Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

Suivez-moi sur Twitter
Suivez-moi sur OnAir
Suivez-moi sur Facebook
Lettre d’information

Téléchargez mon livre
Appelez-moi Brigitte !

En Ile de France

La victoire de Valérie Pécresse en Île-de-France consacre le sérieux, le mérite et la proximité. Face à un candidat PS venu d’en-haut – on a d’ailleurs vu le mépris dont il est capable -, Valérie Pécresse a su imposer une campagne proche des Franciliens. Elle n’a jamais dévié de sa ligne. Ni face aux attaques parfois odieuses de la gauche. Ni face à un FN très haut. Elle a bâti sa victoire pierre après pierre. Au sein de l’opposition régionale d’abord, où sa force de travail l’a imposée comme la figure centrale. Sur le terrain ensuite, en sillonnant l’Île-de-France de long en large. Elle est partie à la rencontre des Franciliens. Elle s’est imprégnée de leur quotidien pour que son projet colle à la réalité. Elle a refusé les raccourcis pour mieux saisir la complexité de chaque territoire. Valérie Pécresse s’est non seulement préparée à gagner les élections, mais aussi à gouverner la 1ère région de France. Ce travail de fond est aujourd’hui récompensé, et je m’en réjouis profondément.

Je salue aussi le choix qui a été fait de listes d’union dès le 1 er tour, clé d’une dynamique qui nous a permis d’arriver en tête au 1 er tour et de consolider notre score au 2 ème.

Bravo à tous ceux qui ont contribué à cette victoire collective autour de Valérie Pécresse !

Pour rappel : la liste de Valérie Pécresse dans le 17ème arrondissemnt atteint 58,94% des voix contre 35,05% à Claude Bartolone et 6,01% à Wallerand de Saint Just.

Pourquoi Nous avons choisi Valérie
Élections régionales / 6 et 13 décembre 2015
Chère Madame, Cher Monsieur,
Les 6 et 13 décembre prochains, lors des élections régionales, nous déciderons de l’avenir de l’Ile-de-France.
L’enjeu de cette élection est majeur et votre vote sera déterminant. Ce vote interviendra dans un contexte très particulier en raison des attentats dramatiques qui se sont produits à Paris et en Seine-Saint-Denis le 13 novembre dernier. Vous êtes à juste titre inquiets pour votre sécurité et celle de vos proches.
Cette question participe aussi du débat démocratique qui précède les élections régionales. D’abord parce que les terroristes veulent frapper à mort la démocratie française, ensuite parce que la Région a les moyens d’apporter une solide contribution à votre sécurité.
Elle gère en effet un budget de 11 milliards d’euros et certaines de ses compétences s’exercent dans des domaines de votre vie quotidienne où la question de la sécurité se pose : nous pensons notamment aux transports et aux lycées fréquentés par nos jeunes et par leurs enseignants. Valérie Pécresse a pris toute la mesure des enjeux de sécurité et formulé des propositions précises et pertinentes.
Si elle est élue Présidente, elle veillera à ce que la Région Île-de-France participe activement à la mise en place d’ un bouclier de sécurité : vidéo-protection active des transports en commun, des lycées et des CFA, participation financière à l’
équipement des forces de sécurité, création d’une police régionale
des transports, bulle de sécurité autour des lycées, plan anti-cambriolage, cofinancement de la construction de nouvelles prisons.
Son programme en la matière est la première des raisons pour lesquelles nous vous invitions à voter pour sa liste. Mais il y a d’autres motifs à l’appel que nous lançons : Depuis 1998, hélas, notre région est dirigée par la gauche avec les conséquences que nous mesurons tous: explosion des impôts pesant sur les ménages et les entreprises, envolée du chômage avec plus de 660 000 demandeurs d’emploi, insécurité croissante, dégradation des conditions de logement et de transport, pollution record, etc.
Notre région devrait être la locomotive de notre pays et de l’Europe : elle est aujourd’hui minée par des fractures sociales et territoriales qui sont devenues insupportables.
Paris est la grande oubliée de ces 17 années de mauvaise gestion. Nous en voulons pour preuve le retard de deux ans pris pour le prolongement de la ligne 14 et les difficultés à financer la station Porte Maillot dans le cadre du prolongement du RER E.
Il est temps de tourner la page !
Par son engagement sur le terrain, par sa connaissance des dossiers de Paris, par son énergie, Valérie Pécresse est la seule capable de faire entendre notre voix.
Son projet prévoit notamment la rénovation et l’automatisation de nombreuses lignes de métro, la vidéo-protection dans les transports, le soutien appuyé à l’apprentissage et à la formation, la modernisation des lycées, etc.
C’est surtout un projet financé, sans hausse d’impôts, grâce à un plan courageux d’économies de 400 millions d’euros par an et des mesures anti-gaspillage que vous ne retrouverez chez aucun autre candidat. Contrairement à la gauche qui se déchire en plusieurs listes, Valérie Pécresse a fait le choix du rassemblement dès le premier tour, avec nos alliés de l’UDI, du MODEM et du Parti Chrétien Démocrate.
Elle est à la tête d’une équipe renouvelée, expérimentée et rassemblée autour d’une même envie de changement. Cette liste d’union de la droite et du centre est la seule à pouvoir l’emporter sur les socialistes.
C’est cette liste pour l’alternance que nous vous invitons à soutenir.
La seule capable de faire de l’Île-de-France une région moderne, dynamique, qui apporte le meilleur à ses habitants et à nos enfants !
Les 6 et 13 décembre, votez et faites voter pour la liste de Valérie Pécresse !
Bien sincèrement,

 

Prolongement de la ligne 11 du métro : Paris versera 61 M€

La Ville de Paris va finalement financer à hauteur de 61 M€ le prolongement de la ligne 11 du métro. La décision a été approuvée par le Conseil de Paris ce mercredi.

D’un montant de 1,3 Md€, le projet prévoit 5,4 km de voies et six nouvelles stations entre Mairie-des-Lilas et Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), avec une mise en service en 2022. « C’est un engagement très conséquent », s’est félicité l’adjoint (EELV) chargé des transports Christophe Najdovski. Initialement, la Ville voulait limiter sa contribution à 11 M€. Malgré ce revirement, la maire (LR) du XVIIe Brigitte Kuster a critiqué « l’attitude de retrait de la municipalité parisienne » sur ce projet comme sur celui du prolongement à l’ouest du RER E.

Les usagers des transports franciliens subissent chaque année l’augmentation de leur abonnement à la Carte NAVIGO. Une surinflation tarifaire qui frappe surtout les 400 000 abonnés parisiens et de la proche banlieue (+ 34% en 5 ans).

Vu les difficultés chroniques que rencontre le réseau (en termes d’entretien, de modernisation, de régularité des trains, etc.), les Parisiens ont le sentiment d’être les vaches à lait de la politique démagogique conduite par Jean-Paul Huchon. Une démagogie dont le dernier exemple en date est l’instauration au 1er septembre de la Carte Navigo à tarif unique (70 euros), qui se traduit par une nouvelle hausse des tarifs pour les Parisiens. Une mesure qui va se révéler si coûteuse (on estime à 485 millions d’euros le manque à gagner en 2016 pour le STIF) qu’elle empêchera la région d’engager les investissements que les usagers considèrent comme absolument prioritaires pour améliorer leurs conditions de transports. Quand l’accessoire prend le pas sur le principal.

Le plan anti-pollution d’Anne Hidalgo présente des avancées. Difficile de dire le contraire puisqu’il  reprend des propositions de Nathalie Kosciusko-Morizet pendant les municipales. Il s’agit donc d’un premier pas, même s’il est encore insuffisant au regard des véritables enjeux.

Mais là où le bât blesse, c’est lorsqu’Anne Hidalgo se réjouit des efforts consentis par la mairie de Paris en matière de prolongement des lignes de métro et RER. Une autosatisfaction totalement déplacée quand on sait que les travaux de la ligne 14 ont pris deux ans de retard sans que la mairie de Paris s’en émeuve outre mesure. Comment dès lors peut-on qualifier la ZAC Clichy-Batignolles d’éco-quartier si les transports en commun ne sont pas au rendez-vous ? Et comment soulager les usagers de la ligne 13 totalement saturée ? Ce retard n’est tout simplement pas acceptable, et les incantations d’Anne Hidalgo sur le sujet le sont encore moins !

De la même façon, Brigitte Kuster attend que la mairie de Paris s’engage clairement sur le projet de prolongement du RER E. L’engagement financier de la mairie de Paris dans la réalisation du chantier n’est toujours pas au rendez-vous. Cette incertitude doit être levée au plus vite pour réaffirmer clairement l’ambition de l’interconnexion T3 / RER E en 2020 à la Porte Maillot.
Inciter les Parisiens à abandonner leur voiture est illusoire si, en parallèle, l’offre de transports n’est pas renforcée et améliorée. Force est de constater qu’en la matière les beaux discours sont très éloignées des réalités.

« La droite n’a rien fait pour le Grand Paris », a déclaré sans rire Anne Hidalgo ce matin sur RTL !

Puisque la candidate PS à la maire de Paris a la mémoire courte, un rapide récapitulatif s’impose. Dès septembre 2007, Nicolas Sarkozy mandate les 10 plus grands cabinets d’architectes mondiaux pour réfléchir à l’avenir du Grand Paris. Leurs travaux achevés, il installe au palais de Tokyo l’Atelier international du Grand Paris (censé suivre la mise en œuvre du volet urbanistique du Grand Paris), dont il propose même la présidence à Bertrand Delanoë. Une offre qu’il refuse pour des raisons que l’on imagine sans mal fort éloignées de l’intérêt des Parisiens… Le ministre du Grand Paris mène en parallèle les concertations pour la réalisation d’un réseau de transports en commun ultramoderne qui, au terme d’un accord historique avec la région Île de France (Anne Hidalgo s’en souviendrait sûrement si elle siégeait plus souvent à la région), deviendra le Grand Paris Express. Et c’est grâce à la majorité UMP qu’en juin 2010, est votée la loi relative au Grand Paris qui fixe les objectifs, organise la gouvernance et mobilise les crédits nécessaires.

Et la gauche, qu’a-t-elle fait depuis mai 2012 ? Le gouvernement qu’Anne Hidalgo soutient n’a agi que pour rendre la réalisation du Grand Paris plus complexe et confuse. A tel point que le Sénat à majorité de gauche a rejeté en bloc le projet gouvernemental de Métropole de Paris. Pas une ligne n’a survécu à l’examen en 1ère lecture du volet métropolitain de la loi de décentralisation ! Un affront totalement justifié, mais qui n’a pas empêché le gouvernement de présenter un nouveau texte tout aussi néfaste que le précédent. Le projet de loi prévoit toujours la création d’une nouvelle strate politique et administrative et prive les maires de toute initiative en matière de logement et d’aménagement. Le projet érige la technocratie et le dirigisme en mode de gouvernance et promet de coûter très cher aux contribuables parisiens (300 à 400 millions d’euros supplémentaires). Il eût été préférable, en l’occurrence, que la gauche ne fasse rien pour le Grand Paris.

Le Sénat à majorité de gauche avait supprimé toutes les dispositions relatives à la métropole de Paris prévues par la loi de décentralisation. Le gouvernement a choisi de passer outre les critiques de la Chambre Haute et a présenté à l’Assemblée un nouveau projet de loi qui n’a rien à envier au précédent en termes de confusion institutionnelle et de déni de démocratie.

La métropole de Paris regroupera 124 communes (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), au-lieu des 412 que compte la métropole parisienne au sens où l’entend l’Insee, au sein d’un conseil métropolitain qui disposera de compétences exorbitantes en matière d’urbanisme, de logement, de transition écologique, et même, sous certaines conditions, en termes de création de zones d’aménagement concerté (ZAC) et d’attribution des aides à la pierre.

La métropole élaborera un plan de l’habitat et de l’hébergement qui s’imposera à l’ensemble des documents d’urbanisme qu’élaborent les communes et les intercommunalités. En clair, les maires perdent la quasi-totalité de leur compétence en matière d’urbanisme et pourront se voir imposer des aménagements qu’ils refusent.

Par ailleurs, le projet de loi prévoit la disparition des EPIC (entités au sein desquelles les communes peuvent se réunir pour mutualiser certaines de leurs compétences) au profit des « territoires » qui devront obligatoirement rassembler au moins 300 000 habitants. Dépourvus de personnalité juridique, les « territoires » ne disposeront pas à l’égard de la métropole de plus de pouvoirs qu’une mairie d’arrondissement vis-à-vis de la mairie de Paris.

Enfin, la région Île de France n’est pas non plus à la fête. Le plan de l’habitat et le schéma de cohérence métropolitain privent le schéma directeur d’aménagement régional de toute sa substance.

Pour simplifier : le projet de loi prévoit de créer une région à deux vitesses, d’enlever aux maires leurs pouvoirs en matière d’aménagement et de logement, de cantonner la région à un rôle consultatif (hormis sur le dossier des transports où elle conservera ses prérogatives)… Tout ceci au profit de la métropole, instance issue du regroupement arbitraire de territoires (et à quel prix ? 200 nouveaux élus métropolitains, une nouvelle administration, des locaux…) qui pour certains n’ont rien à faire ensemble, et au détriment du seul responsable politique qui conserve aujourd’hui la confiance des citoyens : le maire ! On ne s’y prendrait pas autrement pour éloigner encore davantage l’élu de l’administré.

Il aura donc fallu que Jean-Marc Ayrault rebaptise le Grand Paris pour découvrir « l’ambition sans précédent » de la réforme voulue par Nicolas Sarkozy. Son « Nouveau Grand Paris » n’a de neuf que le nom puisqu’il respecte à la lettre le tracé du Grand Paris Express et l’esprit du projet : mener le chantier des 72 gares en parallèle afin d’assurer le développement simultané des territoires.

Quant à la question de la gouvernance, le Premier ministre a confirmé la création d’une instance métropolitaine chargée du logement. Cette nouvelle collectivité territoriale (qui sera présentée à l’occasion de l’examen du projet de loi de décentralisation) vient ajouter de la confusion au millefeuille institutionnel francilien qui compte déjà suffisamment de strates de compétences. Sa création engendrera à coup sûr une nouvelle hausse des impôts locaux et un enchevêtrement de normes dont la conséquence ne peut être que la paralysie institutionnelle.

Il n’y a pas d’enjeu plus grand pour Paris que celui du Grand Paris. Paris vit à l’étroit dans ses 105 km2, dos tourné aux communes voisines. Bertrand Delanoë n’a pas compris – ou trop tard – que les solutions aux problèmes des Parisiens sont à chercher aussi bien à Paris qu’à l’extérieur.

La pression démographique parisienne, la plus forte d’Europe, engendre une concentration de difficultés : logement, transport, propreté, pollution atmosphérique, etc., qui rendent la vie impossible à de plus en plus de Parisiens, principalement issus des classes moyennes. Des problèmes auxquels la Ville de Paris ne peut répondre seule. Que peuvent 4000 nouveaux logements sociaux par an quand 126 000 demandes restent en souffrance ? Paris doit vivre avec la métropole et plus contre elle.  

C’est toute l’affaire du Grand Paris. Comme je regrette aujourd’hui la malveillance avec laquelle le gouvernement traite cette réforme pourtant considérable de l’ère Sarkozy. Mais quelle idée a bien pu inspirer à François Hollande la nomination de Cécile Duflot à la tête du ministère en charge du Grand Paris ? J’ai souvenir alors que nous siégions au conseil régional de ses prises de position excessives contre ce projet. Et voilà qu’elle est chargée de le mettre en œuvre…

Depuis sa nomination et avec l’appui constant du Premier ministre, Cécile Duflot souffle alternativement le chaud et le froid sur l’avenir du Grand Paris. Une manière toute « hollandaise » d’enterrer peu-à-peu la réforme. Les socialistes d’ordinaire si prompts à dépenser l’argent public sont, sur le sujet, pénétrés du souci de faire des économies. Si je reconnais volontiers l’obligation pour l’Etat de réduire drastiquement ses dépenses – et j’attends qu’il le fasse partout où c’est nécessaire ! -, je pense néanmoins que cette réforme mérite qu’on lui accorde les moyens de son existence. Car en réalité le Grand Paris est moins une dépense qu’un investissement pour l’avenir.

Il s’agit tout de même de créer un réseau de transport ultramoderne de 200km afin de relier entre elles dix zones d’activités réparties à travers toute l’Île de France. Un réseau dont le cœur sera Paris avec, notamment le prolongement des lignes 11 et 14. Que sont 30 milliards d’euros – budget qui sera probablement amputé de 4 milliards cette semaine – au regard des 800 000 emplois nouveaux que le Grand Paris est susceptible de créer en Île de France d’ici 2025. Cette réforme est un instrument de croissance qui peut, à elle seule, aider la France à sortir de l’ornière économique dans laquelle elle se trouve.

Nous avons en partie échoué à défendre cette vision qui a été injustement caricaturée par une partie de la gauche.  Le Grand Paris n’est pas qu’un nouveau métro en rocade, c’est avant tout une réforme urbanistique au sens où l’aménagement tend à créer des dynamiques territoriales d’avenir : une cité financière à la Défense, un cluster scientifique et technologique à Saclay, un territoire de la création à Saint-Denis Pleyel… Des dynamiques qui convergeront toutes vers Paris. Telle est la vision originelle, celle qu’a initiée Nicolas Sarkozy et que nous devons nous réapproprier.