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Brigitte KUSTER

L’affaire Benalla est un poison lent qui infecte le quinquennat d’Emmanuel Macron. Ce qui était à l’origine présenté comme une simple « dérive individuelle » s’est peu-à-peu transformé en une crise politique d’une extrême gravité. Et si l’on en est arrivé là, c’est moins par la faute du 1er intéressé lui-même – qui n’a pourtant pas ménagé sa peine ! – qu’en raison des erreurs répétées du président de la République et de son 1er cercle. Que resterait-il aujourd’hui de cette pitoyable affaire si Alexandre Benalla avait été licencié au soir du 1er mai ? Plus grand-chose, probablement.

Le pouvoir n’a tiré aucun enseignement de ses erreurs. Dernier exemple en date : les hiérarques de la macronie crient au scandale depuis que le Sénat a demandé à la justice de vérifier la sincérité des déclarations faites, sous serment, devant la commission spéciale, par 3 très proches collaborateurs d’Emmanuel Macron. Hier, dans un geste inédit, le Premier ministre a refusé de participer à la séance des questions au gouvernement devant le Sénat. En somme, Edouard Philippe n’accepte pas que le Parlement exerce librement ses prérogatives de contrôle de l’exécutif. Et le président de l’Assemblée – que ses fonctions n’embarrassent manifestement pas – lui emboîte le pas pour dénoncer un « procès politique ». Imagine-t-on un chancelier allemand ou un Premier-ministre britannique se comporter ainsi ; qui plus est dans le contexte social et sécuritaire que traverse le pays ? Ce serait immédiatement considéré comme un affront inqualifiable. Et c’est exactement ce que c’est ; en plus de trahir une formidable fébrilité du pouvoir !

Edouard Philippe et Richard Ferrand font une confusion : le Parlement, ce n’est pas une majorité qui enregistre docilement les décisions de l’exécutif, mais un pouvoir indépendant dont l’une des prérogatives essentielles est de contrôler l’action de l’exécutif. Non pas pour instruire des procès politiques – l’opinion n’a pas attendu le Sénat pour se faire son avis sur cette affaire –, mais pour veiller à l’équilibre des pouvoirs, et partant au respect de nos libertés.

« Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir », écrivait Montesquieu. 260 ans après, la formule reste plus que jamais d’actualité.

A l’heure où le préfet de police de Paris est limogé et où le gouvernement reconnaît les « dysfonctionnements » survenus lors de la manifestation des « gilets jaunes » sur les Champs-Elysées, Brigitte Kuster demande officiellement la création d’une commission d’enquête (en pièce jointe, le texte de sa proposition) qui permettra d’établir précisément les responsabilités de chacun, et de comprendre pourquoi notre modèle d’emploi des forces de l’ordre n’arrive pas à répondre au défi inédit que pose ce mouvement social composite, sans leaders identifiés et désormais largement investi par les black blocs.

La question est simple : après 4 mois de mobilisation marqués par les violences, et malgré les alertes répétées des services de renseignement qui annonçait un samedi noir, pourquoi le ministre de l’Intérieur n’a-t-il pas fait évoluer le dispositif sécuritaire pour empêcher que de telles exactions ne surviennent ?

La mise à pied du préfet de police n’y suffira pas, le mal est plus profond : c’est l’ensemble de la doctrine du maintien de l’ordre qu’il faut repenser !

« On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment », écrivait en connaisseur le cardinal de Retz. A l’heure où les brouillards du grand débat se dissipent, c’est peu-dire que « le risque déceptif », dixit le Premier ministre, qui accompagne la période d’arbitrages suscite l’angoisse au sommet de l’Etat. Comment contenter plus que l’on déçoit ? Et, surtout, comment éviter de raviver le foyer encore brûlant de la contestation ?

Un conseil s’impose : pour savoir où l’on va, il faut se rappeler d’où l’on part. Le port d’attache du grand débat, c’est la révolte fiscale des gilets jaunes. Donc, en parfaite bonne logique, sa destination finale ne peut être qu’une politique de baisse des impôts ; n’en déplaisent aux ministres et cadres LREM jamais à court d’idées folles pour taxer toujours plus… Tout autre choix, et notamment la création de nouvelles tranches d’impôt sur le revenu ou une hausse des droits de succession, comme on l’entend actuellement avec insistance, reviendrait à vouloir éteindre un incendie avec de l’huile !

Rappelons que la France est le pays le plus fiscalisé au monde. Et rien ne semble jamais apaiser l’appétit vorace de nos dirigeants : 1000 milliards de recettes fiscales en 2018 (record absolu !), soit 60 milliards de plus qu’en 2015 et 370 milliards de plus qu’il y a seulement 15 ans. C’est bien simple, pas un domaine de la fiscalité – sur les revenus, les sociétés, les plus-values, les successions, etc. – où la France ne figure dans le quarteron de tête des pays les plus imposés. Avec, en prime, une fiscalité hyper concentrée, où une minorité paie, et paie beaucoup, pour tous…

Baisser les impôts, à commencer par l’impôt sur le revenu et les donations, comme l’ont proposé cette semaine les Républicains, n’est donc pas une option, mais bien une nécessité absolue. Reste que cela rend d’autant plus urgent la lutte contre les déficits publics qui explosent dans une mesure qu’ignorait même François Hollande (+44 milliards d’euros en 2018/2019) ; c’est dire ! Car l’un ne va pas sans l’autre. En somme, faire l’inverse de ce que le gouvernement fait depuis 18 mois…

Là où la droite et la gauche sont des segments, le centre est un point. Un point sur lequel il est difficile de tenir à l’équilibre. Si difficile qu’il ne se passe pas une semaine depuis l’élection d’Emmanuel Macron sans que les observateurs ne tentent de raccrocher à telle ou telle famille de pensée historique les réformes présidentielles. Elles sont ou plutôt de droite, ou plutôt de gauche. Jamais les deux en même temps, et pour cause : a-t-on ja…mais vu un libéral prôner l’interventionnisme d’Etat ? Les vieilles catégories ont la peau dure, sans doute parce que l’opposition droite/gauche est consubstantielle à la démocratie ; ici comme partout ailleurs.

Si le pouvoir a d’abord affiché une coloration de centre-droit – plus décorative qu’opérationnelle, si l’on considère les hausses combinées de fiscalité et de dépenses publiques… –, il semble dorénavant envisager un « tournant social » sous la pression d’une majorité dont les caciques, à l’image d’Emmanuel Macron lui-même, viennent du PS. Par « social », il faut bien sûr entendre « hausses d’impôts ». Ce week-end à Chartres, la République en Marche ! a montré qu’en termes de fiscalité, l’imagination ne connaît décidément pas de limites. Y compris lorsqu’il s’agit d’apporter une réponse à une crise politique née d’un ras-le-bol… fiscal.

En vrac : nouvelle tranche d’impôt sur le revenu, élargissement de l’assiette de l’IFI, création d’une taxe sur les plus-values réalisées sur la vente d’une résidence principale, hausse des droits de succession, réforme de la réserve héréditaire… J’en passe et des meilleurs !

Dès lors, une question se pose : Emmanuel Macron saura-t-il se montrer un président de gauche plus convaincant que le président soi-disant de droite qu’il campe depuis 18 mois ? Il faut le craindre, malheureusement. C’est en tout cas la ferme intention de ses principaux soutiens.

A la faveur du mouvement mondial « #Meetoo », le tabou des violences faites aux femmes a été comme pulvérisé par un déluge de révélations. Et, comme souvent, l’ampleur du phénomène a provoqué des réactions politiques en cascade, à commencer par celles du président de la République qui a fait de la lutte contre ces violences une priorité de son quinquennat. Mais des mots aux actes, le fossé est toujours difficile à franchir. C’est ainsi que la France s’est dotée l’an dernier d’un nouvel arsenal législatif dont l’objet principal est de pénaliser « l’outrage sexiste » dans l’espace public. Effet médiatique garanti ! Mais limité en termes d’efficacité : 332 PV ont été dressés depuis le mois d’août… Le système judiciaire est déjà en peine d’authentifier une agression physique ou sexuelle (3/4 des plaintes sont classées sans suite), alors pour ce qui est de qualifier un outrage sexiste, on vous laisse imaginer…

Et comment accepter que 30 femmes soient mortes sous les coups d’un conjoint ou d’un proche depuis le 1er janvier ? Elles étaient 18 l’an dernier à la même époque. Ces violences sont-elles irréductibles ? Comment expliquer que l’on ne parvienne pas à les combattre avec efficacité ?  Des femmes qui ont, de plus en plus souvent, le courage d’aller porter plainte, mais qui, parfois, s’entendent dire : « on n’est pas là pour régler des problèmes de couple ». Comment peut-on tolérer qu’une femme soit assassinée malgré les multiples mains courantes qu’elle a déposées ? Pourquoi faut-il attendre qu’adviennent les pires atrocités pour adopter des mesures de protection ? C’est au stade de la formation et de la prise en charge des victimes qu’il faut repenser l’action publique. Et sans doute faut-il envisager que, dans chaque commissariat ou bridage, des policiers ou gendarmes spécifiquement formés se consacrent à ces dossiers extrêmement sensibles.

J’ai la conviction profonde qu’il faut inverser la logique : la priorité doit aller à la victime. Il faut protéger et mettre à l’abri avant même de vouloir établir les responsabilités judiciaires. Il n’y a pas de présumée victime, il y a une victime qui s’en remet entièrement à la puissance publique. Il faut s’en tenir au principe de précaution qui vaut pour tant d’autres choses, alors pourquoi pas pour l’essentiel : la vie ?

« En démocratie, la haine ne devrait pas avoir sa place. La haine n’est légitime qu’à l’encontre de l’occupant ou du tyran », ainsi s’exprimait Alain Finkielkraut sur un plateau de télévision, il y a peu.

La leçon du philosophe n’est pas entendue. Partout, la haine se propage. Partout, c’est la lutte de tous contre tous, des pauvres contre les riches, de l’élite contre le peuple, des villes contre la campagne. La Nation ne fait plus société. Et lorsque la conscience collective se délite, le pire refait surface sous les traits hideux du racisme et de l’antisémitisme.

+74% d’actes antisémites en 2018. Sidérant ! Mais qu’est-ce qui se cache derrière la brutalité de ce chiffre ? Existe-t-il en France, comme certains le croient, un antisémitisme latent qui se réveille à la faveur des troubles que vit notre époque ? Cet antisémitisme en vogue dans les années 30 que certains voient renaître de nos jours. Je n’y crois pas. L’antisémitisme d’aujourd’hui procède de vraies idéologies et concernent des groupes sociaux minoritaires mais déterminés. L’idéologie des ultras de droite et de gauche qui, sous des formes et avec des mots différents, entretient la haine des juifs. Et celle, dont le nom est trop souvent tu dans le débat public, et qui, pourtant, ne se prive pas d’agir à visage découvert : l’islamisme. Cet antisémitisme-là ne se contente pas de tags obscènes, il tue : Mireille Knoll, Sarah Halimi et tant d’autres, il chasse des familles de quartiers où elles vivaient depuis des générations, il interdit l’enseignement de la Shoah à l’école…

Défiler dans la rue en soutien aux juifs de France est une bonne chose. Mais « voir ce que l’on voit », comme aurait dit Charles Péguy, autrement dit dénoncer l’idéologie islamiste comme facteur de propagation de l’antisémitisme en France est œuvre plus urgente et nécessaire. Sans quoi il serait illusoire d’espérer guérir les cœurs empoisonnés…

Il y a des silences particulièrement éloquents. Celui des députés de la majorité écoutant le discours du président de la Cour des Comptes l’était pour le moins. Il faut dire que c’est à un réquisitoire implacable que s’est livré Didier Migaud contre la dérive financière du gouvernement. En cause : les mesures de pouvoir d’achat accordées aux gilets jaunes (+11 milliards entièrement financés par de l’argent public), mais pas seulement. La stratégie gouvernementale est globalement remise en cause : trop de dépenses publiques et pas assez de mesures dopant l’économie.

Résultats : notre dette publique, à la différence des autres pays européens, continuera de progresser en 2019, et dans une mesure sans équivalent depuis le début du quinquennat. La croissance, quant à elle, tourne au ralenti (1,25% pour les plus optimistes en 2019) sur fond de conjoncture internationale dégradée. Chacun peut s’en rendre compte : notre pays n’est pas sorti de la spirale du « toujours plus » où elle s’enfonce depuis 3 décennies. Toujours plus de dépenses publiques, toujours plus d’impôts et de charges, toujours plus de chômage de masse…

On l’a souvent écrit ici, la stratégie économique du gouvernement est un échec. D’entrée, Emmanuel Macron a mis la charrue avant les bœufs. Les lois Pénicaud sur le code du travail, pour utiles qu’elles soient, n’étaient pas la priorité. La priorité, c’était de baisser les coûts du travail et de production, et donc de réduire drastiquement les charges de nos entreprises qui partent sur les marchés les pieds lestés de plomb. De ce côté-ci, rien ou si peu.

Au-lieu de quoi, Emmanuel Macron a privilégié une politique de transferts de charges – actifs vers retraités, détenteurs d’un patrimoine mobilier vers les propriétaires, etc. –, dont il paie aujourd’hui les conséquences politiques, et qui n’a produit ni ruissellement des richesses, ni regain d’investissement dans l’économie. Et pour cause : même répartie différemment, la masse des prélèvements obligatoires collectés n’a jamais été aussi forte (+1000 milliards).

Contribuables, entreprises, tous crèvent de ce fardeau fiscal dont la France ne pourra se sortir qu’au prix de réformes drastiques, à commencer par celle de l’Etat. Avec 5,6 millions de fonctionnaires – 1 million de plus qu’en Allemagne, plus peuplée de 16 millions d’habitants que la France –, notre pays est non seulement suradministré mais mal administré, puisque les services publics prioritaires (hôpitaux, justice, police, etc.) sont au bord de l’implosion. Mais de ce côté-là non plus, le gouvernement n’esquisse pas le début d’une solution…

« Ma question s’adresse au ministre de l’Intérieur :Monsieur le ministre,

…La maire de Paris s’est dite favorable à la création d’une police municipale. Mais sans une vraie réforme du statut de Paris, cette nouvelle force restera une coquille vide : pas de contrôle d’identité, pas d’accès aux fichiers de police ; pas de PV contre la consommation de stupéfiants ; pas de PV contre la conduite sans permis ; pas grand-chose en réalité…
Et si l’on ajoute qu’Anne Hidalgo refuse d’armer ses agents, on voit mal qu’elle sera sa plus-value au regard du dispositif déjà existant.

Une police en apparence, mais une police sans autorité ni prérogatives. Ce n’est pas ce qu’attendent les Parisiens confrontés à la dégradation de leur sécurité. Dégradation qui s’explique par le recentrage de la police nationale sur ses missions régaliennes, au détriment de la police du quotidien. Quoi de plus normal dans un contexte marqué par la colère sociale et le risque terroriste.

La création d’une police municipale n’en est donc que plus indispensable. A condition qu’elle soit réellement efficace, ce qui implique que la Ville de Paris récupère, ce que j’ai d’ailleurs proposé à travers une proposition de loi, la totalité des pouvoirs de police administrative générale, et que les policiers municipaux soient armés. Ce n’est pas le projet de la maire de Paris.

Anne Hidalgo assure qu’elle a obtenu des garanties de votre part, je la cite : « Christophe Castaner m’a assuré qu’il m’accompagnerait dans cette démarche et je l’en remercie ». Est-ce à dire, Monsieur le ministre, que vous approuvez ce projet d’une police municipale désarmée et juridiquement inabouti, et que vous êtes complice du coup de com de la maire de Paris ? Ou bien, Monsieur le ministre, allez-vous agir pour que les Parisiens aient – enfin – une VRAIE police municipale à leur service ?

130 hommes et femmes partis rejoindre les rangs de Daesh devraient être rapatriés en France. Ainsi en aurait décidé le gouvernement. Mais au nom de quoi ?

La morale condamne et le droit sanctionne ceux qui se rendent coupables d’intelligence avec un ennemi qui nous a désignés – et nous désigne encore – comme sa cible prioritaire. Un ennemi qui nous a frappés de la façon la plus cruelle et la plus lâche qui soit, comme encore récemment à Strasbourg.

Ces individus ont fait un choix : porter depuis l’étranger les armes contre la France. Qu’ils en assument les conséquences jusqu’au bout, et qu’importe si les pays où ils sont détenus (pays qu’ils ont contribué à déstabiliser et à détruire) n’offrent pas les mêmes garanties d’équité judiciaire qu’ici ! En quoi serions-nous tenus par un quelconque pacte moral vis-à-vis de ces terroristes ?

Que, selon le ministre de l’Intérieur, « l’essentiel » de ces individus soient placés en détention à leur arrivée en France ne constitue pas non plus une garantie convaincante. Ils ne feront que garnir les effectifs déjà fournis des détenus radicalisés ou en voie de l’être dans nos prisons surpeuplées – et l’on voit d’ici quel accueil triomphal ils recevront de la part de leurs coreligionnaires… Et puis la prison à vie n’existe pas en France, au contraire du fanatisme meurtrier qui, l’échec des programmes publics de déradicalisation l’a montré, est presque toujours imprescriptible.

Entre deux risques à courir : la mise en danger des Français et le non-respect, en Irak ou en Syrie, du droit de chacun à un procès équitable, courrons le second ! Et finissons-en une bonne fois avec cette naïveté maladive qui nous a tant coûté…

On ne peut pas se tromper indéfiniment. Il arrive toujours un moment où il faut bien reconnaître ses erreurs. Et l’erreur en l’occurrence, c’est d’avoir refusé de voir l’évidence : dans un contexte sécuritaire en constante dégradation, Paris a plus que jamais besoin d’une police municipale.

On regrettera qu’à seulement un an de la fin de son mandat, Anne Hidalgo – dont le revirement fleure bon l’opportunisme politique –  finisse par se rallier à une position que la droite défend sans relâche depuis des années (comme le prouve, encore récemment, le dépôt de la proposition de loi que j’ai rédigée sur le sujet, en lien ICI). « Mieux vaut tard que jamais », diront les plus optimistes.

Il n’empêche, le temps presse et si la maire de Paris considère qu’elle peut créer une police municipale ex nihilo, nombre de spécialistes ne sont pas de son avis. Il est même probable qu’un vote du Parlement soit nécessaire pour transférer à la mairie de Paris des compétences dévolues jusqu’alors au préfet de police. Et un vote est sans doute indispensable si l’on veut, et c’est souhaitable, qu’à l’avenir les policiers municipaux soient équipés d’armes à feu, et non uniquement de tonfas et matraques, comme le prévoit Anne Hidalgo.

En clair, il y a loin entre la déclaration, qui a tout du coup de com !, et son entrée en vigueur…