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Au sommaire du ParisDixSept de décembre-janvier :

  • La création de la Cité du Théâtre, boulevard Berthier, en 2022 ; l’ouverture du Palais de Justice de Paris repoussée;
  • L’exposition ‘ Le Bestiaire d’Honoré‘ ; le portrait de la nouvelle commissaire centrale du 17e et le Contrat de Prévention et de Sécurité ;
    le Label QualiParis ; le budget participatif 2016 et les réalisations 2015 ; le service PASS 17.

Pour consulter la version électronique : http://www.calameo.com/read/0038164257ca299c97d4c

«La femme voilée d’aujourd’hui sera la Marianne de demain », dixit François Hollande dans un livre intitulé « Un président ne devrait pas dire ça ». On aimerait avoir mal lu !

Quelle est cette indécente provocation ? François Hollande serait bien inspiré d’expliciter le fond de sa pensée. Une telle déclaration met à mal la République dont il est censé être le garant.

Avec de tels propos, l’incompétence le dispute à l’irresponsabilité.

Manuel Valls s’est finalement converti à l’idéologie socialiste pure et dure. Son rêve social-libéral s’est définitivement brisé sur les récifs du quinquennat de François Hollande. La bienveillance avec laquelle il considère la proposition du rapport Sirugue visant à étendre le RSA aux jeunes de 18 à 25 ans est la preuve qu’il a abdiqué face à la gauche dogmatique. Car voilà une mesure typiquement socialiste !

D’abord parce qu’elle coûtera 6 milliards d’euros par an, et que l’Etat, endetté à hauteur de 2100 milliards d’euros, n’a pas le 1er centime pour la financer. Ensuite parce que la philosophie du projet est contraire à tout ce qu’il faudrait faire. Ouvrir un horizon à la jeunesse ne passe pas par l’assistanat qui enferme, mais par l’emploi qui émancipe. Le simple fait de soutenir une mesure de cette nature démontre que le gouvernement a bel et bien enterré l’ambition initiale du projet de loi El Khomri : celle de l’initiative face à l’immobilisme ; celle de la flexibilité du marché de l’emploi face au traitement social du chômage. Retour à la case départ.

 

Le propre d’un pouvoir mal assumé, c’est de vouloir régner sans partage. La formule colle à la perfection à la gestion d’Anne Hidalgo. La maire de Paris a engagé un mouvement visant à déposséder les maires d’arrondissement des prérogatives déjà limitées dont ils disposent.

Dernier exemple en date : le recul de leur autonomie financière en matière d’investissements locaux. Cette autonomie – toute relative puisqu’elle s’exerce dans le cadre d’une enveloppe plafonnée – est désormais assortie d’un contrôle préalable de l’administration. Un contrôle dont rien n’interdit de croire qu’il pourrait intervenir au-delà des seuls aspects techniques. L’administration deviendra-t-elle juge de l’opportunité des opérations arbitrées par les maires d’arrondissement ? C’est à craindre. D’autant qu’il ne s’agit que d’un exemple parmi d’autres. La volonté centralisatrice s’exprime dans tous les domaines de l’action municipale : restauration scolaire, attribution des logements sociaux, des places en crèche, des locaux associatifs, redéploiement des dépenses non effectuées, etc. Sans parler de l’ambition d’Anne Hidalgo de redessiner la carte électorale parisienne…

Ce mépris à l’égard du seul échelon de proximité à Paris n’est pas acceptable. Il est impossible de balayer de la sorte la légitimité que les élus d’arrondissement tirent de l’élection au suffrage universel direct. Les maires d’arrondissement sont dépositaires d’une autorité politique que la maire de Paris ne peut ignorer. 9 arrondissements sur 20 sont dirigés par des personnalités qui ne partagent pas sa vision de Paris. Il est illusoire d’imaginer qu’ils resteront inertes face à sa volonté de brider un peu plus leur action.

Réaction de Brigitte Kuster, maire du 17e arrondissement

« Devant ce nouveau retard de desserte en transports en commun du nord-ouest parisien, il appartient à chaque collectivité de mettre tout en œuvre pour y suppléer. Je réitère mon souhait d’une desserte renforcée de bus comme je l’avais déjà demandée après l’annonce du retard de 2 ans du prolongement de la ligne 14.

Tant au niveau de la mairie de Paris qu’au niveau du Syndicat des transports d’Ile de France et enfin de la RATP je demande un engagement chiffré et un calendrier de mise en œuvre d’un plan Transports spécifique sur la zone concernée.

Enfin j’attends de la mission Tramway qu’elle informe les riverains et veille à ce que toutes nuisances nocturnes non justifiées soient évitées et que la préfecture de Police mette enfin les moyens pour sécuriser les cheminements piétons.

Par ailleurs il sera nécessaire d’évaluer les conséquences économiques de ce 2ème retard qui est la pire nouvelle pour tous ceux qui vivent ou travaillent entre la porte d’Asnières et la porte de La Chapelle.»

 

 

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A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme 2016, l’AMIF (Association des Maires de l’Ile-de-France) met en avant les femmes élues en les interrogeant sur le moment le plus marquant de leur vie d’élue.

« J’ai reçu il y a quelques années une femme dans une situation personnelle particulièrement difficile. Après avoir reçu cette habitante et même si je n’avais pas la réponse à tous ses problèmes, celle-ci est sortie de mon bureau en me disant : « Madame, vous m’avez rendu ma dignité !».
Je n’ai jamais reçu de plus beau compliment. »

La mairie du 17e arrondissement se mobilise également le 8 mars pour la Journée Internationale de la Femme en vous proposant de découvrir le parcours étonnant de femmes engagées :

  • Catherine Hertault, scénariste pour la télévision, le cinéma et la radio et présidente de l’association « Sept arts et plus »
  • Fadila Mehal, fondatrice des « Marianne de la diversité »

Cette réunion qui se tient à 19h sera l’occasion de dresser le bilan des progrès réalisés en matière de parité et de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par des femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire de leur pays et de leur communauté.

Un mot vient immédiatement à l’esprit concernant l’action de Christiane Taubira : laxisme. Sa réforme pénale de 2014 est un modèle du genre : suppression des peines planchers, contrainte et césure pénales, libération sous contrainte, etc. Un cortège de mesures qui s’est traduit par un affaiblissement de la réponse pénale et de l’exemplarité de la sanction. Or, partout où la justice recule, c’est l’impunité qui gagne du terrain. Partout où la justice faiblit, c’est l’autorité de l’Etat qui recule.
Un autre mot vient ensuite : incohérence. Qu’il s’agisse du débat sur la PMA, des orientations économiques du gouvernement, de la loi sur le renseignement ou encore du projet de révision constitutionnelle sur l’état d’urgence, Christiane Taubira ne s’est jamais gênée pour critiquer ouvertement les choix de François Hollande.

Il aura donc fallu attendre plus de 3 ans avant qu’elle choisisse de mettre ses actes en conformité avec ses paroles.

Voilà enfin une courbe qui baisse ! Malheureusement pas la bonne… La démographie, sous l’effet conjugué d’une baisse de la natalité et d’une hausse de la mortalité, a pour la 1ère fois depuis des décennies reculé en France. Si la hausse de la mortalité résulte semble-t-il de facteurs conjoncturels (comme, par exemple, la virulence de la grippe), la baisse du taux de natalité (1,96 enfants par femme en 2015) est autrement plus inquiétante. C’est la fin d’une exception française qui suscitait l’envie de nos voisins en Europe.

Le recul de la natalité en 2015 (- 19 000 naissances) traduit un malaise profond dans la société. La confiance en l’avenir a non seulement disparu, mais l’angoisse s’est enracinée dans l’inconscient collectif. Les Français sont plus que jamais en proie au doute. L’insécurité, à la fois sociale (peur du chômage et du déclassement, etc.) et sécuritaire (menace d’attentats, crise des migrants, etc.), contre laquelle François Hollande montre son impuissance, a fini par fragiliser les familles. La crise de confiance est encore accentuée par la désastreuse politique familiale du gouvernement : baisse par 2 fois du quotient familial, remise en cause de l’universalité des allocations, réduction drastique de la prime de naissance, rabot sur les aides à la garde, construction de crèches insuffisante. Une politique qui, dans le contexte de morosité actuelle, n’encourage pas les Français à fonder une famille et à avoir plusieurs enfants.

Emmanuel Macron est un être paradoxal. Son discours tranche avec ses actes. Ses mots disent avec lucidité la réalité de notre économie : « depuis 12 mois, 24 des 28 pays européens ont baissé le chômage. Nous sommes dans les 4 pays européens qui n’ont pas réussi à le faire » (Le Monde 7 janvier 2016). Une franchise à mettre à son crédit. Mais dire la vérité le dédouane-t-il pour autant de ses propres responsabilités ; la 1ère étant bien sûr de participer au gouvernement et donc d’être comptable de la situation qu’il conspue ?

 

L’entretien qu’il a accordé hier au Monde provoque chez le lecteur un malaise profond. Les critiques parfois féroces – « Notre économie est celle d’une société bloquée où la mobilité est à l’arrêt. […] On n’a pas tout fait pour l’emploi » – laissent pantois. Les timides marques de solidarité gouvernementale qui ponctuent l’entretien ne suffisent pas à dissiper le trouble.

Dès lors chacun est libre de s’interroger : que fait-il donc dans un gouvernement dont il rejette l’essentiel de la politique ? Où est la cohérence politique ?