourd’hui en capacité de l’incarner.

« Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne ». Emmanuel Macron en fait actuellement l’amère expérience. Aucun président n’a brûlé ses vaisseaux plus vite que lui. Au point d’accomplir le prodige d’être plus impopulaire que François Hollande !

Est-ce grave docteur ?

L’impopularité peut générer deux types de réaction bien distinctes. La 1ère consiste à s’en tenir à sa feuille de route et à accélérer le mouvement face aux difficultés ; quitte à aggraver son cas auprès des sondeurs. Un exemple l’illustre mieux qu’aucun autre : celui de l’ancien chancelier allemand, Gerard Schröder, qui mena au mitan des années 2000 un train de réformes libérales – son « agenda 2010 » – à qui l’Allemagne doit aujourd’hui son excellente forme économique. Voilà ce que l’histoire retiendra de lui. Plus personne ne se souvient de l’effroyable impopularité qui le frappait alors, ni même de sa défaite aux législatives en 2005. Gerard Schröder restera à tout jamais un très grand réformateur, et qu’importe les turpitudes qu’il a traversées pour se hisser à ce rang. Avec le temps, il y a des défaites qui finissent par ressembler à des victoires.

La 2nde réaction, plus typique du comportement de nos chers dirigeants, consiste à vouloir reconquérir à toute force l’opinion, le nez vissé sur les sondages. Comment plaire ? Quel comportement adopter ? Quelle politique mener ? Mission impossible, non seulement parce que les Français ne sont dupes de rien, et moins encore des grandes opérations de communication. Et ensuite parce l’opinion n’existe pas, ou plus exactement, existe sous autant de formes qu’il y a de Français. Poursuivre un amour déçu, c’est risquer de perdre sa boussole. Et c’est ce qui menace Emmanuel Macron en cette rentrée. D’ordinaire tonitruante, la communication élyséenne s’est soudainement faite toute mielleuse : « écoute, humilité, proximité, terrain », autant de concepts parfaitement étrangers au macronisme…  Fausse route : les Français n’attendent rien d’autre que des résultats. Et les résultats exigent des réformes ! Des réformes qui se font toujours cruellement attendre…

Le feu vert accordé par le Parlement européen à la réforme du droit d’auteur est une double bonne nouvelle. D’abord parce qu’elle va imposer aux plateformes (Google, Facebook, Amazon, etc.) de participer – à l’instar de ce que font déjà les opérateurs audiovisuels « traditionnels » – au financement de la création culturelle. Quoi de plus normal, en effet, que de contribuer à ce qui fait leur fortune : la variété et la qualité des contenus qu’elles diffusent.

Ensuite parce qu’elle crée un droit dit « voisin » au droit d’auteur au bénéfice des éditeurs de presse. 90% des recettes publicitaires tirées de la diffusion de contenus journalistiques sont actuellement captées par les GAFA. Les éditeurs de presse pourront désormais exiger des géants du numérique un partage plus équitable des richesses.

C’est la fin d’un système ubuesque où la valeur créée par la diffusion d’un contenu culturel ou journalistique ne bénéficiait qu’à son propagateur, et nullement à son concepteur.

Preuve éclatante que l’Europe sait se montrer protectrice !

La rentrée parlementaire se profile, avec notamment l’examen à venir de la loi PACTE, mais déjà les tambours de la politique battent à plein régime. L’an II du Macronisme commence maintenant. Et ce qui se joue en ces premiers jours de septembre est décisif : il ne s’agit ni plus ni moins que de la capacité de l’exécutif à réformer le pays.

Affaibli par le scandale Benalla, la démission de Nicolas Hulot et une hésitation kafkaïenne sur le prélèvement à la source, le chef de l’Etat l’est plus encore par les piètres résultats de la France en matière économique. Le choc de confiance qu’Emmanuel Macron a cru provoquer par sa seule élection n’a finalement pas eu lieu. Et les réformes qu’il a engagées jusqu’alors, bien que pour certaines utiles (code du travail, SNCF), n’ont pas touché au cœur du mal français : le coût exorbitant du secteur public et, inévitable corollaire, une fiscalité écrasante. Résultat : la contraction de l’économie mondiale se fait plus sévèrement ressentir ici que chez nos voisins. Et pour cause, tout reste à faire : réformes de l’Etat, des retraites, de l’assurance-chômage…

L’impopularité a une vertu fondamentale : elle oblige celui qui en est frappé à se remettre en question, sous peine d’y sombrer totalement. Emmanuel Macron dispose encore d’un atout-maître : s’est attachée à sa personne l’image, trompeuse pour le moment, d’un Président réformateur. Qu’à cela ne tienne : qu’il conduise enfin les vraies transformations dont le pays a besoin, à commencer par la lutte contre les déficits. Nul ne pourra jamais lui faire le grief d’être – enfin – à la hauteur de sa réputation ! Et surtout pas l’opposition de droite qui n’a de cesse de le lui répéter depuis un an…

La fin de la session parlementaire me donne l’occasion de dresser un bilan de l’année écoulée. Comme je m’y étais engagée lors de mon élection, j’ai choisi de placer mon mandat sous le signe de l’efficacité et du pragmatisme plutôt que des logiques d’appareil. C’est ainsi que j’ai soutenu les projets de loi qui, à l’instar des réformes du code du travail et de la SNCF, vont dans le sens de l’intérêt général. Le gouvernement s’est attaqué à certains tabous qui ont, de longue date, constitué des freins au développement de notre pays. Je n’ai aucune difficulté à le reconnaître.

Pourtant, ce satisfecit mérite d’être nuancé. Et même sérieusement nuancé. L’ambition réformatrice n’a que trop rarement franchi le stade des beaux discours. 41 lois ont été votées par le Parlement en l’espace d’un an : combien ont vraiment changé la vie des Français ?

Le redressement promis par Emmanuel Macron se fait attendre. Le chômage progresse toujours et les déficits continuent de grimper. Notre dette frôle 100% du PIB et les dépenses de l’Etat absorbent 57% de nos richesses. Aucune économie moderne ne peut supporter le poids d’un secteur public aussi pléthorique. Le gouvernement promet de faire des économies, mais ne dit jamais où et comment il compte les réaliser. L’examen de la loi de finances à l’automne sonnera comme l’heure de vérité. Avec les députés Les Républicains, nous continuerons à faire de la baisse du chômage et la réduction des dépenses nos priorités.

Et sur bien d’autres sujets encore, et je pense à l’immigration incontrôlée ou à la lutte contre l’islamisme, il est indispensable que l’opposition fasse entendre sa différence. Les défis majeurs que posent la crise migratoire et les attaques de l’islam politique méritent autre chose que le laxisme où se complaît le gouvernement.

Vous l’aurez compris, l’actualité de la rentrée s’annonce cruciale et très dense. Pour ma part, je serai plus particulièrement mobilisée par la rédaction d’un rapport budgétaire qui m’a été confié sur les crédits alloués au ministère de la Culture. L’objectif est d’évaluer l’action de l’Etat en matière culturelle et de comprendre comment l’améliorer, y compris dans la perspective de réaliser des économies.

D’ici là, je vous souhaite à tous un excellent été.

2% de croissance attendus en 2018. Ce sera finalement 1,7%. L’enthousiasme des débuts du quinquennat a fait long feu. Le gouvernement a dû revoir ses prévisions de croissance à la baisse et celles du déficit… à la hausse. Ce dernier avoisinera 2,7% du PIB, loin des 2,3% promis à Bruxelles. La faute aux ménages qui ne consomment pas suffisamment, nous dit-on à Bercy. Mais aussi aux grèves à la SNCF et à Air France, ainsi qu’à la conjoncture internationale. Sans doute, mais pas que.

La politique économique d’Emmanuel Macron n’avance que sur une jambe. Le gouvernement a tout misé sur l’investissement : suppression de l’ISF mobilier et flat tax en tête. Des mesures que j’approuve, mais qui sont peu de chose sans leur indispensable corollaire : la réduction des dépenses. Le secteur public absorbe 57% de nos de richesses, contre 44% en Allemagne et au Royaume-Uni. Et qui paie la note ? D’abord nos entreprises écrasées de charges. L’équation est simple : réduire le train de vie de l’Etat, c’est accroître la compétitivité de notre économie. L’Allemagne, et ses 82 millions d’habitants, compte 1 million de fonctionnaires de moins qu’en France. Est-elle pour autant sous-administrée ? Evidemment que non. A l’inverse ses entreprises sont deux fois plus compétitives que les nôtres.

Réformer l’Etat est une priorité absolue que le gouvernement a eu le grand tort de repousser. Songez que seuls 1600 postes de fonctionnaires n’ont pas été renouvelés l’an dernier… Emmanuel Macron s’est attribué le titre de grand réformateur. Une distinction galvaudée au vu de ce qu’il a accompli jusqu’alors, mais que l’on ne demande qu’à lui reconnaître à l’avenir.

Apprécier le degré de gravité des faits survenus le 1er mai est finalement secondaire. L’affaire Benalla stricto sensu a bien vite déserté les pavés de la Contrescarpe pour gagner le cœur du pouvoir républicain. Ce qui n’aurait pu être qu’un très regrettable fait divers s’est transformé en affaire politique par la faute d’un seul homme : Emmanuel Macron. Le président de la République s’est cru au-dessus des lois. Ce qui vaut pour le commun des mortels ne vaut pas pour Jupiter et ses affidés. Un policier mis en cause pour des faits équivalents serait promis à la rétrogradation voire à la révocation. A l’Elysée, le fautif se voit gratifier d’une promotion et d’un appartement de fonction au terme de seulement 15 jours de mise à pied ; ou plutôt de vacances puisqu’il a perçu l’intégralité de son salaire durant cette période. Inutile d’aller jusqu’à parler de scandale d’Etat pour être profondément choqué par un tel traitement.

Mais quittons un peu les affres de l’actualité. Projetons-nous un instant vers les mois qui viennent. Les réformes les plus difficiles restent à accomplir : retraites et réduction des dépenses publiques en tête. Le gouvernement va exiger des efforts importants de la part des Français, y compris les plus modestes. En aura-t-il seulement la légitimité ? Comment peut-on exiger du plus grand nombre ce que l’on n’est pas capable de s’imposer au sommet de l’Etat ? Cette affaire est en cela une véritable bombe à fragmentation. Elle promet d’affaiblir durablement le pouvoir exécutif.

Mais le scandale Benalla peut aussi avoir une vertu, et ce serait bien la seule : empêcher le gouvernement d’aller au bout de la révision constitutionnelle qu’il a préparée. Affaiblir le Parlement au moment où ses pouvoirs de contrôle n’ont jamais été aussi utiles, comme en atteste les travaux des commissions d’enquête, serait une erreur grave et dangereuse.

« Gagner plus pour dépenser plus ». Un choix légitime qui s’offre à celui qui gère son budget avec sérieux. Une faute inexcusable pour celui qui accumule les dettes. N’importe quel débiteur raisonnable sait que l’argent qu’il gagne en plus doit aller en priorité à ses créanciers. N’importe qui, sauf l’Etat…

Les recettes de la France – dit autrement, le fruit de nos impôts ! – ont bondi à la faveur d’une croissance retrouvée. Euro à la baisse, taux d’intérêt et pétrole faibles font (sans doute plus pour très longtemps, malheureusement) les beaux jours des économies du Vieux Continent. Résultats : les rentrées fiscales progressent partout de façon significative ; et en France plus qu’ailleurs, compte tenu de notre niveau très élevé d’imposition. Une manne que le gouvernement devrait consacrer au désendettement du pays ; au-lieu de quoi il choisit de la dilapider…

Jeudi, s’est tenu à l’Assemblée ce que l’on appelle le débat d’orientation des dépenses publiques ; sorte d’examen préalable de la loi de Finances que nous voterons à la fin de l’année. Quelle n’a pas été notre surprise de constater que le gouvernement fait le choix de creuser encore les déficits, malgré le contexte favorable dont il bénéficie. Pas un centime des recettes tirées de la croissance n’est affecté à la réduction de la dette. Un exemple flagrant, et disons-le révoltant : la suppression de la taxe d’habitation, soit 17 milliards d’euros à compenser pour les collectivités, sera intégralement financée par la dette (sic). Pour paraphraser Margaret Thatcher, nous pourrions dire qu’à l’instar de l’argent public, « il n’existe pas de dette publique, il n’y a que la dette des contribuables ». Et toute dette s’honore, un jour ou l’autre…

Le gouvernement suit le même raisonnement que celui qui a mené la France au surendettement : la croissance est perçue comme un « permis de dépenser toujours plus », et non comme l’opportunité unique de mettre bon ordre à nos finances. Il ignore – ou fait mine d’ignorer, ce qui est plus grave encore – que ce qui tue notre économie, c’est la dette qui bride la compétitivité de nos entreprises, qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français et qui entretient le chômage de masse.

La République a rendez-vous lundi à Versailles. Face au Congrès, Emmanuel Macron tentera de saisir le souffle de l’histoire et, par la même occasion, de retrouver le sien. Ou, plus exactement, de retrouver un second souffle. Le temps des réformes menées tambour battant est derrière nous. Place aux reculades : plan pauvreté (moins important que les performances des Bleus en Russie), lutte contre l’islamisme, réduction de la dette, Grand Paris, etc. La procrastination succède à la précipitation. Pourquoi un tel changement ?

D’abord parce que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Les réformes engagées n’ont pas – ou pas encore, gardons espoir ! – produit d’effets probants. Ni en matière de réduction du chômage, ni en termes de lutte contre les déficits. La France s’en sort moins bien que tous ses voisins européens.

Ensuite parce qu’Emmanuel Macron a abîmé, d’aucuns diront détruit, l’image qu’il avait su bâtir en accédant au pouvoir. A juste titre, les Français ont approuvé ce jeune Président qui choisissait de se placer en surplomb de l’écume des jours. Cette image, on réalise aujourd’hui qu’elle n’était que posture, a volé en éclats par provocation (le « pognon de dingue »), caprice (500 000 euros de vaisselle) et une forme de vulgarité (la fête de la musique à l’Elysée). Autant d’erreurs qui ne font que conforter les Français dans l’idée que le pouvoir vit en dehors des réalités.

Puisque le Président apprécie le siège des Bourbons qu’il médite les mots du fondateur de la dynastie, Henri IV : « la violente amour que je porte à mes sujets me fait trouver tout aisé et confortable » (citation qui figure Salle des Conférences à l’Assemblée). Le pouvoir, fût-il royal ou d’apparence royale, n’exonère jamais celui qui en est le dépositaire d’aimer sincèrement son peuple.

Emmanuel Macron n’échappe pas à la règle d’airain qui veut que le pouvoir use vite ceux qui le détiennent. Sans doute parce qu’à l’instar de son prédécesseur direct, l’abîme se creuse chaque jour davantage entre les promesses d’hier et les réalités d’aujourd’hui. Le mantra présidentiel du « Je fais ce que je dis » est chaque jour démenti par la réalité : le chômage continue d’augmenter (+0,7 au 1er trimestre), la croissance ralentit, la dette publique progresse (la France est le seul pays de la zone euro dans ce cas), le pouvoir d’achat des Français est au plus bas et la fiscalité assomme les ménages.

Plus inquiétant, le Président est incapable de tracer une ligne stratégique sur le sujet de préoccupation majeure qu’est la crise migratoire. Le couple franco-allemand est dépassé sur sa droite par une coalition qui s’étend de Rome à Budapest. D’aucuns qualifient de populistes ces gouvernements souvent élus de fraîche date, il n’empêche ces derniers n’entendent pas se laisser dicter leur agenda politique par Bruxelles. Et ils parviennent à leurs fins. Le sommet européen qui s’est terminé au petit matin consacre leur position : désormais l’accueil des migrants se fera sur la base du volontariat. Ce qui accroît d’autant la pression sur la France. Le chef de l’Etat choisira-t-il d’ouvrir des centres contrôlés en France ? Et si oui, où ? Certains évoquent déjà Marseille et Toulon… Tous les regards sont braqués vers l’Elysée.

C’est avec soulagement qu’Emmanuel Macron doit voir cette ultime semaine de juin s’achever. Elle ne fut qu’une succession de difficultés (dont la remise en cause par la Cour des Comptes du sérieux budgétaire de la France ne fut pas la moindre) entrecoupées de polémiques et de critiques émanant de personnalités pourtant réputées proches, Jean-Louis Borloo et Dominique de Villepin en tête. Mais du pire peut toujours émerger le meilleur. C’est le vœu que je formule pour notre pays.