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Quitte à subir une grève, autant que ça serve à quelque chose ! Aujourd’hui, les Parisiens ont le sentiment d’être les otages d’un conflit sans raison d’être. D’un côté, des grévistes qui nous disent : NON à la réforme !  Et de l’autre, un gouvernement qui réplique : halte au feu, rien n’est écrit !

Après 18 mois de concertation, nous n’en serions encore qu’à la page blanche. Rien n’est tranché, nous dit-on : âge pivot, recul de l’âge légal de départ, hausse des trimestres de cotisation, équilibre répartition/capitalisation, même la date de mise en œuvre – 2025, 2040 – est confuse… Les mêmes : ministres en charge, 1er ministre et le président lui-même, disent tout et son contraire sur le sujet. C’est à ne plus rien y comprendre !

Echaudé par la crise des « gilets jaunes » qu’il n’avait pas vu venir – comme beaucoup, d’ailleurs –, le gouvernement n’a plus que le mot « concertation » à la bouche. Avec plus ou moins de conviction : Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire en charge de la réforme, se livre actuellement dans les médias à un exercice d’équilibrisme mal assuré : « nous déciderons… ou plutôt nous concerterons […] nous choisirons… enfin nous discuterons ». Entre com’ façon « Grand débat national » et réflexes à la vie dure, le message politique n’en ressort que plus embrouillé !

Pourtant, les termes généraux de la réforme sont simples : ou le système perdure en l’état et l’équilibre financier déjà précaire du régime sera anéanti, ou bien il faudra travailler plus longtemps pour préserver un modèle où ceux qui travaillent paient l’essentiel des pensions de ceux qui sont à la retraite. Bien sûr, ce qui passe pour un choix n’en est pas un. Et moins encore dans un monde où la part d’actifs par rapport au nombre de retraités recule fortement ! Mais le gouvernement refuse, malheureusement, de l’assumer clairement…

En somme, il choisit de ne pas choisir ; ou du moins, fait-il mine de ne pas choisir. Une posture qu’il croit nécessaire à l’apaisement d’un climat social qu’il sait éruptif, et à juste titre. Mais la grève dure et reconductible que nous subissons tend à montrer que cette stratégie « du clair-obscur » n’est, pour l’heure, pas la bonne.

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