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Nous en serions donc réduits à la fatalité. Fatalité devant les scènes de guérillas urbaines qui ponctuent désormais nos semaines. Le 1er mai, le gouvernement nous promettait l’enfer ; ô soulagement, ce ne fut « que » le purgatoire. Prière de s’en réjouir ! Les commerçants et les riverains impactés auront toutes les difficultés à partager cet enthousiasme. Et on les comprend : l’ordre public n’est plus garanti à Paris depuis 5 mois. Mais qui s’en étonne ? Le président de la République fait lui-même invalider par le Conseil Constitutionnel la disposition-phare de la loi « anticasseurs », à savoir l’interdiction de manifester pour les individus les plus dangereux. Et sa ministre de la Justice considère qu’il n’y a pas lieu d’appliquer les peines d’emprisonnement n’excédant pas un mois… Les blacks blocks ont de beaux jours devant eux !

Fatalité, encore, lorsque le président de la République enterre la déjà timide politique de soutien aux entreprises à l’œuvre depuis 2 ans. Nos entreprises – parmi les plus fiscalisées d’Europe – vont devoir mettre la main à la poche pour soutenir la vague promesse de réduction d’impôt sur les ménages. Elles ont déjà dû renoncer à 1,5 milliard de baisse de fiscalité votée l’an passé pour financer, en partie, les mesures concédées aux « gilets jaunes » en décembre. Et ce sera pire l’an prochain ! Les beaux discours sur le soutien à la compétitivité de nos entreprises ont fait long feu !

Fatalité, toujours, lorsqu’Emmanuel Macron renonce à supprimer 120 000 postes dans la fonction publique, et qu’il enterre avant même d’avoir essayé sa promesse de réduire la dette publique. Ou encore lorsqu’il annonce qu’il va bien falloir travailler davantage, mais promet de ne toucher ni à l’âge de départ à la retraite, ni aux 35 heures…

Fatalité, enfin, face à une stratégie politique aux airs de déjà-vu : au-lieu de tenir bon, le pouvoir recule et renie une partie de ses promesses.

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