Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

Suivez-moi sur Twitter
Suivez-moi sur OnAir
Suivez-moi sur Facebook
Lettre d’information

Téléchargez mon livre
Appelez-moi Brigitte !

Actualités

Dans le cadre de l’action de contrôle du gouvernement par le Parlement, Brigitte Kuster a déposé une question écrite à l’adresse du ministre de l’Action et des Comptes publics au sujet de la nature précise des économies de 4,5 milliards d’euros déployées sur le budget 2017. Voici le document :

Mme Brigitte Kuster interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la nature précise des économies de 4,5 milliards d’euros qu’il a annoncées et qui seront réalisées sur le budget de l’Etat au titre de l’année 2017. Les explications apportées, et qui tendent à prouver que les économies porteraient uniquement sur des dépenses de fonctionnement, sans impact sur les personnels ni les missions prioritaires, ne s’accompagnent d’aucun document budgétaire chiffré et détaillé. En l’état et au vu des efforts exigés de la part de l’ensemble des ministères, et en priorité de ceux de la défense et de l’intérieur, il est difficile de croire que les économies puissent se limiter à de simples mesures de rationalisation budgétaire. La représentation nationale se trouve déjà privée du débat parlementaire qui aurait dû se tenir dans le cadre de l’examen d’une loi de finances rectificative, il est donc fondamental que M. le ministre de l’action et des comptes publics lui communique dans les meilleurs délais le détail des économies qui seront réalisées.

Le président de la République a eu raison d’inciter « la justice à faire toute la lumière sur la mort de Sarah Halimi », lors du discours qu’il a prononcé hier en hommage aux déportés du Vel d’Hiv. Et d’autant plus raison qu’il a associé le nom de Sarah Halimi à ceux des récentes victimes juives du terrorisme islamiste. Des Français assassinés parce que juifs.

A peine élue députée, j’ai saisi le ministre de l’Intérieur pour qu’il lève les zones d’ombre qui planent autour de ce meurtre odieux – déroulement précis des faits, rôle de la police, etc. –, dont la justice tarde à reconnaître le caractère à la fois antisémite et prémédité.

J’ose espérer que l’impulsion donnée par le président se traduira rapidement dans les faits. Il en va du respect dû non seulement à la victime et à ses proches, mais également à la société dans son ensemble qui doit connaître la vérité sur la menace qui rôde.

 

Dans le cadre de son activité de contrôle du gouvernement, un député a la possibilité d’interroger par écrit le gouvernement sur tout sujet qu’il juge important. J’ai choisi de consacrer ma 1ère question au meurtre abominable de Sarah Halimi sur lequel de nombreuses zones d’ombre persistent, notamment quant à la qualification des faits.

 

Question n° 27-00044

Mme Brigitte Kuster rappelle à M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur que le 4 avril dernier, Madame Sarah Halimi a été torturée et assassinée par un individu dont le caractère antisémite et prémédité des motivations ressort avec la force d’une évidence ; même si à ce jour la justice n’a toujours pas retenu ces qualifications. De nombreuses zones d’ombre subsistent autour de ce crime atroce, mais c’est le silence des autorités politiques et judiciaires qui, en 1er lieu, suscitent l’indignation des proches de la victime et au-delà d’une communauté toujours croissante d’anonymes et de personnalités qui se mobilisent pour que la vérité soit dite ; comme en atteste l’appel des 17 intellectuels publié le 6 juin dans Le Figaro. Le ministre de l’intérieur est l’autorité la mieux qualifiée pour dire cette vérité ou, à tout le moins et dans le strict respect de la procédure judiciaire en cours, pour renseigner les Français sur la véritable nature de l’acte dont Madame Sarah Halimi a été la victime, et dont tout indique qu’il ne peut être traité comme un simple et abominable fait divers.

Exclusion ou non : au fond, la question n’est-elle pas déjà réglée, ou du moins en grande partie ? Ceux qui ont rejoint le gouvernement d’Emmanuel Macron se sont mis de facto hors du parti. Sur les tracts et les affiches de ma concurrente En Marche ! aux législatives, les mots de soutien d’Edouard Philippe et Gérald Darmanin figuraient en bonne place. Comment fallait-il que je considère les choses, sinon comme un appel à me faire battre ? Ils ont fait campagne contre leurs propres amis, avec un certain succès malheureusement. Et c’est à ce moment précis qu’ils se sont exclus du parti. D’eux-mêmes. Un départ qui n’appelle pas de retour. A quoi bon leur offrir une occasion de se victimiser en les congédiant ? Un coupable n’aime rien tant que se faire passer pour la victime.

Quant aux députés constructifs, où est leur véritable plus-value à l’Assemblée ? Le groupe Les Républicains a déjà prouvé qu’il incarnait la seule opposition pragmatique au Parlement. Ils se rendront compte bien assez tôt de l’impasse où ils se trouvent. Rien ne servirait de leur claquer la porte au nez. A une condition, néanmoins : qu’ils prouvent leur loyauté à l’égard de notre famille politique.

L’exclusion n’est donc pas à mes yeux la solution, même si l’on peut comprendre les ressentiments de nombre d’élus et de militants. Au moment où nous devons engager une profonde réflexion sur nos échecs et notre avenir, il nous appartient de laisser la porte ouverte pour reconstruire ensemble la famille de la droite et du centre.

A chacun désormais de prendre ses responsabilités.

Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. La semaine dernière, le gouvernement annonçait le report de deux mesures-phares, et les plus efficaces sur le plan électoral, du candidat Macron : l’exonération pour 80% des foyers de la taxe d’habitation (TH) et la réforme de l’ISF. La 1ère renvoyée à une mise en œuvre « d’ici la fin du quinquennat » et la 2nde reportée en 2019. Et pour mieux faire avaler la pilule, l’exécutif communiquait jusqu’à l’excès sur l’héritage empoisonné de François Hollande : un « trou caché » de 8 milliards d’euros dans le budget de la Nation.

Beaucoup de Français l’ont en travers de la gorge. Et à raison, d’autant que la hausse de la CSG demeure, elle, bel et bien au programme de la prochaine loi de finances. Face à la grogne qui monte, l’Elysée a donc choisi d’opérer une spectaculaire volte-face : la suppression de la TH et d’une partie de l’ISF se fera en 2018. Et qu’importe si le Premier ministre nous expliquait, lors de sa déclaration de politique générale, l’impossibilité de mener de front de telles réformes dans un contexte budgétaire aussi contraint. La cohérence n’est manifestement pas la priorité de l’exécutif.

Et si nous en doutions encore, la ministre de la Santé achève de nous convaincre en opérant un virage à 180° sur le tiers payant généralisé qu’elle critiquait hier et dont elle veut aujourd’hui l’extension.

« En même temps » ou comment réconcilier les contraires : le leitmotiv d’Emmanuel Macron montre clairement ses limites face aux réalités du pouvoir.

PARIS17

Au sommaire du ParisDixSept de l’été :

  • Brigitte Kuster élue députée de Paris;
  • La Maison de l’Europe installée dans le 17e, au 29 avenue de Villiers ;
  • Le plan de vidéo-protection et les antennes-relaisdans l’arrondissement ;
  • L’exposition de street art #Urbanart à la mairie du 17e et les concerts de rentrée des Jeudis du Classique ;
  • Le Forum de la Vie associative et du Sport, dimanche 1²0 septembre, au parc M.-L. King.

Dans vote de confiance, il y a le mot « confiance ». Et pour qu’il y ait confiance, il faut de la clarté. La déclaration de politique générale d’Edouard Philippe contenait beaucoup de choses, mais certainement pas de la clarté.

 

Le Premier ministre a dressé d’une voix mal assurée un catalogue indigeste de mesures (depuis le paquet de cigarettes à 10 euros, en passant par la réforme du baccalauréat, les assises de l’Outre-Mer, la vaccination obligatoire jusqu’à la hausse de la CSG, la baisse de l’impôt sur les sociétés, le maintien de l’ISF sur l’immobilier) sans se soucier un instant de hiérarchiser les priorités de son gouvernement, ni de fixer un cap précis à son action. Or, comme le disait très justement Mendès France, « gouverner, c’est choisir ». Une vérité plus brûlante encore par ces temps de disettes budgétaires.

Nul ne lui peut lui faire le reproche d’énoncer des propositions concrètes – difficile après le discours lyrique d’Emmanuel Macron devant le Congrès –, mais à condition de les inscrire dans une perspective identifiée et partagée. Elle est totalement absente ici.

 

Où vont les priorités du gouvernement ? Quels sont ses objectifs en termes de réduction de la dépense ou de croissance ? Où porteront les efforts pour soulager la France du poids de la dette ? Quelle nouvelle orientation veut-il donner à l’Europe ? Quelle stratégie compte-t-il adopter face à la menace terroriste et à la crise migratoire ? Quelle est sa méthode ? Sa gouvernance ? Son calendrier ? Edouard Philippe laisse derrière lui plus d’interrogations qu’il n’apporte de réponses. Impossible de voter la confiance après un discours aussi dépourvu de perspectives et peu convaincant.

Emmanuel Macron pose un diagnostic sur lequel il est difficile d’être en désaccord. La France connaît des difficultés profondes qui affectent non seulement son économie, mais déstabilisent aussi sa vie démocratique. Une réalité qui explique le très fort désir d’alternance exprimé par les Français. Un désir, mêlé d’impatience et parfois de colère, qui ne peut être déçu. Là encore, on ne peut être que d’accord.

 

Mais une fois posé le diagnostic, le président de la République se perd dans de longues digressions aux accents lyriques qui ne nous disent rien de ses véritables intentions. Il poursuit en cela dans la droite ligne de sa campagne présidentielle où les belles formules l’ont toujours emporté sur les propositions concrètes. Un comble pour celui qui nous conjure de « regarder le réel en face ».

Là où Emmanuel Macron s’est montré le plus précis, c’est sur la question institutionnelle où le risque de déplaire aux Français est inexistant. Moins de parlementaires,  suppression de la cour de justice de la République pour les ministres, réforme de fond en comble du conseil économique et social, etc. : qui peut sérieusement s’y opposer ?

Pour le reste, le chef de l’Etat s’en est tenu à des incantations qui, parfois, ont pu donner le sentiment de tourner à la leçon de morale, notamment lorsqu’il évoque (au début et à la fin de son discours) « le cynisme dans les têtes » à l’origine de nombreux blocages dans le pays. Un cynisme qu’il semble attribuer aux mauvais esprits qui osent critiquer son action. Est-ce à dire que le président ne supporte pas la contradiction ?

 

En réalité, Emmanuel Macron est descendu dans l’arène du Congrès pour signifier que les contingences quotidiennes n’étaient pas de son ressort. Au point qu’il est apparu hors-sol et éloigné des préoccupations des Français.

Le tour de passe-passe a déjà fait ses preuves par le passé : au terme d’une campagne victorieuse (et généralement riche en promesses), le pouvoir fraîchement émoulu découvre, par le biais de la Cour des Comptes, « une ardoise cachée » dans les comptes de la Nation. Un trou béant que le gouvernement précédent s’est bien gardé de rendre public, et qui oblige la nouvelle équipe à revoir ses plans, autrement dit à en rabattre sur ses engagements les plus généreux. Exit donc les promesses  intenables. Imparable.

Sauf qu’ici, difficile pour le gouvernement de faire comme s’il tombait des nues en découvrant le chèque en bois de 8 milliards d’euros signé par François Hollande lors de sa dernière année à l’Elysée. Et pour cause : Emmanuel Macron était alors son ministre de l’Economie. Il l’était jusqu’à la fin août 2016 et, à ce titre, avait par définition connaissance de ses propres arbitrages budgétaires. On l’imagine volontiers plus préoccupé par sa candidature naissante à la présidentielle, mais pas au point, tout de même, d’ignorer de telles dérives.

« C’est la faute à Hollande ». Le gouvernement a trouvé le coupable idéal pour tenter de se débarrasser des encombrantes promesses du candidat Macron (suppression de la taxe d’habitation et autres baisses de charges). Coupable certes, mais un coupable qui bénéficiait alors de complices dont l’actuel locataire de l’Elysée n’est pas le moins emblématique…

A quelques heures de son discours au Congrès, le président de la République doit sortir de l’ambiguïté où il évolue à son aise et dire maintenant comment il inscrit ses choix politiques dans le cadre de ce contexte budgétaire extrêmement contraint. Il est temps que « Jupiter » atterrisse !

Pour mémoire : la dette publique s’établit à 2209,6 milliards d’euros au 1er trimestre 2017 (96,3% du PIB). Elle s’est creusée de 341,6 milliards d’euros sous le quinquennat de François Hollande.