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Brigitte KUSTER

Que ce soit à Orly, Rungis, Marseille, Lyon ou Bordeaux, autant de ménages et entreprises qui ont fait l’expérience d’être privés d’électricité suite à des actions syndicales. Je n’oublie pas non plus le cas plus grave encore de cette clinique à Amiens qui avait été victime au lendemain de Noël d’un acte malveillant, avec les risques que cela comportait pour les patients.

Il y a quelques jours, ce sont 35 000 val-de-marnais qui se sont réveillés sans courant. Ces coupures d’électricité, très contraignantes, sont le résultat d’actions sauvages d’un syndicat qui les revendique fièrement, en dépit parfois de leur illégalité.

Cette situation, la CGT peut la décrire autant qu’elle veut comme une forme de lutte sociale, elle n’en reste pas moins contraire à la loi. Et il faut se féliciter qu’Enedis et RTE, les gestionnaires du réseau électrique, déposent systématiquement plainte. Mais on attend du gouvernement des actes forts pour faire respecter la loi et la liberté de travailler.

Ce qui est aussi insupportable, c’est d’entendre des députés de l’extrême-gauche encourager ces délits et soutenir leurs auteurs, petite minorité de grévistes qui parviennent par leur radicalité à nuire au plus grand nombre. Ainsi, ceux qui sont censés écrire la loi s’en affranchissent et invitent à les enfreindre. Ils font fi de l’intérêt général et sacrifient la démocratie au populisme.

Je condamne cette irresponsabilité qui incite des salariés à commettre des délits, à couper l’électricité, s’introduire dans une entreprise, bloquer l’approvisionnement en carburant. Finalement, ce dont tout cela se rapproche le plus, c’est bien d’une forme de sabotage.

Le droit de faire grève ne peut en aucun cas s’apparenter à un droit de détruire ou de blocage. Il est grand temps que les syndicats les plus virulents et leurs soutiens politiques reviennent à la raison et se rappellent que si nul n’est censé ignorer la loi, bien davantage encore, nul n’est au-dessus de celle-ci.

Jusqu’ici, En Marche avait choisi d’adopter en vue des municipales la stratégie du coucou. En s’inspirant de cet oiseau bien connu pour installer ses petits dans le nid d’autres espèces qu’il parasite, le parti de la majorité cherchait à investir des candidats Les Républicains sortants pour les municipales. Cela laissait espérer à Emmanuel Macron un succès de façade en s’appropriant le succès électoral d’autres.

De guerre las, et surement conscient que cela ne suffirait pas à masquer la très faible implantation locale de son parti, il a choisi de changer de stratégie. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le dicton « aux grands maux, les grands moyens » a rarement sonné aussi juste.

Ainsi, lorsque Emmanuel Macron et Christophe Castaner ordonnent aux préfets de rehausser à 9000 au lieu de 1000 habitants le seuil à partir duquel on ne recense plus l’étiquette politique des maires, la conséquence est que 96% d’entre eux ne seront plus pris en compte dans l’étude des résultats des élections municipales.

Très concrètement, 54% de nos concitoyens, essentiellement des territoires ruraux, vont être exclus de l’analyse politique au soir du deuxième tour des municipales.

C’est un formidable et non moins inquiétant coup d’effaceur qui a été passé et cela n’est pas conforme aux valeurs démocratiques.

Un bidouillage d’une telle ampleur est nouveau et relève d’une véritable atteinte à la démocratie. Cette circulaire est surtout le signe de la panique qui commence à se répandre au sommet de l’Etat face à des élections municipales qui pourraient traduire l’échec à transposer localement des succès électoraux nationaux.

Ce qui est en train de se passer est une honte et ne grandit pas le gouvernement, puisqu’il va ainsi gommer de la carte politique les plus petites communes, généralement situées dans des territoires ruraux. Au final, le paradoxe est que ces élections locales risquent fort d’aggraver encore la fracture territoriale dans notre pays à cause de petits arrangements au sommet de l’Etat…

Le gouvernement porte une lourde part de responsabilité en laissant s’enliser le conflit social et s’installer la pagaille. 20 millions d’euros pour la SNCF* et 3 millions d’euros pour la RATP*… Voilà le coût quotidien de la grève qui dure depuis 37 jours.

A cela il faut évidemment ajouter le coût du remboursement du Navigo du mois de décembre – c’était un minimum de la part de la RATP –, mais aussi la perte de chiffre d’affaires des commerçants. Au total, les pertes cumulées pour la SNCF et la RATP s’approchent du milliard d’euros. Une bagatelle…

De même, 80% des TPE/PME ont été impactées par la grève, avec des conséquences importantes, puisqu’elles estiment en moyenne à 50% les pertes de chiffre d’affaires.

Et c’est précisément dans ce contexte très tendu que le gouvernement a décidé de s’accorder deux semaines de vacances alors que les Français ont continué à rencontrer les plus grandes difficultés pour aller travailler, partir en vacances ou retrouver leur famille pour les fêtes.

Il aurait été préférable – c’est un euphémisme – que l’Etat assume pleinement ses responsabilités afin d’accélérer la sortie de crise ! Encore du temps perdu, tandis que le gouvernement continue d’annoncer inlassablement des réunions qui auraient pourtant déjà dû être menées pendant les deux ans qu’ont duré les concertations sur la réforme des retraites.

Tout cela se terminera vraisemblablement par le report de la question du financement du système de retraites à la fin de l’été ! La conférence de financement proposée par la CFDT qui semble séduire le Premier ministre, conduit le gouvernement à proposer une réforme sans en connaître au préalable le coût ! Par ailleurs, qu’en sera-t-il la semaine prochaine de l’âge pivot, mesure pourtant essentielle ? Et la valeur du point deviendra-t-elle la variable d’ajustement d’une réforme de plus en plus brinquebalante ?

Plus que jamais, l’adage « le temps, c’est de l’argent » est de circonstance.

Les Républicains ont fait des propositions, avec le report à 64 ans de l’âge de départ à la retraite et la création d’un régime universel de pénibilité dans lequel 5 années cotisées à un poste pénible permettront de partir 1 an plus tôt à la retraite. Ce système simplifié permettrait à plus d’un million de Français, soit plus d’un salarié sur vingt, de partir jusqu’à 4 ans avant l’âge légal.

A chacun maintenant de prendre ses responsabilités pour faire aboutir la réforme des retraites.

*Chiffre communiqué par l’entreprise

La fin d’année est généralement l’occasion pour beaucoup de tirer un bilan des mois précédents, avant de s’engager à prendre de bonnes résolutions.

D’autant plus que 2019 s’achève comme elle a débuté, à savoir dans la contestation. En effet, après le mouvement des Gilets Jaunes, la colère sociale s’est déplacée sur le terrain de la réforme des retraites, avec la paralysie de nombreux services publics que nous connaissons depuis maintenant deux semaines.

Les réjouissances de fin d’année auront donc une saveur particulière, alors même que rejoindre sa famille pour réveillonner s’avèrera pour beaucoup relever du parcours du combattant, entre les grèves corporatistes dans les transports et les embouteillages qui en découleront…

Ainsi, après une année entière d’agitations, les Français sont à bout de souffle, et la crise s’est installée durablement, aggravant la fracture territoriale et sociale dans notre pays.

En 2020, il appartiendra au gouvernement de revoir ses méthodes pour entendre et considérer davantage l’opposition ce qui permettrait un meilleur équilibre démocratique. Si nous avons voté 40% des textes soumis par la majorité présidentielle, en revanche 2% seulement de nos amendements ont été adoptés.

Pour ma part, je continuerai, au cours de l’année à venir, à être à votre écoute, disponible et attentive à vos suggestions et propositions pour vous représenter au mieux à l’Assemblée nationale.

J’aurai plaisir à continuer à vous rendre compte à nouveau de mon action au Parlement dès le mois de janvier, au travers de mes publications, mais également avec mon journal de circonscription qui vous parviendra dans les jours à venir.

D’ici là, je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année et de partager des moments chaleureux en famille, avec vos amis mais également avec tous ceux qui vous sont chers.

Pivot, n. m. : Soutien essentiel, ce sur quoi tout repose ; axe, clef de voûte autour de quoi tout s’organise.

Et c’est justement sur l’âge pivot que toute la réforme semble à présent reposer. Qu’importe s’il y a encore quelques semaines Emmanuel Macron évacuait cette solution…

Au lieu de décaler à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite comme le proposent Les Républicains, le gouvernement a préféré ne pas y toucher, quitte à embrouiller encore son message. Comment en effet dire aux Français que l’âge de départ reste 62 ans, mais que ceux qui partiraient à cet âge, soit deux ans avant l’âge pivot de 64 ans, se verraient infliger un malus de 10% sur leur pension ?

Cette solution est très injuste parce qu’elle signifie pour de nombreux futurs retraités une baisse de leur pension, ce à quoi on ne peut que se refuser.

Le problème du « en même temps », c’est qu’il donne l’impression que l’on reste au milieu du gué, sans aller au bout des réformes.

Si nous sommes évidemment du côté d’une réforme nécessaire et qui reprend certaines de nos propositions (aucune pension inférieure à 1000€ pour les carrières complètes), il aurait pourtant été plus lisible, et plus juste de reporter progressivement aussi l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, à raison d’un trimestre tous les ans, comme nous le proposons aux Français. Ils savent bien que puisque nous vivons plus longtemps, il faut aussi en tirer les conclusions sur le marché du travail, avec une prise en compte individualisée de la pénibilité.

A moins bien sûr que l’annonce du Premier ministre concernant l’âge pivot ne soit faite que pour être retirée plus tard afin de calmer la gronde sociale et donner l’impression d’un gouvernement ouvert à la négociation avec les partenaires sociaux, pas trop « droit dans ses bottes ».

A voir les déclarations de certains ministres, au premier rang desquels Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, pour qui « le gouvernement ne fait pas d’économies sur la retraite des Français », on peut légitimement se poser la question. Si tel devait être le cas, alors espérons un aboutissement rapide des discussions pour qu’enfin cesse un mouvement social né du flou du gouvernement et qui a déjà entraîné une perte de chiffre d’affaires pour 50% des TPE-PME.

Incontestablement, la mobilisation annoncée a bien eu lieu. Et qu’importe si c’est davantage la France des régimes spéciaux qui a défilé hier, cette dernière a contraint le gouvernement à adopter une position défensive.
En effet, déjà avant la grande grève et les manifestations d’hier, au sein du gouvernement, on battait déjà en retraite. Christophe Castaner promettait que les policiers ne seraient pas concernés, tandis que Jean-Michel Blanquer annonçait des primes aux enseignants. C’est donc la fonction publique qui sort gagnante de ce premier round. Mais au-delà de celle-ci, reste les nombreuses interrogations et le flou autour de la retraite des mères de famille, de la fixation de la valeur du point ou de l’âge de départ à la retraite

Après 18 mois de consultation, le vrai risque pris par le gouvernement est donc d’étirer dans la durée une réforme des retraites pourtant essentielle. C’est justement dans ce contexte que les syndicats sont invités dès lundi par le gouvernement à négocier, avant l’annonce par Edouard Philippe de l’architecture de la réforme en milieu de semaine prochaine.

On peut ainsi légitimement s’interroger sur le calendrier si long, et un gouvernement qui semble jouer la montre, en espérant visiblement que le soutien des Français à la grève s’affaiblisse. Pour l’instant, c’est plutôt l’inverse qui se produit. Il n’est d’ailleurs plus à exclure que ce soit finalement le soutien à la réforme qui s’étiole davantage. Alors, que de temps perdu et quel gâchis…
Cette stratégie fait ainsi planer le risque de voir se rééditer la reculade de 1995 à laquelle avait été contraint le gouvernement face à une France paralysée. Nul doute que c’est bien là l’objectif des syndicats qui iront à la table des négociations forts des 806 000 manifestants qui ont défilé hier.

Au fond, avec cette réforme, Emmanuel Macron joue une partie de son quinquennat. Lui qui avait fait de l’autorité son mantra paraît aujourd’hui bien en peine de s’imposer face à une rue qui semble comme le tétaniser. S’il ne parvient pas à en sortir par le haut, on peut dont légitimement s’inquiéter d’un enlisement de son action pour le reste du mandat, avec un capital politique alors réduit à néant et une incapacité à conduire les réformes dont la France a pourtant tant besoin.

Régime universel par points, âge pivot, fin des régimes spéciaux… Beaucoup a été annoncé avant d’être le plus souvent démenti quelques jours plus tard face au mécontentement des uns et des autres. Cette méthode qui s’apparente à celle des ballons d’essai, lâchés pour tester telle ou telle idée, met en danger l’une des réformes phares du quinquennat.

Bien qu’elle soit des plus nécessaires tant les déficits de nos caisses de retraites se creusent et que leur viabilité à long terme est compromise si rien n’est fait, depuis presque deux ans, le gouvernement ne parvient pas à arbitrer ses choix et se retrouve dans l’incapacité de présenter aux Français le calendrier et les modalités précises de sa réforme.

Si certaines iniquités méritent à juste titre d’être remises en question, le flou entretenu à la veille de la grande grève nationale du 5 décembre renforce les méfiances et l’anxiété des Français et ne contribue pas à les rassurer.

La tendance du gouvernement et du président de la République à annoncer des points de la réforme, avant de rétropédaler ensuite face à la grogne suscitée par leurs déclarations ne laisse rien augurer de bon. Cela a d’ailleurs douché nombre de Français qui aujourd’hui regardent avec inquiétudes leur avenir et la perspective de leur retraite, sans savoir ni quand, ni dans quelles conditions ils pourront la prendre…

C’est d’autant plus paradoxal qu’initialement au Parlement et dans l’opinion, nombreux étaient ceux prêts à soutenir l’exécutif sur l’essentiel – moi comprise – à savoir l’alignement des conditions de calcul entre le public et le privé et donc la fin des régimes spéciaux. Ces derniers sont vécus comme des privilèges d’un autre temps que rien ne justifie plus, quoi qu’en disent certains…

Pour éviter un mouvement social durable, pour lequel nombre de Français perçoivent déjà la possible paralysie du pays avant même le début de la grève, la solution est de leur dire clairement ce qui les attend. Pour Les Républicains, il est impératif de préserver le pouvoir d’achat des retraités, en refusant toute baisse des pensions et d’aligner l’âge légal de départ à la retraite sur la hausse constatée de l’espérance de vie.

Espérons que le gouvernement a compris qu’il n’a plus le droit à l’erreur et qu’une clarification nécessaire est attendue. Sans cela, la valse-hésitation à laquelle s’est livré l’exécutif risque de mettre par terre toute la réforme, ce que nous ne pouvons nous permettre.

 

Le Congrès des maires de France s’est tenu dans un contexte particulier.

En cette fin de mandat municipal, rappelons que les conditions d’exercice du mandat de maire se sont beaucoup compliquées. Depuis 6 ans, l’Etat leur a demandé toujours plus d’efforts, baissant de 20Mrd€ leurs dotations et les privant de ressources fiscales pour mener leurs politiques locales.

S’ajoute à cela une pression grandissante des administrés et une explosion des actes de violence à leur encontre.

Si Jacques Chirac disait du mandat de maire que « c’est l’une des rares fonctions où l’on a véritablement la perception des vrais problèmes humains », je constate que la recentralisation depuis 2017 a non seulement affaibli le lien des élus locaux avec les Français mais également conduit à une perte d’efficacité.

Ce sentiment est d’autant plus fort dans les petites communes, mais même à Paris en tant qu’ancien maire d’arrondissement, je peux témoigner que rien ne remplace la connaissance du terrain.

En effet, les maires sont un des piliers sur lequel repose la République et les premiers acteurs du pacte social. Et le fait qu’un maire sur trois envisage de ne pas se représenter doit nous interroger, voire même nous inquiéter.

Je salue ainsi la proposition de François Baroin de donner plus de libertés locales aux maires pour répondre à la crise sociale et politique dans notre pays. Nos concitoyens l’attendent. Nous avons besoin d’un acte III de la décentralisation pour rapprocher la prise de décision de nos concitoyens et être au plus près de leurs revendications sur les services publics.

La loi qui sera présentée au début de l’année prochaine est donc l’occasion d’aller dans ce sens. Sinon, ce sera encore une occasion manquée de réconcilier les Français avec la politique.

Nous célébrions mercredi le quatrième anniversaire des attentats du 13 novembre 2015. C’était l’occasion bien sûr de nous souvenir des 130 victimes de la barbarie, mais aussi de ne pas oublier les 413 blessés, qui restent marqués dans leur chair par le terrorisme islamiste.

Cette guerre, nous l’avons compris, est loin d’être gagnée. La décision du gouvernement turc de renvoyer dans leur pays les djihadistes dont 11 Français résonne donc évidemment comme un moyen de pression vis-à-vis de l’Europe.

D’autant plus que 1 500 djihadistes sont encore détenus en Turquie. La question de leur devenir se pose de façon plus pressante. Nous ne sommes pas dupes des intentions d’Erdogan et la France ne peut pas rester attentiste. Elle se doit d’ouvrir de nouvelles négociations pour que les terroristes islamistes français soient jugés là où ils ont commis leurs crimes.

Face à l’islamisme radical, si la main de la République tremble, ses adversaires en profiteront pour affaiblir le pacte républicain. Nous n’en avons pas fini avec le terrorisme et, dans ce contexte, la marche contre l’islamophobie dans laquelle se sont mêlés des élus de gauche et des défenseurs d’un islam politique résonne comme une poussée de la radicalité. D’autant plus que « Allah akbar » a résonné dans la manifestation et que des parallèles honteux et inacceptables y ont été faits…

Pour combattre « l’hydre islamiste » qu’évoquait Emmanuel Macron, toute la France doit faire bloc, et dans cette perspective la manifestation de dimanche dernier n’augure pas de cette union nationale.

La prochaine étape concerne la question des listes communautaristes aux élections municipales et notre volonté est de les interdire pour contrer toute forme de sécession avec la République.

Le Premier ministre a présenté mercredi la vingtaine de mesures en matière d’immigration, pour « reprendre le contrôle de notre politique migratoire ». 

Le gouvernement semble enfin prendre conscience de l’attente légitime des Français à pouvoir réguler l’immigration. Il faut s’en réjouir. 

Des contradictions émergent pourtant dans l’attitude des membres du gouvernement. D’un côté, le discours d’Edouard Philippe à l’Assemblée nationale laisse comprendre que l’immigration sera mieux contrôlée, tandis que Christophe Castaner a reconnu hier que les quotas entraîneraient une augmentation dans le cadre de l’immigration économique. 

Pour les entreprises, celle ci est évidemment utile puisque l’offre de main d’œuvre ne coïncide pas toujours avec la demande de travail mais elle doit être régulée. C’est pourquoi Les Républicains proposent qu’après évaluation nous ayons annuellement un débat au Parlement pour en fixer le cadre.

Toutefois, si je suis très attachée à ce que la France accueille et protège les réfugiés politiques lorsqu’ils risquent leur vie dans leur pays en raison de leurs opinions, ou de leur engagement, il ne faut pas être dupe des fausses bonnes nouvelles. Sur bien des points, le projet gouvernemental ne va pas au fond des sujets. C’est le cas de la régularisation des clandestins, sur les délais de traitements des demandes d’asile ou sur les trop faibles expulsions des déboutés.  

Notre pacte républicain vit aussi parce que nous devons être très clairs : lorsqu’une personne entre illégalement en France et viole donc notre loi, elle ne doit pas bénéficier d’une régularisation et systématiquement de l’AME (aide médicale d’Etat) dont nous réclamons depuis des années qu’elle se limite aux soins d’urgence et aux soins vitaux. Rappelons qu’en 2018, c’est plus de 300 000 personnes qui en ont été bénéficiaires pour un montant de 848 millions d’euros ! 

Le débat qui s’annonce sur l’immigration doit être abordé à l’aune d’une réalité que le Gouvernement ne peut plus nier il lui faut donc lutter prioritairement contre l’immigration clandestine et le dévoiement du droit d’asile .

A lui de prendre enfin  toutes ses responsabilités et d’agir sauf à laisser s’amplifier une situation explosive à bien des égards.