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Actualités

La fin de la session extraordinaire approche. L’heure est au bilan. Il est double, si l’on s’en tient aux plus récentes actualités.

Positif en ce qu’il s’agit des retraites. Le rapport Delevoye – qui n’est à ce stade qu’un rapport – préconise, entre autre chose, la fin des 42 régimes spéciaux et l’alignement public/privé. Comment ne pas applaudir des deux mains ! On regrettera pour la forme que le gouvernement pinaille sur les mots (« âge limite / âge pivot ») pour n’avoir jamais à dire l’évidence : il faudra bien travailler davantage. A-t-on vraiment le choix ? A défaut de cotiser plus longtemps, il faudra réduire drastiquement le niveau des pensions. A l’heure où l’espérance de vie atteint des sommets, l’affaire est entendue.

Mais bilan extrêmement négatif, si l’on considère l’état de nos finances publiques. La crise des « gilets jaunes » a achevé les dernières velléités gouvernementales en matière de redressement des comptes publics. Notre pays se situe au fin fond de la classe : pires déficits de la zone euro, dette qui frôle 100% du PIB, et par voie de conséquence : croissance parmi les plus atones d’Europe. S’endetter pour financer le train de vie dispendieux de l’Etat, ce n’est pas uniquement « transmettre un fardeau à nos enfants », c’est brider –  tout de suite, maintenant – la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d’achat des ménages. Illustration : quand l’exécutif renonce à sa promesse de supprimer 50 000 fonctionnaires, il reporte immédiatement la baisse d’impôt sur les sociétés annoncée en début de mandature… De la cause à la conséquence, il n’y a pas loin ! Jouer les cigales à l’heure des taux d’intérêt négatifs est tentant certes, mais qu’adviendra-t-il si la situation se retourne ?

A la rentrée, l’opposition aura fort à faire : à la fois soutenir et enrichir les réformes positives que le gouvernement veut engager, et convaincre de la nécessité absolue qu’il y a à sortir la France de la spirale des déficits où elle s’enfonce chaque année davantage.

Voici venu le temps de la trêve estivale, je vous souhaite de très belles vacances et vous donne rendez-vous à la rentrée.

Chaque drame recèle toujours le pire et le meilleur. Face au déluge de flammes, le courage inouï des pompiers pour sauver Notre-Dame. Face à la dévastation, l’incroyable générosité des puissants et des modestes pour rebâtir la cathédrale. Face à la désolation, l’unité d’un peuple pour témoigner de son attachement à un lieu qui, mieux qu’aucun autre, dit ce qu’il est et d’où il vient. Dans cette lutte des contraires, l’incendie de Notre-Dame a marqué une forme d’apothéose, dont le meilleur – le courage, la générosité et le patriotisme – l’a emporté sur le pire et son cortège de destructions. Du moins dans un premier temps.

Car les polémiques n’ont pas tardé à rompre l’élan positif et spontané qui a suivi l’incendie. L’abondance des dons et la prodigalité des grands mécènes ont été conspués. Le régime fiscal qui encourage les donations a été mis en cause. Trop généreux, a-t-on entendu. C’est mal connaître le sujet. D’abord parce que les réductions d’impôts sont plafonnées à 0,5% du chiffre d’affaires ; ce qui empêche de facto les abus. Ensuite parce que le mécénat joue un rôle essentiel dans la sauvegarde du patrimoine. Ce que l’Etat ne peut plus financer, certaines entreprises le peuvent à sa place. C’est sans doute désolant sur le plan des principes – et surtout révélateur de l’état de nos finances ! –, mais que préfère-t-on : voir nos édifices s’effondrer ? ou faire payer toujours plus d’impôts à des groupes qui en paient déjà énormément ? A choisir, je préfère qu’ils restaurent nos monuments historiques !

Le mécénat n’est rien d’autre qu’une façon d’intéresser le secteur privé à des causes d’intérêt général. Et contrairement à ce qui a pu être dit, le patrimoine ne compte que pour une portion limitée (7%) des dons consentis par les mécènes. Pourtant, les besoins en la matière sont criants. Avec un budget dédié au patrimoine de 350 millions d’euros, l’Etat est très loin d’être en capacité d’assumer seul l’incroyable demande qui s’exprime à travers le territoire. L’heure est donc à l’inventivité : loto du patrimoine, mécénat, etc., ce qui implique d’associer plus étroitement les entreprises et les particuliers au destin de notre patrimoine.

Au fond, cela tombe très bien : comme en atteste l’incroyable émotion qui a parcouru le pays lors de l’incendie de Notre-Dame, les Français sont un peuple profondément attaché à l’histoire et au patrimoine. Reste à leur permettre d’exprimer pleinement cet attachement !

« Le RPF, c’est le métro à 6 heures du soir », disait Malraux pour illustrer la sociologie de l’électorat de la droite dans les années 60. En clair, la droite c’était la France. Et plus encore la France qui travaille. Mais, depuis une dizaine d’années, la droite peine à convaincre ceux qui constituaient naguère son socle électoral : professions libérales, cadres, artisans, commerçants, patrons de TPE/PME.

Pourquoi ? Pour une raison simple : la droite n’assume pas d’être de droite. Ou alors elle ne le fait que trop partiellement. Être de droite sur les questions régaliennes (sécurité, immigration, justice), c’est bien. Mais être de droite sur le champ économique, c’est mieux. L’être sur les deux tableaux à la fois, alors c’est la garantie de « remettre l’église au milieu du village », comme l’on disait autrefois.

Que signifie être de droite sur le plan économique ? Est-ce réductible à la notion de libéralisme ? En grande partie, et il faut l’assumer fièrement, mais pas seulement. C’est considérer qu’il n’existe pas de politiques sociales sans création de richesse préalable – en somme, c’est faire l’inverse d’Emmanuel Macron qui, pensant régler la crise des gilets jaunes, a distribué 10 milliards d’euros à crédit et n’a rien réglé du tout… C’est considérer que le périmètre d’intervention de l’administration doit se limiter à l’essentiel et, en aucune manière, altérer l’initiative privée – en somme, c’est toujours accorder à la société l’avantage sur l’Etat. C’est considérer, à la façon de Margaret Thatcher, que « l’argent public n’existe pas, et qu’il n’y a que l’argent des contribuables » – en somme, c’est donner la priorité à la lutte contre la dette et les déficits excessifs qui ne sont rien d’autre que des impôts en gestation.

L’un des mérites du grand débat, c’est que la droite a repris sa route sur le chemin des idées. Et pour aller loin, elle a compris qu’elle avait besoin de ses deux jambes : l’une ferme sur les enjeux régaliens et l’autre souple sur les sujets économiques. C’est un début encourageant !

Il faut bien rire un peu. Cette semaine, la divulgation de la liste LREM pour les élections européennes nous en a offert une occasion franche. Et, disons-le, unique dans les annales de la communication politique. Comme dans les meilleurs sketchs, l’humour s’est déployé en deux temps. L’on a d’abord ri, et d’un rire bon enfant, des déboires de ce pauvre directeur de campagne incapable de citer sans l’écorcher le nom ou la profession d’un seul de ses colistiers. Et quand l’estrade du dernier rang s’est affaissée, le burlesque l’a alors définitivement emporté ! Difficile de faire pire entrée en campagne…

Pourtant, en 2nde analyse, le rire s’est fait soudain plus grinçant. Les erreurs de communication, fussent-elles bénignes, ont de terrible qu’elles révèlent au grand jour ce que l’on a pris le plus grand soin de dissimuler. En l’occurrence le caractère totalement artificiel de cette liste où, pour ne citer qu’un exemple, un ancien ministre écolo de François Hollande partage l’affiche avec un agriculteur pro glyphosate.

Emmanuel Macron n’a-t-il pas lui-même participé à entretenir cette formidable confusion ? Volontiers fédéraliste au début de son quinquennat, le président trouve désormais des vertus à des idées – le rôle central des nations, le contrôle accru des frontières – qu’il qualifiait hier de rétrogrades. Face à l’hostilité de ses partenaires, les ambitions du président de la République pour l’Europe, et peut-être faut-il le regretter, se sont réduites comme peau de chagrin. En atteste la vidéo de campagne du parti présidentiel qui proclame : face aux populistes, « vous n’avez pas le choix » : c’est nous ou le chaos.

Insuffisant pour bâtir un projet cohérent. Et, manifestement, plus encore pour constituer une équipe soudée.

Au terme d’une négociation qui a démontré, s’il en était encore besoin, la force de frappe considérable des géants américains du numérique, le Parlement européen s’est résolu à adopter une directive qui garantit aux auteurs (chanteurs, écrivains, journalistes, comédiens, etc.) le droit d’être rémunérés par ceux (Facebook, Twitter, Google) qui, jusqu’à présent, diffusaient sans aucune contrepartie leurs œuvres sur Internet.

3 années d’âpres discussions auront été nécessaires pour que l’évidence triomphe : rien ne justifie que des multinationales s’enrichissent sur le dos des artistes ; et moins encore lorsque celles-ci échappent en grande partie à l’impôt et aux obligations de financement de la création. C’est une question de souveraineté culturelle. Ni plus ni moins.

Les Républicains saluent ce vote historique qui met fin à un modèle destructeur pour la création.

L’affaire Benalla est un poison lent qui infecte le quinquennat d’Emmanuel Macron. Ce qui était à l’origine présenté comme une simple « dérive individuelle » s’est peu-à-peu transformé en une crise politique d’une extrême gravité. Et si l’on en est arrivé là, c’est moins par la faute du 1er intéressé lui-même – qui n’a pourtant pas ménagé sa peine ! – qu’en raison des erreurs répétées du président de la République et de son 1er cercle. Que resterait-il aujourd’hui de cette pitoyable affaire si Alexandre Benalla avait été licencié au soir du 1er mai ? Plus grand-chose, probablement.

Le pouvoir n’a tiré aucun enseignement de ses erreurs. Dernier exemple en date : les hiérarques de la macronie crient au scandale depuis que le Sénat a demandé à la justice de vérifier la sincérité des déclarations faites, sous serment, devant la commission spéciale, par 3 très proches collaborateurs d’Emmanuel Macron. Hier, dans un geste inédit, le Premier ministre a refusé de participer à la séance des questions au gouvernement devant le Sénat. En somme, Edouard Philippe n’accepte pas que le Parlement exerce librement ses prérogatives de contrôle de l’exécutif. Et le président de l’Assemblée – que ses fonctions n’embarrassent manifestement pas – lui emboîte le pas pour dénoncer un « procès politique ». Imagine-t-on un chancelier allemand ou un Premier-ministre britannique se comporter ainsi ; qui plus est dans le contexte social et sécuritaire que traverse le pays ? Ce serait immédiatement considéré comme un affront inqualifiable. Et c’est exactement ce que c’est ; en plus de trahir une formidable fébrilité du pouvoir !

Edouard Philippe et Richard Ferrand font une confusion : le Parlement, ce n’est pas une majorité qui enregistre docilement les décisions de l’exécutif, mais un pouvoir indépendant dont l’une des prérogatives essentielles est de contrôler l’action de l’exécutif. Non pas pour instruire des procès politiques – l’opinion n’a pas attendu le Sénat pour se faire son avis sur cette affaire –, mais pour veiller à l’équilibre des pouvoirs, et partant au respect de nos libertés.

« Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir », écrivait Montesquieu. 260 ans après, la formule reste plus que jamais d’actualité.

A l’heure où le préfet de police de Paris est limogé et où le gouvernement reconnaît les « dysfonctionnements » survenus lors de la manifestation des « gilets jaunes » sur les Champs-Elysées, Brigitte Kuster demande officiellement la création d’une commission d’enquête (en pièce jointe, le texte de sa proposition) qui permettra d’établir précisément les responsabilités de chacun, et de comprendre pourquoi notre modèle d’emploi des forces de l’ordre n’arrive pas à répondre au défi inédit que pose ce mouvement social composite, sans leaders identifiés et désormais largement investi par les black blocs.

La question est simple : après 4 mois de mobilisation marqués par les violences, et malgré les alertes répétées des services de renseignement qui annonçait un samedi noir, pourquoi le ministre de l’Intérieur n’a-t-il pas fait évoluer le dispositif sécuritaire pour empêcher que de telles exactions ne surviennent ?

La mise à pied du préfet de police n’y suffira pas, le mal est plus profond : c’est l’ensemble de la doctrine du maintien de l’ordre qu’il faut repenser !

« On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment », écrivait en connaisseur le cardinal de Retz. A l’heure où les brouillards du grand débat se dissipent, c’est peu-dire que « le risque déceptif », dixit le Premier ministre, qui accompagne la période d’arbitrages suscite l’angoisse au sommet de l’Etat. Comment contenter plus que l’on déçoit ? Et, surtout, comment éviter de raviver le foyer encore brûlant de la contestation ?

Un conseil s’impose : pour savoir où l’on va, il faut se rappeler d’où l’on part. Le port d’attache du grand débat, c’est la révolte fiscale des gilets jaunes. Donc, en parfaite bonne logique, sa destination finale ne peut être qu’une politique de baisse des impôts ; n’en déplaisent aux ministres et cadres LREM jamais à court d’idées folles pour taxer toujours plus… Tout autre choix, et notamment la création de nouvelles tranches d’impôt sur le revenu ou une hausse des droits de succession, comme on l’entend actuellement avec insistance, reviendrait à vouloir éteindre un incendie avec de l’huile !

Rappelons que la France est le pays le plus fiscalisé au monde. Et rien ne semble jamais apaiser l’appétit vorace de nos dirigeants : 1000 milliards de recettes fiscales en 2018 (record absolu !), soit 60 milliards de plus qu’en 2015 et 370 milliards de plus qu’il y a seulement 15 ans. C’est bien simple, pas un domaine de la fiscalité – sur les revenus, les sociétés, les plus-values, les successions, etc. – où la France ne figure dans le quarteron de tête des pays les plus imposés. Avec, en prime, une fiscalité hyper concentrée, où une minorité paie, et paie beaucoup, pour tous…

Baisser les impôts, à commencer par l’impôt sur le revenu et les donations, comme l’ont proposé cette semaine les Républicains, n’est donc pas une option, mais bien une nécessité absolue. Reste que cela rend d’autant plus urgent la lutte contre les déficits publics qui explosent dans une mesure qu’ignorait même François Hollande (+44 milliards d’euros en 2018/2019) ; c’est dire ! Car l’un ne va pas sans l’autre. En somme, faire l’inverse de ce que le gouvernement fait depuis 18 mois…

Là où la droite et la gauche sont des segments, le centre est un point. Un point sur lequel il est difficile de tenir à l’équilibre. Si difficile qu’il ne se passe pas une semaine depuis l’élection d’Emmanuel Macron sans que les observateurs ne tentent de raccrocher à telle ou telle famille de pensée historique les réformes présidentielles. Elles sont ou plutôt de droite, ou plutôt de gauche. Jamais les deux en même temps, et pour cause : a-t-on ja…mais vu un libéral prôner l’interventionnisme d’Etat ? Les vieilles catégories ont la peau dure, sans doute parce que l’opposition droite/gauche est consubstantielle à la démocratie ; ici comme partout ailleurs.

Si le pouvoir a d’abord affiché une coloration de centre-droit – plus décorative qu’opérationnelle, si l’on considère les hausses combinées de fiscalité et de dépenses publiques… –, il semble dorénavant envisager un « tournant social » sous la pression d’une majorité dont les caciques, à l’image d’Emmanuel Macron lui-même, viennent du PS. Par « social », il faut bien sûr entendre « hausses d’impôts ». Ce week-end à Chartres, la République en Marche ! a montré qu’en termes de fiscalité, l’imagination ne connaît décidément pas de limites. Y compris lorsqu’il s’agit d’apporter une réponse à une crise politique née d’un ras-le-bol… fiscal.

En vrac : nouvelle tranche d’impôt sur le revenu, élargissement de l’assiette de l’IFI, création d’une taxe sur les plus-values réalisées sur la vente d’une résidence principale, hausse des droits de succession, réforme de la réserve héréditaire… J’en passe et des meilleurs !

Dès lors, une question se pose : Emmanuel Macron saura-t-il se montrer un président de gauche plus convaincant que le président soi-disant de droite qu’il campe depuis 18 mois ? Il faut le craindre, malheureusement. C’est en tout cas la ferme intention de ses principaux soutiens.

A la faveur du mouvement mondial « #Meetoo », le tabou des violences faites aux femmes a été comme pulvérisé par un déluge de révélations. Et, comme souvent, l’ampleur du phénomène a provoqué des réactions politiques en cascade, à commencer par celles du président de la République qui a fait de la lutte contre ces violences une priorité de son quinquennat. Mais des mots aux actes, le fossé est toujours difficile à franchir. C’est ainsi que la France s’est dotée l’an dernier d’un nouvel arsenal législatif dont l’objet principal est de pénaliser « l’outrage sexiste » dans l’espace public. Effet médiatique garanti ! Mais limité en termes d’efficacité : 332 PV ont été dressés depuis le mois d’août… Le système judiciaire est déjà en peine d’authentifier une agression physique ou sexuelle (3/4 des plaintes sont classées sans suite), alors pour ce qui est de qualifier un outrage sexiste, on vous laisse imaginer…

Et comment accepter que 30 femmes soient mortes sous les coups d’un conjoint ou d’un proche depuis le 1er janvier ? Elles étaient 18 l’an dernier à la même époque. Ces violences sont-elles irréductibles ? Comment expliquer que l’on ne parvienne pas à les combattre avec efficacité ?  Des femmes qui ont, de plus en plus souvent, le courage d’aller porter plainte, mais qui, parfois, s’entendent dire : « on n’est pas là pour régler des problèmes de couple ». Comment peut-on tolérer qu’une femme soit assassinée malgré les multiples mains courantes qu’elle a déposées ? Pourquoi faut-il attendre qu’adviennent les pires atrocités pour adopter des mesures de protection ? C’est au stade de la formation et de la prise en charge des victimes qu’il faut repenser l’action publique. Et sans doute faut-il envisager que, dans chaque commissariat ou bridage, des policiers ou gendarmes spécifiquement formés se consacrent à ces dossiers extrêmement sensibles.

J’ai la conviction profonde qu’il faut inverser la logique : la priorité doit aller à la victime. Il faut protéger et mettre à l’abri avant même de vouloir établir les responsabilités judiciaires. Il n’y a pas de présumée victime, il y a une victime qui s’en remet entièrement à la puissance publique. Il faut s’en tenir au principe de précaution qui vaut pour tant d’autres choses, alors pourquoi pas pour l’essentiel : la vie ?