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Peut-on encore éviter le pire samedi ?

Le gouvernement semble se résigner à la violence. Le dispositif sécuritaire qui sera déployé demain – 8 000 agents à Paris et 89 000 en France – ne connaît aucun équivalent depuis un demi-siècle. Le président lui non plus ne croit pas à l’apaisement. Il ne s’exprimera qu’en début de semaine prochaine pour « ne pas mettre de l’huile sur le feu », nous dit-on dans son entourage.

Mais que peut bien dire un général après une bataille, sinon constater les pertes et les dégâts ? A son retour d’Argentine dimanche dernier, Emmanuel Macron aurait dû annoncer lui-même les concessions faites aux gilets jaunes. Cela aurait permis de fixer un cap clair et d’éviter les contradictions internes au gouvernement qui ont, toute la semaine, affaibli son message. Cela aurait surtout permis au président de montrer qu’il avait pris la mesure de la colère populaire. Et de tenter lui-même de l’apaiser. Il faudra donc attendre la semaine prochaine. Espérons seulement qu’il ne sera pas trop tard.

La priorité aujourd’hui est d’en appeler au calme. Il n’existe pas d’autre issue à la crise que le dialogue. Le choix de la violence ne peut conduire qu’à une impasse funeste.

Une colère s’est levée à travers le pays. Elle porte en elle la légitimité de causes justes : le droit de vivre dignement de son travail, de n’être pas écrasé d’impôts et de taxes, de bénéficier d’un égal accès aux services publics.

Toutes causes qui seront balayées si la France sombrait dans le chaos d’un nouveau samedi noir.

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