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Municipales 2014

Brigitte KUSTER a été réélue maire du 17e à 100% des voix exprimées lors du conseil d’arrondissement du dimanche 13 avril dernier. Elle a ensuite procédé à l’attribution des délégations aux nouveaux élus dont voici la liste :

Bernard DEBRE, Député de Paris, Conseiller de Paris

Geoffroy BOULARD, Conseiller de Paris, Premier Adjoint
Délégué du Conseil consultatif de Quartier La Fourche/Guy Môquet

Catherine DUMAS, Conseillère de Paris, chargée de mission sur les métiers d’art et d’excellence
Déléguée du Conseil consultatif de Quartier Courcelles/Wagram

Frédéric PECHENARD, Conseiller de Paris, chargé de la sécurité
Délégué du Conseil consultatif de Quartier Legendre/Lévis

Valérie NAHMIAS, Conseillère de Paris
Déléguée du Conseil consultatif de Quartier Ternes/Maillot

Jean-Didier BERTHAULT, Conseiller de Paris
Délégué du Conseil consultatif de Quartier Champerret/Berthier

Alix BOUGERET, Conseillère de Paris, chargée des affaires scolaires

Jérôme DUBUS, Conseiller de Paris, chargé des finances
Délégué du Conseil consultatif de Quartier Epinettes/Bessières

Olga JOHNSON, Conseillère de Paris, chargée de la cohésion citoyenne et de l’égalité des chances

Murielle SCHOR, Adjointe chargée de la mémoire et du patrimoine

Christophe LEDRAN, Adjoint chargé des affaires sociales et de la lutte contre l’exclusion
Délégué du Conseil consultatif de Quartier Pereire/Malesherbes

Agnès TOURY, Adjointe chargée du logement et de l’urbanisme

Jean-François REMOND, Adjoint chargé du développement durable, des espaces verts, de la santé et du handicap

Hélène JACQUEMONT, Adjointe chargée de la solidarité, du lien social et intergénérationnel

Bertrand LAVAUD, Adjoint chargé de la culture

Anne PEYRICOT, Adjointe chargée de l’espace public et des transports

Hugues CHARPENTIER, Adjoint chargé de la jeunesse et des sports

Aline BESSIS, Adjointe chargée de la petite enfance

Benjamin MALLO, Adjoint chargé de la vie associative, de l’économie et de l’emploi

Laure CANDLOT, Adjointe chargée du commerce et de l’artisanat

Cédric LECOMTE, Adjoint
Délégué du Conseil consultatif de Quartier Batignolles/Cardinet

Khedidja BENTAALLAH, Conseillère d’arrondissement déléguée à la petite enfance

Jean Louis VINCENT, Conseiller délégué à la solidarité, au lien social et intergénérationnel

Carline LUBIN NOEL, Conseillère déléguée à l’emploi et à la culture

Hubert de SEGONZAC, Conseiller délégué à la sécurité

Cécile FRATTAROLI, Conseillère déléguée aux affaires scolaires

Olivier BOUET, Conseiller délégué à l’intercommunalité et au Grand Paris

Géraldine ROUAH-ZANGRILLI, Conseillère déléguée à la mémoire et au logement

Philippe GUERRE, Conseiller délégué au commerce et de l’artisanat

Pour une nouvelle gouvernance de Paris

Le mandat qui s’ouvre à Paris devra être celui du changement. Le 1er changement concerne la gouvernance politique de la capitale. L’échelon de proximité, qui est assuré par les mairies d’arrondissement, devra être renforcé tant en termes de compétences que de moyens. La mairie de Paris, quant à elle, devra focaliser son action sur la stratégie économique, sociale et urbanistique de la capitale.
Elle doit être un outil de promotion efficace de Paris à l’échelle internationale, mais aussi métropolitaine. La création de la Métropole du Grand Paris, qui verra le jour en janvier 2016, ne peut pas se faire sans Paris, comme le projet du Grand Paris s’est, en son temps, fait en partie sans la capitale. Pour y parvenir, il faudra avant tout mettre fin au mode de scrutin propre à Paris qui, en plus de constituer une véritable anomalie démocratique, nuit à la lisibilité des institutions parisiennes et donc à l’efficacité des politiques menées.

En se penchant sérieusement sur les résultats des élections municipales, on s’aperçoit, en effet, que les listes soutenues par Nathalie Kosciusko-Morizet ont recueilli un total de voix supérieur (337.826) à celles portées par Anne Hidalgo (336.292). Pourtant, le rapport de forces au conseil de Paris demeure en faveur de la gauche (92 élus contre 71) -même s’il est en recul par rapport aux élections de 2008. La représentation politique ne traduit donc pas fidèlement l’expression démocratique. Cette distorsion tient au fait que les conseillers de Paris -qui, in fine, choisissent en leur sein le nouveau maire de Paris- sont élus à la proportionnelle (avec prime majoritaire au 2nd tour, pour les spécialistes) dans les arrondissements et non à l’échelle de Paris.

C’est donc arrondissement par arrondissement que se dessine la victoire du maire de Paris, et non par le suffrage direct des Parisiens. On comprend mieux, dès lors, la focalisation qui s’opère systématiquement sur les 12e et 14e arrondissements, dont la sociologie réputée plus mouvante sur le plan politique est susceptible de faire basculer Paris d’un côté ou de l’autre. Qu’importe donc que les listes de NKM aient progressé partout. Qu’importe que le 9e ait basculé à droite et que 4 arrondissements (1er, 6e, 16e et 17e) aient été remportés par l’UMP au 1er tour. Qu’importe encore qu’Anne Hidalgo ait réalisé son pire score dans le 15e (36,63%) depuis qu’elle s’y présente. Pas de victoire possible à Paris sans victoires dans les 12e et 14e. Cela restreint considérablement le débat politique et la stratégie qui va avec.

Le plus étonnant avec ce mode de scrutin, c’est qu’il n’incite même pas le maire de Paris à s’investir davantage dans la vie des arrondissements. Je n’ai été reçue par Bertrand Delanoë qu’à deux reprises entre 2008 et 2014, et encore les entrevues se sont déroulées dans son bureau à l’Hôtel de Ville.

En définitive, tout plaide pour un changement qui, même s’il ne peut être que d’origine législative, doit être avant tout porté par le maire de Paris. Un changement qui pourrait intervenir de la manière suivante : les électeurs disposeraient le jour des élections de 2 bulletins, le 1er pour élire directement le maire de Paris et le 2nd pour élire leur maire d’arrondissement. L’un n’allant pas automatiquement avec l’autre. Voilà qui laisserait aux électeurs un véritable choix : celui d’une ambition pour Paris d’une part, et celui de la proximité d’autre part. Et sans doute qu’alors l’abstention traditionnellement si forte à Paris reculera enfin.

Au lendemain du 2nd tour des municipales, il est difficile de cacher notre déception : Paris reste à l’écart de la magnifique vague bleue qui déferle sur tout le pays. Cette défaite est d’autant plus amère que nous bénéficiions d’une véritable dynamique de 1er tour. Un élan dû, notamment, à l’union de la droite et du centre que Nathalie Kosciusko-Morizet a su mettre en œuvre. Cela n’a malheureusement pas suffi pour l’emporter.

Au titre des rares satisfactions de ce 2nd tour, on notera cependant la superbe victoire de Delphine Bürkli dans le 9e, et l’absence de majorité absolue pour le PS au sein du prochain conseil de Paris. Anne Hidalgo devra donc composer avec ses alliés écologistes et communistes. Une gageure quand on connaît leurs oppositions de fond sur les sujets qui comptent : urbanisme, transports, Grand Paris, etc.

Mais je veux d’abord garder à l’esprit notre magnifique victoire au 1er tour dans le 17e. Avec 53,5% des voix, nous renouons avec des scores jamais atteints depuis 20 ans. La gauche, a contrario, enregistre l’une de ses pires débâcles électorales. Elle ne conserve que 6 élus au conseil d’arrondissement, contre 30 pour notre majorité. Même dans la circonscription où elle est élue depuis 12 ans, Annick Lepetit est distancée. Notre redressement est d’autant plus spectaculaire qu’en 2008 notre écart avec la gauche n’était que de 2600 voix. Cette victoire est la récompense de l’action que nous avons engagée avec mon équipe et la démonstration d’une forte adhésion au projet que nous portons.

Cette victoire est avant tout celle des habitants du 17e !

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 31 500 chômeurs (+0,9%) supplémentaires au mois de février. Et encore, la réalité est plus sombre encore si l’on considère le nombre effarant de radiations administratives opérées par le gouvernement sur la même période : 57 800 radiations, près de 2 000 par jour ! Autant de personnes inactives qui disparaissent des statistiques officielles, mais qui, pour autant, ne sortent pas de la précarité. Bien au contraire. Ces femmes et ces hommes viennent grossir les rangs des 5 millions de sans-emplois en France qui, eux, ne pourront pas être effacés comme par magie.

Pendant ce temps-là, François Hollande cherche toujours une ligne politique cohérente. Pas au sens de la tactique politique (comme cette promesse mensongère de réduction des impôts en 2015), mais au sens de l’efficacité économique, une notion étrangère à cet homme manifestement plus à l’aise dans les coulisses du PS qu’à la tête de son pays. Preuve éclatante : le pacte de responsabilité peine encore à franchir le cap de l’incantation.

Faut-il que le président soit mis dos au mur pour réagir ? C’est en tout cas ce que croient les Français qui ont largement sanctionné la gauche lors du 1er tour des municipales et qui, à n’en pas douter, amplifieront encore la sanction au 2nd. Le message est clair et François Hollande devra l’entendre : les Français veulent un changement de cap radical. Maintenant !

Je me félicite du score obtenu par l’union de la droite et du centre à Paris et particulièrement de celui exceptionnel que nous obtenons dans le 17e. Bien entendu, ma 1ère pensée va aux électeurs du 17e qui nous offrent ce soir une magnifique victoire au 1er tour. Ce résultat, inédit dans notre arrondissement depuis près de 20 ans, consacre le travail de terrain constant que nous avons mené au cours des 6 dernières années et le sérieux du projet que nous portons pour le mandat qui s’ouvre. Je ressens à l’endroit de chacun de ceux qui nous ont apporté leurs suffrages une immense gratitude.

A la manière du 17e qui a apporté une contribution importante au bon score général de la droite et du centre à Paris, la mobilisation doit être maintenant totale pour offrir à Nathalie Kosciusko-Morizet une victoire méritée. Notre candidate a démontré l’efficacité de sa stratégie d’union dès le 1er tour et a su créer l’adhésion autour du projet qu’elle incarne. Nous sommes tous entièrement mobilisés pour transformer l’élan de ce 1er tour en victoire au service de tous les Parisiens.

RESULTATS
– Marty (LO) 264 /0,53%
– Duchaussoy (PG) 1 544 / 3,08%
– Lepetit (PS) 12 727 / 25,39%
– Delpech (EELV) 3 302 / 6,59%
Kuster (UD-UMP) 26 836 / 53,53%
– Rebaud (DVD) 2 221 / 4,43%
– Auzou (FN) 3 234 / 6,45%
Inscrits  : 92 518
Votants : 51 317
Exprimés : 50 128
Abstention : 44,53%

Il n’y a pas que l’air qui soit pollué à Paris. Les relations entre socialistes et écologistes le sont tout autant !

Anne Hidalgo a été cruellement prise en défaut par l’énorme pic de pollution qui vient de frapper Paris et sa banlieue. Alors que sa campagne ronronnait paisiblement, voilà qu’elle s’est trouvée contrainte de prendre une décision urgente. Il lui aura fallu une semaine ! Une semaine pour que le gouvernement qu’elle soutient ordonne une journée de circulation alternée. Une décision prise alors que les pics les plus forts de pollution étaient déjà passés (notamment le vendredi 14 mars).

Une mesure qui, même si elle a fonctionné à court terme, révèle au fond l’amateurisme total dont ont fait preuve le gouvernement et la mairie de Paris. Interdire à une voiture de circuler au seul motif que sa plaque comporte des chiffres impairs, et ce sans tenir aucun compte ni de son gabarit, ni de sa consommation, est non seulement injuste mais inefficace. Le propriétaire d’un vieux 4×4, immatriculé 171VM75, qui consomme 20 litres aux 100km a pu circuler librement toute la journée d’hier, par contre le propriétaire d’une petite citadine de dernière génération, immatriculée 192W75, a dû rester au garage ! On marche sur la tête.

Mais le plus révélateur dans cette affaire, c’est la réaction d’Anne Hidalgo qui, au-lieu de reconnaître les erreurs flagrantes de sa gestion, s’en prend sans raison au vice-président écologiste de la commission des transports de la région Île-de-France. Son crime : avoir signé l’achat de 320 nouveaux bus diesel (les fameux dont NKM dénonce depuis des mois l’acquisition) destinés à circuler dans Paris. Une décision que la mairie de Paris a approuvée depuis le début. L’intéressé n’a d’ailleurs pas tardé à faire connaître son intention de poursuivre Anne Hidalgo en diffamation et Cécile Duflot – qui entretient les pires relations avec la candidate PS depuis que cette dernière s’est opposée (en vain) à son parachutage électoral à Paris – a dénoncé, quant à elle, un « scandale inouï ».
Je ne veux pas me mêler des relations entre socialistes et écologistes – qui, au passage, partagent la responsabilité de ce fiasco environnemental puisqu’ils codirigent Paris depuis 13 ans ! -, mais qui peut croire un seul instant qu’en entretenant des relations aussi exécrables, ils pourront trouver un accord électoral au soir du 1er tour (j’entends un accord sur le fond des dossiers et non pas sur la distribution des postes) ? Et qui peut croire sérieusement qu’ils pourront ensuite gérer efficacement Paris (du moins mieux qu’ils ne l’ont fait au cours des 13 années passées) ? Personne.