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Les portes du Sénat ont claqué au nez de la République en Marche !. Les caciques du parti présidentiel ont beau jeu de minimiser un « échec prévisible », la déroute n’en est pas moins lourde de sens. La politique du gouvernement en direction des territoires est sévèrement désavouée.

Les collectivités, qui assument toujours davantage de missions dévolues à l’Etat, s’estiment à juste titre mal considérées (les exemples en ce sens sont nombreux : baisse de 13 milliards d’euros des dotations, suppression de 120 000 emplois aidés, fin du prêt à taux zéro dans les zones non tendues, etc.), et l’ont fait savoir au gouvernement. Un traitement d’autant moins justifié à leurs yeux qu’elles sont parvenues, et notamment les communes et les régions remportées par la droite en 2014 et 2015, à réduire drastiquement leurs déficits ; ce qui constitue un véritable tour de force à l’heure où les dotations publiques ne cessent de baisser. L’immobilisme et le conservatisme que conspue régulièrement Emmanuel Macron ne sont pas toujours là où on le croit. L’Etat aurait beaucoup à apprendre des initiatives menées dans les territoires.

La décentralisation est un mouvement réformateur très précieux qui, près de 40 ans après son commencement, reste encore inachevé. Des gains considérables en termes d’efficacité, de proximité, d’inventivité et donc d’économies sont encore possibles, à la condition que l’exécutif cesse de considérer les collectivités comme une simple variable d’ajustement budgétaire. La nouvelle majorité issue de la droite et du centre a la force nécessaire pour faire vivre et entendre la voix de nos territoires.

 

 

Sur le front économique et social, le gouvernement fait feu de tout bois : logement, fonction publique, fiscalité, etc., pas un jour ne passe sans l’annonce de nouvelles mesures. Certaines vont clairement dans le bon sens : baisse de l’impôt sur les sociétés (à 28% en 2018 et progressivement à 25% d’ici 2022), application d’une taxe à taux unique sur les revenus de l’épargne (même si l’assujettissement des intérêts des PEL ouverts à partir du 1er janvier 2018 est un contresens économique), transformation du CICE en baisse pérenne de charges (même si, là encore, le dispositif tel qu’annoncé doit être ajusté pour profiter dans les mêmes proportions aux entreprises dont les salariés sont rémunérés au SMIC et les autres).

D’autres mesures concernant la fonction publique sont positives : rétablissement du jour de carence (introduit par Nicolas Sarkozy et supprimé par François Hollande), non remplacement de 120 000 fonctionnaires (bien que l’on pourrait aller au-delà), remise à plat du protocole très coûteux de revalorisation des carrières et des salaires, etc.

Plus inquiétant, le dossier du logement sur lequel l’exécutif est décidément bien à la peine. Emmanuel Macron a choisi de faire porter les efforts budgétaires sur les offices HLM. L’Etat envisage ainsi de réduire le montant des APL de 50 euros, à charge pour les bailleurs sociaux de compenser intégralement la baisse sur les loyers. Le manque à gagner se chiffre entre 1,5 et 2 milliards d’euros. Un gouffre financier que les mesures de compensation (mise en vente de 40 000 logements au-lieu de 8 000 actuellement, allongement de 15 à 20 ans du délai des prêts consentis par la Caisse des dépôts) ne parviendront pas à combler. Au vu de l’état général du parc social, et je pense notamment à celui de Paris, la situation des 11 millions de locataires concernés en France n’est pas près de s’améliorer.

La semaine prochaine, le débat tournera autour des questions de sécurité avant l’examen par l’Assemblée de la loi antiterroriste. Une loi, dont l’actualité du jour, nous rappelle malheureusement combien elle est indispensable.

Le rêve est devenu réalité. Paris va renouer avec l’olympisme cent ans après ses derniers Jeux d’été. Cette victoire est d’autant plus belle qu’elle est le fruit d’une magnifique dynamique collective. Le monde sportif français a su irriguer la candidature de Paris des valeurs qui sont les siennes : l’optimisme, le sens du partage et une détermination sans faille.

Mais cette victoire est aussi et surtout exigeante. D’abord parce que la promesse de JO responsables financièrement doit être respectée. D’une part parce que l’Etat et les collectivités, qui devraient investir 1,5 milliard d’euros (budget estimatif de 6,6 milliards), ne peuvent pas se payer le luxe du gigantisme. D’autre part parce que les excès des éditions précédentes ont laissé des villes, et un pays dans le cas de la Grèce, totalement exsangues. Les JO 2024 doivent prouver que l’on peut faire mieux avec moins. Paris dispose d’atouts considérables pour y parvenir, et notamment en termes d’équipements et de transports.

Exigeante ensuite parce que Paris doit se hisser à la hauteur de l’événement. Des efforts colossaux doivent être engagés pour améliorer la qualité de vie qui n’a eu de cesse de se détériorer au fil des années. Les Parisiens ne comprendraient pas que l’on investisse des sommes folles dans la réalisation de nouvelles infrastructures, et que des problèmes très quotidiens, comme la saleté chronique des rues ou les embouteillages monstres, ne soient pas réglés.
Paris 2024 commence maintenant !

J’ai interrogé par écrit le ministre de l’Intérieur sur le sujet préoccupant de la circulation Porte de Clichy, aux abords du futur Tribunal de Grande Instance et de la direction régionale de la police judiciaire. Voici le texte de ma question :

Brigitte Kuster rappelle à M. le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur que les chantiers du futur Tribunal de Grande Instance de Paris et des locaux de la direction régionale de la police judiciaire s’achèvent prochainement à la porte de Clichy dans le 17ème arrondissement. Dans cette perspective et à plusieurs reprises, la mairie du 17ème arrondissement, en étroite coopération avec la mairie de Clichy et le département des Hauts-de-Seine, a alerté la mairie de Paris sur la nécessité de créer une bretelle supplémentaire d’accès au périphérique au niveau de la Porte de Clichy. Il est, en effet, indispensable de fluidifier la circulation dans ce secteur déjà congestionné qui accueillera bientôt 3000 personnels de justice et 9000 justiciables par jour. Une nécessité d’autant plus impérieuse qu’il s’agit également de permettre aux fourgons pénitenciers de rejoindre rapidement le boulevard périphérique sans avoir à effectuer, comme c’est le cas actuellement, un détour par la porte d’Asnières, elle-même saturée. La mairie de Paris s’y oppose au motif qu’un tel projet constituerait « un effet d’attraction contraire à la politique municipale de réduction de la place de l’automobile ». Une position dogmatique qui méprise totalement l’enjeu sécuritaire et les risques qu’un environnement saturé pourrait occasionner lors du déferrement des détenus. Quelles mesures le ministère de l’intérieur entend-il prendre pour fluidifier la circulation dans le secteur et est-il favorable à la création d’une bretelle d’accès supplémentaire au périphérique au niveau de la porte de Clichy ?

 

 

Alors que les crédits du ministère de la Culture baisse de 50 millions d’euros cette année, Brigitte Kuster a jugé indispensable de saisir la ministre de la Culture afin qu’elle réaffirme l’engagement de l’Etat dans le projet de Cité du Théâtre. Voici le texte de sa question :

IMG_5645La création de la « Cité du Théâtre » a été annoncée par François Hollande, le 24 octobre 2016. 3 institutions culturelles majeures : l’Odéon-Théâtre de l’Europe, la Comédie-Française et le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, s’installeront sur le site actuellement occupé par les ateliers des décors de l’Opéra national de Paris, boulevard Berthier à Paris. Ce projet, qui a déjà fait l’objet d’études de la part d’un cabinet d’architecte, offrira à chaque institution les espaces de représentation et de répétition dont elle a besoin, et notamment la salle modulable que recherche la Comédie-Française depuis plus de 30 ans, mais également des espaces mutualisés et ouverts au public. 5 millions d’euros de crédits d’autorisation d’engagement ont été inscrits au budget 2017. Madame la ministre de la culture peut-elle confirmer que l’engagement de l’Etat en faveur de la « Cité du Théâtre » demeure total et préciser par la même occasion le calendrier de réalisation du projet.

Au sommaire du ParisDixSept de décembre-janvier :

  • La création de la Cité du Théâtre, boulevard Berthier, en 2022 ; l’ouverture du Palais de Justice de Paris repoussée;
  • L’exposition ‘ Le Bestiaire d’Honoré‘ ; le portrait de la nouvelle commissaire centrale du 17e et le Contrat de Prévention et de Sécurité ;
    le Label QualiParis ; le budget participatif 2016 et les réalisations 2015 ; le service PASS 17.

Pour consulter la version électronique : http://www.calameo.com/read/0038164257ca299c97d4c

«La femme voilée d’aujourd’hui sera la Marianne de demain », dixit François Hollande dans un livre intitulé « Un président ne devrait pas dire ça ». On aimerait avoir mal lu !

Quelle est cette indécente provocation ? François Hollande serait bien inspiré d’expliciter le fond de sa pensée. Une telle déclaration met à mal la République dont il est censé être le garant.

Avec de tels propos, l’incompétence le dispute à l’irresponsabilité.

Manuel Valls s’est finalement converti à l’idéologie socialiste pure et dure. Son rêve social-libéral s’est définitivement brisé sur les récifs du quinquennat de François Hollande. La bienveillance avec laquelle il considère la proposition du rapport Sirugue visant à étendre le RSA aux jeunes de 18 à 25 ans est la preuve qu’il a abdiqué face à la gauche dogmatique. Car voilà une mesure typiquement socialiste !

D’abord parce qu’elle coûtera 6 milliards d’euros par an, et que l’Etat, endetté à hauteur de 2100 milliards d’euros, n’a pas le 1er centime pour la financer. Ensuite parce que la philosophie du projet est contraire à tout ce qu’il faudrait faire. Ouvrir un horizon à la jeunesse ne passe pas par l’assistanat qui enferme, mais par l’emploi qui émancipe. Le simple fait de soutenir une mesure de cette nature démontre que le gouvernement a bel et bien enterré l’ambition initiale du projet de loi El Khomri : celle de l’initiative face à l’immobilisme ; celle de la flexibilité du marché de l’emploi face au traitement social du chômage. Retour à la case départ.

 

Le propre d’un pouvoir mal assumé, c’est de vouloir régner sans partage. La formule colle à la perfection à la gestion d’Anne Hidalgo. La maire de Paris a engagé un mouvement visant à déposséder les maires d’arrondissement des prérogatives déjà limitées dont ils disposent.

Dernier exemple en date : le recul de leur autonomie financière en matière d’investissements locaux. Cette autonomie – toute relative puisqu’elle s’exerce dans le cadre d’une enveloppe plafonnée – est désormais assortie d’un contrôle préalable de l’administration. Un contrôle dont rien n’interdit de croire qu’il pourrait intervenir au-delà des seuls aspects techniques. L’administration deviendra-t-elle juge de l’opportunité des opérations arbitrées par les maires d’arrondissement ? C’est à craindre. D’autant qu’il ne s’agit que d’un exemple parmi d’autres. La volonté centralisatrice s’exprime dans tous les domaines de l’action municipale : restauration scolaire, attribution des logements sociaux, des places en crèche, des locaux associatifs, redéploiement des dépenses non effectuées, etc. Sans parler de l’ambition d’Anne Hidalgo de redessiner la carte électorale parisienne…

Ce mépris à l’égard du seul échelon de proximité à Paris n’est pas acceptable. Il est impossible de balayer de la sorte la légitimité que les élus d’arrondissement tirent de l’élection au suffrage universel direct. Les maires d’arrondissement sont dépositaires d’une autorité politique que la maire de Paris ne peut ignorer. 9 arrondissements sur 20 sont dirigés par des personnalités qui ne partagent pas sa vision de Paris. Il est illusoire d’imaginer qu’ils resteront inertes face à sa volonté de brider un peu plus leur action.

Réaction de Brigitte Kuster, maire du 17e arrondissement

« Devant ce nouveau retard de desserte en transports en commun du nord-ouest parisien, il appartient à chaque collectivité de mettre tout en œuvre pour y suppléer. Je réitère mon souhait d’une desserte renforcée de bus comme je l’avais déjà demandée après l’annonce du retard de 2 ans du prolongement de la ligne 14.

Tant au niveau de la mairie de Paris qu’au niveau du Syndicat des transports d’Ile de France et enfin de la RATP je demande un engagement chiffré et un calendrier de mise en œuvre d’un plan Transports spécifique sur la zone concernée.

Enfin j’attends de la mission Tramway qu’elle informe les riverains et veille à ce que toutes nuisances nocturnes non justifiées soient évitées et que la préfecture de Police mette enfin les moyens pour sécuriser les cheminements piétons.

Par ailleurs il sera nécessaire d’évaluer les conséquences économiques de ce 2ème retard qui est la pire nouvelle pour tous ceux qui vivent ou travaillent entre la porte d’Asnières et la porte de La Chapelle.»