Dans le 17e
40 ans du périph’ : il reste tant à faire
Le périphérique est une idée des années 50. L’époque où la voiture régnait en maître, et pour quelques décennies encore, sur la société de consommation naissante. 40 ans après son inauguration, le périph’ a conservé sa vocation exclusivement autoroutière. Avec 1,3 million de voitures qui y circulent chaque jour, il est l’axe routier le plus fréquenté d’Europe. Mais, à l’heure de la ville durable, la boucle de 35km n’est plus franchement à la mode. Bruit, pollution, embouteillage, etc., le périph’ incarne à sa manière les dérives d’un développement urbain archaïque.
Comment faire de ce « mal nécessaire » (il absorbe le quart des déplacements franciliens) un atout pour Paris et sa banlieue ?
En veillant, déjà, à réduire les nuisances. En ce sens, l’installation de murs et la pose d’un bitume antibruit sont à saluer. A l’inverse le projet de la mairie de Paris de limiter à 70km/h la vitesse maximale est sans effet. D’abord parce la vitesse moyenne de circulation sur le périph’ est de 40km/h et ensuite parce qu’une voiture qui roule à 90km/h pollue toujours moins qu’un véhicule pris dans les embouteillages.
Mais, de manière générale, ces mesures n’ont qu’un caractère cosmétique au regard des véritables enjeux, notamment en termes de santé publique (les relevés d’Airparif montrent que le taux de pollution sur le périph’ excèdent les seuils recommandés plus d’un tiers de l’année). Des enjeux dont la mairie de Paris n’a pas pris la mesure.
J’en veux pour preuve le refus de Bertrand Delanoë d’honorer l’engagement qu’il a pris en 2001 (et qui figure au contrat de plan Etat-Région) : couvrir le périphérique entre les Portes Ternes et Champerret. Pourtant chacun sait que la couverture est la solution idoine (le maire de Paris le premier, puisqu’il a engagé la couverture porte de Vanves et porte des Lilas). Elle permet de réduire les nuisances pour les riverains, de relier Paris aux communes voisines et de créer du foncier (logements, bureaux, équipements et loisirs) et des espaces verts sur la dalle couvrante. Il s’agit donc d’un aménagement qui se justifie sur le plan humain et urbanistique et qui peut même se révéler économiquement rentable. Le refus du maire de Paris est d’autant plus incompréhensible que l’Etat et la région Île de France ont, à plusieurs reprises, réaffirmer leurs engagements financiers réciproques (pour en savoir plus www.ouialacouvertureduperiph.fr)…
Le périphérique a 40 ans. Un âge auquel il serait enfin temps d’avoir de grandes ambitions.
TweetAménagements de la Porte Maillot : Anne Hidalgo refuse la concertation
Les enjeux en cours ou à venir se concentrent dans le secteur de la Porte Maillot, non seulement ceux liés à la desserte en transports en commun (prolongement du RER E à l’horizon 2020, prolongement du Tramway voulu par la mairie du 17è) mais aussi des projets urbanistiques très attendus : requalification de l’avenue de la Grande Armée et de la porte Maillot sans parler bien sûr de la couverture du périphérique entre les Portes Ternes, Villiers et Champerret (projet majeur pour lequel les financements étaient pourtant actés, et qui a été tout simplement balayé d’un revers de la main par la mairie de Paris), ou du projet d’enfouissement de la RN 13 et la réalisation d’un « Axe majeur » défendu par le maire de Neuilly.
Il est donc incompréhensible qu’aucune concertation n’ait été jusqu’alors engagée par la mairie de Paris avec la mairie du 17e, les communes voisines et les riverains sur l’ensemble de ces dossiers.
Brigitte Kuster a réitéré aujourd’hui au Conseil de Paris sa demande que soit créée sans tarder un Comité de Porte Maillot, instance de dialogue susceptible de réunir à intervalles réguliers l’ensemble des acteurs des différents projets d’aménagement.
Une proposition qu’elle avait déjà faite en 2010 et qui, malheureusement, n’a jamais été suivie d’effet.
Faisant fi de l’avis du maire d’arrondissement, Anne Hidalgo s’est contentée de renvoyer Brigitte Kuster à une étude à venir, réalisée par l’APUR, dont les résultats seraient à paraître prochainement en ligne…
Cette attitude illustre une fois de plus le mépris et la désinvolture avec lesquels Anne Hidalgo traite les maires d’arrondissement de l’opposition malgré l’importance des projets que ceux ci sont amenés à défendre et à porter dans l’intérêt de leurs territoires respectifs.
TweetBrigitte Kuster à la rencontre des habitants du quartier Pereire/ Saussure
A l’occasion de son 15e Café du maire, Brigitte Kuster invite, jeudi 11 avril à 8h30, les habitants du quartier Pereire/Saussure à la rejoindre à la brasserie Le Rouergue (34 rue Jouffroy d’Abbans) afin d’échanger librement sur la vie de leur quartier.
Un quartier en perpétuelle évolution puisqu’il jouxte les terrains Clichy-Batignolles. Cette proximité, qui occasionne au quotidien un certain nombre de difficultés pour les riverains du chantier, constitue avant tout une chance pour le développement du secteur, grâce notamment à l’arrivée d’un arrêt à Cardinet dans le cadre du prolongement de la ligne 14.
Si les sujets d’urbanisme ne manquent pas, Brigitte Kuster répondra également aux questions touchant aux aspects plus quotidiens de la vie de quartier : propreté, sécurité, animation culturelle…
Le café est offert.
TweetMERCI !
Tweet5370 repas ont été servis à la mairie du 17e durant l’hiver aux personnes démunies. A l’heure de tirer les bilans de la 14e saison de la « Soupe de la Solidarité », je souhaite remercier les bénévoles (les agents de la mairie et les membres du Lions Club, de l’Accueil des Villes Française et de l’Association Générale des Familles du 17e) qui se sont relayés pour servir les 70 repas quotidiens, y compris les soirs de Noël et du 31 décembre. Leur engagement est un modèle pour nous tous.
Alimentation dans les crèches : davantage de traçabilité pour un meilleur service public
Brigitte Kuster, qui avait révélé au grand jour le scandale des lots de poulet avariés livrés dans une crèche du 17e et obtenu que le contrat entre la Ville de Paris et la société prestataire soit cassé, a interrogé aujourd’hui le maire de Paris sur les modalités du prochain marché visant à désigner le nouveau titulaire qui livrera les crèches parisiennes en denrées alimentaires (Sodexo assure l’intérim d’ici là).
En effet, le système actuel a permis de retenir une société qui, outre les manquements gravissimes évoqués à l’instant, a multiplié les fautes à tous les stades de sa prestation, du défaut de livraison à la facturation mensongère. Or si rien ne change dans les modalités d’attribution du marché, qui peut garantir que de telles défaillances ne se reproduiront plus ?
Tout faire pour éviter cela impose de réévaluer les exigences concernant la qualité des produits livrés et des circuits de distribution. Brigitte Kuster propose que le nouveau marché fixe un certain nombre d’objectifs, comme l’approvisionnement auprès des producteurs locaux ou la mise en place d’un dispositif de traçabilité permettant aux personnels et aux parents de vérifier la provenance d’un produit.
La mairie de Paris, qui semble manifestement se satisfaire de la situation actuelle, n’a malheureusement pas donné de suite favorable à ses propositions.
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