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Exclusion ou non : au fond, la question n’est-elle pas déjà réglée, ou du moins en grande partie ? Ceux qui ont rejoint le gouvernement d’Emmanuel Macron se sont mis de facto hors du parti. Sur les tracts et les affiches de ma concurrente En Marche ! aux législatives, les mots de soutien d’Edouard Philippe et Gérald Darmanin figuraient en bonne place. Comment fallait-il que je considère les choses, sinon comme un appel à me faire battre ? Ils ont fait campagne contre leurs propres amis, avec un certain succès malheureusement. Et c’est à ce moment précis qu’ils se sont exclus du parti. D’eux-mêmes. Un départ qui n’appelle pas de retour. A quoi bon leur offrir une occasion de se victimiser en les congédiant ? Un coupable n’aime rien tant que se faire passer pour la victime.

Quant aux députés constructifs, où est leur véritable plus-value à l’Assemblée ? Le groupe Les Républicains a déjà prouvé qu’il incarnait la seule opposition pragmatique au Parlement. Ils se rendront compte bien assez tôt de l’impasse où ils se trouvent. Rien ne servirait de leur claquer la porte au nez. A une condition, néanmoins : qu’ils prouvent leur loyauté à l’égard de notre famille politique.

L’exclusion n’est donc pas à mes yeux la solution, même si l’on peut comprendre les ressentiments de nombre d’élus et de militants. Au moment où nous devons engager une profonde réflexion sur nos échecs et notre avenir, il nous appartient de laisser la porte ouverte pour reconstruire ensemble la famille de la droite et du centre.

A chacun désormais de prendre ses responsabilités.

Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. La semaine dernière, le gouvernement annonçait le report de deux mesures-phares, et les plus efficaces sur le plan électoral, du candidat Macron : l’exonération pour 80% des foyers de la taxe d’habitation (TH) et la réforme de l’ISF. La 1ère renvoyée à une mise en œuvre « d’ici la fin du quinquennat » et la 2nde reportée en 2019. Et pour mieux faire avaler la pilule, l’exécutif communiquait jusqu’à l’excès sur l’héritage empoisonné de François Hollande : un « trou caché » de 8 milliards d’euros dans le budget de la Nation.

Beaucoup de Français l’ont en travers de la gorge. Et à raison, d’autant que la hausse de la CSG demeure, elle, bel et bien au programme de la prochaine loi de finances. Face à la grogne qui monte, l’Elysée a donc choisi d’opérer une spectaculaire volte-face : la suppression de la TH et d’une partie de l’ISF se fera en 2018. Et qu’importe si le Premier ministre nous expliquait, lors de sa déclaration de politique générale, l’impossibilité de mener de front de telles réformes dans un contexte budgétaire aussi contraint. La cohérence n’est manifestement pas la priorité de l’exécutif.

Et si nous en doutions encore, la ministre de la Santé achève de nous convaincre en opérant un virage à 180° sur le tiers payant généralisé qu’elle critiquait hier et dont elle veut aujourd’hui l’extension.

« En même temps » ou comment réconcilier les contraires : le leitmotiv d’Emmanuel Macron montre clairement ses limites face aux réalités du pouvoir.

PARIS17

Au sommaire du ParisDixSept de l’été :

  • Brigitte Kuster élue députée de Paris;
  • La Maison de l’Europe installée dans le 17e, au 29 avenue de Villiers ;
  • Le plan de vidéo-protection et les antennes-relaisdans l’arrondissement ;
  • L’exposition de street art #Urbanart à la mairie du 17e et les concerts de rentrée des Jeudis du Classique ;
  • Le Forum de la Vie associative et du Sport, dimanche 1²0 septembre, au parc M.-L. King.

Dans vote de confiance, il y a le mot « confiance ». Et pour qu’il y ait confiance, il faut de la clarté. La déclaration de politique générale d’Edouard Philippe contenait beaucoup de choses, mais certainement pas de la clarté.

 

Le Premier ministre a dressé d’une voix mal assurée un catalogue indigeste de mesures (depuis le paquet de cigarettes à 10 euros, en passant par la réforme du baccalauréat, les assises de l’Outre-Mer, la vaccination obligatoire jusqu’à la hausse de la CSG, la baisse de l’impôt sur les sociétés, le maintien de l’ISF sur l’immobilier) sans se soucier un instant de hiérarchiser les priorités de son gouvernement, ni de fixer un cap précis à son action. Or, comme le disait très justement Mendès France, « gouverner, c’est choisir ». Une vérité plus brûlante encore par ces temps de disettes budgétaires.

Nul ne lui peut lui faire le reproche d’énoncer des propositions concrètes – difficile après le discours lyrique d’Emmanuel Macron devant le Congrès –, mais à condition de les inscrire dans une perspective identifiée et partagée. Elle est totalement absente ici.

 

Où vont les priorités du gouvernement ? Quels sont ses objectifs en termes de réduction de la dépense ou de croissance ? Où porteront les efforts pour soulager la France du poids de la dette ? Quelle nouvelle orientation veut-il donner à l’Europe ? Quelle stratégie compte-t-il adopter face à la menace terroriste et à la crise migratoire ? Quelle est sa méthode ? Sa gouvernance ? Son calendrier ? Edouard Philippe laisse derrière lui plus d’interrogations qu’il n’apporte de réponses. Impossible de voter la confiance après un discours aussi dépourvu de perspectives et peu convaincant.

Emmanuel Macron pose un diagnostic sur lequel il est difficile d’être en désaccord. La France connaît des difficultés profondes qui affectent non seulement son économie, mais déstabilisent aussi sa vie démocratique. Une réalité qui explique le très fort désir d’alternance exprimé par les Français. Un désir, mêlé d’impatience et parfois de colère, qui ne peut être déçu. Là encore, on ne peut être que d’accord.

 

Mais une fois posé le diagnostic, le président de la République se perd dans de longues digressions aux accents lyriques qui ne nous disent rien de ses véritables intentions. Il poursuit en cela dans la droite ligne de sa campagne présidentielle où les belles formules l’ont toujours emporté sur les propositions concrètes. Un comble pour celui qui nous conjure de « regarder le réel en face ».

Là où Emmanuel Macron s’est montré le plus précis, c’est sur la question institutionnelle où le risque de déplaire aux Français est inexistant. Moins de parlementaires,  suppression de la cour de justice de la République pour les ministres, réforme de fond en comble du conseil économique et social, etc. : qui peut sérieusement s’y opposer ?

Pour le reste, le chef de l’Etat s’en est tenu à des incantations qui, parfois, ont pu donner le sentiment de tourner à la leçon de morale, notamment lorsqu’il évoque (au début et à la fin de son discours) « le cynisme dans les têtes » à l’origine de nombreux blocages dans le pays. Un cynisme qu’il semble attribuer aux mauvais esprits qui osent critiquer son action. Est-ce à dire que le président ne supporte pas la contradiction ?

 

En réalité, Emmanuel Macron est descendu dans l’arène du Congrès pour signifier que les contingences quotidiennes n’étaient pas de son ressort. Au point qu’il est apparu hors-sol et éloigné des préoccupations des Français.

Le tour de passe-passe a déjà fait ses preuves par le passé : au terme d’une campagne victorieuse (et généralement riche en promesses), le pouvoir fraîchement émoulu découvre, par le biais de la Cour des Comptes, « une ardoise cachée » dans les comptes de la Nation. Un trou béant que le gouvernement précédent s’est bien gardé de rendre public, et qui oblige la nouvelle équipe à revoir ses plans, autrement dit à en rabattre sur ses engagements les plus généreux. Exit donc les promesses  intenables. Imparable.

Sauf qu’ici, difficile pour le gouvernement de faire comme s’il tombait des nues en découvrant le chèque en bois de 8 milliards d’euros signé par François Hollande lors de sa dernière année à l’Elysée. Et pour cause : Emmanuel Macron était alors son ministre de l’Economie. Il l’était jusqu’à la fin août 2016 et, à ce titre, avait par définition connaissance de ses propres arbitrages budgétaires. On l’imagine volontiers plus préoccupé par sa candidature naissante à la présidentielle, mais pas au point, tout de même, d’ignorer de telles dérives.

« C’est la faute à Hollande ». Le gouvernement a trouvé le coupable idéal pour tenter de se débarrasser des encombrantes promesses du candidat Macron (suppression de la taxe d’habitation et autres baisses de charges). Coupable certes, mais un coupable qui bénéficiait alors de complices dont l’actuel locataire de l’Elysée n’est pas le moins emblématique…

A quelques heures de son discours au Congrès, le président de la République doit sortir de l’ambiguïté où il évolue à son aise et dire maintenant comment il inscrit ses choix politiques dans le cadre de ce contexte budgétaire extrêmement contraint. Il est temps que « Jupiter » atterrisse !

Pour mémoire : la dette publique s’établit à 2209,6 milliards d’euros au 1er trimestre 2017 (96,3% du PIB). Elle s’est creusée de 341,6 milliards d’euros sous le quinquennat de François Hollande.

Rien n’est plus difficile que d’exprimer une position tranchée au sujet de ce qui nous est le plus cher : l’enfant. Il faut y songer en distinguant ce qui appartient au domaine de notre propre expérience et ce qui relève de l’intérêt supérieur de la société.

La famille est certes objet de droit, et donc susceptible d’évolutions successives, comme en témoigne notre longue histoire sociale, mais elle est avant tout la cellule naturelle d’existence de l’homme. A ce titre, toute réforme la concernant doit être envisagée avec la plus grande prudence.

 

A rebours du rapport qu’il a rendu sur le sujet en 2005, le comité d’éthique s’est prononcé cette semaine en faveur de l’ouverture du recours à la PMA (procédé jusqu’alors réservé aux couples hétérosexuels souffrant d’infertilité) aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Il le fait au nom du principe d’égalité, et c’est là précisément que se situe le principal écueil du rapport.

Qu’y a-t-il de commun aux 3 situations : couple hétérosexuel, couple lesbien, femme seule ? Le désir d’enfant, qui est au fond parfaitement compréhensible. Mais qu’est-ce qui les distingue fondamentalement ? Le couple hétérosexuel ne réclame pas « le droit à » un enfant, mais uniquement l’aide de la médecine pour corriger une pathologie qui le prive de créer une famille. Mais ouvrir la PMA à des couples lesbiens et à des femmes seules change radicalement la nature de l’acte pratiqué. La médecine n’intervient plus pour guérir mais pour assouvir un désir individuel. Elle n’est plus un moyen palliatif au sens strict, mais une voie totalement inédite, du moins en droit, pour constituer une famille. Est-ce là son rôle ?

 

Par ailleurs, autre écueil fondamental, l’ouverture de la PMA vient bouleverser la filiation. Le père n’est plus. Bien sûr, la loi prévoit déjà des dispositifs dans lesquels le père n’est pas forcément le géniteur (adoption, abandon, etc.), mais il n’est pas pour autant absent de la filiation. Ici il en est purement et simplement exclu. Un tel bouleversement introduit une discrimination à mes yeux intolérable. Il y aurait d’un côté l’enfant avec père et de l’autre l’enfant sans père. Est-ce vraiment ce que nous voulons faire de la famille ?

 

Le débat qui ne fait que commencer est fondamental. Il oppose deux visions : les tenants d’une « PMA sociétale » qui défendent une « éthique de l’autonomie » – autrement dit, la conquête permanente de nouveaux droits individuels –, et ceux qui, au contraire, s’astreignent au respect d’une « éthique de la vulnérabilité », où la priorité va à la protection des plus fragiles. Je me situe résolument du côté de l’intérêt fondamental des enfants.

Une piètre image de la démocratie a été donnée hier à l’Assemblée. Sous nos yeux, ce n’était pas la République En Marche !, mais la République à Marche Forcée ! Le groupe majoritaire a fait main basse sur les postes-clé de l’Assemblée : la questure et les 6 vice-présidences. L’opposition a été évincée des fonctions qu’elle occupe traditionnellement au nom du pluralisme politique au terme d’une guerre de palais qui n’honore pas ceux qui l’ont conduite.

Vu de loin, on pourrait penser qu’il ne s’agit que d’une vulgaire bataille de postes, mais il n’en est rien. Qui peut garantir, par exemple, la transparence des comptes de l’Assemblée si aucun membre de l’opposition n’y siège ? Et inutile d’arguer que les « Républicains constructifs » sont inscrits dans l’opposition. Comment l’un des leurs peut-il recueillir 306 voix sans le soutien massif des députés LREM ? Constructifs, je ne sais pas, mais destructeurs des équilibres démocratiques – dont on mesure, au passage, combien ils sont fragiles -, je peux en témoigner.

Le parti du Président a les moyens de disposer du Parlement comme il l’entend. Et ses membres ont prouvé hier qu’ils comptaient se partager le gâteau sans laisser la moindre miette. Mais la démocratie ne fonctionne pas ainsi. Les institutions confèrent à la majorité un pouvoir fort – et partant de très lourdes responsabilités -, et non tous les pouvoirs. Nul n’a jamais démontré sa force en écrasant plus faible que soi.

Mon nom circule ici et là pour prendre la direction du groupe LR à l’Hôtel de Ville. Afin d’éviter de se perdre en spéculations inutiles, je rappelle que je n’ai jamais été candidate à ce poste et ne le suis pas davantage aujourd’hui.

Après mon élection dans la 4e circonscription, j’ai fait part de ma volonté de participer à la recomposition de ma famille politique sur le plan national et à Paris. Nous y sommes. Le choix du prochain président de notre groupe au conseil de Paris est une étape importante sur le chemin des municipales de 2020.

Les efforts du groupe doivent d’abord aller vers nos élus des arrondissements de gauche qui accomplissent un travail titanesque avec des moyens dérisoires. Ne perdons pas de vue que Paris se gagne au terme de 20 élections et non d’une seule.

A la place qui est la mienne, celle d’une parlementaire déterminée à s’investir pleinement  dans son nouveau mandat, je soutiendrai toute démarche visant à promouvoir une nouvelle génération à la tête du groupe et une gestion plus collective et résolument orientée vers le terrain et la proximité avec les Parisiens.