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Là où la droite et la gauche sont des segments, le centre est un point. Un point sur lequel il est difficile de tenir à l’équilibre. Si difficile qu’il ne se passe pas une semaine depuis l’élection d’Emmanuel Macron sans que les observateurs ne tentent de raccrocher à telle ou telle famille de pensée historique les réformes présidentielles. Elles sont ou plutôt de droite, ou plutôt de gauche. Jamais les deux en même temps, et pour cause : a-t-on ja…mais vu un libéral prôner l’interventionnisme d’Etat ? Les vieilles catégories ont la peau dure, sans doute parce que l’opposition droite/gauche est consubstantielle à la démocratie ; ici comme partout ailleurs.

Si le pouvoir a d’abord affiché une coloration de centre-droit – plus décorative qu’opérationnelle, si l’on considère les hausses combinées de fiscalité et de dépenses publiques… –, il semble dorénavant envisager un « tournant social » sous la pression d’une majorité dont les caciques, à l’image d’Emmanuel Macron lui-même, viennent du PS. Par « social », il faut bien sûr entendre « hausses d’impôts ». Ce week-end à Chartres, la République en Marche ! a montré qu’en termes de fiscalité, l’imagination ne connaît décidément pas de limites. Y compris lorsqu’il s’agit d’apporter une réponse à une crise politique née d’un ras-le-bol… fiscal.

En vrac : nouvelle tranche d’impôt sur le revenu, élargissement de l’assiette de l’IFI, création d’une taxe sur les plus-values réalisées sur la vente d’une résidence principale, hausse des droits de succession, réforme de la réserve héréditaire… J’en passe et des meilleurs !

Dès lors, une question se pose : Emmanuel Macron saura-t-il se montrer un président de gauche plus convaincant que le président soi-disant de droite qu’il campe depuis 18 mois ? Il faut le craindre, malheureusement. C’est en tout cas la ferme intention de ses principaux soutiens.

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