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« On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment », écrivait en connaisseur le cardinal de Retz. A l’heure où les brouillards du grand débat se dissipent, c’est peu-dire que « le risque déceptif », dixit le Premier ministre, qui accompagne la période d’arbitrages suscite l’angoisse au sommet de l’Etat. Comment contenter plus que l’on déçoit ? Et, surtout, comment éviter de raviver le foyer encore brûlant de la contestation ?

Un conseil s’impose : pour savoir où l’on va, il faut se rappeler d’où l’on part. Le port d’attache du grand débat, c’est la révolte fiscale des gilets jaunes. Donc, en parfaite bonne logique, sa destination finale ne peut être qu’une politique de baisse des impôts ; n’en déplaisent aux ministres et cadres LREM jamais à court d’idées folles pour taxer toujours plus… Tout autre choix, et notamment la création de nouvelles tranches d’impôt sur le revenu ou une hausse des droits de succession, comme on l’entend actuellement avec insistance, reviendrait à vouloir éteindre un incendie avec de l’huile !

Rappelons que la France est le pays le plus fiscalisé au monde. Et rien ne semble jamais apaiser l’appétit vorace de nos dirigeants : 1000 milliards de recettes fiscales en 2018 (record absolu !), soit 60 milliards de plus qu’en 2015 et 370 milliards de plus qu’il y a seulement 15 ans. C’est bien simple, pas un domaine de la fiscalité – sur les revenus, les sociétés, les plus-values, les successions, etc. – où la France ne figure dans le quarteron de tête des pays les plus imposés. Avec, en prime, une fiscalité hyper concentrée, où une minorité paie, et paie beaucoup, pour tous…

Baisser les impôts, à commencer par l’impôt sur le revenu et les donations, comme l’ont proposé cette semaine les Républicains, n’est donc pas une option, mais bien une nécessité absolue. Reste que cela rend d’autant plus urgent la lutte contre les déficits publics qui explosent dans une mesure qu’ignorait même François Hollande (+44 milliards d’euros en 2018/2019) ; c’est dire ! Car l’un ne va pas sans l’autre. En somme, faire l’inverse de ce que le gouvernement fait depuis 18 mois…

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