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Le Congrès des maires de France s’est tenu dans un contexte particulier.

En cette fin de mandat municipal, rappelons que les conditions d’exercice du mandat de maire se sont beaucoup compliquées. Depuis 6 ans, l’Etat leur a demandé toujours plus d’efforts, baissant de 20Mrd€ leurs dotations et les privant de ressources fiscales pour mener leurs politiques locales.

S’ajoute à cela une pression grandissante des administrés et une explosion des actes de violence à leur encontre.

Si Jacques Chirac disait du mandat de maire que « c’est l’une des rares fonctions où l’on a véritablement la perception des vrais problèmes humains », je constate que la recentralisation depuis 2017 a non seulement affaibli le lien des élus locaux avec les Français mais également conduit à une perte d’efficacité.

Ce sentiment est d’autant plus fort dans les petites communes, mais même à Paris en tant qu’ancien maire d’arrondissement, je peux témoigner que rien ne remplace la connaissance du terrain.

En effet, les maires sont un des piliers sur lequel repose la République et les premiers acteurs du pacte social. Et le fait qu’un maire sur trois envisage de ne pas se représenter doit nous interroger, voire même nous inquiéter.

Je salue ainsi la proposition de François Baroin de donner plus de libertés locales aux maires pour répondre à la crise sociale et politique dans notre pays. Nos concitoyens l’attendent. Nous avons besoin d’un acte III de la décentralisation pour rapprocher la prise de décision de nos concitoyens et être au plus près de leurs revendications sur les services publics.

La loi qui sera présentée au début de l’année prochaine est donc l’occasion d’aller dans ce sens. Sinon, ce sera encore une occasion manquée de réconcilier les Français avec la politique.

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