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Céder une fois à la tentation, c’est risquer d’y céder toujours. Sous la pression de la rue, et à rebours de ses engagements électoraux, Emmanuel Macron a ouvert les vannes du Trésor public, et n’entend pas les fermer de sitôt. D’ailleurs, hormis le poncif de rigueur sur « la dette que l’on lègue aux générations futures », le Premier ministre n’a rien dit, lors sa déclaration de politique générale, qui permette d’affirmer le contraire. Et comme les taux d’intérêt très faibles rendent l’argent peu cher, la France emprunte à tour de bras sur les marchés internationaux ! Battant au passage les records les moins glorieux : impôts (47,5% du PIB) les plus élevés d’Europe ; déficit public (3,1% du PIB) le plus haut de la zone euro ; dette frôlant 100% de notre richesse intérieure. Et le mouvement s’aggrave encore puisque les dépenses publiques progressent toujours à un rythme effréné ; plus vite, c’est dire !, que sous le précédent quinquennat.

Mais ne serait-ce que dresser ce constat simple vous vaut immédiatement d’être qualifié de « rabat-joie ». Après tout, la France vit sous perfusion depuis plus de 3 décennies et n’en est pas morte pour autant. Et puis les montants en jeu sont tels que plus personne n’y comprend rien. La dette, en somme, c’est comme un nuage noir à l’horizon dans un ciel d’été : pour ne pas gâcher la fête, nul n’y prête attention ! Jusqu’au moment où…

Où les taux d’intérêt vont remonter ; et ils remonteront bien un jour. Deux tiers de notre dette est aux mains de fonds étrangers, autant dire que c’est un enjeu d’indépendance pour notre pays…

Et où, surtout, nos entreprises et nos classes moyennes et supérieures refuseront d’être plus longtemps les vaches à lait du système. Sur les 17 milliards d’euros de mesures concédées aux « gilets jaunes », combien iront à ceux qui maintiennent le navire à flot ? Zéro. Pire, le gouvernement va les faire payer : chasse aux niches fiscales, bonus/malus sur les contrats courts, baisse du plafond d’indemnité-chômage des cadres, j’en passe et des meilleurs.

Comme souvent avec Emmanuel Macron, nous sommes pris entre deux eaux : d’un côté, certaines propositions, y compris sur l’assurance-chômage ou les retraites, que l’on approuve et de l’autre, un laxisme budgétaire qui rien ni personne n’entend corriger.

C’est comme devoir se prononcer sur une politique qui se revendiquerait libérale et socialiste à la fois ! Une gageure…

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