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130 hommes et femmes partis rejoindre les rangs de Daesh devraient être rapatriés en France. Ainsi en aurait décidé le gouvernement. Mais au nom de quoi ?

La morale condamne et le droit sanctionne ceux qui se rendent coupables d’intelligence avec un ennemi qui nous a désignés – et nous désigne encore – comme sa cible prioritaire. Un ennemi qui nous a frappés de la façon la plus cruelle et la plus lâche qui soit, comme encore récemment à Strasbourg.

Ces individus ont fait un choix : porter depuis l’étranger les armes contre la France. Qu’ils en assument les conséquences jusqu’au bout, et qu’importe si les pays où ils sont détenus (pays qu’ils ont contribué à déstabiliser et à détruire) n’offrent pas les mêmes garanties d’équité judiciaire qu’ici ! En quoi serions-nous tenus par un quelconque pacte moral vis-à-vis de ces terroristes ?

Que, selon le ministre de l’Intérieur, « l’essentiel » de ces individus soient placés en détention à leur arrivée en France ne constitue pas non plus une garantie convaincante. Ils ne feront que garnir les effectifs déjà fournis des détenus radicalisés ou en voie de l’être dans nos prisons surpeuplées – et l’on voit d’ici quel accueil triomphal ils recevront de la part de leurs coreligionnaires… Et puis la prison à vie n’existe pas en France, au contraire du fanatisme meurtrier qui, l’échec des programmes publics de déradicalisation l’a montré, est presque toujours imprescriptible.

Entre deux risques à courir : la mise en danger des Français et le non-respect, en Irak ou en Syrie, du droit de chacun à un procès équitable, courrons le second ! Et finissons-en une bonne fois avec cette naïveté maladive qui nous a tant coûté…

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