Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

Le gouvernement est face à un dilemme : temporiser ou accélérer ? « Les deux mon capitaine ! » serait-on tenté de répondre. D’abord, temporiser sur la fiscalité verte. Comment s’étonner que les contribuables les plus imposés d’Europe (les prélèvements obligatoires pèsent 45,6% du PIB) se révoltent contre une nouvelle hausse des taxes prélevées à la pompe (+ 17 milliards de fiscalité verte sur la durée du quinquennat !) ? Sans parler du reste : CSG (+28 milliards en 2 ans) ; cotisations retraites complémentaires (+1,8 milliard), quasi gel des pensions et des prestations familiales, etc. La coupe est pleine, et les discours moralisateurs sonnent creux : le taux des taxes écologiques en France est l’un des plus élevés d’Europe.

Et ce n’est pas une concertation de 3 mois dans les territoires – est-ce une façon de miser sur l’essoufflement du mouvement ? – qui changera quoi que ce soit. D’ailleurs le gouvernement ne dispose pas de 3 mois. Trois croix rouges figurent déjà à son agenda. X Début janvier : entrée en vigueur des taxes carburants / X Fin janvier : mise en œuvre du prélèvement à la source / X Début février : hausse des tarifs de l’électricité. Formule ô combien explosive !

Ce qui m’amène à la solution : accélérer la transformation du pays. La fiscalité verte a bon dos. Elle sert d’abord à compenser les trop rares – mais nécessaires – baisses de charges consenties par le pouvoir, à contenir tant bien que mal le déficit et à repousser les réformes indispensables : recul de l’âge de départ à la retraite, réformes de la fonction publique et de notre modèle de protection sociale, etc.

Et si, au fond, « les gilets jaunes » étaient une chance. Quelle est l’unique réponse au ras-le-bol fiscal qu’ils expriment ? La réduction drastique de la dépense publique. Nous n’avons de cesse de le réclamer chez Les Républicains.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *