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Régime universel par points, âge pivot, fin des régimes spéciaux… Beaucoup a été annoncé avant d’être le plus souvent démenti quelques jours plus tard face au mécontentement des uns et des autres. Cette méthode qui s’apparente à celle des ballons d’essai, lâchés pour tester telle ou telle idée, met en danger l’une des réformes phares du quinquennat.

Bien qu’elle soit des plus nécessaires tant les déficits de nos caisses de retraites se creusent et que leur viabilité à long terme est compromise si rien n’est fait, depuis presque deux ans, le gouvernement ne parvient pas à arbitrer ses choix et se retrouve dans l’incapacité de présenter aux Français le calendrier et les modalités précises de sa réforme.

Si certaines iniquités méritent à juste titre d’être remises en question, le flou entretenu à la veille de la grande grève nationale du 5 décembre renforce les méfiances et l’anxiété des Français et ne contribue pas à les rassurer.

La tendance du gouvernement et du président de la République à annoncer des points de la réforme, avant de rétropédaler ensuite face à la grogne suscitée par leurs déclarations ne laisse rien augurer de bon. Cela a d’ailleurs douché nombre de Français qui aujourd’hui regardent avec inquiétudes leur avenir et la perspective de leur retraite, sans savoir ni quand, ni dans quelles conditions ils pourront la prendre…

C’est d’autant plus paradoxal qu’initialement au Parlement et dans l’opinion, nombreux étaient ceux prêts à soutenir l’exécutif sur l’essentiel – moi comprise – à savoir l’alignement des conditions de calcul entre le public et le privé et donc la fin des régimes spéciaux. Ces derniers sont vécus comme des privilèges d’un autre temps que rien ne justifie plus, quoi qu’en disent certains…

Pour éviter un mouvement social durable, pour lequel nombre de Français perçoivent déjà la possible paralysie du pays avant même le début de la grève, la solution est de leur dire clairement ce qui les attend. Pour Les Républicains, il est impératif de préserver le pouvoir d’achat des retraités, en refusant toute baisse des pensions et d’aligner l’âge légal de départ à la retraite sur la hausse constatée de l’espérance de vie.

Espérons que le gouvernement a compris qu’il n’a plus le droit à l’erreur et qu’une clarification nécessaire est attendue. Sans cela, la valse-hésitation à laquelle s’est livré l’exécutif risque de mettre par terre toute la réforme, ce que nous ne pouvons nous permettre.

 

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