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Pivot, n. m. : Soutien essentiel, ce sur quoi tout repose ; axe, clef de voûte autour de quoi tout s’organise.

Et c’est justement sur l’âge pivot que toute la réforme semble à présent reposer. Qu’importe s’il y a encore quelques semaines Emmanuel Macron évacuait cette solution…

Au lieu de décaler à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite comme le proposent Les Républicains, le gouvernement a préféré ne pas y toucher, quitte à embrouiller encore son message. Comment en effet dire aux Français que l’âge de départ reste 62 ans, mais que ceux qui partiraient à cet âge, soit deux ans avant l’âge pivot de 64 ans, se verraient infliger un malus de 10% sur leur pension ?

Cette solution est très injuste parce qu’elle signifie pour de nombreux futurs retraités une baisse de leur pension, ce à quoi on ne peut que se refuser.

Le problème du « en même temps », c’est qu’il donne l’impression que l’on reste au milieu du gué, sans aller au bout des réformes.

Si nous sommes évidemment du côté d’une réforme nécessaire et qui reprend certaines de nos propositions (aucune pension inférieure à 1000€ pour les carrières complètes), il aurait pourtant été plus lisible, et plus juste de reporter progressivement aussi l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, à raison d’un trimestre tous les ans, comme nous le proposons aux Français. Ils savent bien que puisque nous vivons plus longtemps, il faut aussi en tirer les conclusions sur le marché du travail, avec une prise en compte individualisée de la pénibilité.

A moins bien sûr que l’annonce du Premier ministre concernant l’âge pivot ne soit faite que pour être retirée plus tard afin de calmer la gronde sociale et donner l’impression d’un gouvernement ouvert à la négociation avec les partenaires sociaux, pas trop « droit dans ses bottes ».

A voir les déclarations de certains ministres, au premier rang desquels Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, pour qui « le gouvernement ne fait pas d’économies sur la retraite des Français », on peut légitimement se poser la question. Si tel devait être le cas, alors espérons un aboutissement rapide des discussions pour qu’enfin cesse un mouvement social né du flou du gouvernement et qui a déjà entraîné une perte de chiffre d’affaires pour 50% des TPE-PME.

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