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Le Premier ministre a présenté mercredi la vingtaine de mesures en matière d’immigration, pour « reprendre le contrôle de notre politique migratoire ». 

Le gouvernement semble enfin prendre conscience de l’attente légitime des Français à pouvoir réguler l’immigration. Il faut s’en réjouir. 

Des contradictions émergent pourtant dans l’attitude des membres du gouvernement. D’un côté, le discours d’Edouard Philippe à l’Assemblée nationale laisse comprendre que l’immigration sera mieux contrôlée, tandis que Christophe Castaner a reconnu hier que les quotas entraîneraient une augmentation dans le cadre de l’immigration économique. 

Pour les entreprises, celle ci est évidemment utile puisque l’offre de main d’œuvre ne coïncide pas toujours avec la demande de travail mais elle doit être régulée. C’est pourquoi Les Républicains proposent qu’après évaluation nous ayons annuellement un débat au Parlement pour en fixer le cadre.

Toutefois, si je suis très attachée à ce que la France accueille et protège les réfugiés politiques lorsqu’ils risquent leur vie dans leur pays en raison de leurs opinions, ou de leur engagement, il ne faut pas être dupe des fausses bonnes nouvelles. Sur bien des points, le projet gouvernemental ne va pas au fond des sujets. C’est le cas de la régularisation des clandestins, sur les délais de traitements des demandes d’asile ou sur les trop faibles expulsions des déboutés.  

Notre pacte républicain vit aussi parce que nous devons être très clairs : lorsqu’une personne entre illégalement en France et viole donc notre loi, elle ne doit pas bénéficier d’une régularisation et systématiquement de l’AME (aide médicale d’Etat) dont nous réclamons depuis des années qu’elle se limite aux soins d’urgence et aux soins vitaux. Rappelons qu’en 2018, c’est plus de 300 000 personnes qui en ont été bénéficiaires pour un montant de 848 millions d’euros ! 

Le débat qui s’annonce sur l’immigration doit être abordé à l’aune d’une réalité que le Gouvernement ne peut plus nier il lui faut donc lutter prioritairement contre l’immigration clandestine et le dévoiement du droit d’asile .

A lui de prendre enfin  toutes ses responsabilités et d’agir sauf à laisser s’amplifier une situation explosive à bien des égards.

 

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