Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

Le gouvernement porte une lourde part de responsabilité en laissant s’enliser le conflit social et s’installer la pagaille. 20 millions d’euros pour la SNCF* et 3 millions d’euros pour la RATP*… Voilà le coût quotidien de la grève qui dure depuis 37 jours.

A cela il faut évidemment ajouter le coût du remboursement du Navigo du mois de décembre – c’était un minimum de la part de la RATP –, mais aussi la perte de chiffre d’affaires des commerçants. Au total, les pertes cumulées pour la SNCF et la RATP s’approchent du milliard d’euros. Une bagatelle…

De même, 80% des TPE/PME ont été impactées par la grève, avec des conséquences importantes, puisqu’elles estiment en moyenne à 50% les pertes de chiffre d’affaires.

Et c’est précisément dans ce contexte très tendu que le gouvernement a décidé de s’accorder deux semaines de vacances alors que les Français ont continué à rencontrer les plus grandes difficultés pour aller travailler, partir en vacances ou retrouver leur famille pour les fêtes.

Il aurait été préférable – c’est un euphémisme – que l’Etat assume pleinement ses responsabilités afin d’accélérer la sortie de crise ! Encore du temps perdu, tandis que le gouvernement continue d’annoncer inlassablement des réunions qui auraient pourtant déjà dû être menées pendant les deux ans qu’ont duré les concertations sur la réforme des retraites.

Tout cela se terminera vraisemblablement par le report de la question du financement du système de retraites à la fin de l’été ! La conférence de financement proposée par la CFDT qui semble séduire le Premier ministre, conduit le gouvernement à proposer une réforme sans en connaître au préalable le coût ! Par ailleurs, qu’en sera-t-il la semaine prochaine de l’âge pivot, mesure pourtant essentielle ? Et la valeur du point deviendra-t-elle la variable d’ajustement d’une réforme de plus en plus brinquebalante ?

Plus que jamais, l’adage « le temps, c’est de l’argent » est de circonstance.

Les Républicains ont fait des propositions, avec le report à 64 ans de l’âge de départ à la retraite et la création d’un régime universel de pénibilité dans lequel 5 années cotisées à un poste pénible permettront de partir 1 an plus tôt à la retraite. Ce système simplifié permettrait à plus d’un million de Français, soit plus d’un salarié sur vingt, de partir jusqu’à 4 ans avant l’âge légal.

A chacun maintenant de prendre ses responsabilités pour faire aboutir la réforme des retraites.

*Chiffre communiqué par l’entreprise

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *